Saint-Agnan-en-Vercors

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Saint-Agnan-en-Vercors
Saint-Agnan-en-Vercors
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Royans-Vercors
Maire
Mandat
Jacques Armand
2020-2026
Code postal 26420
Code commune 26290
Démographie
Population
municipale
366 hab. (2018 en diminution de 8,27 % par rapport à 2013)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 11″ nord, 5° 25′ 54″ est
Altitude Min. 727 m
Max. 1 734 m
Superficie 84,21 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Agnan-en-Vercors

Saint-Agnan-en-Vercors est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Agnan-en-Vercors est situé dans le Vercors, à 4 km au sud de La Chapelle-en-Vercors (chef-lieu du canton).

Communes limitrophes de Saint-Agnan-en-Vercors
La Chapelle-en-Vercors La Chapelle-en-Vercors Saint-Andéol
Isère
Vassieux-en-Vercors Saint-Agnan-en-Vercors Gresse-en-Vercors
Isère
Chamaloc Romeyer Romeyer

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Saint-Agnan-en-Vercors.
  • Le col de Rousset (panorama)[1].

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La « plaine karstique (poljé) de Darbounouse » (hauts plateaux du Vercors) est un site géologique remarquable de 77,4 hectares, qui se trouve à 1 300 mètres d'altitude environ, sur les communes de La Chapelle-en-Vercors (au lieu-dit Darbounouse), de Saint-Agnan-en-Vercors et de Saint-Andéol.
En 2014, elle est classée dans l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vallée de la Vernaison[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Agnan-en-Vercors est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (76,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,8 %), prairies (10,1 %), terres arables (1,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • XIVe siècle : Sainct Anian (inventaire de la chambre des comptes).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella Sancti Aniani (pouillé de Die).
  • 1374 : castrum de Sancto Anihano (archives de la Drôme, E 2226).
  • 1449 : mention de la paroisse : capella Sancti Agnani (pouillé hist.).
  • 1450 : mention de la paroisse : cura Sancti Haniani Vercorii (Rev. de l'évêché de Die).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Agnan : Ecclesia parrochialis Beati Agniani Vercorcii (visites épiscopales).
  • 1540 : mention de la paroisse : la paroisse de Saint Tanhat, au mandement de Risset (inventaire de la chambre des comptes).
  • XVIIe siècle : mention de la paroisse : cura Sancti Agnani Vercortii (rôle de décimes).
  • 1662 : Saint-Agnan (archives de la Drôme, fonds de Saint-Jean-en-Royans).
  • 1755 : Saint-Aignan-en-Vercors (Billerey, notaire à la Chapelle-en-Vercors).
  • 1788 : Saint Agnan en Vercorps (Alman. du Dauphiné).
  • 1793 ! Vernaison [dénomination révolutionnaire] (le village prend le nom de la rivière qui le traverse : Vernaison (cours d'eau bordé d'aulnes, racine gauloise *verno « aulne »[réf. nécessaire]).
  • 1891 : Saint-Agnan-en-Vercors, commune du canton de la Chapelle-en-Vercors.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À la fin de la dernière glaciation, au Magdalénien final (12 000-10 000 avant notre ère), les chasseurs de marmottes ont occupé la grotte des Freydières. Les fouilles de A. Bocquet, en 1965, ont livré des outils de silex et un harpon en bois de renne (seuls deux autres ont été découverts dans les Alpes). Ce site complète ceux de la même époque en Vercors et bases de la même activité comme à Méaudre ou la Chapelle-en-Vercors[11],[12].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie :

  • Au point de vue féodal, Saint-Agnan formait la terre et mandement de Rousset (voir ce nom)[10].
  • Fief des comtes de Diois[1].
  • La terre passe aux dauphins[1].
  • XIIIe siècle : elle passe aux évêques de Die[1].

Avant 1790, Saint-Agnan-en-Vercors était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Crest et du bailliage de Die.
Elle formait deux paroisses du diocèse de Die : Rousset et Saint-Agnan-en-Vercors. Celle-ci avait son église dédiée à saint Agnan et ses dîmes appartenaient au curé. La cure avait été convertie, au XVIIe siècle, en un prieuré séculier de la collation de l'évêque diocésain[10].

Rousset[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

  • 1179 : Riusec (cartulaire de Die, 31).
  • 1246 : Ruissec (cartulaire de Léoncel, 146).
  • 1318 : castrum de Rivosico (archives de la Drôme, fonds de l'évêché de Die).
  • 1318 : mention de la paroisse Saint-Alexis : parrochia Sancti Alexii de Rivosico (archives de la Drôme, fonds du Vercors).
  • 1318 : mention du mandement : mandamentum de Rivosico (archives de la Drôme, fonds de l'évêché de Die).
  • 1325 : mention du mandement : mandamentum de Rivossico (Livre blanc).
  • 1327 : Rivossec (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1345 : Riousec (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1374 : castrum de Rivossico (archives de la Drôme, E 2226).
  • 1486 : condominus Rivicisci (archives de la Drôme, fonds du Vercors).
  • 1540 : Ruisec (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1540 : mention du mandement : le mandement de Riouset (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1735 : mention du village de Rousset : hameau de Riousset et Bastets (visites épiscopales).
  • 1891 : Rousset, paroisse et quartier de la commune de Saint-Agnan-en-Vercors.

La seigneurie[13] :

  • Au pont de vue féodal, Rousset était le chef-lieu d'un mandement comprenant, probablement, à l'origine tout le Vercors puis seulement la commune actuelle de Saint-Agnan-en-Vercors à partir du XIVe siècle.
  • 1253 : les dauphins cèdent leurs droits aux évêques de Die.
  • Vers 1370 : les droits des comtes de Valentinois passent aux évêques de Die, derniers seigneurs.

Dès 1253, une transaction entre le dauphin et l'évêque de Die fait état du site fortifié de Saint-Alexis.
En 1318, la paroisse Saint-Alexis est mentionnée sur la commune de Saint-Agnan-en-Vercors, au lieu-dit Le Rousset[14].

Avant 1790, Rousset était une paroisse de la communauté de Saint-Agnan-en-Vercors et du diocèse de Die, dont il est question au XIVe siècle. Supprimée peu de temps après, elle ne fut rétablie qu'en 1735. Son église fut de tout temps dédiée à saint Alexis, et ses dîmes appartenaient à l'évêque de Die, qui nommait à la cure[13].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune fait partie du canton de la Chapelle-en-Vercors[10].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la grotte de la Luire est un haut lieu de la Résistance[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacques Clot UMP conseiller général
mars 2008 2014 Marcel Algoud    
2014 En cours
(au 6 novembre 2014)
Christophe Morini[15]   cadre supérieur

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 366 habitants[Note 2], en diminution de 8,27 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9691 7091 1641 2931 2541 3171 2131 2601 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0741 0229851 028991949939877816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742738670630610628632534517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
457390335344363402386384381
2013 2018 - - - - - - -
399366-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes : les deux derniers dimanches de juillet, le dimanche après le 16 juin, le dernier dimanche de septembre[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Spéléologie[1].
  • Randonnées (chemins forestiers)[1].
  • Pêche et chasse[1].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (bovins, ovins), fraises du Vercors[1].

  • Foire : les 4 mai et 9 octobre[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Station estivale et de ski[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane[1]. L'église de Saint Agnan a été bâtie à la fin du XIIe siècle, puis restaurée en 1690. Elle a été endommagée en 1944 pendant la seconde guerre[14].
  • Château de la Tour[1].
  • Chapelle Saint-Régis[1].
  • Chapelle Notre-Dame-de-la Palette[1].
Rousset
  • Ruines du château médiéval (sous la chapelle Saint-Alexis)[réf. nécessaire].
  • Chapelle Saint-Alexis[1]. En 1780, la chapelle très vétuste, est relevée sur ses anciennes fondations[14].
  • Église[1].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Saint-Agnan-en-Vercors est le lieu où se déroule l'action du roman Les Six Compagnons et les Agents secrets, roman pour la jeunesse de Paul-Jacques Bonzon publié en 1969.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel régional du Vercors (forêt domaniale)[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Odde de Bonniot de La Tour, marquis de Saint-Agnan, fondateur de l'Hôpital de Saint-Agnan en 1755[réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saint-Agnan-en-Vercors possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Sain-Agnan-en-Vercors.
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 327.
  11. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2 pages 375-376 [1]
  12. [2]
  13. a b et c J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 320 (Rousset).
  14. a b et c « Les Chapelles », sur Festival des Chapelles Royans Vercors (consulté le ).
  15. Saint-Agnan-en-Vercors sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 6 novembre 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.