Bouvante

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Bouvante
Bouvante
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Vercors-Monts du Matin
Intercommunalité Communauté de communes du Royans-Vercors
Maire
Mandat
Jean-Luc Faure
2014-2020
Code postal 26190
Code commune 26059
Démographie
Gentilé Bouvantiens, Bouvantiennes
Population
municipale
238 hab. (2016 en diminution de 1,24 % par rapport à 2011)
Densité 2,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 55″ nord, 5° 16′ 17″ est
Altitude Min. 311 m
Max. 1 701 m
Superficie 83,88 km2
Localisation

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Bouvante est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Bouvantiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et description[modifier | modifier le code]

Bouvante est située dans le Royans. Elle fait partie de la communauté de communes du Royans-Vercors. Elle est positionnée au pied du col de la Bataille, un des plus haut col routier du massif préalpin du Vercors.

La commune est situé à 40 km à l'est de Romans-sur-Isère et à 8 km au sud de Saint-Jean-en-Royans. Il est possible de rejoindre Saint-Jean, via le Col de la croix lorsque l'on se trouve à Bouvante le Haut.

Elle se compose de deux hameaux principaux : Bouvante-le-Haut et Bouvante-le Bas[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Oriol-en-Royans Saint-Martin-le-Colonel Saint-Laurent-en-Royans Rose des vents
Léoncel N La Chapelle-en-Vercors
O    Bouvante    E
S
Omblèze Saint-Julien-en-Quint Vassieux-en-Vercors

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Drôme.

Le climat est de type montagnard à influence océanique au nord mais influencé par le climat méditerranéen au sud. Du fait d'un conflit entre ces masses d'air, il est assez humide.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les cours d'eau[modifier | modifier le code]

La Lyonne (quelquefois écrit : la Lionne), affluent de la Bourne, traverse le territoire communal.

Le lac de Bouvante[modifier | modifier le code]

Situé sur le cours de la Lyonne, le lac artificiel de Bouvante est le plus grand lac du Massif du Vercors qui en compte très peu, du fait de sa nature calcaire.

  • Il a une surface de 18 hectares et un volume 1,3 million de m3.
  • Le barrage sur la Lyonne a été construit en 1925, afin de produire de l’électricité dans une usine située à six kilomètres en aval, sur le cours du torrent. Une conduite forcée de plus de 5 km de longueur amène l’eau depuis le barrage jusqu’à la centrale. En aval du barrage, le débit du torrent est de 33 l/s[3].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Bouvante, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[4].

  • Chaillard
  • les Rochats
  • les Vignes
  • Pélandré
  • Lente
  • la Courerie
  • la Rouye
  • les Sables
  • Bouvante-le Bas
  • Sainte-Marie (ancienne chartreuse)
  • Douçanet
  • Bessou
  • les Vignons
  • Pôtre
  • les Roux
  • la Pène
  • le Maillet
  • Dragoux
  • le Bruchet
  • Peyroux
  • les Ranches
  • les Ollats
  • les Contents
  • le Toit
  • les Jacines
  • Charet
  • Blache
  • Many
  • Bouvante-le-Haut
  • Logue
  • les Roissards
  • Gampaloux
  • les Granges

Sismicité[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Bouvante est située en zone de sismicité n°4, comme la plupart des communes de son secteur géographique[5].

Terminologie des zones sismiques[6]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[7] :

  • 1190 : Vallem de Bovanti (cartulaire de Léoncel, 44).
  • 1265 : Bovantio (cartulaire de Léoncel, 218).
  • 1265 : mention de l'église (Saint-Pierre) : Capella de Bovantis (cartulaire de Léoncel, 218).
  • 1446 : mention de l'église (Saint-Pierre) : Ecclesia de Bovantio (pouillé hist.).
  • 1452 : Bouvancium (archives de la Drôme, E 2421).
  • 1466 : Boventium (pap. de Valfanjouse).
  • 1576 : Bouvantis (pouillé de Die).
  • 1629 : mention de l'église (Saint-Pierre) : La cure de Bouvantis (rôle de décimes).
  • 1779 : Bouvente (Aff. du Dauphiné).
  • 1891 : Bouvantes, commune du canton de Saint-Jean-en-Royans.

Non daté : Bouvante[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune serait issu d'un composé gaulois *Bo-venton, l'abattoir (ou aire de sacrifice) à bœufs, d'après Xavier Delamarre[8]. Delamarre n'en parle pas dans son Dictionnaire de la langue gauloise de 2001.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la période celte, le territoire de Bouvante se situait en limite du territoire des Allobroges et de celui des Ségovellaunes.

Articles connexes : Allobroges et Segovellaunes.
Article connexe : Histoire de la Drôme.

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit « Quatre Têtes », situé près de Saint-Nazaire-en-Royans (à quelques kilomètre de Bouvante) et qui domine le confluent de la Bourne et de l’Isère pourrait avoir été un oppidum correspondant à l’emplacement de la ville antique de Ventia[9].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le fief est disputé entre les Dauphins et les comtes puis les évêques de Die[2].

La seigneurie[7] :

  • Fief des Dauphins.
  • 1151 : donné à la charteuse du Val-Sainte-Marie.

Il y avait, en 1789, dans cette commune, 185 chefs de famille[7].

Avant 1790, Bouvante était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et du bailliage de Saint-Marcellin, formant une paroisse du diocèse de Die. Son église, sous le vocable de saint Pierre, et les dîmes appartenaient aux chartreux du Val-Sainte-Marie (voir le Couvent), depuis la donation qui leur en fut faite en 1189 par les comtes de Valentinois, qui les avaient acquises de l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon[7].

La chartreuse du Val-Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chartreuse du Val-Sainte-Marie.

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • 1145 : maison de chartreux, fondée par les Dauphins, qui la dotèrent aussitôt de la seigneurie temporelle de Bouvante, et à qui les comtes de Valentinois acquirent, en 1186, les dîmes de la paroisse de ce nom.
  • 1179 : Prioratus Vallis Beate Marie (cartulaire de Die, 30).
  • 1190 : Vallis Sancte Marie de Valle Bovanti (cartulaire de Léoncel, 44).
  • 1196 : Domus Vallis Sancte Marie (cartulaire de Léoncel, 62).
  • 1504 : Prioratus Sancte Marie de Vallis / la Chartreuze de Bouvente (terrier du Val-Sainte-Marie).
  • 1516 : Cartusia Vallis Sancte Marie (pouillé de Die).
  • 1576 : La Chartrousse Laval Sainte-Marye (rôle de décimes).
  • 1788 : La Chartreuse du Val-Sainte-Marie (Alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Le Couvent, ruine de la commune de Bouvante.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Comprise en 1790 dans le canton de Rochefort-Samson, cette commune, qui forme actuellement deux paroisses dites du Haut-Bouvantes et du Bas-Bouvantes, fait partie du canton de Saint-Jean-en-Royans depuis la réorganisation de l'an VIII[7].

1791 : Les chartreux du Val-Sainte-Marie sont expulsés de Bouvante. Le couvent détenait des boiseries exceptionnelles. Elles seront rachetées à l'État par la commune de Saint-Jean-en-Royans qui les installera dans son église[réf. nécessaire].

Le , lors d'un pique-nique en famille, un policier découvre au bord du lac une pierre de 8,3 kg. Cette météorite, une des cinq météorites françaises provenant de l'astéroïde Vesta, sera identifiée par le géologue François Kraut.

  • Un fragment de cette météorite fut visible lors l’exposition « Météorites, entre ciel et terre » organisé dans la grande galerie de l’évolution du Musée d'histoire naturelle de Paris du au [11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Scrutins locaux[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1951 Henri Labrosse    
mars 1951 1983 Claude Labrosse    
mars 1983 1989 Henri Allier    
mars 1989 En cours Jean-Luc Faure[12] DVG Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 238 habitants[Note 1], en diminution de 1,24 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8018491 0291 014955922908848852
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
838826835771744690709653628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
561523463401434377354315287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
285250222219220223237238239
2013 2016 - - - - - - -
244238-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : bois, pâturages (bovins)[2].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Station de ski de Font d'Urle[2]. : elle possède seize pistes. Le point bas se situe à Lente (1 070 m) et le point culminant à La Pelouse du Lièvre Blanc (1 450 m).
  • Station climatique d'été (Lente)[2].
  • Fête : premier dimanche d'août (Bouvante-le-Haut) et quatrième dimanche d'août (Bouvante-le-Bas)[2].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Multiples sites et panoramas : lac de Bouvante, gorges de la Lyonne, cirque du Val-Sainte-Marie, col de la Bataille, forêt de Lente, grottes, cascades[2].
  • Parc naturel régional du Vercors[2].
  • La forêt domaniale de Lente : ancienne propriété de la chartreuse du val Sainte-Marie, cette forêt, reconnue pour la diversité de ses milieux naturels, a été intégrée au domaine de l'État à la Révolution. Cette hêtraie et sapinière d’altitude produit du bois essentiellement exploité par les filières locales[17]. la forêt de Lente fait partie de l'immense forêt du Vercors partagée entre les départements de la Drôme et de l'Isère.

Patrimoine géologique[modifier | modifier le code]

De nombreux réseaux existent sous la forêt de Lente. Les principaux sont :

  • le scialet de l'Appel-grotte du Brudour[18] de 5 900 mètres de développement.
  • le réseau Christian Gathier[Note 2],[19] de 327 m de dénivelé pour 11 700 m de longueur.
  • le scialet Robin[Note 3],[20] d'une dénivellation de 231 m.
  • Plus au sud-est le réseau des Chuats comporte quatre entrées, le scialet Abel, le scialet des Fleurs Blanches, le scialet des Deux Gardes et le scialet II des Chuats[Note 4] . Il est le deuxième plus grand réseau de la Drôme avec plus de 39 000 m de galeries explorées pour une profondeur de 304 m[21],[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine de Bouvante-le-Haut.
  • L'église du XIe siècle de Bouvante-le-Haut[2].
  • L'église du XIXe siècle[2].
  • La fontaine publique de Bouvante-le-Haut
  • Les ruines de la chartreuse du Val-Sainte-Marie sont situées à proximité du hameau des Vignes. Les boiseries exceptionnelles du couvent, confisquées par la Révolution en 1791, sont aujourd'hui visibles dans l'église de Saint-Jean-en-Royans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

C'est dans la commune de Bouvante que Pierre Pellegrini situe l'action de son roman La Branche cassée[23]. Plus précisément dans le hameau de Lente.

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • [vidéo] We are Cavers-Scialet Robin, Adrien Ragot (mise en ligne & montage) Images: Ales Hrabec, Alexandre Lopez, Adrien Ragiot () beontherope.com. Consulté le . “min 33 s”.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Le scialet du Toboggan a pour coordonnées 44° 55′ 30″ N, 5° 19′ 22″ E.
  3. Le scialet Robin a pour coordonnées 44° 57′ 46″ N, 5° 20′ 58″ E.
  4. Le scialet II des Chuats a pour coordonnées 44° 53′ 25″ N, 5° 20′ 12″ E.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, nom des habitants des communes des habitants de la Drôme, consulté le 16 juillet 2019
  2. a b c d e f g h i et j Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Bouvante
  3. Site du PNR du Vercors, page sur le lac de Bouvante, consulté le 07 octobre 2018
  4. Site géoportail, page des cartes IGN
  5. Site officiel "plan séisme", carte des zones de sismicité
  6. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  7. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 48
  8. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Éditions Errance, Arles 2012, 384 pages, (ISBN 978-2-87772-483-8), p. 85
  9. Site de la commune de Saint-Nazaire-en-Royans, page sur l'antiquité
  10. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 116
  11. Site du Musée d'Historie naturelle, page sur la météorite de Bouvante, consulté le 17 mars 2019
  12. Bouvante sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Site de L'ONF, page sur la forêt domaniale de Lente, consulté le 17 mars 2019
  18. « Font d'Urle et la grotte du Brudour », sur eau.amisdesparcs.fr (consulté le 6 juillet 2017).
  19. Pierre Garcin, « Un quart de siècle pour la traversée », Spéléo Magazine, Corenc, Spéléo magazine, no 50,‎ , p. 17-21 (ISSN 1629-1573).
  20. Thomas Dobelmann, Étude de cavité : le scialet Robin - réseau des Chats Perchés. Font d'Urle, commune de Bouvante (26190) : CREPS Vallon Pont-d'Arc, B.E.E.S., 1er degré Spéléologie, syndicat-speleo-canyon.org, , 110 p. (lire en ligne).
  21. Pierre-Yves Belette, Étude de cavité - Scialet II des Chuats : B.E.E.S. 1er degré spéléologie, syndicat-speleo-canyon.org, (lire en ligne [PDF]).
  22. Florent Merlet, Mémoire de cavité : Scialet II des Chuats - réseau des Chats Perchés. Font d'Urle, commune de Bouvante (26190) : CREPS Vallon Pont-d'Arc, B.E.E.S., 1er degré Spéléologie, syndicat-speleo-canyon.org, , 77 p. (lire en ligne).
  23. « La branche cassée », sur http://www.monpetitediteur.com, (consulté le 19 mars 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]