Le Cheylas

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Le Cheylas
Le Cheylas vue de la D523.
Le Cheylas vue de la D523.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Roger Cohard
2014-2020
Code postal 38570
Code commune 38100
Démographie
Gentilé Cheylasiens
Population
municipale
2 639 hab. (2014)
Densité 314 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 20″ nord, 5° 59′ 36″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 1 202 m
Superficie 8,4 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-le-cheylas.fr

Le Cheylas est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Cheylasiens (Cheylasiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Cheylas est une commune située dans la vallée du Grésivaudan, au pied de la montagne de Bramefarine, entre le massif de Belledonne et le massif de la Chartreuse, à égale distance (30 km) de Grenoble et Chambéry. La commune fait partie de l'aire urbaine de Grenoble.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La banquette interglaciaire de Barraux et les vallées perchées du Grésivaudan sont un site géologique remarquable de 556,69 hectares qui se trouve sur les communes de Goncelin, Le Cheylas, La Flachère, Morêtel-de-Mailles, Sainte-Marie-d'Alloix et Saint-Vincent-de-Mercuze-Sainte-Marie-du-Mont. En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Bourg est le plus grand lieu-dit de la commune. On y trouve la mairie, le groupe scolaire Chartreuse, le restaurant Le Carré gourmand, un centre commercial, le complexe sportif ainsi que le manoir de la Tour.
  • La Gare doit son nom à l'ancienne gare ferroviaire, aujourd'hui désaffectée. On y trouve le groupe scolaire Belledonne, le restaurant scolaire et la halte-garderie.
  • Le lieu-dit l'Usine comporte :
  • les lieux-dits Le Villard, le Trouillet et l'Abbaye sont situés sur la montagne de Bramefarine, qui surplombe Le Cheylas à l'est.
  • Autre lieux-dits, au sud de l'autre côté du Fay à flanc de coteau en direction de Goncelin, les Chaberts hameau dont une maison a été édifiée en 1773, avec plaque (de 1,5 × 1 m) atrière d'origine fleurs de lys, dauphins et initiales du propriétaire, en ce hameau une rivière glaciaire souterraine passe sous les habitations à environ 8/10 mètres de profondeur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Marie-d'Alloix Pontcharra Rose des vents
Saint-Vincent-de-Mercuze N Saint-Pierre-d'Allevard
O    Le Cheylas    E
S
Le Touvet
Goncelin
Morêtel-de-Mailles

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom de la commune[modifier | modifier le code]

  • Le nom Cheylas aurait pour origine l'existence d'un château Castellarium.
  • En patois dauphinois, faire un chemin dans la neige se dit chala (se prononce tsala), d'où le sens de lieu de passage (pour aller de Chambéry à Grenoble, on est obligé de passer par Le Cheylas).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Construit à partir de 1475 sur un terrain plat peut-être autrefois protégé par des fossés, le manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il est donc très probable que quelques habitations se trouvaient sur l'emplacement actuel du Bourg. Mais on est sûr que des champs cultivés permettait à Sébastien Guiffrey (le propriétaire du manoir) de se nourrir suffisamment.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La communauté de Cheilas (Le Cheylas) était sous l'Ancien Régime rattaché au mandement de Morêtel. Par décret du 6 décembre 1794, cette communauté était incorporée à la commune de Goncelin. Toutefois, sept ans plus tard, en 1801, elle retrouve son autonomie communale.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ferme de la Tour en 1906.

L'économie de la commune est longtemps restée à dominante rurale. Toutefois, son économie s'est trouvée revigorée par l'installation de deux usines importantes. D'une part les ateliers sidérurgiques de Wheelabrator-Allevard, émanation moderne de la sidérurgie du Pays d'Allevard, ont glissé vers la vallée de l'Isère. D'autre part, Le Cheylas est le siège de l'usine hydroélectrique au débouché du tunnel Arc-Isère. Ces deux sites ont créé quelques services.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Roger Cohard PCF Agent technique
mars 2001 mars 2008 Jocelyne Ughetto    
juin 1995 mars 2001 Claude Reymond-Laruinaz    
mars 1983 juin 1995 Louis Pailhoux    
mars 1971 mars 1983 Roger Brunet-Manquat    
1944 mars 1971 Pierre Pissetty SFIO Conseiller général du Canton de Goncelin (1967-1971)
1940 1944      
1934 1940 Pierre Pissetty SFIO  
1919 1934 Laurent Beurriand    
1909 1919 Eugène Vial    
1900 1909 Camille Pierron    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 639 habitants, en diminution de -1,05 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
451 577 588 718 650 810 805 773 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 793 803 772 782 823 781 716 675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
613 583 525 546 610 720 749 792 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
941 1 110 1 173 1 311 1 567 2 118 2 565 2 680 2 639
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie économique[modifier | modifier le code]

L'industrie fait son apparition dans la commune en 1920, lorsque la Société des Hauts Fourneaux et Forges d’Allevard implante une usine d’électrométallurgie. Aujourd’hui, les entreprises Ascométal Allevard et Wheelabrator Allevard produisent sur le site du Cheylas des aciers à ressort et des grenailles d’acier.

Électricité de France a installé dans la commune une usine hydroélectrique d’une puissance de 480 MW. Cette usine peut, grâce à ses deux groupes réversibles, faire du transfert d’énergie par pompage et ainsi injecter de l’énergie sur le réseau national aux heures de pointe.

L’agriculture occupe une place importante dans le village. La polyculture a été abandonnée au profit de la culture des arbres fruitiers ; pêches, pommes, poires et abricots, produits par des agriculteurs tournés vers le progrès. Ces produits sont vendus directement par les producteurs et ont une réputation de qualité reconnue dans toute la région.

Le centre commercial et les zones d’activités ont été créés par la municipalité pour accueillir des entreprises, des artisans et des commerçants qui proposent leurs services aux habitants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • château du Villard[6]
  • église néo-gothique Saint-Martin, du XIXe siècle[6]

Le Manoir de la Tour[modifier | modifier le code]

Le manoir de la tour.
Article détaillé : Manoir du Cheylas.

Construit à partir de 1475, le manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il présente une belle tourelle d'escalier avec trois grandes fenêtres à meneaux moulurés en calcaire blanc, hélas dépouillés de leur parure. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la tour fut recouverte d’un toit.

À l'arrière du bâtiment, sur l'angle sud-ouest, prend place une grosse tour circulaire de 8 mètres de diamètre intérieur, aux murs épais de 1,50 mètre. Une chapelle, très exiguë, est couverte d'une croisée d'ogives se réunissant sur le blason des Boutières, qui représente un lion toutes griffes dehors. Une fenêtre donnant dans l’escalier permettait aux domestiques d’assister à la messe.

La cave voûtée est en bon état. Une dalle recouvre un trou qui, aux dires des anciens, pourrait être ce qui reste des oubliettes. Au rez-de-chaussée, on remarque l’emplacement des bouches à feu et, une chose curieuse, un boulet de canon scellé dans la muraille qui serait un symbole ésotérique de l’époque.

En entrant, on découvre un superbe escalier en colimaçon qui dessert les étages. Au rez-de-chaussée, il ne faut pas manquer d’apprécier le plafond à la française de la salle des cuisines. Une chambre présente des poutres fabriquées en trois pièces, travail de charpentiers locaux dont la renommée dépassait nos frontières. La salle des gardes communiquait, par un escalier aujourd’hui muré, avec une salle de police, située dans la tour, sous la chapelle. Au même étage sont implantées les chambres. Celle qui est en façade sud a été une chambre nuptiale. Ce sont les deux cœurs gravés dans la pierre des meneaux qui nous l’apprennent. C’est l’hommage du sculpteur rendu à de jeunes époux.

Des communs construits au XVIIIe siècle encadrent la cour. L’un d'eux abritait une magnanerie (élevage de vers à soie) construite sous Louis XIV.

Le manoir fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monument historique par arrêté du  : seuls les façades et les toitures sont inscrits[7].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le seigneur et chevalier Sébastien Guiffrey, célèbre au XIIIe siècle, est mêlé à toutes les traditions chevaleresques du Dauphiné. Le manoir de la Tour lui appartient. Il y rend l’âme dans la nuit du 15 février 1515. Sa famille est réunie au manoir à cette occasion. Ses deux filles aînées sont en prière dans la chapelle, tandis que la troisième, occupée à enrayer une épidémie de peste dans la chapelle du Prémol, n’a pas pu venir. Sont également présents les époux des deux filles aînées, Pierre de Theys et Georges de Beaumont, seigneur de l’Arthaudière. Après avoir distribué des aumônes et demandé des prières aux religieux de Mians, Sébastien meurt sans avoir revu Guigues, son fils. Il sera enterré aux Chaberts où repose déjà son épouse Lionnette de l’Arthaudière.
Guigues Guiffrey, surnommé « le brave Boutières », guerroie pendant ce temps-là[Quand ?] en Italie aux côtés de Bayard et du « bâtard du Fay », seigneur de Mailles. Et lorsque Bayard est blessé à Rovasenda, c’est Guigues qui prend le commandement des armées royales. Plus tard, Guigues est blessé en tentant de refouler l’Anglois, et, dédaignant le manoir du Cheylas, va s’installer au château du Touvet.

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • Le Cheylas Basket, basketball.
  • L'ASG, (Association Sportive du Grésivaudan) est un club de football issu de la fusion en 2003 des clubs haut-grésivaudans (Pontcharra) et Cheylas-Goncelin.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, la commune est jumelée avec la commune Italienne de Pavarolo, située à côté de Turin. Existent d'autre part des coopérations décentralisées avec les communes maliennes de Dembella, Tella, Benkadi et Blendio.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 219-222
  7. « Manoir de la Tour », notice no PA00117134, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 41 (consulté le 22 juillet 2014)
  9. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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