Saint-André-le-Gaz

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Saint-André-le-Gaz
Vue générale du village pris de la voie de chemin de fer.
Vue générale du village pris de la voie de chemin de fer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Bourbre-Tisserands
Maire
Mandat
Magali Guillot
2014-2020
Code postal 38490
Code commune 38357
Démographie
Gentilé Saint-Andréens
Population
municipale
2 751 hab. (2014)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 59″ nord, 5° 32′ 06″ est
Altitude Min. 356 m – Max. 488 m
Superficie 8,89 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintandrelegaz.fr

Saint-André-le-Gaz est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est issue de la fusion vers 1790 des communautés de Saint-André-la-Palud et de Le Gaz-la-Palud. Le terme de Gaz vient du gué ou gua qui permettait dans ce lieu de franchir la Bourbre, avant que Bonaparte, en route pour la campagne d'Italie, n'ordonnât d'y édifier un pont.

Géographie[modifier | modifier le code]

La gare.

La gare de Saint-André-le-Gaz est un nœud ferroviaire important dans le réseau de transport. Située sur la ligne Lyon - Grenoble, une bifurcation donne accès à Chambéry, les pays savoyards, la Suisse et l'Italie. Elle fut visée pendant la seconde guerre mondiale dans un acte de résistance : des maquisards sabotent les rails en 1944 afin de couper les approvisionnements allemands. Ces derniers mènent le 8 juillet de la même année une opération de représailles dans le village qui va faire 13 morts et 10 déportés[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel de la commune est trompeur. Le Gaz est soit une déformation, soit un doublet de gua qui signifie en vieux français gué (avant 1800, on franchissait la Bourbre à gué au hameau du Gua).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1793 Louis GENTIL    
1793 1836 Claude BEL    
1836 1840 Félix BILLARD    
1840 1846 François CHAMARD    
1846 1878 Félix BILLARD    
1878 1881 Jean LALECHERE    
1881 1883 Laurent RABATEL    
1884 1888 Etienne GRAILLET    
1888 1900 Benoît ROYER    
1900 1903 Benoît VEYRET    
1903 1919 Eugène GROS    
1919 1944 Joseph SERRIERES    
1944 1947 Joseph RABATEL    
1947 1956 Victor FERRAND    
1956 1965 Marcel BERNASCONI    
1965 1995 Roger GALLIEN    
1995 2001 Daniel LONGERE    
2001 2003 André GUICHERD    
2002 Mars 2014 Joseph VEYRET    
Mars 2014 en cours Magali GUILLOT Divers droite [2]  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 751 habitants, en augmentation de 14,43 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
906 1 025 987 970 1 144 1 314 1 396 1 379 1 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 206 1 287 1 312 1 370 1 450 1 459 1 447 1 393 1 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 334 1 371 1 269 1 191 1 310 1 305 1 301 1 160 1 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 311 1 406 1 526 1 641 1 903 1 961 2 225 2 404 2 751
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le terrain de football.
  • Club de Football de l'AS Saint André le Gaz
  • Basket Club - BCSA
  • Tennis Club
  • Club de Boules
  • Haltérophilie
  • Amitié Montagne
  • Détente plein air
  • Association de Chasse - La Diane
  • Association de pêche - La Gaule AAPPMA
  • École de pêche - Les Vairons

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Verel, datant de 1610, est bâti à la place d'une maison forte dont il conserve l'escalier colimaçon[7]. Il se trouve dans un cadre prestigieux, dont les murs conservent le souvenir d’hôtes illustres, tels le poète Alphonse de Lamartine et le romancier Stendhal, au temps où la famille Beyle, sa famille, était propriétaire des lieux. À 490 m d’altitude il domine de quelque 80 m, la gare, le village, le Gua et tout le secteur environnant. On jouit à partir de son esplanade en terre-plein d’un panorama exceptionnel, avec dans le lointain sur plus de 100 km une magnifique chaîne ininterrompue de montagnes, du Jura et des Alpes, aux tons azuréens barrant agréablement le lointain horizon.
  • L'église et son clocher ayant récemment fêtés leurs 100 ans et qui, à cette occasion, ont bénéficié d’un lifting qui leur a rendu l’éclat de leur jeunesse. Œuvre de l’architecte Alfred Berruyer, concepteur dans le département d’une bonne trentaine d’autres églises. Sont à voir à l’intérieur les toiles dues au pinceau de Louis Vêttard, sorte d’abbé Calès avant la lettre, prêtre et artiste peintre, curé de St-André, il y a un siècle, notamment la Cène (inspirée de l’œuvre de Léonard de Vinci) ainsi que la chaire, œuvre probable de l’ébéniste Perrin.
  • La Bourbre, prenant sa source dans les Terres Froides de Châbons, pour former un affluent et grossir entre Loyettes et Saint-Priest de son modeste débit celui du Rhône, enjambée par les ponts de Tapon, de la Creuse et du Gua. Ce dernier le plus célèbre, a été construit sur un remarquable radier, remontant aux dires des spécialistes à la période gallo-romaine. La tradition veut, sans être confirmée par des écrits d’époque, que le pont proprement dit, ayant mis fin au célèbre passage à gué, dont il porte le nom, fut construit par les pontonniers du général Bonaparte pour le passage de l’Armée d’Italie.
  • L'étang de Tapon, rendez-vous apprécié des pêcheurs dès la saison commencée. Il accueille plusieurs concours et safari organisés chaque année par des associations locales[8].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La MFR Le Chalet.
  • École de Musique Associative, qui met à disposition des cours de guitare, piano, batterie, trompette, chant[9].
  • Harmonie des Tisserands
  • Deux centres de formation (MFR Le Village[10] et MFR Le Chalet[11]), qui proposent des formations par alternance en élevage canin et félin, électrotechnique, menuiserie et mécanique automobile .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « la résistance à St André le Gaz - Webécoles - La Tour-du-Pin », sur www.ac-grenoble.fr (consulté le 6 février 2016)
  2. « Résultats des élections municipales de 2014 », sur www.interieur.gouv.fr
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 694
  8. « Pêche à la journée sans permis, pêche tous poissons en isère | Peche Pour tous », sur www.pechepourtous.com (consulté le 6 février 2016)
  9. « Ecole de Musique Associative - Saint-André le Gaz », sur ema-salg.fr (consulté le 6 février 2016)
  10. « MFR Le Village Saint André le Gaz », sur www.mfr-village-saintandre.org (consulté le 6 février 2016)
  11. « MFR Le Chalet de St André le Gaz », sur www.mfr-chalet-saintandre.org (consulté le 6 février 2016)
  12. Treize jeunes de la région primés aux olympiades, sur le site leprogres.fr du 16 juin 2011
  13. Le contrôle industriel récompensé, sur le site de Traitement & Matériaux
  14. Aurélien CADIOU reçu par la Président de le République à l'Élysée, sur le site des MFR
  15. En direct des Olympiades des Métiers à Londres, sur le site de letudiant.fr