Goncelin

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Goncelin
Le village.
Le village.
Blason de Goncelin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité CC. du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Françoise Midali
2014-2020
Code postal 38570
Code commune 38181
Démographie
Gentilé Goncelinois
Population
municipale
2 277 hab. (2014)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 37″ nord, 5° 58′ 47″ est
Altitude Min. 235 m – Max. 1 278 m
Superficie 14 km2
Localisation

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Goncelin
Liens
Site web www.goncelin.fr

Goncelin est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Goncelinois et les Goncelinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Goncelin se situe à 32 km au sud de Chambéry, à 30 kilomètres au nord-est de Grenoble et fait partie de l'aire urbaine de celle-ci.

Dans la vallée du Grésivaudan sur la rive gauche de l'Isère, face au Touvet, cette ville est le point de départ de la route menant à Saint-Pierre-d'Allevard et Allevard.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La banquette interglaciaire de Barraux et les vallées perchées du Grésivaudan sont un site géologique remarquable de 556,69 hectares qui se trouve sur les communes de Goncelin, Le Cheylas, La Flachère, Morêtel-de-Mailles, Sainte-Marie-d'Alloix et Saint-Vincent-de-Mercuze-Sainte-Marie-du-Mont. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Goncelin possède huit hameaux dont le plus haut, Ruche, se trouve à 800 m d'altitude sur les balcons de Belledonne.

  • le Champet
  • Villard-bozon
  • Sollières
  • Ruche
  • les Côtes
  • Pelane
  • Fontcouvert
  • Montgalmand

et s'est agrandi avec plusieurs lotissements

  • Les Poètes
  • Le Clos du château
  • Le Champ du bourg

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Touvet Morêtel-de-Mailles
Le Cheylas
Sainte-Marie-d'Alloix
Saint-Pierre-d'Allevard Rose des vents
N
O    Goncelin    E
S
Tencin Theys

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1827, un dépôt d'objets en bronze au sommet du mont de St Genis ou des Cinq Crêts fut découvert par Achille Chaper suite à un violent orage[2]. Il comprenait des bracelets, faucilles, épingles datés de la phase moyenne du Bronze final (1100-950 av. J.-C.) à l'époque des premiers ateliers de bronziers installés sur les lacs alpins (Bourget, Annecy, Aiguebelette). Il est placé près des filons de cuivre de St Pierre-d'Allevard et le dépôt possède des lingots de cuivre[3].

La Grande Route en 1906.

On note aussi la présence d'une maison forte appartenant aux Philippe en 1336 :

« quandam turim cum quadam domo bassa ipsius turri contigua et cum omni tenemento eidem contiguo site infra burgum goncellini[5]. »

  • Du Moyen Âge au milieu du XIXe siècle, le port de Goncelin au lieu-dit l'Islon, était essentiellement le port d'embarquement du minerai de fer de Belledonne et des fontes des hauts fourneaux d'Allevard, en direction des aciéries de la région de Rives ou de la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais.
  • Destruction partielle au XIXe siècle par un violent orage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Goncelin Blason De gueules au chevron d'or, accompagné en pointe de trois roses du même mal ordonnés ; au chef de gueules chargé d’une rose d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Vivre à Goncelin[modifier | modifier le code]

Le sport[modifier | modifier le code]

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • CAG (Athlétic Club Goncelinois), petit club de football local.

La vie culturelle[modifier | modifier le code]

Festivité[modifier | modifier le code]

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville est équipé depuis 2000 d'un carillon de huit cloches provenant de la fonderie Paccard[6].

Petite enfance[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un Relais Assistantes Maternelles et de la halte garderie municipale - le Multi Accueil "La Ruche" - pour les petits âgés de 3 mois à 3 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Goncelin propose un enseignement depuis la maternelle jusqu'au collège:

  • l'école maternelle Grand-Pré,
  • l'école primaire,
  • le collège Icare.

Liste des anciens maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Françoise Midali UMP-LR  
2001 2008 Marie-Thérèse Roche UMP  

1900-1904: Jules Sarret 1904-1908: Antoine Merciermairieancienne 1908-1912: Emile Morel 1912-1919: Emile Morel 1919-1925: Gaston Durand 1925-1929: Gustave Agrel 1929-1935: Gustave Agrel 1935-1938: Gaston Durand 1938-1944: Pierre Janot 1944-1945: Pierre Janot 1945-1947: Pierre Janot 1947-1953: Maurice Jourdanet 1953-1958: Maurice Jourdanet 1958-1965: Marcel Sorrel 1965-1971: Marcel Sorrel 1971-1977: Marcel Sorrel 1977-1983: Constant Sario 1983-1989 : Yves Saumon 1989-1992 : Yves Saumon 1992-1995 : René Emery 1995-2002 : Marie Thérèse Roche 2002-2008: Marie Thérèse Roche 2008-en cours: Françoise Midali

(source : http://www.goncelin.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=51:nos-ancetres-les-maires&catid=3:historique&Itemid=7)

Services publics sur place[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la poste

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 277 habitants, en augmentation de 5,08 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 481 1 553 1 650 1 641 1 628 1 642 1 547 1 636 1 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 602 1 634 1 587 1 561 1 513 1 545 1 524 1 521 1 505
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 355 1 346 1 255 1 086 1 087 1 102 983 923 950
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
884 1 136 1 506 1 467 1 771 1 937 2 176 2 269 2 277
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

église Saint-Didier
Goncelin possède une église dédiée à Saint-Didier, dont la construction s'est effectuée de 1297 à 1308[11]. Actuellement, seul le clocher est de cette époque. En effet, l'église fut démolie en 1842, puis reconstruite et agrandie en 1849 avec les deux nefs latérales. Les murs du chœur actuel reposent, au levant, sur les anciennes fondations. La décoration peinte et les boiseries du chœur datent de cette période. Douze apôtres en fonte, grandeur nature, logées dans des niches aménagées dans les murs latéraux des deux nefs furent bénis le 11 juin 1873 par le père Raynaud. Trois vitraux se trouvent dans le chœur : l'un dédié à saint Didier (dont l'église porte le nom) se situe au centre. Le second est dédié à Notre-Dame de la Pitié et le troisième représente saint Antoine rendant visite à saint Paul ermite dans le désert.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Goncelin.
maison forte delphinale de Goncelin
La maison forte - dite aujourd'hui le « château » - dominant le village de Goncelin fut édifiée aux XIIe et XIIIe siècles : la partie nord-ouest, avec un escalier à vis est la plus ancienne. Elle fut habitée par la famille de Goncelin connue dès 1218. Dans un contexte politique de carence du pouvoir central, les châteaux-motte naquirent à l'initiative des seigneurs locaux. Mais les dauphins s'intéressèrent très tôt à ce secteur en raison de sa proximité avec la Savoie[12]. Résidence du seigneur ou du chapelain, le château était une architecture militaire. Le village de Goncelin était protégé par une enceinte d'un kilomètre de long, qui comportait quatre portes. À l'intérieur de la circonscription furent édifiées deux autres beaux exemples de fortification : la tour de Montpensard et la tour Noire, dont le proximité géographique et la ressemblance étonnante invite à proposer une même datation autour du XIVe siècle[13].
Du XVe au XVIIe siècle, l'histoire du château est mal connue. Il fut sans doute occupé par les chapelains, officiers représentant du dauphin. Autour du XVe siècle, il fut agrandi à l'est, avec la création d'une grande salle au rez-de-chaussée, ornée d'un plafond à la française et d'une grande cheminée, éclairée de plusieurs fenêtres à meneaux cotés est et nord.
En 1792, le château appartenait à Jean Sarret, l'un des plus gros propriétaires terriens du village, membre d'une famille de marchands tanneurs qui s'installa à Goncelin au début du XVIIIe siècle. Son fils Claude, avocat à la cour du parlement, fut maire de Goncelin en 1790. C'est probablement à cette période que le château fut transformé en « manoir », par l'adjonction d'un toit dauphinois, et un agrandissement à l'ouest avec une nouvelle façade d'entrée. La grande salle, qui conserva son plafond, sa cheminée et ses ouvertures, reçut un nouveau décor de tentures, baguettes et peintures, familier des clients du restaurant qu'elle a abrité durant plus de cinquante ans.
Au début du XXe siècle, au décès de Jules Sarret, sa veuve décida de vendre les terres et les bâtiments[14]. Tandis que la famille Serat achetait la ferme et des terrains, ce fut Gabriel Léger qui se porta acquéreur du château entre 1918 et 1920. Celui-ci trouva la mort prématurément dans un accident de moto en 1925 et sa veuve, ne se sentant pas en mesure d'assumer seule l'exploitation de la propriété, la céda sa belle-sœur Marie Léger. Avec Jeanne Taulier, celle-ci y aménagea une pension de famille, très prisée par la clientèle anglaise, qui prospéra jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale. Après une période de désaffection, au cours de laquelle le château servit de magnanerie et de logements locatifs, un restaurant fut ouvert au rez-de-chaussée. Dans les années 1950, le château fut acheté par une SCI (Sorrel, Midali et Armanet). Depuis les années 2000, il appartient à plusieurs membres de la famille Sorrel.
maison forte de Montpansard 
du XIVe siècle[4]
maison forte de la Tour Noire 
du XIVe siècle[4]
ancienne maison forte du truc 
au Mas de Fay, l'inventaire du 1339 signale une maison forte. Elle se trouve en rive gauche des gorges du Fay et on peut y accéder depuis le hameau des Fontaines[4]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le coteau de l'Adret, avec la commune de Theys, vue depuis le Crêt Luisard.

La commune comprend deux zones naturelles protégées ZNIEFF de type I

Plus largement les bords de l'Isère et les contreforts de Belledonne sont classés en ZNIEFF de type II.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard, (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. Mémoires de la Commission des Antiquités du département du département de la Côte-d'Or, tome premier, Dijon, Lamarche,
  3. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2 page 274 [1]
  4. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 296-302
  5. Élisabeth Sirot 2007, p. 61.
  6. « Carillons de France », sur http://carillons.canalblog.com,‎ (consulté le 19 octobre 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Vers 1100, l'église de Goncelin figure dans le cartulaire de Saint Hugues comme faisant partie de l'archiprêtré de Grenoble. Voir : MARION Jules, "Cartulaire C" dans Cartulaires de l’église cathédrale de Grenoble dits cartulaires de Saint Hugues, Colmar, Hoffmann, 1869.
  12. Centre d'archéologie historique des musées de Grenoble et de l'Isère, Archéologie chez vous no 9, Grésivaudan : pays d'Allevard et de Goncelin (1991), p. 31.
  13. Centre d'archéologie historique des musées de Grenoble et de l'Isère, Archéologie chez vous no 9, Grésivaudan : pays d'Allevard et de Goncelin (1991), p. 40-41.
  14. Informations recueillies lors d'un groupe "mémoire" de l'Association "Histoire, culture et vie à Goncelin" du 15 mai 1996 avec des habitants natifs du village et la petite-fille de Gabriel léger.