Vif (Isère)

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Vif
Vif vue depuis les flancs du Bémont.
Vif vue depuis les flancs du Bémont.
Blason de Vif
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Pont-de-Claix
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Guy Genet
2014-2020
Code postal 38450
Code commune 38545
Démographie
Population
municipale
8 030 hab. (2014)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 22″ nord, 5° 40′ 15″ est
Altitude Min. 277 m
Max. 1 263 m
Superficie 28,30 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-vif.fr

Vif est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2004 la commune est rattachée à la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole, devenue métropole en 2015, en même temps que les communes du Gua, de Saint-Paul-de-Varces et de Varces-Allières-et-Risset[1]. La commune se situe à 16 kilomètres au sud de Grenoble. Ses habitants sont appelés les Vifois (pour les « étrangers »).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Vif se situe dans la vallée de la Gresse à 16 kilomètres à vol d'oiseau au sud de Grenoble, à 65 kilomètres au nord-ouest de Gap et à 65 kilomètres au nord-est de Valence.

Lieux-dits et écarts[2][modifier | modifier le code]

  • Chabotte : situé à l'est de la commune et du Grand Brion, ce lieu-dit culmine entre 478 et 486 mètres d'altitude dominant ainsi le Drac de plus de 160 mètres. Seule la route de Chabotte accessible depuis la route départementale 63 permet d'y accéder. Sur ces lieux se trouve une chapelle en ruine.
  • Le Crozet (ou Croset d'après l'IGN - 400 m) : hameau de la commune situé sur la route de Sisteron, ce lieu-dit héberge les deux élégants viaducs (viaducs du Crozet)[3] d'une longueur de 325 mètres, qui permettent le passage du l'autoroute A51 au-dessus de l'avenue du Maréchal Leclerc, du chemin du Crozet et de la rue du viaduc, et qui doublent par l'intérieur[4] le viaduc ferroviaire amorçant la courbe du long tunnel (1 175 m) hélicoïdal du Grand Brion.
Hameau du Genevrey vu des Saillants-du Gua.
  • Le Genevrey (345-358 m - aussi orthographié Genevray) : situé au sud de la commune sur l'avenue du Général-de-Gaulle, ce lieu-dit à longtemps été indépendant de la commune de Vif avant d'être rattaché à cette dernière entre 1790 et 1794[5]. Le Genevrey est au nord du hameau de la Girardière et borde la Gresse c'est sur ces lieux que Joseph Vicat, fils de Louis créa une cimenterie industrielle dont les « fours biberons » se dressent toujours de nos jours.
  • La Girardière (458 m) : traversé par le ruisseau de la Merlière, ce petit hameau situé à l'extrême sud-ouest de la commune est limité à l'est par l'autoroute A51.
  • La Grange : se trouve entre le Genevrey (au sud) et le Tête du Bourg (au nord). À ne pas confondre avec un autre lieu-dit de Vif « les Granges », situé au nord du Pied du Bourg.
  • Le Gros Chêne (275 m) : petit écart situé au nord de Reymure, le Gros Chêne est le hameau le plus au nord de la commune et est donc voisin de la commune de Varces-Allières-et-Risset.
  • Malissière (326 m) : sur la rive gauche de la Gresse, cet écart si situe au pied de la montagne d'Uriol.
  • Le Pied du Bourg : est la partie du bourg se trouvant au nord de l'avenue de Rivalta. C'est dans cette partie que se trouve la mairie, la gendarmerie, l'école de musique, l'école Jean-François-Champollion, le supermarché.
  • Reymure (282 m) : est au centre de la plaine qui porte son nom. Reymure possède sa propre école primaire.
  • Les Rossinants : situé à l'extrême sud-est de la commune, une seule route permet aux voiture d'y accéder en passant par la Chabotte. Le hameau se situe à proximité du Drac et du déversoir du barrage hydroélectrique de Notre-Dame-de-Commiers qu'il surplombe. Le barrage étant à une altitude de 367 mètres, le hameau si hissant lui à 507 mètres.
  • Le Serf de Vif (529 m) : ce hameau se situe à l'est de l'autoroute A51 et voit passer sur son territoire le train TER Rhône-Alpes de la ligne Grenoble-Gap.
  • La Tête du Bourg (311 m) : est la partie du bourg se trouvant au sud de l'avenue de Rivalta. C'est dans cette partie que se trouve entre autres la place des Onze-Otages, le collège de Vif, le musée Champollion, quelques écoles et les commerces.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Vif est bordée par :

Communes limitrophes de Vif
Varces-Allières-et-Risset Varces-Allières-et-Risset Champ-sur-Drac
Saint-Paul-de-Varces Vif Saint-Georges-de-Commiers
Le Gua Saint-Martin-de-la-Cluze Notre-Dame-de-Commiers

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

D'un point de vue altimétrique la commune possède une amplitude importante puisque le point le plus bas se situe à une altitude de 274 mètres au lieu-dit du Gros Chêne et le point le plus haut à près de 1 270 mètres sur la montagne d'Uriol. Cependant la quasi-totalité des habitations se situent à 300 mètres d'altitude[6]. Les principaux reliefs se trouvant sur la commune sont par ordre croissant le Petit Brion (537 m), le Grand Brion (926 m), le Pieu (ou le Bemont) situé sur la montagne d'Uriol et culminant à 1 270 mètres sur la commune de Saint-Paul-de-Varces.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Côté hydrographie, Vif est longée à l'est par le Drac qui la sépare des communes de Notre-Dame-de-Commiers, Saint-Georges-de-Commiers et de Champ-sur-Drac. La Gresse est quant à elle, un torrent qui s'étend au pied de la montagne d'Uriol et qui traverse la commune avant de se jeter dans le Drac au niveau de Varces-Allières-et-Risset. Plusieurs autres ruisseaux serpentent sur le territoire communal parmi lesquels : le ruisseau des Rossinants, le ruisseau de Charlet, le ruisseau des Caves...

  • Les étangs Barbier, aux Vouillants.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La ville de Vif abrite une gare SNCF reliée au réseau TER Rhône-Alpes par la ligne no 41 de Grenoble à Gap. Située sur la ligne des Alpes, la ligne possède des correspondances à Veynes pour Laragne, Sisteron, Manosque, Aix-en-Provence et Marseille.

Transport urbain, via le réseau TAG (transports de l'agglomération grenobloise), Vif est desservie par les lignes 17 et 45.

Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs. Vif est ainsi desservie par les lignes :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune dériverait du mot latin Vicus, mot latin qualifiant une petite agglomération dotée d'une organisation municipale mais qui n'avaient pas le statut de ville : municipium, colonia et civitas ou encore de domaine rural: villa rustica. Le village était déjà connu au XIe siècle sous le nom de Viu[7],[8]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le rocher de Saint Loup, sur la montagne d'Uriol, possède un habitat de Néolithique moyen ( Ve millénaire av. J.-C.) découvert en 1904 ayant livré silex et céramique. Celle-ci est très semblable à celle de la civilisation de Fiorano en Lombardie, ce qui signifierait des contacts ou des migrations sur de très grandes distances. C'est le seul exemple de ces contacts dans les Alpes françaises[9].

La présence d'une inscription latine d'époque romaine en réemploi dans le clocher de l'église témoigne d'une présence gallo-romaine importante au IIIe siècle et du passage du préfet du prétoire Iulius Placidianus. La présence d'une population à Vif au VIe siècle est bien attestée par deux inscriptions chrétiennes retrouvées en réemploi dans l'église[10].

Au Moyen Âge, Vif est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte ou d'un château « château de Jean du Guâ » : « Castrum johannis de vado - Et primo ipsum castrum turrim appelatum est (...) » décrit comme : « fossatis maximis circumdatum »(ADI B 3120, f° 110) et « Castrum turris johannis de Vado - Dictum vero castrum situatum est (...) » décrit comme : « circumdatum magnis teralliis »(ADI B 4443, f° 80)[11]. Jean du Guâ est coseigneur de vif avec le dauphin Humbert II[12].

  • Vers l'an 1000 : présence attestée de l'église Saint-Jean-Baptiste de Vif Centre.
  • 1035 fondation du prieuré par les bénédictins de Grenoble[13].
  • Début du XIIe siècle : 1re mention révélant l'existence de l'église Sainte-Marie du Genevrey de Vif.
  • Fin du XVe siècle, premier quart du XVIe siècle : peinture de la Vierge au manteau de l'église Sainte-Marie du Genevrey de Vif.
  • 1662 : les Ursulines fondent un nouveau couvent à Vif (à l'emplacement de l'actuelle perception).
  • 1710 : construction du premier pont en bois sur la Gresse (en amont du pont actuel).
  • 1778 : Pierre Berriat achète la propriété familiale Bonnot-Latour (actuelle maison Champollion).
  • 1780 : ouverture du nouveau cimetière de Vif qui remplace celui qui entourait l'église.
  • 1792 : Pierre Berriat achète la propriété des Ursulines pour y installer une filature de soie.
  • 1807 : Zoé Berriat, fille de Pierre Berriat, épouse Jacques-Joseph Champollion (dit Champollion-Figeac), auquel elle apporte en dot la propriété familiale. Jean-François Champollion, égyptologue et frère de Jacques-Joseph, fait de nombreux séjours à Vif.
  • 1825-1828 : construction de la route dite de " Provence " (actuelle RN 75) section Varces-Vif.
  • 1832 : Construction de l'actuel pont en pierre sur la Gresse.
  • 1851 : création de la première brigade de gendarmerie.
  • 1853 : Joseph Vicat construit au Genevrey son usine de ciment.
  • 1870-1873 : installation des écoles de Vif dans l'actuelle mairie-perception.
  • 1876 : inauguration du chemin de fer Grenoble-Vif et de la gare de Vif.
  • 1879-1880 : construction de l'école du Genevrey.
  • 1886 : ouverture du cimetière au Genevrey.
  • 1890-1891 : installation d'une première école maternelle et construction de l'école de Reymure.
  • 1895 : première électrification de Vif par M. Jules Bois.
  • 1907 : fondation du cours complémentaire de Vif (ancêtre du collège).
  • 1907 : le 30 mars, ouverture au public de la ligne du tramway Varces-Vif.
  • 1923 : le 14 juin, prolongement du tramway aux Saillants.
  • 20 juillet 1944 : assassinat des onze otages par l'armée allemande.
  • 21 août 1944 : libération de Vif par les Alliés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Vif.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Clovis Manicardi  
1977 1989 Joseph Rossi PCF  
1989 1993 Daniel Biston  
1993 2001 Jean Mourey DVD  
2001 2008 Brigitte Perillié PS Conseillère générale du Canton de Vif (2001-2015)
2008 2014 Jean Mourey DVD  
2014 en cours Guy Genêt UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En termes d'économies d'énergie et de protection de l'environnement nocturne, la commune a mis en place (le 12 mars 2012) le plus long tronçon routier de France (à ce jour, 1,5 km voie piétonne et cyclable) doté d'un éclairage asservi à une détection de présence ; 72 lampadaires à LED équipés de détecteurs et de variateurs[14] de lumière constitue un test d'éclairage public « intelligent », qui devrait conduire à une économie de 21 000 kWh/an, et de presque 2 tonnes de CO2. Dans ce cas, le noir n’est toutefois pas total la nuit (mode veille à 10 % de la puissance lumineuse) ; l'intensité augmente progressivement à l'approche de piétons ou cyclistes (passant de 10 % à 100 % de la capacités d’éclairage avant de redescendre à 10 % après le passage des utilisateurs de la route)[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec[16] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 030 habitants, en diminution de -0,77 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 055 2 021 2 025 2 257 2 282 2 362 2 314 2 426 2 435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 353 2 417 2 043 2 506 2 925 2 734 2 821 2 792 2 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 707 2 589 2 165 2 007 2 134 2 080 2 028 2 071 2 444
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
3 057 3 287 3 593 4 419 5 788 6 478 8 050 7 975 8 030
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le village a subi une poussée citadine tardive avec la construction et l'ouverture en 1999 du tronçon de l’autoroute A51 reliant la ville de Claix à Saint-Martin-de-la-Cluze en passant par Vif.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École André-Malraux (primaire).
  • École de Reymure (primaire).
  • École Champolion (primaire et maternelle).
  • École du Genevrey (primaire et maternelle).
  • École Marie-Sac (maternelle).
  • Collège Le Massegu.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV
  • Football Club Vallée de la Gressev (FCVG) (qui regroupe aussi le Gua et Varces).
  • T.C.V (tennis).
  • USVG (volley, multisports).
  • Aigles Basket Vif (basket-ball).
  • A.V.A (Aïkido)
  • Judo Club de Vif (judo, jujitsu)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Viaduc ferroviaire de Vif, sur la Ligne des Alpes.
Monument en l'honneur de Charles de Gaulle.
  • Le viaduc ferroviaire de Vif, long de 280 m et haut de 30 m, sur la Ligne des Alpes
  • L'actuel bâtiment du trésor public était une ancienne filature de la famille Berriat, dont la fille Zoé fut l'épouse de Jacques-Joseph Champollion.
Fours-biberons du Genevrey.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste.

Dans ce patrimoine se trouvent notamment les deux églises du village :

  • L'église romane Saint Jean-Baptiste, qui est située au cœur de Vif, est classée « monument historique » en totalité par l'arrêté du 19 avril 2011[26]. Ce bâtiment fut à la fois église paroissiale et centre d'un prieuré bénédictin assujettis à Saint-Laurent de Grenoble. L'édifice a conservé un beau chevet qui est daté de la première moitié du XIIe siècle, ainsi que des parties des murs des bas-côtés datant de la même époque. La nef centrale et les bas-côtés furent reconstruits au XIIIe siècle, sur le modèle de la cathédrale de Grenoble. Récemment, de nombreuses peintures datant du XIIe au XIVe siècle furent découvertes sous plusieurs couches de badigeons dans la nef. D'après les sondages effectués, elles s'étaleraient sur plusieurs centaines de mètres carrés. Quelques éléments de ces peintures ont été exhumés et sont visibles. Ils représentent des visages de saints sur un fond de couleur rouge vermillon, une scène de résurrection, un dragon... donnant une nouvelle perspective des peintures médiévales[27]. Courant 2007 une demande fut déposée au service des monuments historiques pour le classement de ces peintures et permettre ainsi une participation de l'État afin d'effectuer les travaux de restauration[28].
  • L'église Sainte-Marie du Genevrey se trouve dans ce petit village qui fut absorbé par la commune de Vif entre 1790 et 1794. Ce monument, comme l'église Saint Jean-Baptiste, remonte au XIIe siècle et montre les différents procédés et phases de construction de l'époque dans le pays vifois et plus largement dans le proche Trièves. Le clocher latéral et sa flèche en tuf datent du milieu du XIIIe siècle. Une intéressante peinture de la Vierge au manteau du XVIe siècle surmonte le linteau de la porte de l'église[29],[25]. Cet édifice religieux est classé au titre des « monuments historiques » par arrêté du 1er décembre 1908[30].
  • Au Genevrey toujours, la croix du cimetière érigée au XVe siècle a aussi été classée au titre des monuments historiques le 11 février 1911[31].
  • Le hameau de Genevrey conserve l'organisation architecturale de l'habitat médiéval[25].
  • Sur le Rocher de Saint-Loup, occupé dès la Préhistoire, on trouve encore quelques vestiges du château fort d'Uriol. Le deuxième château fort delphinal, le château fort de Vif, a disparu, ensemble à la maison forte de la Roussière, la maison forte de Malissière et au château fort de la Tour du Gua, tous dans le mandement de Vif[25].
  • Anciennes maisons dans le village[25].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée Champollion. La maison Champollion se situe au centre de Vif au no 45 de la rue du même nom. Elle était la résidence de campagne des deux frères Jacques-Joseph et Jean-François Champollion mais aussi leur lieu de travail. Cette dernière fut acquise par le beau-père de Jacques-Joseph, Pierre Berriat (père de Hugues Berriat et Zoé Beriat, épouse de Jacques-Joseph). Certaines parties de la résidence comme la magnanerie, les hangars, les jardins etc. sont classés monuments historiques depuis 1994[24]. La maison fut acquise par le conseil général de l'Isère en 2001 qui en a fait un musée consacré à l'histoire des deux frères. Elle possède une collection d'une vingtaine d'objets eux aussi classés parmi lesquels un buste de Jean-François Champollion par Antoine Étex, des tableaux de Madame de Rumilly représentant les deux frères et leur famille, des objets que Jean-François Champollion ramena de ses campagnes en Égypte (poignard, costume), un fac-similé de la Pierre de Rosette datant des années 1820[32],[33].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La ville de Vif a sur son territoire deux ZNIEFF de type 2 d'importance pour la Trame bleue et la trame verte et bleue. Ces deux zones correspondent en fait à la vallée du Drac, qui borde la ville de Vif sur son flanc Est.

  • La première ZNIEFF se situe en amont du barrage de Notre-Dame-de-Commiers c'est « l'ensemble fonctionnel de la vallée du Drac et de ses affluents » elle englobe une partie du Trièves où s'écoule le Drac et certains de ses affluents comme l'Ebron. Vif constitue la partie terminale de cette ZNIEFF et seule une petite partie de son territoire communal est donc classé dans cette zone[34].
  • La seconde se trouve en aval du barrage et se nomme « zone fonctionnelle de la vallée du Drac ». Elle correspond à la basse vallée de la rivière se situant entre le barrage de Notre-Dame-de-Commiers et sa confluence avec l'Isère à Grenoble. Dans cette zone le Drac conserve un espace de liberté assez important, ce qui se répercute sur le plan des écosystèmes. Ainsi au niveau de la faune, il est possible d'observer sur ce territoire des populations de castor d'Europe, d'ombre commun et d'agrion de Mercure qui est une espèce de libellule dont les populations se trouvent majoritairement autour de la Méditerranée. Cette libellule n'est pas la seule représentante des espèces méditerranéennes qu'il est possible de trouver dans cet espace naturel. De nombreuses plantes ayant normalement des affinités méridionales se trouvent également dans cette ZNIEFF comme la leuzée conifère, le pistachier térébinthe, la cirse de Montpellier etc. Ces dernières se confondent ainsi sur cette aire géographique avec des plantes montagnardes qu'il est possible de retrouver ici à une altitude exceptionnellement basse pour des espèces comme la l'Inule de Suisse[35].

En plus des deux ZNIEFF citées plus haut, deux autres ZNIEFF de type 1 s'étendent sur le territoire de la commune de Vif.

  • La ZNIEFF de la « basse vallée du Drac » qui est en fait incluse dans la « zone fonctionnelle de la vallée du Drac » [36].
  • La ZNIEFF de la « montagne d'Uriol », qui s'étend sur les communes de Varces-Allières-et-Risset, Le Gua, Saint-Paul-de-Varces et Vif. Ce territoire abrite plusieurs espèces jugées intéressantes comme l'engoulevent d'Europe qui est une espèce d'oiseau très difficile à repérer de jour à cause de son plumage qui lui permet de se camoufler au milieu des feuilles mortes. Toujours d'un point de vue ornithologique la présence du plus grand rapace nocturne d'Europe, le hibou grand-duc, est aussi démontrée sur cette zone. Pour ce qui est de la botanique les espèces pouvant être observée dans ce secteur sont l'Orchis pâle, l'Asaret d'Europe qui est plus commune dans le Nord-Est de la France et les Pyrénées, la fraxinelle[37]...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Isère.
Blason de Vif Blason Tranché : au premier d'or au lion de gueules, au second d'or au serpent en chef, à l'oiseau et à la coquille renversée, le tout d'azur rangé en bande[38].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Données de la Métro
  2. « Plan de la ville de Vif », sur Site de la commune + carte IGN
  3. « Viaducs du Crozet », sur Archirès
  4. « Viaduc du Crozet », sur Structuræ
  5. « Données de la carte de Cassini pour le Genevrey »
  6. Carte IGN TOP25, référence 3335 OT.
  7. PLANK André. L'origine du nom des communes du département de l'Isère. Bourg-d'Oisans : L'atelier, 2006. (ISBN 2-84424-043-7)
  8. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2, pages 371-375. [1]
  9. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2, pages 371-375 [2]
  10. Françoise Descombe, Recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, XV : Viennoise du Nord, Paris, 1985, n° XV, 239 p. 625-628 et n° XV, 240, p. 628-630
  11. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, Picard, 2007, (ISBN 9782708407701), p. 32.
  12. Élisabeth Sirot, op. cit., p. 33.
  13. Françoise Descombe, Recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, XV : Viennoise du Nord, Paris, 1985, p. 625
  14. technologie utilisée permet l'adaptation de l'intensité de l'éclairage à la position et vitesse de l’utilisateur ; en passant de 10 % en éclairage en veille, à 100 % (ou à 50 % selon les horaires).
  15. Energie2007, ETDE teste l'éclairage sur le Vif ; Innovation, 2012-03-12 et Communiqué EDTE intitulé Innovation : ETDE inaugure en Isère un éclairage public automatique, intelligent et économe en énergie
  16. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 6 décembre 2014.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. Rugby Club Vif Monestier Trièves (RCVMT)
  22. « Les fours-biberons », sur Société Vicat
  23. : Atlas du patrimoine industriel, ouvrage collectif sous la direction de Cécile GOUY-GILBERT et Jean-François PARENT. Grenoble : Conservation du patrimoine de l'Isère, 2007, (Collection : Patrimoine en Isère) (ISBN 978-2-35567-002-2)
  24. a et b « Propriété "Les Champollion" », notice no PA00132723, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. a, b, c, d et e Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 627-631
  26. « Eglise Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00117352, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Les peintures de l'église », sur Ville de Vif
  28. Véronique Granger, « Un trésor médiéval découvert à Vif », Isère Magazine, p. 10-11,
  29. « Église Saint-Marie au Genevrey », sur CG38, www.patrimoine-en-isere.fr
  30. « Eglise de Genevrey », notice no PA00117353, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Croix du cimetière de Genevrey », notice no PA00117351, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Objets mobiliers de la maison Champollion », base Palissy, ministère français de la Culture
  33. Maison de Champollion (musée)
  34. L'ensemble fonctionnel de la vallée du Drac et de ses affluents sur le site Rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  35. Zone fonctionnelle de la vallée du Drac sur le site rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  36. Basse vallée du Drac sur le site rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  37. Montagne d’Uriol sur le site rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  38. Photos du blason de Vif. File:Vif blason.jpg