Froges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Froges
Froges
L'entrée de la commune.
Blason de Froges
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Olivier Salvetti
2020-2026
Code postal 38190
Code commune 38175
Démographie
Gentilé Frogiens
Population
municipale
3 361 hab. (2018 en diminution de 0,03 % par rapport à 2013)
Densité 523 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 27″ nord, 5° 55′ 33″ est
Altitude 234 m
Min. 219 m
Max. 965 m
Superficie 6,43 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Grenoble
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Haut-Grésivaudan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Froges
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Froges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Froges
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Froges
Liens
Site web www.villedefroges.fr

Froges est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de la communauté de communes du Grésivaudan[1]. On prononce /froj/, comme dans « Bauges » (en API [fʁoʒ]).

Ses habitants sont appelés les Frogiens (Frogiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama de Froges et du Champ-près-Froges depuis Champ le Haut.

Au Sud, la limite entre les communes de Froges et Villard-Bonnot est donnée par le ruisseau de Laval, au milieu du hameau partagé de Brignoud, tandis qu'au Nord la limite entre Froges et Le Champ-près-Froges est marquée par le ruisseau des Adrets.

Pas loin de la ville, trois domaines skiables, deux en Chartreuse : les stations de ski du plateau des Petites Roches (Saint-Hilaire), la station du col de Marcieu (Saint-Bernard)[2] et un en Belledonne: le domaine de Prapoutel les Sept Laux.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • le Boccard
  • les Bois
  • Brignoud[3] où se trouve la gare,
  • les Jaures
  • Langenet
  • Mazaretiers
  • Pelioud
  • Rouare
  • les Fourniers

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le transport en commun à Froges.

Aucune gare se trouve sur le sol de la commune, cependant à Villard-Bonnot, à la limite avec Froges, se trouve la gare de Brignoud, également point de départ des navettes / bus pour le domaine skiable de Prapoutel (Les 7 Laux). Froges est desservie par le réseau de bus TouGo du Grésivaudan. La ligne interurbaine Express 2 permet également une desserte directe sur le polygone scientifique à Grenoble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Froges est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenoble, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[11] et 450 501 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,2 %), zones urbanisées (28,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,9 %), prairies (4,6 %), eaux continentales[Note 3] (4,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la cité industrielle, Paul Héroult fut le pionnier de la production d'aluminium par électrolyse à l'usine de la chute de Froges[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Froges Blason
D'azur à une marmite de Froges (four électrique à arc) d'or accostée, en chef, de deux éclairs de gueules bordés aussi d'or, celui de dextre posé en bande, celui de senestre posé en barre[19].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1977 Marius Marais PCF Electricien
mars 1977 mars 2001 Jean Cerantola PCF  
mars 2001 mars 2008 Joseph Vial PCF  
mars 2008 mai 2020 Claude Malia[20] PS Ingénieur
mai 2020 En cours Olivier Salvetti    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2018, la commune comptait 3 361 habitants[Note 4], en diminution de 0,03 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477450532517581571527546537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
538503466503521553577569515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5065025269071 7532 3761 5081 4811 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 2792 6312 3032 1912 3303 0923 4443 4583 332
2018 - - - - - - - -
3 361--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[25].

Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • la halle
  • la maison forte Pichat, dite château de Froges, du XIIIe siècle[18]
  • le château du Mas, où habitait Alfred Fredet et sa famille, des XIIIe et XVIe siècles[18]
  • le manoir de l'Engenai, au Langenet, qui se trouve sur la carte de Cassini du XVIIIe siècle[18]
  • les bâtiments industriels, notamment le bâtiment des bureaux de l'usine d'aluminium, des années 1930[26]
  • les cités ouvrières et la cité jardin
  • les bâtiments agricoles
  • la voie royale
  • le monument-fontaine du jumelage
  • le mémorial aux Établissements Charles-Coquillard, 1924 - 2002.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Barbe, construite entre 1861 et 1867, près de la limite avec Champ-près-Froges.
  • L'église Sainte-Thérèse, édifiée entre 1950 et 1954 sur le hameau de Brignoud, à proximité de la limite avec Villard-Bonnot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau du jumelage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la communauté de commune du Grésivaudant Sur le site le-gresivaudan.fr
  2. Les stations de ski du Plateau des Petites Roches, www.villedefroges.fr, accès le 26 septembre 2016.
  3. lieu-dit s'étalant sur les communes de Froges et Villard-Bonnot
  4. a et b En traversant l'Isère
  5. a et b Froges, sur GoogleMap
  6. a b et c Dans la montagne
  7. carte en bas de la page sur le site le-gresivaudan.fr
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Grenoble », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. a b c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 290-292.
  19. Site de la commune de Froges
  20. Le Maire sur le site villedefroges.fr
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  26. Usine d'aluminium, www.isere-patrimoine.fr, accès le 26 septembre 2016.
  27. Giroud, retour aux sources à Froges, sur le site ledauphine.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]