Corrençon-en-Vercors

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Corrençon-en-Vercors
Corrençon-en-Vercors
L'église dans le bourg de Corrençon
image illustrative de l’article Corrençon-en-Vercors
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Communauté de communes du massif du Vercors
Maire
Mandat
Thomas Guillet
2014-2020
Code postal 38250
Code commune 38129
Démographie
Gentilé Corrençonnais
Population
municipale
353 hab. (2015 en diminution de 1,67 % par rapport à 2010)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 56″ nord, 5° 31′ 37″ est
Altitude Min. 1 055 m
Max. 2 286 m
Superficie 39 km2
Localisation

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Liens
Site web www.correncon-en-vercors.fr

Corrençon-en-Vercors est une commune française située, géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné. Longtemps rattachée à la paroisse, puis au territoire communal de Villard-de-Lans, la commune est autonome depuis le XIXe siècle et se situe en bout de la cluse dénommée « Val de lans », connue aussi sous le terme touristique des « Quatre Montagnes ».

À la suite d'un nouveau découpage territorial mise en application à l'occasion des élections départementales de 2015, le territoire de la commune se situe désormais sur le territoire du canton de Fontaine-Vercors et celui-ci est la conséquence de la fusion de deux anciens cantons, l'ex canton de Villard-de-Lans et l'ex canton de Fontaine-Sassenage. La commune fait également partie de la communauté de communes du massif du Vercors.

Le village de Corrençon est labellisé « Famille Plus ». La principale activité de la commune repose donc essentiellement sur le tourisme. Le territoire de la commune est entièrement situé entre 1 050 mètres et 2 300 mètres d'altitude.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Corrençon-en-Vercors
la vallée de Corrençon-en-Vercors

Localisation et description[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de Corrençon-en-Vercors appartient, dans sa totalité, au massif et au parc naturel régional du Vercors dans les Préalpes françaises, elles-mêmes situées dans le sud-est de la France. Le bourg de Corrençon se positionne[1] à environ à 40 km de Grenoble en passant par Villard-de-Lans et Sassenage.

Ce territoire est également positionné au pied de la Grande Moucherolle, 2e sommet du Vercors, culminant à 2 285 m, situation qu'elle partage avec sa voisine, la commune de Villard-de-Lans. À noter que Corrençon-en-Vercors est la porte d'entrée septentrionale de la réserve naturelle nationale des hauts plateaux du Vercors.

Article connexe : Massif du Vercors.

Le 45e parallèle traverse apoproximativement le centre du territoire communal et qu'un monument (stèle) lui a été dédié (voir le chapitre "patrimoine"): la commune est donc à égale distance du pôle Nord et de l'équateur.

Description[modifier | modifier le code]

Lovée au cœur d'une vallée à plus de 1 000 m d'altutude, le bourg communal se situe à l'extrémité méridionale d'un val jurassien typique qui forme la moitié-est du Vercors oriental. L'habitat se présentait à l'origine sous la forme d'une très modeste agglomération formée par quelques maisons assez resserrées entre elles, le long d'une rue unique. Le secteur des « Quatre-Montagnes » et la vallée de Corrençon resteront, d'ailleurs, très longtemps isolés des voies de communications principales qui sillonnaient alors le Royaume de France et il faudra attendre le milieu du XIXe siècle, et surtout le début du XXe siècle pour que ce village, à l'instar des autres communes du canton puissent connaître enfin un désenclavement définitif.

En 2018, le territoire se présente sous la forme d'une petite agglomération principale (le bourg) avec la présence de quelques hameaux éparpillés tout autour de ce bourg central, ainsi que d'une station de sport d'hiver dénommée « Le Clos des Balmes » , située en hauteur au sud-est du bourg, au pied de la Grande Moucherolle, et qui reste le seul secteur de la commune à présenter des immeubles assez importants, de par leurs tailles et leurs structures, du au fait de sa proximité avec le domaine skiable. De nombreuses résidences secondaires édifiés sous la formes de villas ou de lotissements liés à la villégiature et à l'activité touristique ont été construites au cours de ses soixante dernières années.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villard-de-Lans Villard-de-Lans Villard-de-Lans Rose des vents
Villard-de-Lans
Saint-Martin-en-Vercors
N Villard-de-Lans
Château-Bernard
O    Corrençon-en-Vercors    E
S
Saint-Andéol Saint-Andéol Château-Bernard

Climat[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Climat de l'Isère.

Situé à la limite des Alpes du Nord et des Alpes du Sud, le climat du Vercors, dans lequel s'inscrit le territoire corrençonnais, est sous la triple influence climatique de la moyenne montagne, des précipitations atlantiques, venues de l'ouest et des régimes méditerranéens, venus du sud. Ce régime est également soumis à l'altitude du territoire de la commune, entièrement situé entre 720 à 2 286 mètres. Durant certaines périodes (généralement au cours des intersaisons, favorables aux fortes variations de température) la vitesse du vent peut, quelquefois, dépasser 100 km/h[2].

L'été présente des périodes chaudes, mais modérées par l'effet de l'altitude et respirables grâce à l'absence de pollution. Les hivers de ces dix dernières années ont connu des enneigements constants.

Températures minimales et maximales enregistrées à Corrençon en 2012, 2014 et 2016[modifier | modifier le code]

  • 2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0 −4,7 2,3 7 9,9 14,6 15,1 14,8 11,5 8,5 3,6 0,1
Température maximale moyenne (°C) 7,2 4,2 18,4 17,6 23,4 26,9 27,7 29,5 23,1 18,2 12 6,6
Source : Climat de Corrençon-en-Vercors en 2012 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −2 2,7 7,2 9,2 13,9 15,1 14,3 12,6 9,5 5 1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,3 16,4 19,9 21,5 27,6 24,8 25,4 24,4 21,3 13,7 7,9
Source : Climat de Corrençon-en-Vercors en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1,6 3 2,7 7,1 9,5 14,5 15,7 14,6 13 6,5 3,9 −3,8
Température maximale moyenne (°C) 9,3 11,3 13,4 17,1 21,3 25,8 28,8 29,1 26,6 16,8 11,6 6,6
Source : Climat de Corrençon-en-Vercors en 2016 sur linternaute.com, d'après Météo France.


L'effet de Fœhn à Corrençon-en-Vercors[modifier | modifier le code]

Croquis expliquant le principe de l'effet de foehn

Lorsqu'un vent souffle fortement depuis le sud, l'ensemble du Massif du Vercors (particulièrement dans le secteur de Villard-Corrençon et de la région du Trièves, située au sud-est du massif) est soumis, de façon subite, à un phénomène de réchauffement rapide qui se dénomme « l'effet de fœhn ».

Il faut savoir que ces deux secteurs de moyenne montagne du département de l'Isère se situent au niveau de la partie septentrionale du col de la Croix-Haute, défini géographiquement comme une des frontières entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud. C'est également dans ce secteur que se situe la partie la plus haute des falaises du Vercors marqués par le Grand Veymont et l'ensemble des hauts plateaux du Vercors.

Article connexe : effet de fœhn.

Dans le cadre de ce phénomène météorologique amplifié par ce positionnement géographique, la température peut, dés lors, grimper rapidement et le secteur peut facilement passer d'une température de °C à Grenoble et dans cette partie du département de l'Isère à une température de +15 °C en quelques heures. En hiver, la neige fond alors à une vitesse impressionnante, en particulier sur les versants sud des montagnes particulièrement bien exposés[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les cours d'eau

Le territoire communal est traversé par le ruisseau Corrençonnais[Note 1] qui s'écoule en direction du nord, vers le territoire de la commune de Villard-de-Lans avant de se jeter dans la Bourne. ce torrent est tributaire du ruissellement des eaux de pluie et de la fonte nivale tout en sachant que le sol karstique de la région favorise l’infiltration de l’eau.

Fontaine

La Fontaine de Giraud-Bernard, est situé à proximité du Clos de la Balme[4].

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Gorges et falaises du Vercors
Gorges et falaises du Vercors.

Le Vercors, dans lequel se situe en entier le territoire de la commune de Corrençon-en-Vercors, est un massif préalpin qui s'est soulevé lors de la surrection des Grandes Alpes. Celui-ci est composé de roches sédimentaires qui se sont successivement déposées dans un océan formé durant l'ère secondaire. Les calcaires durs formés dans ces mers, à l'origine peu profondes, font alternance avec des marnes et marno-calcaires tendres qui, elles, ont été formés dans des mers nettement plus profondes (l'origine marine de ces roches est attestée par la présence de nombreux fossiles). Il en résulte, à l'image d'un mille-feuille, un empilement de plusieurs kilomètres d'épaisseur de roches au sein même de massif[5].

Sous l'effet de la dérive des continents (dite aussi tectonique des plaques), le massif s'est ensuite plissé de façon progressive durant plusieurs millions d'années. Puis, la succession de différents glaciers et l'eau des torrents a profondément modifié l'aspect du paysage environnant la commune. En effet, l'érosion karstique a dissous et modifié les calcaires et l'érosion torrentielle a creusé les gorges (telles que les gorges de la Bourne située à l'ouest du bourg).

Extérieurement, le Vercors présente de grandes falaises de calcaire (très spectaculaire depuis le bassin grenoblois et la vallée du Grésivaudan) donnant une forte impression de citadelle naturelle[6].

Le Muséum d’histoire naturelle de Grenoble situé 1, rue Dolomieu à Grenoble présente de belles collections de roches et de minéraux, issus des préalpes et du Vercors, représentant différentes périodes géologiques.

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Carte des routes du Vercors.
Carte des routes du Vercors.
  • La route départementale

La commune est desservie uniquement par la route départementale 215c, qui relie le lieu-dit Le clos de la Balme (station de sprot d'hiver de Corrençon-en-Vercors) au lieu-dit les Sables (ronf point de Villard-de-Lans).

Cette route se raccorde à la route départementale 531 au niveau du rond-point de la Bourne à Villard-de-Lans, celle-ci permettant alors de rejoindre, soit l'agglomération de grenobloise et l'autoroute A48 par Sassenage à la sortie nord de ce rond-point, soit l'agglomération de Valence, ainsi que la vallée du Rhône par le village de Saint-Just-de-Claix, en direction du sud-ouest en empruntant le site des gorges de la Bourne.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • la ligne 5130 du réseau Transisère (transport à la demande) ;
  • des navettes gratuites relient l'hiver la Gare routière de Villard (ou/et) Côte 2000 (domaine alpin)Corrençon centreHauts Plateaux (Domaine nordique)Clos de la Balme (domaine alpin).

Ces navettes ne sont plus gratuites, excepté pour les cotisants à l'office du tourisme contrairement aux navettes de Villard-de-Lans qui sont gratuites pour tous.

Le territoire communal est également desservi par un réseau de transport scolaire au service des enfants scolarisés dans les différents établissements situés sur son territoire et celui de la communauté de communes.

Autres modes de transports[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grenoble, située à environ 35 km du centre de la commune. Elle est desservie par un service d'autocar régulier depuis la commune voisine de Villard-de-Lans.

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 75 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Corrençon-en-Vercors, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[7].

  • Malaterre (avec Villard-de-Lans)
  • La Loubière (forêt)
  • La Glacière (grotte)
  • La Narce
  • les Jambets
  • les Maréchaux
  • Les Granges
  • les Martins
  • les Mengots
  • Les Vordaignes
  • Les Diats
  • Les Vordaignes
  • Le Brû
  • le Peuil
  • Les Piccauds
  • les Rambins
  • les Ravix
  • Ritons
  • Les Vordaignes
  • Les Vordaignes
  • Grange Bonnet
  • Les Trois Fontaines
  • le Clos de la Balme (Espace alpin Villard Corrençon)
  • Clariant (La Croix de la Messe)
  • Fleur du Roy
  • Le Lautaret

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Corrençon et les localités communauté de communes du massif du Vercors bénéficient d'une station d'épuration moderne (située au lieu-dit Fenat, sur la route de Pont-en-Royans à Villard-de-Lans), ainsi que d'une usine de compostage de boue inaugurées toutes les deux le 6 octobre 2012 par le président du conseil général de l'Isère. Le financement de cette station d'épuration a été assuré, en partie, par l'agence de l'eau Rhone-Méditerranée-Corse, établissement public appartenant conjointement à l'État au conseil départemental de l'Isère et au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et essentiellement par autofinancement dont un recours à l'emprunt effectué par la communauté de communes[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier Elliott intitulé "Vercors-Safari-Patrimoine", le premier nom de la localité fut « Mollard de Corranczonum » au XIIIe siècle[9]. André Plank auteur d'un livre sur l'origine des noms des communes du département de l'Isère évoque comme premiers noms de Corrençon, l'intitulé : « Corranczonum Molard » au XIVe siècle, puis « Correnzone » et « corransone » au XVe siècle.

Selon ce même auteur, le nom se référerait à la racine indo-européenne cor désignant un lieu central ou la vue s'étend au loin, le suffixe one étant utilisé comme diminutif[10].

Cette référence peut également être identique pour la commune de Corenc, situé dans le même département, au pied du massif de la Chartreuse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte des territoires du Vercors.
Carte des territoires du Massif du Vercors.

La commune a été créée en 1857[11]. Le bourg de Corrençon-en-Vercors et ses hameaux nous paraît aujourd’hui replié dans sa cuvette en cul-de-sac, mais il était jadis situé sur la voie de passage traditionnelle entre le Vercors proprement dit et les Quatre Montagnes.

Ce chemin empruntait le pas de l’âne pour rejoindre Saint-Martin-en-Vercors et les villages du Vercors historique et croisait le chemin du Val-de-Lans à travers la Montagne, avant que n’existe la route des gorges de la Bourne.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Selon l'encyclopédie intitulée « Histoire des communes de l'Isère[12] », les vestiges les plus anciens de présence humaine découverts dans le val de Lans et le secteur des Quatre-Montagnes remontent à l'épisode interglaciaire Riss-Würm (soit entre 120 000 et 80 000 ans avant notre ère).

Le musée de la préhistoire de Vassieux-en-Vercors précise que des traces de l'homme de Neandertal ont été retrouvées dans le secteur du Vercors drômois, voisin[13].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, un peuple vraisemblablement gaulois, les Vertacomicorii, dépendant des Voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du Vercors à qui il donnera son nom. Aucune trace d'une installation durable ne semble avoir été conservée dans le secteur de Corrençon-en-Vercors.

C'est en se référant au nom de ce peuple que les géographes modernes (dont Raoul Blanchard) attribueront, plus tard, le nom de Vercors à l'ensemble de la région montagneuse qui entoure Villard-de-Lans et son canton, alors que ce nom était, à l'origine, limité au secteur drômois de La Chapelle-en-Vercors et de Saint-Agnan-en-Vercors. Le secteur géographique dit des « Quatre montagnes », terme médiéval, conservé jusqu'à ce jour (souvent dans un but touristique) correspond exactement au territoire de l'ancien canton de Villard-de-Lans disparu en 2015, mais toujours à celui de l'actuelle communauté de communes qui comprend six communes en 2016 : Villard-de-Lans, Autrans-Méaudre en Vercors, Corrençon-en-Vercors, Engins, Lans-en-Vercors et Saint-Nizier-du-Moucherotte.

Articles détaillés : Vertamocores et Voconces.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vestiges du château fort sur l'ancienne motte castrale.

Durant le Moyen Âge, les forêts, les clairières et les chemins de Corrençon constituèrent une importante zone de contact entre les populations du Vercors central et des Quatre-Montagnes : échanges commerciaux pacifiques et luttes âpres entre Saint-Martin et Corrençon pour l’exploitation des bois, et aussi batailles historiques entre les comtes de Sassenage, seigneurs des Montagnes de Lans, et les évêques de Die, seigneurs du Vercors, pour repousser les limites de leurs domaines respectifs.

En 1297, une charte faisant état de deux chemins publics via Corrençon (vers le Pas de la Balme, vers la Font de la May) est établie, puis en 1400, le baron de François de Sassenage est propriétaire d’une maison forte à Corrençon. L'acte d’albergement entre le seigneur de Sassenage et les particuliers de Corrençon date de 1484.

Le « Champ de la Bataille », clairière au sud de Corrençon, rappelle par sa dénomination l’affrontement célèbre au cours duquel fut battu l’évêque de Die au XVe siècle (1410). On retrouve par ailleurs en plein bois certains vestiges de bornages féodaux, dont la pierre marquée d’une fleur de lys, connue sous le nom de « fleur du Roy ».

En 1497 apparaît la première mention de l’église de Corrençon sous le vocable de Sainte Croix. Cette chapelle est dépendante de la cure de Villard-de-Lans.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La Grande Moucherolle est officiellement gravie en 1744. Treize ans plus tard, en 1757, la forêt de Corrençon est reconnue par le roi de France Louis XV.

Après 1789, surgit une vive opposition entre les habitants de Villard-de-Lans et Corrençon, la première étant fortement gagnée à l'idéal républicain et Corrençon plus rurale, restant plus favorable à l'Ancien Régime et la religion catholique.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vallée de Corrençon-en-Vercors en 2016

En 1810 a lieu le jugement du tribunal entre Villard-de-Lans et Corrençon mais le procès alla de rebondissement en rebondissement pendant presque un demi-siècle.

L'érection de la paroisse de Corrençon se déroule en 1827. Le partage des forêts entre Villard et Corrençon est effectif vingt ans plus tard. Le 19 juin 1857, Corrençon est érigée en commune (450 habitants vivent au village). L'anniversaire de cet événement a eu lieu en 2007, pour les 150 ans.

Corrençon resta jusqu’au milieu du XIXe siècle un simple hameau de la commune de Villard-de-Lans. Leur séparation en 1857 fut l’aboutissement de cinquante années de procès entre cette dernière et les habitants du hameau pour la possession de la grande forêt de Corrençon. En effet, faisant état des droits de propriété accordés en 1484 par le seigneur de Sassenage à leurs familles, les Corrençonnais n’hésitèrent pas à assigner la commune de Villard-de-Lans devant les tribunaux lorsqu’elle prit possession de cette forêt en 1808. Une fois reconnues en justice en 1810, les familles corrençonnaises obtinrent le partage définitif de leurs bois entre les héritiers des premiers possesseurs.

C’est ainsi que fait unique en Vercors, la forêt de Corrençon revint pour les trois quarts à des particuliers tandis qu’ailleurs elle reste patrimoine communal indivis. Tout cela ayant fort aigri les rapports entre le chef-lieu et le hameau, le pouvoir impérial ne put qu'envisager leur séparation administrative. L'église Sainte-Croix fut reconstruite durant le Second Empire.

C'est de cette époque que date la première exploitation de la glacière naturelle de Corrençon. Naguère, cette glace était exploitée et descendue à Grenoble pour les besoins des restaurants et cafés. Il suffit d’une demi-heure de marche depuis le départ du golf de Corrençon pour découvrir aux limites de la forêt de Corrençon et de la forêt de la Loubière de Villard-de-Lans. Elle s’ouvre sous une barre rocheuse au creux d’une dépression. C’est par un puits d’une dizaine de mètres de profondeur, doté d’un escalier métallique, que l’on pouvait accéder au fond de la cavité au sol tapissé d’une épaisse couche de glace vive. La neige qui s’accumule au cours des hivers dans cette dépression abritée se comprime et se transforme en glace permanente se renouvelant sans cesse. Aujourd’hui, la glacière est fermée par arrêté municipal afin de préserver le site.

En 1912 l'installation des lignes électriques dans divers hameaux permet de terminer la complète électrification du territoire communal.

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Entre le , date de l'armistice, signée entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français de Philippe Pétain et le , date du débarquement allié en Afrique du Nord, la commune de Corrençon et l'ensemble des communes dauphinoises se situent en zone libre. La zone d’occupation italienne en France fut dés lors étendue dans tout le massif alpin (la limite étant fixée par le Rhône, suite à une série accords établis entre l'Allemagne nazie et l’Italie fasciste.

Cette occupation militaire durera jusqu'au à Cassibile, date de la signature d'une armistice entre les autorités italiennes et les alliés. Le les troupes allemandes s'installent à l'est du Rhône et envahissent les vallées alpines.

La Résistance[modifier | modifier le code]

En 1942, avant même l'arrivée des troupes allemande, de jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire qui deviendront progressivement des résistants s'installent dans la forêt du Vercors dont le camp II, situé aux Ravières, au sud du territoire communal[14]. En 1944, le curé de Corrençon, l'abbé Johannes Vincent, prend une part active à la résistance. Ancien aumônier du 14e régiment d’infanterie, il cache des personnes de religion juive et des réfractaires au service du travail obligatoire. Membre du mouvement « Combat », il est à l’origine du camp « Colomb ».

Durant les combats de 1944, l’armée allemande incendie la ferme Frier du Bois, les granges, les cabanes susceptibles se servir d’abri aux maquisards. Au moment de leur départ, ils brûlent les archives du village.

La seconde moitié du XXe siècle (après 1945)[modifier | modifier le code]

En 1952, un décret qui autorise la commune à porter le nom de Corrençon-en-Vercors.

Un village à l'écart[modifier | modifier le code]

En 1960, les premières résidences secondaires à Corrençon. Un peu à l’écart dans sa clairière, Corrençon ne fut pas concernée par le mouvement du climatisme et du tourisme du début de siècle comme les autres villages des 4 Montagnes. Elle attendit les années 1960 pour que soit exploité son espace pour le ski alpin.

Le tremblement de terre de Corrençon[modifier | modifier le code]

Le à h 45 du matin se produit dans le massif du Vercors un important séisme avec un épicentre vraisemblablement situé sur la commune, bien que les coordonnées « officielles » (latitude 44°57'N, longitude 5°24'E)[15] le situent à 14 km au sud-ouest. Par sa magnitude de 5,5, ce séisme est actuellement considéré comme le plus important survenu dans le grand quart sud-est de la France depuis 1960[15]. L'intensité maximale à Corrençon, évaluée sur l'échelle MSK, est de VII-VIII : l’église de Corrençon est lézardée ; plusieurs tombes sont bouleversées dans le cimetière ; des cheminées sont renversées ; des murs sont fissurés, même dans les maisons neuves[16],[17]. Des dégâts correspondant à l'intensité V ont été observés à Grenoble, avec des chutes de tuiles et des centaines de cheminées abattues, occasionnant des dégâts à plusieurs voitures en stationnement. La secousse n’a duré que 15 secondes mais elle a été ressentie jusqu'à Valence, Lyon et même Genève[16]. Comme tous les séismes atteignant ou dépassant la magnitude 5,5, il a été enregistré à très grande distance par une soixantaine de stations sismologiques mondiales : jusqu'à Bangui (République centrafricaine, à 4 700 km), Shillong (Inde, à 7 800 km) et même Wichita (Kansas, à 8 300 km)[16].

Ce séisme a été précédé, entre le 12 et le 23 avril, de 6 séismes dont 4 ont été faiblement ressentis. Plus que des précurseurs, ce type d'activité est plutôt caractéristique d'un essaim de séismes qui s'est poursuivi jusqu'à la mi-juillet 1962[16]. Jusqu'en 1962, le Vercors était un massif considéré comme étant asismique. On ignore encore actuellement quelle faille a pu jouer.

Le développement du tourisme[modifier | modifier le code]
  • Années 1960
1962 : création du télésiège de Combeauvieux (au Clos de la Balme) : mise en route des premières remontées mécaniques par une société privée. Aménagement des petites pistes aux abords du village d'abord, puis création d'un véritable stade de neige à partir du Clos de la Balme en avant de la Petite Moucherolle. : Du fait de la fréquentation importante du site, les constructions se multiplièrent : hôtels, gîtes ruraux, lotissements chalets et petits immeubles (aujourd’hui, la capacité d’accueil est de quatre mille personnes pour 350 habitants permanents).
1966 : création du syndicat d’initiative.
1968 : Jeux olympiques de Grenoble (épreuve de luge à Villard-de-Lans).
  • Années 1970
1970 : création du parc naturel régional du Vercors.
1978 : création d’une garderie dans les locaux de la mairie.
1979 : 1re Fête de l’Agriculture à Corrençon.
1979-80 : SATEC (Société d'Aménagement Touristique Équipement Corrençon)
  • Années 1980
1983 : liaison domaines Alpins Villard-de-Lans et Corrençon-en-Vercors.
1984 : création d’une gare de départ par la SEVLC (Société d’Équipement Villard-de-Lans/Corrençon) au Clos de la Balme
1985 : création et classement de la réserve naturelle nationale des Hauts plateaux du Vercors puis rénovation de la place de la Mairie et de la place de l’Église. La création du golf de Corrençon de 9 trous a lieu la même année. Le syndicat d’initiative devient un office de tourisme.
  • Années 1990
le site du "Clos de Balmes en 2015
1991 : extension du golf et ouverture du parcours de 18 trous.
1992 : création de la SEML (Société d'Économie Mixte Locale) du golf. Signature d’un contrat état région. Création d'un Comité d'Action Touristique Villard-de-Lans/Corrençon. Fusion des offices de tourisme de Villard-de-Lans et de Corrençon et mise en place du contrat nordique (actions de massif avec le Parc).
1997 : réhabilitation de la cabane de Carette.
1999 : 322 habitants recensés à Corrençon-en-Vercors.
  • Après 2000
2002 : la présence du loup sur la réserve naturelle des Hauts plateaux s’officialise.
2003 : création de la 1re chèvrerie à Corrençon, soit trois exploitations agro-pastorales.
2004 : Création du hameau de Ribambel qui prend la dénomination de « hameau des Rambins » en 2014
2006 : Obtention du label Famille Plus montagne. La même année, 350 habitants sont recensés à Corrençon.
2014 : Mise en service du Telemix de Corrençon (SIeges/Cabines) enneigeurs et réaménagement des parkings au départ du clos de la balme. Création d'une piste de ski roue

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Corrençon.
Mairie de Corrençon.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration communale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de dix membres dont un maire, trois adjoints au maire et six conseillers municipaux. la commune compte également deux conseillers communautaires siégeant à la communauté de communes du massif du Vercors[18].

En 2018, le maire, Thomas Guillet est également le président du Parc naturel régional du Vercors.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Thomas Guillet[19] SE Commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose des services suivants :

  • une mairie avec un service d'état civil ;
  • un office de tourisme qui travaille en lien avec Villard de Lans sous la marque Villard de Lans/Corrençon ;
  • un centre de première intervention ;
  • Une école maternelle et une école élémentaire et primaire (classe unique) ;
  • une maison des enfants : crèche, halte-garderie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2015, la commune comptait 353 habitants[Note 2], en diminution de 1,67 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
374344341333330301311296288
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
284261196182163173179139140
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
159193259264322358359356353
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,9 % contre 48,4 % au niveau national et 49,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
  • 47,1 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 9,5 %, 30 à 44 ans = 25,4 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Corrençon-en-Vercors en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,8 
75 à 89 ans
4,1 
14,7 
60 à 74 ans
19,5 
22,1 
45 à 59 ans
18,9 
22,1 
30 à 44 ans
25,4 
15,3 
15 à 29 ans
9,5 
20,0 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2007 en pourcentage[25].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,7 
19,6 
45 à 59 ans
19,6 
21,8 
30 à 44 ans
21,0 
20,7 
15 à 29 ans
19,2 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire.
L'école primaire.
Maison des enfants.
Maison des enfants.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

La commune possède[26] une école primaire publique.

Son bâtiment est contigu à celui de l'Hôtel de Ville, en plein centre du village. Cette école, est divisée en deux classes uniques :

  • Une classe unique du CE1 au CM2
  • Une classe unique maternelle petits, moyens et grands, et le cours préparatoire.

La restauration scolaire se pratique au rez-de-chaussée de la Maison des enfants (située au centre de loisirs)[27]

Autres établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Les élèves corrençonais scolarisés en établissement secondaire du premier cycle se rendent au collège de la cité scolaire Jean-Prévost située à Villard-de-Lans, le service de transports par autocars étant assuré par le conseil départemental de l'Isère).

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Plusieurs activités sportives peuvent être effectués sur le territoire de la commune dont la promenades à pied ou à VTT, l'activité équestre, la pratique du golf, le tennis, le street hockey, le ski alpin/snowboard, le ski de fond, le biathlon, le ski roue, l'escalade.

Le ski[modifier | modifier le code]

L'Espace Villard-Corrençon est le domaine de ski alpin du domaine skiable de Villard-de-Lans Corrençon-en-Vercors. L'espace est exploité par la Société d'Équipement de Villard-de-Lans - Corrençon-en-Vercors (SEVLC) et Il est accessible via quatre portes d'entrée, dont une seule est située sur le territoire de Corrençon-en-Vercors ː

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le Clos de la Balme
Le site du Clos de la Balme est un lieu-dit, situé au sud-est du bourg, au-delà du golf de Corrençon, à une altitude de 1 220 m.
Article connexe : Espace Villard-Corrençon.

L'activité de randonnée[modifier | modifier le code]

Hauts Plateaux du Vercors.
Les G.T.V permettent d'organiser une découverte des Hauts Plateaux du Vercors

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 9, par le sentier de grande randonnée 91, et par le sentier de grande randonnée de pays : « Tour des Quatre Montagnes ».

  • Les Grandes Traversées du Vercors
L'association des « Grandes traversées du Vercors » (G.T.V), dont le siège est situé à la maison du Parc naturel régional du Vercors, regroupe de nombreux professionnels (plus de 150) gérant l'accueil des visiteurs et des randonneurs sur des itinéraires de randonnée uniquement situés dans le périmètre du Parc naturel régional du Vercors. Ces randonnées peuvent être effectuées en toutes saisons et notamment en hiver (randonnée en raquettes et en ski en de fond) ou en été (âne bâté ou à cheval)[28].

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le Dauphiné libéré
Le quotidien régional historique des Alpes tirant à grand tirage est Le Dauphiné libéré. Celui-ci consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition dénommée « De l'agglomération au Vercors », un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville et du canton de Fontaine-Vercors, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La communauté de l'église catholique de Corrençon-en-Vercors dépend de la « Paroisse La Croix de Valchevrière », en hommage à l'ancien hameau, témoin local des combats locaux de la Seconde Guerre mondiale qui épargnèrent la petite chapelle locale. Cette paroisse a été créée en l'an 2000 par le diocèse de Grenoble-Vienne. Ce secteur géographique de la vie religieuse couvre l'ensemble du canton actuel. Un site internet dédié à cette activité cultuelle permet de connaitre toutes les informations sur ce sujet[29].

Autres cultes[modifier | modifier le code]

  • Un temple protestant affilié à la Fédération évangélique de France est situé au hameau des Geymonds, entre Villard-de-Lans et Lans-en-Vercors, à environ 5 km du centre de la commune[30].
  • Un centre d’études tibétaines dénommé « Karma Migyur Ling », lieu d’étude et de pratique du bouddhisme, est situé sur les contreforts du Massif du Vercors à, environ, 20 km de la commune[31].
  • En ce qui concerne la religion musulmane, les mosquées les plus proches sont situées à Fontaine, à environ 35 km, mais aussi à Grenoble et Pont-de-Claix[32].
  • En ce qui concerne le culte juif, la synagogue la plus proche de la commune de Corrençon, se situe, rue Maginot à Grenoble, soit à environ 38 km[33].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et emploi[modifier | modifier le code]

Activités industrielles et commerciales[modifier | modifier le code]

Le bourg présente en son centre quelques commerces installés autour d'une petite place piétonne face au porche de l'église. Ce secetur héberge une supérette (primeur-fromages), une boulangerie-pâtisserie, une boucherie-charcuterie, un marchand journaux, bureau de tabac-PMU, et de deux restaurants.

Activités touristiques[modifier | modifier le code]

Le tourisme est, pour des raisons historiques et géographiques, le premier employeur de la commune.

Le domaine skiable[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un domaine de ski alpin et de ski nordique qu'elle partage avec la commune de Villard-de-Lans.

En 2006, Corrençon a obtenu le label Famille Plus, certifiant l'excellence de son organisation et de ses structures en matière d'accueil des familles avec des enfants dès leur plus jeune âge.

En 2014, la communauté de commune du massif du Vercors et la Fédération Française de ski ont choisi le site de Corrençon-en-Vercors pour y installer l'espace Biathlon - Ski roue du Vercors, dédié aux entraînements des grands athlètes de la discipline. L’école de ski nordique offre des stages et des cours aux adultes et aux enfants afin d'appréhender la discipline en toute sécurité.

Pour faciliter l'accès aux activités de pleine nature et limiter les déplacements, le village a centralisé l'accueil et les structures touristiques dédiées aux enfants au cœur même du village.

  • Le hameau de Rambins
Cet espace regroupe[34] :
Les structures d'accueil de l'École de Ski Français de Corrençon ;
Un domaine débutant de 25 hectares équipé de petites remontées mécaniques donnant accès à des pistes en pente douce ;
Le Babysnow, un engin de glisse permettant la découverte du ski à partir de 11 mois ;
Une maison des enfants regroupant une halte garderie accueillant les enfants dès l'âge de 3 mois et un centre de loisirs pour des activités récréatives dédiées aux enfants de 3 ans à 12 ans ;
Une piste pour une balade en famille en raquettes ou à pieds, à travers la forêt de Ribambel.

Le golf de Corrençon-en-Vercors[modifier | modifier le code]

Elle dispose également de l'unique parcours de golf (18 trous, 5 340 mètres) de la communauté de communes du massif du Vercors. Celui-ci propose également un restaurant et un magasin d'équipement[35].

La commune présente également quelques hôtels, des centres d'hébergement de vacances, ainsi que des gîtes ruraux et des chambres d'hôtes[36].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Il existait encore, sur le territoire de la commune, une dizaine d'exploitations agricoles en 1980, puis deux seulement en 2001.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
L'église.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Croix date du XIXe siècle. Elle a subi de nombreux dommages lors du tremblement de terre de 1962 qui ébranla la région. À côté de l'église, un petit monument évoque le souvenir de l'abbé Vincent qui accueillit et protégea de nombreux résistants durant l'épisode historique du maquis du Vercors[37].

La stèle du 45e parallèle[modifier | modifier le code]

La stèle est située au bord d'un sentier démarrant au sud du parcours golf. Après avoir passé le site du Champ de la Bataille et celui du Puits des Ravières (site du camp 2 du Maquis du Vercors). Le monument, qui marque la ligne invisible mais bien établie par les géographes, est en forme de demi-mappemonde située un peu plus loin du Puits des Ravières[38]

Le château fort de Corrençon[modifier | modifier le code]

Vestiges du mur de l'ancien château fort.

Les soubassements d'un château fort du Moyen Âge (fin du XIIIe siècle), répertorié sur l'inventaire delphinal de 1339, sont visibles sur la butte en contrebas de laquelle se trouvent l'église et les commerces[39].

Le mur des Sarrasins[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Corrençon-en -Vercors abrite un site quelque peu mystérieux dénommé par la tradition : « Mur des Sarrasins ». C'est un site situé, en haute montagne, au niveau de la crête du Vercors, au Sud du Pas le Balme. Il s'agit, bien évidemment, d'une construction humaine à moitié ruiné et évoquant un long mur en arc de cercle de 18 mètres de long protégeant un bande de terrain assez étroite et délimitée par la falaise. C'est un assemblage de pierres grossières, aujourd’hui en partie effondré, mais qui dépasse encore trois mètres de haut dans sa partie orientale. La tradition locale évoque l'existence de ce mur comme datant de l'époque d'une incursion des Sarrasins en Dauphiné. Il est également possible que ce mur soit les restes d'un ancien poste militaire, peut-être médiéval. En fait, malgré l'absence de toute étude approfondie sur ce site, tout semble indiquer qu'il s'agit bien d'une ancienne position fortifiée relativement ancienne[40],[39].

Patrimoine culturel, musées et traditions locales[modifier | modifier le code]

Carte linguistique du Dauphiné : Le dauphinois est un dialecte arpitan parlé dans le nord du Dauphiné. La moitié sud du Dauphiné est quant à elle du domaine linguistique de l'occitan et de son dialecte local, le vivaro-alpin.

Le domaine linguistique[modifier | modifier le code]

Les limites respectives entre les langues que sont l'occitan (vivaro-alpin, vivaroalpin ou provençal-alpin) et le francoprovençal (dauphinois) se situeraient sur le territoire de Villard-de-Lans, sans qu'on puisse formellement le tracer.

Cela permettrait de considérer l'ancien hameau villardien que fut Corrençon jusqu'au XIXe siècle, à l'instar de la partie de ce territoire, comme étant situé dans le secteur patoisan de langues d'Oc. Selon l'encyclopédie régionale Bonneton qui publie en 2015 un ouvrage consacré au Dauphiné et dont un chapitre présente sa langue et ses idiomes, « le territoire de Villard-de-Lans et ses environs se situe dans une zone de transition entre le franço-provençal et l'occitan ou provençal »[41]

Articles connexes : Dauphinois (dialecte) et Francoprovençal.
Articles connexes : Nord-occitan et vivaro-alpin.

Patrimoine naturel et biodiversité[modifier | modifier le code]

Patrimoine faunistique[modifier | modifier le code]

Gypaète barbu

Corrençon-en-Vercors, modeste village de moyenne montagne, situé en plein cœur du massif du Vercors abrite, sur son vaste territoire, une faune variée correspondant à trois des quatre étages de végétation (de 700 m à 2 200 m d'altitude) du massif et ses influences climatiques successives (principalement montagnarde). Il existe, plus spécifiquement sur ce territoire, une faune spécifique des falaises, des grottes et des zones humides[42].

Un grand nombre d'espèces animales sont présentes sur le domaine forestier et montagnard :

des mammifères tels que le chevreuil, le sanglier, le blaireau, la marmotte des alpes, le lièvre brun, l'écureuil, le renard ainsi que le mouflon, le chamois et le bouquetin en extrême lisère du territoire communal vers les hauts plateaux. Le loup semble avoir fait sa réapparition dans les Alpes françaises, et même dans le massif du Vercors[43]. Des chauves-souris (chiroptères) : du fait de l'existence de nombreuses grottes, de cavités, de cavernes, de scialets et de granges abandonnées. Au niveau des insectes, un collectif a été créé pour promouvoir et surtout lancer un projet conservatoire au sujet de l'abeille noire du Vercors, insecte autrefois très répandu sur le plateau[44].

Des oiseaux (dont un grand nombre de rapaces), tels que la buse variable, la chouette hulotte, le rouge-queue noir et quelquefois le Gypaète barbu, réintroduit récemment[45].

Patrimoine floral et forestier[modifier | modifier le code]

Schéma des différents étages de végétation dans les Alpes

L'abbé Ravaud, curé de Villard-de-Lans, a publié entre 1883 et 1894, un ensemble d'ouvrages ou il est présente l'ensemble des « propriétés et des usages des plantes au point de vue de la médecine, de l'industrie et des arts » regroupé en une collection dénommée « Guide du botaniste en Dauphiné.. » publié par l'éditeur grenoblois Xavier Drevet et qui correspond pour chaque tome à des excursions à but botanique effectuées par cet ecclésiastique dans l'ensemble du Dauphiné, notamment au niveau bryologiques et lichénologiques. Le volume IV présente un inventaire détaillé du secteur de Villard-de-lans, les volumes V et VI concerne les autres secteurs du Massif du Vercors, notamment les hauts plateaux dont les sommets de la Grande Moucherolle et du Grand Veymont. L'ensemble de cette œuvre considérable, quasi exhaustive pour l'époque, est consultable à la bibliothèque nationale de France[46]

L'espace forestier[modifier | modifier le code]

Espace forestier de Corrençon-en-Vercors en 2015

L'espace forestier de Corrençon-en-Vercors appartient dans son intégralité au domaine de la forêt du massif du Vercors situe dans le département de l'Isère. Cet espace est partagé en nombreux secteurs (forêts ou bois) plus ou moins étendus et dénommés de façon différentes pour des raisons locales et historiques sans que cela soit forcément officiel.

Liste des différents espaces forestiers[modifier | modifier le code]

  • Forêt de la Loubière (partagée avec Villard-de-Lans) ;
  • Secteur forestier de Bois Gaillard ;
  • Secteur forestier des Bois du Peuil ;
  • Secteur forestier du Généty ;
  • Secteur forestier des Essarteaux ;
  • Secteur forestier de Combeauvieux;
  • Secteur forestier de Grand-Buisson.

Patrimoine montagnard[modifier | modifier le code]

La crête du Vercors[modifier | modifier le code]

La crête rocheuse du Vercors, visible du Val de Lans, de la cuvette grenobloise comme de la vallée du Drac (jusqu'au lac du Monteynard) reste un site très remarquable et correspond aux limites sud-ouest de la commune de Corrençon-en-Vercors.

Tous situés sur le territoire de la commune depuis sa limite avec Villard-de-Lans, les points culminants (sommets) et les points de passage (cols) les plus notables sont (du nord au sud) :

  • La Grande Moucherolle, 2 284 mètres ;
  • Le pas de la Balme, 1 839 mètres ;
  • Rocher de la Balme, 2 063 mètres ;
  • Rocher du Pleynet, 1 994 mètres.

La réserve naturelle des Hauts plateaux du Vercors[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle des Hauts plateaux du Vercors
La réserve naturelle des Hauts plateaux du Vercors vu du Grand Veymont.

Créée en 1985 et d'une superficie exceptionnelle de 17 000 hectares, la réserve naturelle nationale des Hauts plateaux du Vercors s’étend sur 10 % du territoire du parc naturel régional du Vercors.

Elle est, en 2013, la plus vaste réserve terrestre de France métropolitaine. Une partie de cette réserve naturelle concerne la partie sud de la commune de Corrençon-en-Vercors.

On peut y découvrir la plupart des grandes espèces alpines comme la marmotte, le tétras-lyre, l'aigle royal, le chamois, le lagopède alpin, le lièvre variable, le loup, la chouette chevêchette ou la chouette de Tengmalm. Certaines espèces ont été réintroduites sur le territoire comme le bouquetin des Alpes, le vautour fauve, le gypaète barbu ou la marmotte. Les promeneurs et randonneurs doivent savoir que les points d'eau restent extrêmement rares[47].

La transhumance[modifier | modifier le code]

Troupeaux de moutons en transhumance de la Provence vers les Alpes
Troupeaux de moutons en transhumance de la Provence vers les Alpes (1900)
Carte de la transhumance de la Provence au Dauphiné
La transhumance, autrefois[modifier | modifier le code]

Selon l'almanach du bonhomme Jacquemart de 1911, la transhumance qui consiste à faire déplacer du bétail depuis les vallées jusqu'aux montagnes est présenté comme une tradition régionale fort ancienne. On peut d'ailleurs notamment y lire le texte suivant[48] :

«  Tous les ans, au printemps, des plaines d'Arles et de Provence, d'où l'aridité des sols et la chaleur les chassent, les moutons montent par troupeaux et viennent occuper jusqu'aux premiers froids toutes les montagnes du Dauphiné  »

Historiquement, les propriétaires de troupeaux devaient négocier, généralement avec les mairies et les édiles locaux, un pâturage à louer pour les périodes qui les intéressaient. Le contrat était généralement signé au printemps ou à la fin de l'été pour les années suivantes.

L'ouvrage de François et Charles Gardelle, dénommé Le Vercors, autrefois[49] évoque cette pratique

Autrefois, il n'était donc pas rare de découvrir dans les rues principales du petit bourg de Corrençon, des passages de troupeaux de plusieurs centaines de moutons dénommés les "menouns". Autour de ces grandioses troupeaux qui, arrivant à pied (et à pattes) ou quelquefois par chemin de fer, sillonnaient la région de Villard-de-Lans, on pouvait découvrir quelques chèvres, voir quelques boucs.

La transhumance, aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Petit à petit, au cours du dernier siècle, le phénomène a fortement diminué, mais il encore parfaitement possible de découvrir des troupeau en transhumance, mais sur des distances plus courtes, notamment sur les hauts plateaux, par delà Corrençon-en-Vercors sur l'ensemble du territoire du canton de Villard-de-Lans.

Les touristes et les randonneurs doivent comprendre que ces troupeaux ne doivent, en aucun cas, être dérangés et qu'ils sont gardés par des chiens spécifiques à cet usage, les patous, animaux qui assurent leurs tâches avec sérieux et dévouement, donc il est absolument recommandé de rester à l'écart de ceux-ci[50]

Patrimoine souterrain[modifier | modifier le code]

Le Vercors est un massif bien connu des amateurs de spéléologie. Il est, d'ailleurs, facile de constater que de nombreux prestataires d'activités touristiques et sportives installés à sur le plateau (Quatre-Montagnes et Vercors dromois) proposent des activités spéléologiques ouvertes à tous, y compris aux enfants et les groupes scolaires.

Il existe cependant une Fédération française de spéléologie (F.F.S)[51], auquel est affilié au moins un club à proximité de la commune de Corrençon et situé à Villard-de-Lans : l'association spéléologique du Vercors (A.S.V) fondée en 2007.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Corrençon-en-Vercors dans les arts[modifier | modifier le code]

Films tournés à Corrençon-en-Vercors[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le ruisseau Corrençonnais est également nommé « ruisseau de Corrençon ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La distance entre la commune et : la préfecture, le chef-lieu d'arrondissement et le chef-lieu du canton avec Mappy.fr.
  2. Site de France 3 sur la météo de Villard-de-Lans.
  3. Site de Guilhem martin, page sur le Foehn
  4. Site sentier nature "la tête de chaudière par la combe de fer"
  5. Balade en Vercors, sur le site de futura-sciences.
  6. [PDF] La formation des paysages, sur le site du Parc du Vercors.
  7. Site géoportail, page des cartes IGN
  8. Site de la CCMV / STEP.
  9. Patrick Ollivier Elliott, livre "Vercors-Safari-Patrimoine", édition La fontaine de Siloé, 2010, page 191
  10. Andre Plank, livre "L'origine du nom des communes du département de l'Isère, édition L'atelier, 2006, page 77
  11. Le territoire communal sur cassini.ehess.fr.
  12. Histoire des communes de l'Isère, Tome II : Grenoble et son arrondissement - Édition 1988 (page 325) publié par l'ancien éditeur Horvath
  13. Site du musée de la préhistoire de Vassieux-en-Vercors.
  14. Site du musée de la Resistance, page sur les camps du Vercors
  15. a et b « Catalogue « BCSF-LDG » 2014 issu du projet SI-Hex », sur www.franceseisme.fr (consulté le 7 novembre 2014).
  16. a, b, c et d [PDF] « Rothé, J.-P., 1972. La séismicité de la France de 1961 à 1970, Annales Inst. Phys. Globe Strasbourg, IX, p. 22-27 », sur www.franceseisme.fr (consulté le 7 novembre 2014).
  17. « Séismes dans les Alpes », sur sismalp.obs.ujf-grenoble.fr (consulté le 7 novembre 2014).
  18. Site de la mairie de Corrençon-en-Vercors, liste des élus
  19. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de l'Isère.
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. « Évolution et structure de la population à Corrençon-en-Vercors en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  25. « Résultats du recensement de la population de l'Isère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  26. Site officiel de l'académie de Grenoble.
  27. Site de la mairie de Corrençon.
  28. Site des GTV
  29. http://www.paroisse-croixdevalchevriere-cathisere.cef.fr Site de la paroisse de la Croix de Valchevrière
  30. http://huguenotsinfo.free.fr/temples/villars_lans.htm le temple de Villard-de-Lans
  31. http://www.montchardon.org Site du centre d'études tibétains de Montchardon
  32. Site « guide du musulman », page sur la liste des mosquées iséroises
  33. Site planète kiosque, page sur la liste des synagogues en Isère
  34. Site de l'office de tourisme
  35. Site du golf de Corrençon
  36. Site de la mairie de Corrençon
  37. Site de la paroisse
  38. Site sur les entiers de randonnée
  39. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 676.
  40. Vercors Safari-patrimoine -Patrick Olivier Eliott - Édition la fontaine de Siloé
  41. Le Dauphiné, ouvrage collectif, Éditions Christine Bonneton, page 168
  42. Page du Parc naturel régional sur la Faune, sur le site villarddelans.com.
  43. Site de la buvette des alpages sur le retour du loup
  44. site de la miellerie Alphonse
  45. Site PNV, page sur la réintroduction du gypaête barbu
  46. Site de la Bibliothèque dauphinoise, page sur l'abbé Ravaud
  47. http://vercors-drome.com/fr_FR/la-reserve-des-hauts-plateaux-440.html Site de la réserve.
  48. Site de l'almanach Jacquemart de 1911 : consultable, page par page.
  49. Le Vercors, autrefois - Édition 2006 (page 75) publié par l'éditeur "La Fontaine de Siloé"
  50. Site de la buvette des alpes sur le patou.
  51. FFS Lyon

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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