Saint-Nizier-du-Moucherotte

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Saint-Nizier-du-Moucherotte
Vue générale.
Vue générale.
Image illustrative de l'article Saint-Nizier-du-Moucherotte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Communauté de communes du massif du Vercors
Maire
Mandat
Franck Girard-Carrabin
2014-2020
Code postal 38250
Code commune 38433
Démographie
Gentilé Saint-Nizards
Population
municipale
1 108 hab. (2013)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 19″ Nord 5° 37′ 52″ Est / 45.1719444444, 5.63111111111
Altitude Min. 863 m – Max. 1 897 m
Superficie 11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-nizier-du-moucherotte.fr

Saint-Nizier-du-Moucherotte est une commune française située, géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

La commune est située dans une zone de moyenne montagne en bordure du massif du Vercors septentrional et isérois, et a adhéré, en 2000, date de sa création, à la Communauté de communes du massif du Vercors dont les siège est situé à Villard-de-Lans. Ce secteur du massif est également connu sous le vocable des « Quatre-Montagnes » [1]. C'est la zone du massif la plus développée économiquement et démographiquement. Saint-Nizier est desservie par une route utilisée par une ligne régulière d'autocars qui la relie à la vallée de l'Isère et aux grandes métropoles de la région Grenoble, dont l'agglomération est très proche.

Sa population qui a dépassé le millier d'habitants en 2008 continue une croissance régulière du fait de sa proximité avec la métropole grenobloise, le cadre montagneux et encore très rural ayant attiré de nombreux actifs qui se rendent quotidiennement dans la vallée.

Le territoire de Saint-Nizier-du-Moucherotte est une des principales entrées routières du Parc naturel régional du Vercors et sa traversée depuis son côté oriental, en provenance de la vallée de l'Isère, permet de découvrir un des plus beaux sites de ce parc avec le Moucherotte et les rochers des Trois Pucelles qui dominent directement le bourg central, sa mairie et son église.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique.
Vue panoramique du territoire communal de Saint-Nizier-du-Moucherotte et de ses environs en hiver

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Nizier-du-Moucherotte appartient au massif et au parc naturel régional du Vercors dans les Préalpes françaises, elles-mêmes situées dans le Sud-Est de la France.

Le bourg (Mairie) est situé à exactement 5 km de Fontaine, bureau centralisateur du canton, 8 km de Grenoble, préfecture de l'Isère, 120 km de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu'à environ 590 km de Paris[2].

Description[modifier | modifier le code]

Saint-Nizier-du-Moucherotte
Les gorges du Furon et Saint-Nizier-du-Moucherotte.

Le territoire de Saint-Nizier-du-Moucherotte est situé dans le massif du Vercors et appartient entièrement à la zone du parc naturel régional du Vercors.

Ce territoire s'aligne en sa totalité, dans un axe nord-sud, sur les limites orientales des falaises du Massif du Vercors qui dominent la vallée du Drac et sa confluence de cette rivière et l'Isère, formant ce qu'on dénomme, habituellement, la « cuvette grenobloise », celle-ci étant également délimitée par le massif de la Chartreuse et le massif de Belledonne dont les sommets souvent enneigés sont visibles de la plus grande partie du territoire de Saint-Nizier.

L'habitat reste assez dispersé le long de cette ligne de crêtes et se présente sous la forme de villas disséminés dans un milieu encore très rural. Il y a très peu d'immeubles sur ce territoire et la plupart d'entre eux, de taille modeste, sont situés à proximité où à l'intérieur du bourg central.

Il s'agit d'un village de moyenne montagne, situé à mi-chemin de la route qui relie Grenoble, préfecture de l'Isère à Villard-de-Lans, siège de la Communauté de communes du massif du Vercors et ancien chef-lieu de canton. Situé au nord-est du « Pays des Quatre-Montagnes », également dénommé « Val de Lans »[3], le territoire communal se limite[4] :

  • au sud par les gorges du Bruyant, affluent du Furon ;
  • à l’ouest par la crête rocheuse qui domine les gorges du Furon ;
  • à l’est par la Haute crête du Moucherotte
  • au nord par le rebord d'un plateau légèrement incliné, face à la plaine de Grenoble

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Engins Engins Fontaine Rose des vents
Engins N Seyssinet-Pariset
Seyssins
O    Saint-Nizier-du-Moucherotte    E
S
Lans-en-Vercors Lans-en-Vercors Claix

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé aux limites orientales de la commune, le sommet du Moucherotte domine directement le plateau de Saint-Nizier qui constitue, lui-même, la bordure nord-est du val-de-Lans et où on peut découvrir les molasses du Miocène. La crête de cette montagne qui domine également l'agglomération grenobloise est découpée transversalement, ce qui permet de constater que la carapace urgonienne décrit une charnière monoclinale dite « en genou », déversée sur son côté par du Sénonien dans ce qui peut se dénommer un anticlinal.

En pied du versant occidental de cette montagne on peut constater, sur les pentes boisées, le tracé du chevauchement du Moucherotte qui superpose aux molasses miocènes du plateau de Lans, les calcaires à silex du Sénonien de la retombée ouest de l'anticlinal du Moucherotte[5].

Le bourg de Saint-Nizier et la zone traversée par la route départementale en direction de Seyssinet-Pariset correspond à une zone de diffluence glaciaire qui se définit comme une langue du grand glacier würmien qui reposait sur une grande partie des Alpes du Nord et la vallée de l'Isère à l'époque de cette glaciation[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communications[modifier | modifier le code]

La commune est uniquement desservie par la route départementale 106 qui relie Méaudre à Seyssins.

Modes de transport[modifier | modifier le code]

L'ancien tramway[modifier | modifier le code]

La gare de tramway de St Nizier et l'Eglise dans les années 1910

La ligne de tramway de Grenoble à Villard-de-Lans fut un tramway français suburbain qui roula entre 1911 et 1949. Cette petite ligne locale relia donc, durant presque 40 ans, la vallée grenobloise aux plateaux du Vercors et servit notamment aux paysans locaux d'apporter une partie de leurs production dans la vallée mais également trouvers les produits qui leur manquaient. Cinq gares (Seyssins, Seyssinet-Pariset, La tour sans venin - Saint-Nizier et Lans) en plus des terminus et des multiples autres haltes permettent l’accueil des voyageurs.

Les voies, les gares et le matériel roulant appartenaient au département de l’Isère, mais la ligne fut exploitée par la Société grenobloise de tramways électriques (SGTE), qui exploite par ailleurs le tramway grenoblois.

Peu avant la Seconde guerre mondiale et pour faire face à des déficits d'exploitation chroniques, le Conseil général décida en 1938 de fermer la section rurale allant de Saint-Nizier/Lans/Villard-de-Lans, permettant encore au village d'être en lien directe avec la vallée, une correspondance bus étant assurée par les cars Huillier jusqu'à Villard-de-Lans.

La ligne est définitivement fermée le 1er avril 1949 et les autocars prennent le relais de cette ligne de tramway.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Autocars du VFD des lignes du Vercors

En 2016, une ligne quotidienne d'autocars du réseau Transisère dessert le territoire Saint-Nizier du Moucherotte. L'arrêt principal est situé dans le bourg. Cette ligne va de Lans-en-Vercors à Grenoble et réalise deux à quatre allers-retours. [7].

Le temps de liaison est comparable à celui d'un véhicule classique pour un même trajet, le nombre d'arrêt (non obligatoire, sauf à Lans, étant limité). Le réseau interurbain de l'Isère qui appartient au Conseil départemental de l'Isère est largement à la charge de la collectivité.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grenoble, située à environ 21 km de la commune.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère, situé à environ 61 km. Il existe depuis la commune une liaison routière par autocar pour cet aéroport Transisère mais en transitant par la gare routière de Grenoble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Charvet
  • les Michalons
  • la Chaussère
  • Rochetière
  • Arcelles
  • les Volants
  • la Roche
  • Molliard
  • les Guillets
  • Pierregrainne
  • les Girauds
  • la Tour
  • les Roux
  • les Chamois.

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune prend son double nom  :

  • d'un personnage historique, celui de Nizier de Lyon, évêque de Lyon du VIe siècle513 - † ) qui joua un grand rôle au niveau de l'église catholique à cette époque. Le village évoque donc son nom par le concours de sa canonisation par l'église et donc celui d'un saint chrétien, fêté le 2 avril.
  • et d'un lieu géographique, celui du Moucherotte, le sommet le plus oriental du Vercors et dont l'étymologie se baserait sur le terme pré-latin *musk- « roche » avec double suffixe -ar-otta (ou -ar-ola pour la Moucherolle), tombés dans l'attraction du latin musca « mouche », pour expliquer le traitement phonétique irrégulier[8],[9]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Selon l'encyclopédie intitulée, « Histoire des communes de l'Isère »[10]", les vestiges les plus anciens de présence humaine découverts dans le val de Lans et le secteur des « Quatre-montagnes » remontent à l'épisode interglaciaire Riss-Würm (soit entre 120 000 et 80 000 ans avant notre ère) et et exploitent les affleurements siliceux du val de Lans..

Article détaillé : Homme de Néandertal.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte de l'Allobrogie
Carte de l'Allobrogie indiquant nommément le territoire des Vertacomocores
.

Durant l'antiquité, un peuple gaulois, très certainement d'origine celtique, les vertamocores, dépendant du peuple des voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du massif du Vercors.

Articles détaillés : Vertamocores et Voconces.

C'est en se référant au nom de ce peuple que les géographes modernes (dont Raoul Blanchard) attribueront, plus tard, le nom de Vercors à l'ensemble de la région montagneuse qui entoure Villard-de-Lans et son canton, alors que ce nom était, à l'origine, limité au secteur drômois de La Chapelle-en-Vercors et de Saint-Agnan-en-Vercors. Le secteur des « Quatre montagnes », terme d'origine médiéval et conservé (généralement dans un but touristique) jusqu'à ce jour, correspond exactement au territoire de l'ancien canton de Villard-de-Lans, disparu en 2015.

Bien que situé à la limite du territoire des Allobroges, la tribu des vertacomores ne semble, cependant, n'avoir jamais été dépendant, voire soumis à cette grande tribu gauloise dont le domaine a toujours été situé au-delà de l'Isère.

Aucune trace d'une installation durable de ces peuples gaulois ne semble avoir été découverte par les archéologues, jusqu'à présent dans le secteur proprement dit des « Quatre montagnes » dont celui de Saint-Nizier[11]. En ce qui concerne la présence romaine et gallo-romaine, il est archéologiquement attesté que des sites romains furent assez nombreux en périphérie du Vercors et sur les hauts plateaux, mais sans laisser, là non plus, de traces importantes, ni même visibles à Saint-Nizier ni même sur cette partie du plateau[12], à l'exception notable de quelques tuiles romaines (tegulae) découvertes sur le site de la grotte Vallier [13].

Moyen-Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Selon le site de la mairie, l’existence de la paroisse, en tant que simple hameau, remonte au XIe siècle comme peut en témoigner le clocher médiéval de la chapelle de montagne devenue église du village dédié à Saint-Nizier de Lyon et présentant des pignons protégés de lauzes à l'instar de nombreuses maisons et fermes anciennes du Vercors septentrional.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Naissance de la commune[modifier | modifier le code]

À l’origine, la petite commune de Pariset se composait de trois parties bien distinctes mais reliées par un tramway : Seyssinet, Pariset et Saint-Nizier. Ces « bourgs » étant très éloignés les uns des autres, et les métiers très divergents, le conseil municipal étudia le projet de division de cette grande commune en deux nouvelles.

En 1926, le projet est adopté à la majorité, deux communes doivent voir le jour : Seyssinet et Pariset-Saint-Nizier mais à la suite d’une nouvelle enquête, les nouveaux conseils municipaux remarquent que Pariset désire être rattachée à Seyssinet. Pour finir, c'est la loi no 1689 du qui l'a créée par séparation de la commune de Pariset, qui devient Seyssinet-Pariset[14],[15], loi promulguée le 4 avril.

La Seconde Guerre mondiale et la Résistance[modifier | modifier le code]

Saint-Nizier-du-Moucherotte a abrité l'un des maquis du Vercors, au pied du Moucherotte. C'est bien en évidence, dominant Grenoble où étaient postées les troupes allemandes, qu'un immense drapeau fut planté, en signe de provocation pour affirmer l'indépendance de la zone libre. La commune possède désormais un mémorial à la mémoire des évènements de juin et surtout juillet 1944[16]. Jean Prévost guidait les troupes de résistants dans le Vercors contre les Allemands. Celui-ci repose actuellement au Mémorial dressé en l'honneur des partisans de la liberté.

Les Trente glorieuses[modifier | modifier le code]

De 1950 à 1970, le village était l’un des lieux privilégiés des Grenoblois venus trouver s'y ressourcer le dimanche, mais aussi un haut lieu de la jet-set de l’époque.

Les équipements alors présents sur la commune, donnant accès à un panorama somptueux, étaient l’une des causes de la grande popularité du village. Il y eut jusqu’à la fin des années 1940 le tramway, nommé GVL (Grenoble - Villard-de-Lans), qui permettait un accès direct depuis la capitale des Alpes. Celui-ci fut démonté en 1950.

Ce qui attirait le plus de monde était sans doute le magnifique promontoire du Moucherotte, dominant l’agglomération de ses 1 901 m. À la fin des années 1950, M. Jean Zucchetta réalisa son rêve, celui de construire un hôtel au sommet du Moucherotte, qui serait desservi par un « téléférique »… avec un « f » comme « féérique ». L'appareil en question est finalement une télécabine, une des premières de France, et un des rares exemplaires produits par la société Applevage[17].

Le est inaugurée la remontée mécanique, l’hôtel « l’Ermitage » ouvre ses portes en 1959. La télécabine et l'hôtel ont ensuite été abandonnés et sont tombés en ruine. Une récente opération de nettoyage du sommet du Moucherotte a rendu ce site à la nature.

Saint-Nizier avait aussi une station de ski (1 téléphérique « téléférique » et 5 téléskis). À ce jour, seul un téléski débutants reste exploité en centre village.

Les Jeux Olympiques d'hiver de 1968[modifier | modifier le code]

Logo des JO d'Hiver de Grenoble.
Logo des J.O d'Hiver de 1968

Les Jeux olympiques d'hiver de 1968, dont le site principal (et le village olympique) fut fixé à Grenoble, seront, dès le début, organisé et voulu par le général de Gaulle.

A l'instar de la commune voisine d'Autrans qui accueillera les épreuves olympiques de ski nordique et de biathlon, la commune de Saint-Nizier accueillera, à son tour, les épreuves de saut (grand tremplin) à ski des Jeux olympiques d'hiver de 1968 de Grenoble. Cette épreuve s'est déroulé le 18 février 1968 sur le tremplin du Dauphiné installé au dessus du bourg, au pied des Trois Pucelles. L'épreuve a été remporté par le soviétique Vladimir Belooussov, qui réalise le meilleur saut à 101,5 m.

Malgré des tentatives de réhabilitation, le Le tremplin s'est écroulé en grande partie et les gravas de béton ont été évacué quelques années plus tard. le site est actuellement en état d'abandon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Franck Girard-Carrabin[18]    
Les données manquantes sont à compléter.

Services publics[modifier | modifier le code]

L'office du tourisme.

La commune dispose des services suivants :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 108 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
223 206 171 225 192 207 277 484 575
1999 2008 2013 - - - - - -
805 1 010 1 108 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,8 % contre 48,4 % au niveau national et 49,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,3 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
  • 49,2 % de femmes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 27,6 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 13,1 %).
Pyramide des âges à Saint-Nizier-du-Moucherotte en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
2,3 
75 à 89 ans
3,4 
11,3 
60 à 74 ans
9,7 
24,4 
45 à 59 ans
22,1 
23,2 
30 à 44 ans
27,6 
12,5 
15 à 29 ans
14,1 
26,3 
0 à 14 ans
23,1 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,7 
19,6 
45 à 59 ans
19,6 
21,8 
30 à 44 ans
21,0 
20,7 
15 à 29 ans
19,2 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[24] une école primaire publique.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Station de ski « Saint-Nizier-du-Moucherotte

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur touristique et les loisirs[modifier | modifier le code]

L'office de tourisme[modifier | modifier le code]

L'équipement touristique[modifier | modifier le code]

Les sentiers de randonnées[modifier | modifier le code]
Le sentier balisé à la Combe de Saint-Nizier.

Le territoire communal est traversé par :

Le secteur commercial et artisanal[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole et pastoral[modifier | modifier le code]

Culture locale et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et bâtiments notables[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nizier.

L'église Saint-Nizier[modifier | modifier le code]

Ancienne chapelle du hameau, l'église romane[25] a été cité au XIe siècle et reconstruite au XIIe siècle. L'édifice est légèrement situé en amont du bourg, non loin du chemin du Belvédère.

Ce modeste bâtiment religieux catholique encore en usage en 2016, a gardé de cette époque le clocher-porche et le chœur à chevet plat. La période révolutionnaire ayant entraîné des dommages sérieux à l'édifice, celui fut reconstruit en grande partie en 1830 en conservant l'aspect originel (largeur des murs) mais en altérant le style original de l'église (partiellement repris en 1887).

Le décor intérieur date des années 1960 et le chemin de croix réalisé par le père Combet en 1964 est constitué en ceps de vigne et des branches d'érable sycomore.

Le Mémorial et la nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte[modifier | modifier le code]

Le mémorial de Saint-Nizier-du-Moucherotte est un site national historique qui se situe à l'entrée de la route de Charvet, à environ 1 km du centre du village en direction de Seyssins.

Ce monument a été édifié pour accueillir les dépouilles et commémorer les résistants civils et les quelques militaires morts lors de la Seconde Guerre mondiale. Cet espace se situe sur le lieu même des combats qui se déroulèrent, entre le 13 et le de ce qui fut la bataille du Vercors.

La nécropole Nationale rassemble les corps et la mémoire de 98 résistants, notamment de l'écrivain Jean Prévost (capitaine Goderville), d'Eugène Chavant (Clément) et de François Huet (Hervieux)[26].

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • L'émetteur de Saint-Nizier-du-Moucherotte, est un émetteur d'ondes moyennes. Il émet le programme de France Info sur 1 404 kHz avec une puissance de 20 kW. Il utilise comme antenne un pylône isolé de la terre d'une hauteur de 109 m.
  • Le tremplin olympique se situe juste en dessous des Trois Pucelles. Il a été utilisé pendant les J.O. d'hiver de 1968 pour les épreuves de ski combiné. Il mesure 90 m. Il est actuellement abandonné et écroulé, les gravas ayant été retiré.

Patrimoine culturel et traditions orale[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel géologique[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel et biodiversité[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Gallica : Ouvrage sur les montagnes dauphinoises.
  2. Site de annuaire-mairie.fr, page sur Saint-Nizier-du-Moucherotte.
  3. Site de Gallica : Ouvrage sur les montagnes dauphinoises.
  4. Site de la mairie de Saint-Nizier, page "urbanisme"
  5. Site de geologie-alpes, page sur le Moucherotte
  6. Site géoglaciaire, page sur la diffluence würmienne de Saint-Nizier
  7. Transisère, « Transisère. Département : État du réseau. Villard-de-Lans », sur Transisère, Grenoble, Département de l'Isère,‎ (consulté le 1er août 2015), p. Lignes 5100, 5110 et 5120.
  8. Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Klincksieck, Paris, 1978, p. 175b.
  9. [PDF] Le Moucherotte - Vercors, 27 mars 2008.
  10. Histoire des communes de l'Isère, tome II : Grenoble et son arrondissement - Édition 1988 (page 325) publié par l'ancien éditeur Horvath de Roanne
  11. Les peuples gaulois.
  12. Site de gite-vercors, page sur la présence romaine dans le Vercors
  13. Patrick Olivier Eliott, Vercors Safari-patrimoine, Édition la Fontaine de Siloé, page 169
  14. Loi divisant la commune de Pariset (département de l'Isère) en deux communes distinctes disponible sur Gallica, dans le Bulletin des lois de la république française - Année 1929, p. 15
  15. cassini.ehess.fr Le territoire communal.
  16. Colonel Pierre Tanant, Vercors, Haut lieu de France, Arthaud [1948, 1950, 1957, 1964, 1966, 1971] et Lavauzelle [1983]
  17. (mul)Roman Gric, ISR 50 ans, ISR, (lire en ligne), p. 50 (21 sur PDF).
  18. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de l'Isère.
  19. Annuaire des centres d'entretiens routiers sur le site du Conseil Général de l'Isère.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  22. « Évolution et structure de la population à Saint-Nizier-du-Moucherotte en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Isère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  24. Site officiel de l'académie de Grenoble.
  25. L’église de Saint Nizier, sur le site de La Croix de Valchevrière, paroisse du Nord Vercors (accès le 7 avril 2016)
  26. Source : panneau à l’entrée de la nécropole de Saint-Nizier-du-Moucherotte.

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