Chichilianne

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Chichilianne
Chichilianne
Site de Chichilianne au pied du mont Aiguille.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Éric Vallier
2020-2026
Code postal 38930
Code commune 38103
Démographie
Population
municipale
307 hab. (2018 en augmentation de 10,04 % par rapport à 2013)
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 44″ nord, 5° 34′ 23″ est
Altitude Min. 798 m
Max. 2 082 m
Superficie 62,5 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.chichilianne.fr

Chichilianne est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Petit village de moyenne montagne essentiellement rural à vocation résidentielle situé dans la région naturelle du Trièves, son bourg central se situe au pied du Mont Aiguille, butte-témoin laissée par l'érosion et semblant détaché des falaises du massif du Vercors.

La commune a été cité dans un ouvrage de l'écrivain Jean Giono, Un roi sans divertissement, l'auteur séjournant de façon régulière dans la région.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Le Mont Aiguille vu de Ruthière.

Chichilianne est une petite commune du Trièves, située à 60 km au sud de la ville de Grenoble.

Ce village de moyenne montagne est niché au pied du mont Aiguille (une des sept merveilles du Dauphiné), entre le Vercors (à l’ouest), le plateau du Trièves (à l'est) et le Diois (au sud). L’urbanisation est principalement bâtie sur la partie la plus plate du territoire communal, en différents hameaux, à 1 000 mètres d’altitude de moyenne. Cependant, l’altitude varie fortement selon que l'on se situe en fond de vallée ou sur les hauts plateaux du Vercors.

Chichilianne fait partie de l'aire urbaine de Grenoble. Son territoire est situé dans le périmètre du parc naturel régional du Vercors. La commune a une part de son territoire située sur la Réserve naturelle nationale des Hauts-Plateaux du Vercors, comme 10 autres communes de la Drôme et l'Isère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Vu depuis le sud, Le soubassement rocheux du Trièves est en grande partie formé par les terres noires du Jurassique supérieur, qui sont majoritairement recouvertes en surface par des alluvions quaternaires surtout formées de terrasses emboitées, d'origine rissiennes et wurmiennes[1].

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

En 2014, cinq sites géologiques remarquables de la commune sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2] :

  1. La « plate-forme urgonienne de la montagne de Glandasse (dont "Le Pestel") » est un site de 1 970,37 hectares, qui se trouve sur les communes de Châtillon-en-Diois (aux lieux-dits de Montagne du Glandasse et Le Pestel), Die, Laval-d'Aix, Romeyer, Treschenu-Creyers et Chichilianne. En 2014, elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  2. La « bordure de plate-forme carbonatée de "La Montagnette" », de 4,9 hectares sur les communes de Chichilianne et Treschenu-Creyers (aux lieux-dits Vallon de Combeau et Fontaine des Prêtres), est un site d'intérêt sédimentologique classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  3. La « butte témoin du Mont Aiguille » est un site d'intérêt géomorphologique de 25,68 hectares, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique », qui se trouve sur les communes de Saint-Martin-de-Clelles, Saint-Michel-les-Portes et Chichilianne (Le Mont-Aiguille) ;
  4. La « tufière de Darne » , sur la commune voisine de StMartin de Clelles, est un site d'intérêt Sédimentologique, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  5. Le « système morainique de Chichilianne », à Donnière et Scierie Falquet, est un site d'intérêt géomorphologique, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Climat[modifier | modifier le code]

Le territoire de Chichilianne est essentiellement une zone de basse et de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d'ouest par le Vercors est une des parties de l'Isère la plus méridionale.

L'hiver, le côté méridional est nuancé par l'altitude relative du plateau. Il neige donc abondamment, mais le climat reste légèrement plus doux que dans le reste des Alpes du Nord à altitude équivalente, mais à l'instar de la vallée du Grésivaudan ou du secteur des Quatre-Montagnes, l'effet de foehn arrive parfois par le sud, réchauffant ainsi la masse d'air instantanément[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Chichilianne est accessible depuis Grenoble par deux routes principales : L'ancienne route nationale 75 devenue route départementale 1075, à la suite d'un déclassement et l'autoroute A51 dénommée officiellement « autoroute du Trièves »[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chichilianne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (35,6 %), forêts (35,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (18,9 %), prairies (6,2 %), terres arables (2,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Chichilianne comprend plusieurs hameaux dispersés autour du bourg central de Chichilianne.

Une grange à Ruthière.

Les hameaux se nomment:

  • l'Église, centre de la commune où on retrouve la mairie, l'école, l'église, le point Infos tourisme et randos "Porte des Hauts-Plateaux", le gîte et restau-café Le Randonneur;
  • les Oches ;
  • Passières ;
  • Châteauvieux ;
  • Donnière ;
  • Richardière ;
  • Ruthière ;
  • Bernardière.

On compte aussi deux fermes isolées à la Clavelière et aux Reymondins et un ancien moulin transformé en scierie au lieu-dit le Martinet.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Chichilianne est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique. Elle se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne »[12].

Terminologie des zones sismiques[13]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom vient probablement du patronyme romain Cicilianus, qui aurait été celui du propriétaire d'une des premières « villa » romaine (exploitation agricole) .

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Gilbert Correard    
2014 2020 Yann Souriau    
2020 En cours Eric Vallier   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2019, Chichilianne n'est jumelée avec aucune autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 307 habitants[Note 3], en augmentation de 10,04 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 025714642668716730641642648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
645656688628630568613611575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
553432440308300275264215198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
167170130159158207263271279
2017 2018 - - - - - - -
305307-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune gère une petite station de ski nordique située au pied du Mont Aiguille[18].

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de l'Isère-Sud, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Un troupeau de chèvres de retour de l'alpage sur la place de Chichilianne entre 1900 et 1920.

L'élevage caprin dans le Trièves, et à Chichilianne aussi, était très développé entre 1860 et 1914, pour suivre la demande des peaux pour l'artisanat et l'industrie de la ganterie grenobloise. Cet élevage intense permettait aussi de produire et commercialiser une grande quantité de fromage produit à partir du lait de chèvre[19].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Ce village possède une église situé dans le bourg central. Cet édifice religieux est de construction typique du Trièves avec son clocher élancé.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Ce village permet de voir de nombreuses petites maisons typiques du Trièves, ainsi que deux châteaux des XIVe – XVe siècle : le château de Ruthière et le château de Passières. Ce dernier vous propose une petite exposition consacrée à Édith Berger, peintre grenobloise, ainsi qu'un hôtel restaurant.

Le château de Ruthière fut, vers 1450, souvent fréquenté comme résidence de chasse par le dauphin Louis II, futur Louis XI[20].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Louis Thiers, ancien directeur et administrateur de la Société Ricard et du groupe Pernod-Ricard et créateur de l'Union des Clubs Taurins Paul Ricard y possède sa résidence estivale.
  • François Gachet, né en 1965 à Chichilianne, champion du monde de VTT descente en 1994.
  • L'écrivain français Jean Giono qui cite la commune dans un de ses romans :

« On n'y va pas, on va ailleurs, on va à Clelles (qui est dans la direction), on va à Mens, on va même loin dans des quantités d'endroits, mais on ne va pas à Chichilianne. On irait, on y ferait quoi ? On ferait quoi à Chichilianne ? Rien. »

— Jean Giono, Un Roi sans divertissement

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Escutcheon to draw-fr.svg

Chichilianne possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Trièves et basse vallée du Drac, geol-alp.
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. Site de guilhemartin, page sur le Foehn dans la région grenobloise
  4. Site du Dauphiné libéré, reportage sur "l'autoroute du Trièves"
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  13. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Site trieves-vercors.fr page sur le Domaine nordique de Chichilianne, consulté le 26 février 2020
  19. Claude Muller, L'Isère 1900-1920. Mémoire d'hier, éd. Gérard Tisserand, 2000, page 21. (ISBN 2-84494-044-7).
  20. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 673.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes de l'Isère

Liens externes[modifier | modifier le code]

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