Gières

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Gières
Gières
Mairie de Gières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Pierre Verri
2020-2026
Code postal 38610
Code commune 38179
Démographie
Gentilé Giérois / Giéroises
Population
municipale
6 956 hab. (2018 en augmentation de 12,14 % par rapport à 2013)
Densité 1 004 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 58″ nord, 5° 47′ 33″ est
Altitude Min. 205 m
Max. 660 m
Superficie 6,93 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Grenoble
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-Martin-d'Hères
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Ville-gieres.fr

Gières est une commune française située dans le département de l'Isère, le Dauphiné en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune qui se situe à l'est de Grenoble fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole. Cette commune abrite la seconde gare ferroviaire de l'agglomération grenobloise, la gare de Grenoble-Universités-Gières.

Ses habitants sont appelés les Giérois et les Giéroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gières se trouve au pied de la chaîne de Belledonne, dans le sud de la vallée du Grésivaudan. Le relief est des plus contrastés : une partie extrêmement plate entre l'Isère et le pied de la montagne, couverte de terrains agricoles, et une partie pentue à très pentue sur les premiers flancs de Belledonne. Le territoire de la commune est en forme d'« Y » entre La Combe, le domaine universitaire et Le Japin. La commune est traversée par le ruisseau du Sonnant, en provenance d'Uriage-les-Bains, canalisé ensuite vers Saint-Martin-d'Hères.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • le Murier
  • la Combe
  • le Chamandier
  • la Condamine
  • le Grand Mas
  • Petit Jean
  • la Gare
  • le Port
  • Plaine des Sports
  • le village
  • Pied de Gières
  • le Moiron
  • Champrondet
  • le Japin
  • le Sonnant
  • la Roseraie

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

L'Isère à Gières avec la chaîne de Belledonne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gières est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenoble, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[4] et 450 501 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (35,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (33,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,8 %), zones urbanisées (19 %), terres arables (19 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (16,4 %), eaux continentales[Note 3] (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), prairies (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Gières viendrait du provençal “jarra” provenant lui-même de l'arabe “djarra”, qui a donné le mot “jarre” en français. Plus tard, on trouve les noms de Jayra ou Jeyra et au XIIIe siècle, celui de Géria [11]. En 1793, la commune apparaît sous le nom de Gierres et en 1801 elle se nomme Gieres [12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts à Champrondet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gières Blason
Parti: au 1er de gueules au livre ouvert d’argent et à la plume du même brochant en bande, au 2e d'azur à la lettre capitale G d'or; le tout sommé d’un chef d'azur à trois pointes d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les trois pics témoignent de la situation de Gières, entourée des massifs de Belledonne, de la Chartreuse et du Vercors. Quant au livre ouvert et à la plume d'oie, ils évoquent la présence sur son territoire du domaine universitaire de Grenoble[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Principaux maires de Gières[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1919 Paul Blanc ... ...
1919 1921 Auguste Bois ... ...
1921 1929 Philippe Billat ... ...
1929 1944 Arthur Bourgeat ... ...
1944 mai 1953 Paul Colas ... ...
mai 1953 mars 1959 Paul Giraud ... ...
mars 1959 mars 1965 Paul Colas ... ...
mars 1965 mars 1971 Pierre Meyer ... ...
mars 1971 mars 1977 Roger Meffreys ... ...
mars 1977 mars 1997 Charly Guibbaud PS ...
mars 1997 septembre 2012 Michel Issindou PS Député de l'Isère de 2007 à 2017
1 octobre 2012 En cours Pierre Verri PS Ingénieur[15]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le stade Paul-Bourgeat.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 6 956 habitants[Note 4], en augmentation de 12,14 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9101 0011 0391 0981 1531 1461 1621 2081 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1641 1111 2021 1631 1431 1121 1421 1331 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0311 0631 0781 0411 1661 2871 3081 3201 624
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 8462 8013 3464 0054 3736 1276 2626 0496 206
2018 - - - - - - - -
6 956--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Transports[modifier | modifier le code]

Gières possède un centre de maintenance des tramways de la métropole de Grenoble.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Depuis la gare de Grenoble-Universités-Gières, située sur la ligne Grenoble - Montmélian, trains directs pour :

Transports urbains[modifier | modifier le code]

  • Ligne B du tramway de Grenoble : stations Plaine des Sports (avec Parking-Relais) - Gières Gare-Universités - Mayencin – Champ-Roman.
  • Ligne de bus C7 aux horaires analogues à ceux des lignes de tramway, Gières-Bibliothèque-Universités - Saint-Martin-d'Hères - Hôpital Sud - Echirolles-Comboire.
  • Ligne de bus 14, Gières Gare - Place de la République - Edelweiss - Coli - Croix-Rouge - Verdun-Préfecture
  • Ligne de bus 15, Domène Les Arnauds/Chenevières - Gières Le Japin - Pied de Gières - Place de la République - Belledonne - Verdun-Préfecture
  • Ligne de bus 23, Universités Sciences Sociale - Gières Gare Universités - Uriage - Vizille-Péage
  • Ligne de car Transisère 6070, Gare de Gières - Bernin cloyeres (billetterie TAG admise entre Gières et Meylan)

Transports interurbains[modifier | modifier le code]

  • Ligne no 6010 pour Uriage et Chamrousse (TransIsère)
  • Ligne no 6070 pour Gières, Bernin (Transisère)
  • Ligne no 6051 pour Uriage et Le Pinet-d'Uriage (TransIsère)
  • Ligne no 6050 pour Uriage et Vizille (TransIsère) ( Tag )
  • Ligne no 6052 pour Uriage et Vaulnavey-le-Haut (Transisère)

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romaine Saint-Marcel (rattachée à la paroisse Saint-Thomas), plusieurs fois réparée et remaniée, encore au XIXe siècle. On peut observer des inscriptions de curistes d'époque romaine à l'intérieur de l'église[21],[22].
  • Maison provinciale des sœurs de Notre-Dame-de-la-Salette, avec chapelle.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château est cité au XIIe siècle. Il en subsiste des ruines[21].
Le fort du Mûrier est une structure militaire du XIXe siècle se situant à 420 mètres d'altitude. Il est l'un des sept forts constituant la ceinture fortifiée de Grenoble. Bâti selon le système de fortification Séré de Rivières, il pouvait abriter plus de 542 hommes et 32 pièces d'artillerie. Le fort est en restauration et il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [23].
  • Les batteries hautes du Mûrier
  • L'ancienne gare des VFD des anciens tramways d'Uriage et de Vizille
  • Manoir Jouanneau[24]
  • monument au port de Gières
  • Le parc Noël Cohard .
  • œuvres d'art du campus
  • onze « abribus décoratifs » en beton, qui n'ont jamais servi de façon fonctionnelle, ont été réalisés par des plasticiens en 1977, en prévision de la construction de la ZI de Mayencin. Les artistes concernés par cette première expérience dans son genre en France sont : Charles Semser, Michel Gérard, Herlin, Otani, et d'autres encore. Les œuvres sont encore en place et librement accessibles[25],[26].
  • Le château Perissol, du début du XVIIe siècle[21]
  • La maison forte du Grand Chatelet, du XIIIe siècle[21]
  • Manoir de la famille Motte, du XIXe siècle[21]
  • Manoir de la famille Gravier, du XIXe siècle[21].
  • le manoir dit château des Arenes, du XVIIIe siècle, autrefois appelé château Widil. On trouve à l'entrée un blason sculpté en pierre avec les symboles du cyprès[27].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En , la commune confirme le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[28]. En 2014, la commune avait obtenu « trois fleurs »[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Judo/Ju-Jitsu/Taïso
  • Football (U.S.Gières)
  • Basket-ball (S.C.Gières)
  • Handibasket (délocalisation des rencontres de coupe d'Europe du club de Meylan Grenoble HB à Gières)
  • Karaté
  • GV
  • Tennis
  • Gymnastique sportive
  • Tir à l'arc
  • Cyclo tourisme

Informations locales[modifier | modifier le code]

  • Bulletin municipal de Gières Gières-Info.
  • Petit guide pratique de Gières.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Grenoble », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Histoire de Gières
  12. Anciens noms de la commune
  13. Otages en Oisans, www.maquisdeloisans.fr
  14. Célébrer la Libération à Gières, Gières Info, no 386, juillet/août 2014, p. 9.
  15. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/gieres,38179/elections/presidentielle-2017/
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  21. a b c d e et f Éric Tasset, Châteaux forts de l'Isère, Éditions de Belledonne, Grenoble, 2005, p. 292-296. (ISBN 2-911148-66-5).
  22. « L'église Saint-Marcel | Ville de Gières », sur www.ville-gieres.fr (consulté le 21 novembre 2015).
  23. « Fort du Mûrier », notice no PA00132949, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Pierre BOYER, « Mobilisation pour la défense du manoir Jouanneau », Le Dauphiné Liberé, .
  25. [1]
  26. Grenoble et ses environs, Guide bleu, Hachette.
  27. Gières Info, n. 420, janvier-février 2019, p. 17.
  28. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  29. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  30. a et b Histoire de Gières, www.ville-gieres.fr, accès le 21 mars 2017.
  31. l Portait. Henry Duhamel, www.ville-gieres.fr, accès le 18 mars 2017.
  32. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]