Beauvoir-en-Royans

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Beauvoir-en-Royans
Mur d'enceinte du château de Beauvoir.
Mur d'enceinte du château de Beauvoir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes de la Bourne à l'Isère
Maire
Mandat
Jacques Bourgeat
2014-2020
Code postal 38160
Code commune 38036
Démographie
Population
municipale
87 hab. (2014 en augmentation de 22,54 % par rapport à 2009)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 18″ nord, 5° 20′ 20″ est
Altitude 281 m
Min. 160 m
Max. 606 m
Superficie 2,1 km2
Localisation

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Beauvoir-en-Royans est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Belvaisains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beauvoir-en-Royans est situé à 50 km au nord-est de Valence, à proximité de l'Isère.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Forteresse ou village beau à voir, disposant d'une belle vue.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le château de Beauvoir, fut construit par Humbert II, dernier Dauphin du Viennois, jeune souverain, rêvant à la cour de Naples où régnait avec éclat son oncle Robert de Sicile, se fait construire le "Versailles" des Dauphins. Pour plaire à sa douce Béatrice de Hongrie, il choisit la plus belle vue d'où le nom de « Beauvoir », situé au pied des falaises calcaires du massif du Vercors, entre Grenoble et Valence. Un château composé de 1 000 fenêtres où vivaient tumultueusement plus de 2 000 personnes.

Humbert II, qui n'hésitait pas à se prétendre roi, y vécut une vie si dépravée qu'à l'heure de sa ruine, il revêtira l'aube de bure des dominicains. Devenu frère « Ymbert », il obtint par brigue, du roi de France, l'évêché de Paris, mais mourut en 1355 en allant quérir l'agrément du pape pour recevoir sa mitre.

Les Romains avaient déjà remarqué cette position haute qui domine la vallée de l'Isère, et y avaient construit un camp fortifié. Guigues VII, comte d'Albon, prince souverain du Viennois dont la dynastie portait depuis 1110 le surnom de Dauphin, s'approprie cette terre en 1251, lors d'un échange de fiefs avec Raymond de Béranger, seigneur de Royans et en fait une de ses résidences préférées, le château est habité régulièrement jusqu'en 1349, date à laquelle le dernier Dauphin cède le Dauphiné à la France. En 1561, nouvelle époque, le baron des Adrets s'y installe, et y torture ses adversaires durant les guerres de religion. Pris, repris et dégradé par les armées catholiques et protestantes, Beauvoir tombera progressivement en ruine.

Certaines familles y ont marqué l’histoire de leur empreinte comme, la grande famille des « Robert » (hommes d’armes) qui est originaire de Beauvoir, où elle a trouvé ses lettres de noblesse.

Ces Robert permettaient aux seigneurs du château de développer toute une région : l’ainé possédait la terre, le second était régisseur ou chevalier, le troisième religieux, et les autres se mariaient avec des filles de biens souvent pour faire commerce. (lire les chroniques de l’abbé Fillet, ou mieux ; si vous lisez l’ancien « François » de langue d’oc ; les archives de l’Isère aux archives du Dauphiné, lire encore La petite histoire de Pont en Royans de Sylviane Chaussamy)

C'est à Beauvoir que fut signé le 29 mai 1343 la charte qui faisait perdurer dans le droit écrit l'ancien statut coutumier des Escartons du Briançonnais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours M. Jacques Bourgeat DVD Commerçant[réf. nécessaire]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2014, la commune comptait 87 habitants[Note 1], en augmentation de 22,54 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
242 162 237 163 174 197 174 223 184
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
192 165 169 185 173 165 170 149 147
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
145 144 124 114 114 103 103 108 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
74 63 43 66 59 70 73 77 87
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Beauvoir[modifier | modifier le code]

Le château delphinal construit au XIIIe siècle est démantelé sous Louis XI en 1476. Les ruines du château de Beauvoir font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 1er septembre 1922[5].

Couvent des Carmes[modifier | modifier le code]

Humbert II fait construire le couvent des Carmes en 1343 à proximité du château de Beauvoir où il réside fréquemment. En 1349, il cède le Dauphiné à la France, petit à petit le château tombe en ruine. Le couvent, lui, traverse les siècles, devient une ferme au XVIIIe siècle.

Restauré en 2009 par la Communauté de communes de la Bourne à l'Isère, il abrite le « Musée de la flore du Vercors » et le « Musée des Dauphins ». Les salles du bâtiment peuvent être utilisées pour des concerts, des expositions, voire louées pour des séminaires ou événements privés[6].

Château de Champeverse[modifier | modifier le code]

Vestiges du château de Champeverse, du Xe ou XIe siècle, qui occupait le sommet de l'éperon rocheux de Châteauvieux[7].

Le Pain de Beauvoir, un fournil biologique au levain naturel qui fabrique des pains et des brioches et aussi des spécialités sans gluten.[1]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  5. « Château de Beauvoir (ruines) », notice no PA00117121, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. « page d'accueil », sur le site du couvent des Carmes (consulté le 19 avril 2013).
  7. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 669-670.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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