La Terrasse (Isère)

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La Terrasse
La Terrasse (Isère)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Annick Guichard
2020-2026
Code postal 38660
Code commune 38503
Démographie
Gentilé Terrassons
Population
municipale
2 524 hab. (2018 en augmentation de 2,48 % par rapport à 2013)
Densité 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 28″ nord, 5° 55′ 55″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 1 045 m
Superficie km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine La Terrasse
(ville-centre)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Moyen Grésivaudan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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La Terrasse
Liens
Site web www.mairie-laterrasse.fr

La Terrasse est une commune française située dans le département de l'Isère et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Terrassons (Terrassonnes).

Géographie[modifier | modifier le code]

La Terrasse se trouve dans la vallée du Grésivaudan, aux pieds du massif de la Chartreuse.

Panorama depuis Le Champ-près-Froges : Lumbin et La Terrasse dans la vallée ; Saint-Hilaire et Saint-Bernard sur les hauts plateaux.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Terrasse est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Terrasse, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 4 675 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (46,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37 %), zones agricoles hétérogènes (26,2 %), zones urbanisées (13,3 %), terres arables (9,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,2 %), cultures permanentes (4,5 %), prairies (2,8 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fragment d'autel avec inscription votive en Latin, à l'extérieur de l'église Saint Aupre.

La Terrasse est au XIXe siècle une commune en bonne partie viticole. Les vignes occupent alors une bonne partie des coteaux et des premières pentes du massif de la Chartreuse, qui domine la commune. Des hameaux en hauteur, tels Lachat, sont actifs et vivent de la vigne. Une cave viticole (détruite au début des années 2000) sera créée au centre du village.

Le village, comme nombre de communes de la vallée, semble décliner dans les années 1960-1980 : baisse d'activité, vieillissement de la population.

L'expansion économique de Grenoble et de zones industrielles telles celle, très proche, de Crolles vont redynamiser La Terrasse dans les années 1990-2000. Alors les dernières fermes sont abandonnées, les terres agricoles sont loties de pavillons. De nouveaux habitants, travaillant dans l'agglomération grenobloise ou à Crolles, s'y installent. L'école est agrandie (dates ?) et quelques commerces rouvrent leurs portes (une boulangerie, une supérette, etc.).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1981 Marcel Guichard   Responsable des transports routiers SNCF
1981 1988 Narcisse Hernandez PCF  
1988 juin 1995 Michel Maillefaud    
juin 1995 mars 2008 Georges Bescher[11] PS Conseiller général du Canton du Touvet (1994-2015)
Vice-Président du Conseil Général
mars 2008 juillet 2017 Philippe Volpi PS Retraité
octobre 2017 mai 2020 Claudie Brun   Retraitée
mai 2020 En cours Annick Guichard DVD Conseillère départementale depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 2 524 habitants[Note 4], en augmentation de 2,48 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8807809451 2351 2871 2661 2191 2821 258
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2721 2191 2191 2251 1231 0711 006945907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
854812717592582625619614745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8637628351 0121 2911 9132 1892 3742 567
2018 - - - - - - - -
2 524--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sport[modifier | modifier le code]

Les clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • TTG, club de tennis de table des communes du Touvet, Allevard, La Terrasse et Lumbin[16].
  • L'ASTT 38 (Association sportive du Touvet-Terrasse 38 football). Club fondé en 2007. Champion d'Isère -13 ans en 2008.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[17],[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

C'est en partie à La Terrasse qu'a été tourné le film Le Vieil Homme et l'Enfant.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Aupre

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château du Carre [19],[20], ou maison forte Le Berlioz[21], des XIVe et XVIIe siècles, est inscrit avec ses terrasses au titre des monuments historiques par arrêté du [22].
  • Les vestiges du château fort de La Terrasse, ou château fort de Montabon, du XIIe siècle[19].
  • La maison forte du Carre, du XIVe siècle[19], ayant appartenu au cinéaste, photographe, explorateur et alpiniste Marcel Ichac.
  • La maison forte du Mas de l'église, du XIVe siècle[19].
  • La maison forte de l'Évêché, ou maison forte de Roc Revel, du XIVe siècle[19].
  • Le château Floquet, ou Mas de Millon, du XVe siècle[19].
  • Au village se conservent plusieurs vieilles maisons qui remontent au Moyen Âge[19].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Lac de La Terrasse, base de loisirs intercommunale
  • La cascade[19].

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hélène Chevrier, cantatrice, née à La Terrasse en 1856, inspiratrice d'Alphonse Daudet, créatrice du rôle de Marie de Gonzague dans Cinq-Mars de Gounod (1877).
  • Jean-Baptiste Rebuffel (1738-1804), né à La Terrasse, homme d'affaires, inspecteur général des transports militaires, cousin de Stendhal.
  • François Alexis Pison du Galland, né à La Terrasse en 1747, cousin de Stendhal, avocat, magistrat, député aux États Généraux de 1789 et à l'Assemblée nationale, auteur d'une version de la déclaration des "Droits de l'Homme".
  • docteur Joseph Ricci, maire de La Terrasse en 1877, promoteur de la station thermale et du tramway du Grésivaudan
  • Henri Fabre, inventeur de l'hydravion, habitant le château du Carre[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de La Terrasse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Ganaële MELIS, « POLITIQUE. Georges Bescher, élu depuis 1988 : "J’ai eu plusieurs vies" », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Tennis de table du Grésivaudan
  17. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  18. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  19. a b c d e f g h et i Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 565-574.
  20. « La Terrasse > Il était une fois... : le château du Carre », sur le site de la mairie de La Terrasse (consulté le 5 octobre 2016).
  21. Panneau touristique à côté du château.
  22. « Château du Carré », notice no PA00117292, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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