Saint-André-le-Gaz

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Vue générale de Saint-André-le-Gaz
Vue générale de Saint-André-le-Gaz

Saint-André-le-Gaz est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette commune est issue de la fusion vers 1790 des communautés de Saint-André-la-Palud et de Le Gaz-la-Palud. Le terme de Gaz vient du gué ou gua qui permettait dans ce lieu de franchir la Bourbre, avant que Bonaparte, en route pour la campagne d'Italie, n'ordonnât d'y édifier un pont.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Saint-André-le-Gaz et des communes limitrophes

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire communal fait intégralement partie de la circonscription territoriale du département de l'Isère et plus précisément dans la partie septentrionale de ce département, dénommé localement sous le vocable de Nord-Isère.

Géologie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]


Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le secteur du Nord-Isère présente un climat de type semi-continental[1] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont chauds et secs. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqué par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-André-le-Gaz est traversé par la Bourbre, un affluent direct en rive gauche du Rhône, d'une longueur de 72,2 km[2]. Le territoire héberge également quelques étangs.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare.

La gare de Saint-André-le-Gaz est un nœud ferroviaire important dans le réseau de transport. Située sur la ligne Lyon - Grenoble, une bifurcation donne accès à Chambéry, les pays savoyards, la Suisse et l'Italie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-André-le-Gaz est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[3].

Terminologie des zones sismiques[4]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel de la commune est trompeur. Le terme « Gaz » est soit une déformation, soit un doublet de gua qui signifie en vieux français gué (avant 1800, on franchissait la Bourbre à gué au hameau du Gua).

Comme partout ailleurs dans les régions de langue arpitane, le -z final ne se prononce pas[5]. Ainsi, "Le Gaz" se prononce "Le Ga".

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Saint-André-le-Gaz fut visée durant la Seconde guerre mondiale par un acte de résistance intérieure : des maquisards sabotent les rails en 1944 afin de couper les approvisionnements allemands. Ces derniers mènent le 8 juillet de la même année une opération de représailles dans le village qui va faire treize morts et dix déportés[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1789 à 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1793 Louis Gentil    
1793 1836 Claude Bel    
1836 1840 Félix Billard    
1840 1846 François Chamard    
1846 1878 Félix Billard    
1878 1881 Jean Lalechère    
1881 1883 Laurent Rabatel    
1884 1888 Étienne Graillet    
1888 1900 Benoît Royer    
1900 1903 Benoît Veyret    
1903 1919 Eugène Gros    
1919 1944 Joseph Serrières    
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1947 Joseph Rabatel    
1947 1956 Victor Ferrand    
1956 1965 Marcel Bernasconi    
1965 juin 1995 Roger Gallien    
juin 1995 mars 2001 Daniel Longère    
mars 2001 2003 André Guicherd    
2003 mars 2014 Joseph Veyret    
mars 2014 En cours Magali Guillot   Conseillère Départementale de l'Isère et Présidente de la Communauté de Communes Les Vals du Dauphiné

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 2 807 habitants[Note 1], en augmentation de 10,95 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9061 0259879701 1441 3141 3961 3791 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2061 2871 3121 3701 4501 4591 4471 3931 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3341 3711 2691 1911 3101 3051 3011 1601 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3111 4061 5261 6411 9031 9612 2252 4042 751
2016 - - - - - - - -
2 807--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipements et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Le terrain de football.
  • ASSA Football
  • Basket St Didier St André
  • ASSA Basket
  • Tennis Club
  • Club de Boules
  • Haltérophilie et musculation
  • Amitié Montagne
  • Détente plein air
  • Association de Chasse - La Diane
  • Association de pêche - La Gaule AAPPMA
  • École de pêche - Les Vairons
  • Club Forme et Bien Être

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité sur le canton, la communauté des communes et quelquefois sur la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Verel, datant de 1610, est bâti à la place d'une maison forte dont il conserve l'escalier colimaçon[11]. Il se trouve dans un cadre prestigieux, dont les murs conservent le souvenir d’hôtes illustres, tels le poète Alphonse de Lamartine et le romancier Stendhal, au temps où la famille Beyle, sa famille, était propriétaire des lieux. À 490 m d’altitude il domine de quelque 80 m, la gare, le village, le Gua et tout le secteur environnant. On jouit à partir de son esplanade en terre-plein d’un panorama exceptionnel, avec dans le lointain sur plus de 100 km une magnifique chaîne ininterrompue de montagnes, du Jura et des Alpes, aux tons azuréens barrant agréablement le lointain horizon.
  • L'église et son clocher ayant récemment fêtés leurs 100 ans et qui, à cette occasion, ont bénéficié d’un lifting qui leur a rendu l’éclat de leur jeunesse. Œuvre de l’architecte Alfred Berruyer, concepteur dans le département d’une bonne trentaine d’autres églises. Sont à voir à l’intérieur les toiles dues au pinceau de Louis Vettard, sorte d’abbé Calès avant la lettre, prêtre et artiste peintre, curé de St-André, il y a un siècle, notamment la Cène (inspirée de l’œuvre de Léonard de Vinci) ainsi que la chaire, œuvre probable de l’ébéniste Perrin.
  • Les ponts sur la Bourbre, une rivière, prenant sa source dans les Terres Froides de Châbons, pour former un affluent et grossir entre Loyettes et Saint-Priest de son modeste débit celui du Rhône. celle-ci est enjambée par les ponts de Tapon, de la Creuse et du Gua. Ce dernier le plus célèbre, a été construit sur un remarquable radier, remontant aux dires des spécialistes à la période gallo-romaine. La tradition veut, sans être confirmée par des écrits d’époque, que le pont proprement dit, ayant mis fin au célèbre passage à gué, dont il porte le nom, fut construit par les pontonniers du général Bonaparte pour le passage de l’Armée d’Italie.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • L'étang de Tapon, est le lieu de rendez-vous apprécié des pêcheurs dès la saison commencée. Il accueille plusieurs concours et safari organisés chaque année par des associations locales[12].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La MFR Le Chalet.
  • École de Musique Associative, qui met à disposition des cours de guitare, piano, batterie, trompette, chant[13].
  • Harmonie des Tisserands
  • Deux centres de formation (MFR Le Village[14] et MFR Le Chalet[15]), qui proposent des formations par alternance en élevage canin et félin, électrotechnique, menuiserie et mécanique automobile .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Bourbre (V17-0400) » (consulté le 1er juin 2018)
  3. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  4. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  5. « La prononciation des noms en -az et -x en Arpitanie », Fédération internationale de l'arpitan / francoprovençal,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2018)
  6. « la résistance à St André le Gaz - Webécoles - La Tour-du-Pin », sur www.ac-grenoble.fr (consulté le 6 février 2016)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 694
  12. « Pêche à la journée sans permis, pêche tous poissons en isère | Peche Pour tous », sur www.pechepourtous.com (consulté le 6 février 2016)
  13. « Ecole de Musique Associative - Saint-André le Gaz », sur ema-salg.fr (consulté le 6 février 2016)
  14. « MFR Le Village Saint André le Gaz », sur www.mfr-village-saintandre.org (consulté le 6 février 2016)
  15. « MFR Le Chalet de St André le Gaz », sur www.mfr-chalet-saintandre.org (consulté le 6 février 2016)