Domène

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Domène
Vue générale de Domène.
Vue générale de Domène.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Meylan
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Michel Savin
2014-2020
Code postal 38420
Code commune 38150
Démographie
Gentilé Domenois
Population
municipale
6 743 hab. (2014)
Densité 1 275 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 12″ nord, 5° 50′ 23″ est
Altitude Min. 214 m – Max. 520 m
Superficie 5,29 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-domene.fr

Domène est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole.

Ses habitants sont appelés les Domenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Domène et le Grésivaudan depuis Venon.

Domène se situe à 10 km de Grenoble. Cette ville de passage du Grésivaudan est assez urbaine dans le centre, mais très rurale autour.

Le ruisseau du Doménon traverse la ville.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Tramway à Domène vers 1900.

Elle bénéficie d'une bonne desserte de transports en commun avec la ligne de bus 15 vers Grenoble ainsi que la ligne Express 2 du réseau Transisère (qui ne dessert plus le centre de Domène depuis 2015). Elle est desservie depuis fin 2009 par les Transports du Grésivaudan, devenus en 2016 le réseau de bus TouGo.

Sa gare SNCF est fermée au trafic voyageurs et n'assure plus la vente de billets SNCF depuis 2014 (une halte pourrait desservir la commune à terme).

Notons la présence à proximité de l'aérodrome de Grenoble-Le Versoud.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les différents grands quartiers de Domène sont Émile-Blanc, Le Beaulieu et Le Belle-vue créé dans les années 1960, les Bayardières créé en 1980, les Chenevières en 1987, les Arnauds en 2009 et la Ouatos en 2013.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Domène
Montbonnot-Saint-Martin Saint-Ismier Le Versoud
Meylan Domène Saint-Jean-le-Vieux
Murianette Revel

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les papeteries de la gorge de Domène.

Au Xe siècle : seigneurie des Monteynard qui fonda le prieuré où fut élaboré le fameux cartulaire de Domène.

Sur le territoire de la commune s'élevait en 1353 une maison forte décrite comme : Véherie « domum suam fortem de Domena »[1].

Au XIXe et au XXe siècle, les industries papetières ont prospéré à Domène. Amable Matussière installe la papeterie du Domeynon dans les gorges du Doménon en 1856, à l'origine du groupe papetier Matussière & Forest (M&F)[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Durant plusieurs décennies, la commune a été gouvernée par des listes d'union de gauche ; les deux dernières listes de gauche ont été menées par Aimé Duhamel (1977-1983) et Jean Perron-Bailly (1983-1995). Depuis l’élection du maire UMP Michel Savin en 1995, Domène est ancrée à droite.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [3]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1945 Pierre Rougeron    
1945 1947 César Riondet    
1947 1947 Victor Talin    
1947 1953 Émile Blanc    
1953 1977 Roger Reynié-Prat    
1977 1983 Aimé Duhamel[4] Union de la gauche Chef d'entreprise
1983 1995 Jean Perron-Bailly PS  
1995 en cours Michel Savin UMP-LR Ancien conseiller général du canton de Domène (1990-2011) et sénateur depuis le 25 septembre 2011

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 743 habitants, en augmentation de 1,4 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 038 1 231 1 236 1 204 1 584 1 589 1 554 1 478 1 375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 395 1 393 1 620 1 484 1 719 1 915 1 906 1 987 1 878
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 853 1 844 1 919 2 173 2 459 2 767 2 765 2 759 3 418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
4 372 4 901 5 297 5 308 5 775 6 399 6 562 6 588 6 743
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église néo-gothique du XIXe siècle[10]
Ruines de l'ancien prieuré
Prieuré de Domène
Au Xe siècle, Domène ne regroupait que quelques maisons appuyées contre la montagne.
Plus bas, la plaine était couverte de marais et de broussailles jusqu'à ce que les habitants, sous l'impulsion des moines, endiguent l'Isère et défrichent les terres.
De la période agricole et religieuse de l'an mille, Domène a hérité d'un prieuré bénédictin rattaché à l'abbaye de Cluny.
Dédiée aux saints Pierre et Paul, cette église, jadis prieuriale, est un des rares monuments du XIe siècle encore debout en Isère. La visite des ruines permet de découvrir une partie des murs de l'église consacrée en 1054.
La surélévation et le voûtement de la nef, datés du XIIIe siècle, se différencient nettement par l'emploi de la brique, caractéristique d'un mode architectural propre à la région.
Les vestiges du prieuré de Domène sont classés au titre des Monuments Historiques par arrêté du 1er juin 1943[11],[12]. Il est possible de les visiter lors des journées européennes du patrimoine organisées le 3e week-end de septembre.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le buste de Amable Matussière.
Buste du Dr Marmonnier
Un buste en l’honneur du Dr Marmonnier fut érigé en 1891, enlevé par les troupes allemandes durant l'occupation il fut replacé en juin 1969 sur la fontaine. Les festivité du centenaire du Dr Marmonnier furent l'occasion d'une restauration[13].
Monument aux morts
La vie des 86 Domenois morts pour la France, âgés de 19 à 47 ans, figurant sur la liste inscrite sur le monument aux Morts de la commune, a fait l'objet d'une étude historique et généalogique détaillée de l'historien local Pierre Bourgeat. La section locale du Souvenir Français a ainsi édité en 2014 son ouvrage "14-18 Ceux de Domène inscrits au monument aux morts"[14]
Château-Vert
L'ancien château sur motte des Ainard, situé au lieu-dit Château-Vert au Moyen Âge, a disparu, mais exceptionnellement le lieu s'est conservé en très bon état : le fossé[15], les tertres et les emplacements de la tour et des autres bâtiments d'origine sont encore très lisibles[10].
maison forte d'Arces
De la maison forte d'Arces, du XVe siècle et déjà ruiné au XVIIe siècle, ne restait que une tour au XVIIe siècle qu'on retrouve sur la carte de Cassini ; à ne pas confondre avec le château d'Arces[10].
la Tour Ronde
Petite tour ronde, le long du chemin balisé qui monte au-dessus de la gorge de la papeterie[15] ;
château d'Arces
Il s'agit d'un manoir qui fut propriété de la famille de Saint-Geoirs au XIIIe siècle, puis de la famille d'Arces. Il appartint aussi à la famille Arvet-Touvet. Amable Matussière, dans les années 1890, commanda les modifications que donnent l'aspect actuel au château[10].
la Véhérie de Domène
La maison forte ou véhérie de Domène, propriété des Saint-Geoirs, n'est pas arrivée jusqu'à nous, mais elle a joué un rôle au Moyen Âge[15].

Personnages liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Melchior Joseph Marmonnier.
  • Féraud de Domene, évêque de Gap.
  • Pierre le Vénérable fut prieur de Domène de 1120 à 1122 avant d'être nommé abbé de Cluny.
  • Colonel Ennemond Molard, né à Domène en 1764, commandant le 6e Régiment d'infanterie légère, mortellement blessé à la bataille des Arapiles (1812).
  • Gustave Rivet, né à Domène (1848-1936) : auteur, journaliste, député, sénateur de l'Isère, et vice-président de la gauche radicale.
  • Casimir Juilhet, avocat, notaire, maire de Domène, préfet de l'Isère sous Gambetta (1870), conseiller général de l'Isère.
  • Général Joseph Louis Alphonse Baret, né à Domène en 1852, commandant le 14e Corps d'Armée en 1914.
  • Docteur Melchior Joseph Marmonnier, 1813-1890. Médecin, maire de Domène, associé d’Aristide Bergès. Honoré en Isère comme le précurseur de la transfusion sanguine.
  • Léon Trotski séjourna route de Savoie, dans la villa de l'instituteur de Domène, Laurent Beau, pendant une année (en 1934) après son expulsion de l'URSS.
  • Georges Gimel (1898-1962) : peintre, graveur, illustrateur et lithographe. Né à Domène, le 8 mars 1898. Est également connu comme sculpteur et émailleur. Mort à Megève (Haute-Savoie) le 21 janvier 1962.
  • Tancrède Bastet (1858-1942), peintre natif de Domène.
  • Amable Matussière, papetier doménois, à l'origine des Papeteries de la Gorge à Domène. Il collabora avec Aristide Bergès.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Domène Blason De vair au chef de gueules chargé d'un lion issant d'or[16].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bourgeat, 14-18 Ceux de Domène inscrits au monument aux morts, édition du Souvenir Français, 2014, préface par Michel Savin, maire de Domène et sénateur de l'Isère, ouvrage labellisé par la Mission nationale du Centenaire de la 1re guerre mondiale.
  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard, (ISBN 978-2-7084-0770-1).
  • Aimé Duhamel, 6 ans Maire à Domène, édité à compte d'auteur, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
  2. Gérard Coste, Grésivaudan, vallée historique de l'industrie du papier (in memoriam), Bulletin de La Cellulose, n. 62, 2011.
  3. « Image de la liste des maires de Domène », sur Wikimedia
  4. (6 ans maire à Domène, 1982)
  5. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 268-271
  11. « Prieuré (ruines de l'ancien) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Ancienne église prieurale », sur www.isere-tourisme.com (consulté le 24 juillet 2014)
  13. Dauphiné Libéré le 12 mai 1992 et le 7 mai 1992.
  14. émission radio France Bleu Isère. Extrait textuel, TF1 Le Journal de 13H reportage de Michel Izard diffusé le 3 novembre (page 8/12) : "Le dernier Domenois mort pour la France était un ouvrier agricole. Il porte un nom tout droit sorti d'un roman de la Belle Époque : Petrus Bonhomme. Il a traversé toute la guerre pour décéder en 1923 des suites de ses blessures. (voix off) C'est la plaque de Petrus Bonhomme. C'est quelqu'un auquel on est attaché.
    Pendant les cinq ans du conflit, Petrus Bonhomme a envoyé des centaines de cartes postales à ceux qu'il appelle "ses chers patrons", sa seule famille. Il demande si le raisin a été comment va le cheval. Depuis 1923, la famille Chapuis fleurit sans discontinuer la tombe de Petrus Bonhomme. Un nom parmi tant d'autres sur le monument de Domène...
  15. a, b et c Commune de Domène (Isère), Sauvegarde du Patrimoine Doménois, accès le 6 octobre 2016.
  16. Site Studies in Heraldry