Vienne (Isère)

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Vienne
L'hôtel de ville de Vienne.
L'hôtel de ville de Vienne.
Blason de Vienne
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Chef-lieu des cantons de :
Vienne-1
Vienne-2
Intercommunalité ViennAgglo
Maire
Mandat
Thierry Kovacs
2014-2020
Code postal 38200
Code commune 38544
Démographie
Gentilé Viennois
Population
municipale
29 077 hab. (2012)
Densité 1 284 hab./km2
Population
aire urbaine
111 606 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 31″ N 4° 52′ 33″ E / 45.5253, 4.875845° 31′ 31″ Nord 4° 52′ 33″ Est / 45.5253, 4.8758
Altitude Min. 140 m – Max. 404 m
Superficie 22,65 km2
Localisation

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Site web vienne.fr

Vienne (prononcé [viɛn ][1] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, Vièna en francoprovençal[2]) est une commune située au sud-est de la France, au confluent du Rhône et de la Gère, dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Elle est, avec La Tour-du-Pin, l'une des deux sous-préfectures du département.

Occupant une place privilégiée à la croisée de plusieurs routes : le Rhône, les Alpes et le Massif central, le site de Vienne, choisi par les gaulois Allobroges, est fermé par cinq collines, qui offrent un intérêt défensif. Le cours irrégulier du Rhône menace des terrasses inondables jusqu'à la fin du IIe siècle av. J.-C. Durant le Haut-Empire (27 av. J.-C. - milieu du IIIe siècle, Vienne connaît une urbanisation spectaculaire, avec une parure monumentale qui rend compte de son rang. Forte d'une économie diversifiée, la ville se développe à l'extérieur de l'enceinte, sur la rive gauche du Rhône, au sud, et sur la rive droite. À la fin du IIIe siècle et au IVe siècle, la ville, repliée dans son centre, n'occupe plus qu'une vingtaine d'hectares au maximum. Les évêques, puis les archevêques prennent le relais des institutions civiles défaillantes. Vienne, « cité sainte », voit le clergé affirmer son emprise, avec au premier rang les archevêques ; les couvents des ordres mendiants s'ajoutent aux abbayes bénédictines. Un nouveau réseau de voies étroites est mis en place. Aux XIIe et XIVe siècles, le quartier d'Outre-Gère est protégé par des remparts, comme plus au sud aussi. Grâce à l'essor industriel amorcé au XVIIIe siècle, l'économie viennoise prospère. Accueillant de nombreuses usines consacrées notamment aux activités textiles et à la métallurgie, la ville, desservie par le chemin de fer, s'étend vers l'est (Vallée de Gère), au nord (Estressin) et le sud (L'Isle). L'habitat s'étend sur les hauteurs et se densifie, notamment à Estressin et à l'Isle. Sur le plateau à l'est de la commune naît vers 1970 le quartier de Malissol. Marquée à partir des années 1950 par la crise de ses industries, Vienne affirme sa vocation culturelle et touristique, avec Jazz à Vienne depuis 1981 et le Plan Patrimoine, initié en 2005.

Au cœur de la vallée du Rhône, entre Lyon et Valence, la population viennoise reste modeste, se plaçant en 4e place du département de l'Isère et en 25e place de la région Rhône-Alpes, avec 29 077 habitants en 2012. la communauté d’agglomération viennoise, constitue quant à elle la 4e communauté d'agglomération iséroise (derrière Voiron) et la 12e communauté d'agglomération régionale. L'agglomération viennoise est constitué de (18 communes, dont 17 en Isère et une dans le Rhône (Saint-Romain-en-Gal)[3]. Avec une population proche de 70 000 habitants, la communauté d'agglomération rassemble 5 000 entreprises avec 25 000 salariés)[4]. Le point fort de Vienne reste néanmoins son aire urbaine, avec une population de 111 600 habitants (en 2011), la place en 9e position dans la région, en effet regroupant 40 communes répartie sur 5 départements. C'est ainsi qu'elle se positionne juste derrière celle de Bourg-en-Bresse avec ses 120 000 habitants)[5].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vallée du Rhône et Balmes viennoises.
Vue aérienne de Vienne et de la vallée du Rhône.
Vue sur la vallée du Rhône et les quartiers sud de Vienne, depuis le Mont Saint-Just.

Vienne est située en Europe continentale, dans le quart sud-est de la France, au cœur de la région Rhône-Alpes, dans le nord-ouest du département de l'Isère, dans la vallée du Rhône (entre Lyon et Valence), au nord-ouest de l'ancienne province du Dauphiné, au sein de la région naturelle des Balmes viennoises et plus précisément au confluent de la Gère et du Rhône[6]. La ville est entourée de plusieurs massifs montagneux, le Massif central à l'ouest et les Préalpes à l'est et se situe au nord de l'axe méridien de la vallée du Rhône.

À vol d'oiseau, Vienne se situe à 26,3 kilomètres au sud de Lyon[7], à 39 kilomètres à l'est de Saint-Étienne[8], à 66,5 kilomètres au nord de Valence[9], à 76,2 kilomètres au nord-ouest de Grenoble[10], à 251 kilomètres au nord de Marseille[11], à 416,9 kilomètres au sud de Paris[12]. Les villes les plus proches sont celles de Givors (11,1 km), de Condrieu (10,9 km), de Roussillon (17,7 km) et de Saint-Jean-de-Bournay (20,6 km).

Administrativement, la commune se situe dans la région Rhône-Alpes, dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement de Vienne (dont elle en est le chef-lieu). De plus, Vienne est le chef-lieu de deux cantons, celui de Vienne-1 et celui de Vienne-2, la ville est donc au niveau cantonal divisé en deux. La commune fait partie de la Communauté d'agglomération du Pays Viennois (appelée plus fréquemment ViennAgglo) depuis sa création le 19 décembre 2001 ; elle faisait auparavant partie du district de Vienne, qui regroupait 7 communes (Sainte-Colombe-lès-Vienne, Saint-Romain-en-Gal, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Seyssuel, Pont-Évêque, Reventin-Vaugris et Vienne[13]).

La cité s'étend sur la rive gauche (à l'est) du fleuve, en face de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe, au confluent du Rhône et de la Gère. Elle est enserrée en arc de cercle entre cinq collines abruptes, restes du bloc hercynien épigénétique du Massif central à l'ouest du fleuve[14].

La ville a également donné son nom à une région géographique bien délimitée : les Balmes viennoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Vienne et de ses communes limitrophes.
Légende

La commune de Vienne est limitrophe de douze communes. En partant du nord vers le nord-est puis à l'est, on trouve les communes de Chuzelles, de Serpaize, de Pont-Évêque et de Estrablin. Au nord-ouest, le territoire de Seyssuel. À l'ouest et au sud-ouest, sur la rive droite du Rhône, on trouve les communes de Saint-Romain-en-Gal, de Sainte-Colombe, de Saint-Cyr-sur-le-Rhône puis d'Ampuis. Enfin au sud, Vienne partage sa limite territoriale avec Reventin-Vaugris. Ce qui est particulier à Vienne, c'est que sur tout son flanc ouest, la limite du territoire communal avec les communes de Saint-Romain-en-Gal, de Sainte-Colombe, de Saint-Cyr-sur-le-Rhône et de Ampuis se fait sur le Rhône.

Rose des vents Seyssuel Chuzelles Serpaize Rose des vents
Saint-Romain-en-Gal,
Sainte-Colombe
N Pont-Évêque,
Estrablin
O    Vienne    E
S
Saint-Cyr-sur-le-Rhône,
Ampuis
Reventin-Vaugris Jardin,
Les Côtes-d'Arey

Topographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Topographie de Vienne et Géologie de l'Isère.

La ville, qui se situe dans la vallée du Rhône, est entourée par plusieurs collines et plateaux. Sa superficie est de 2 265 hectares ; Vienne est dominée par quatorze collines principales : son altitude varie entre 150 mètres au sud (au niveau de la Chapelle Notre-Dame de l'Isle) et 408 mètres (au sommet de la colline du Télégraphe)[15].

Le « site de Vienne »[modifier | modifier le code]

Si le Rhône est l'élément de continuité qui permet de descendre à Lyon à la mer Méditerranée, la vallée du Rhône est, quant à elle, fort discontinue puisqu'elle alterne défilés et bassins au cœur du plus vaste ensemble de bas plateaux que l'on suit au nord au sud dans le sillon rhodanien suite au contrecoup du soulèvement alpin : la Dombes puis, au sud du Rhône qui vient du Jura, les plateaux des Balmes viennnoises, de Bonneveaux et des Terres froides en Bas-Dauphiné ; ils sont relayés au sud de la Drôme par les avant-postes des Préalpes. Ces bas plateaux (de 300 à 400 mètres) sont localement incisés en défilés, les roches dures des versants ayant assuré leur pérennité à l'échelle des temps géologiques. Le défilé de Vienne est le premier de ces défilés en aval de Lyon[A 1].

Peu avant Vienne et jusqu'à Condrieu, la vallée du Rhône frappe par son étroitesse et par la raideur des versants qui l'encadrent. Les traits du relief ont été présentés comme des avantages naturels du site de la Vienne antique[A 2] :

  • sur la rive gauche, Vienne est la ville de[A 3] cinq collines disposées en arc de cercle regardant le Rhône, qui assure la défense face à l'arrière-pays bas dauphinois. Ce sont : le Mont Salomon, le Mont Arnaud , les collines de Sainte-Blandine, de Pipet (245 mètres) et de Saint-Just (290 mètres). Ces hauteurs sont en fait l'extrémité occidentale des lanières d'un plateau disséqué par d'étroites et profondes vallées (comme celle de la Gère), c'est celui que l'on appelle Balmes viennoises. Ainsi, on peux compter sur le territoire communal 14 collines, toutes font partie intégrante des Balmes viennoises. Du nord au sud, ce sont les collines de Saint-Maxime (270 mètres), de Massier (293 mètres), de Charavel (268 mètres), du Champ de Bras (278 mètres), du Gravier Rouge (305 mètres), du Mont Salomon (274 mètres), du Mont Arnaud (295 mètres), de Pipet (245 mètres), de Charlemagne (270 mètres), de Sainte-Blandine (276 mètres), de Malissol (281 mètres), de Saint-Just (290 mètres), de Saint-Gervais (286 mètres) et du Télégraphe qui est le point culminant de la ville avec 408 mètres d'altitude[A 4].
  • la plaine du Rhône, large de 2 kilomètres , s'abaisse de 160 à 150 mètres environ à Vienne, selon une pente moyenne de 50 centimètres par kilomètres. D'orientation nord-ouest/sud-est entre Givors et Vienne, elle décrit un coude de 90° vers le sud-ouest entre Vienne et Condrieu. La plaine s'étend principalement en rive droite du fleuve sur les communes de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe et en rive gauche dans les quartiers de L'Isle et d'Estressin. Si, masquée par le bâti, la plaine actuelle paraît à première vue homogène, la topographie de détail était complexe à l'époque gallo-romaine car de bas niveaux, peu ou pas inondables, facilitaient la franchissement du fleuve et la traversée de la plaine[A 5].

Le défilé de Vienne est la seconde trouée de l'axe Saône-Rhône après celle de Pierre Scize à l'entrée de la Saône dans Lyon ; il en existe d'autres vers l'aval, comme le défilé de Saint-Vallier à Tain-l'Hermitage et celui de Donzère. Les géographes ont forgé l'expression de « percée épigénique » pour caractériser ce type de défilé. Celui de Vienne est creusé au contact de bordure orientale du Massif central et du piémont du Bas-Dauphiné ; le Rhône a creusé son lit sur place, entaillant un couloir dans les roches dures du socle plutôt que d'emprunter par un détour des secteurs de roche tendre où il eût déblayé un large bassin.

En résumé, le Rhône et ses affluents, à travers une large boucle, ont creusé d'importants sillons dans les derniers contreforts orientaux du Massif central, formés de roches cristallophylliennes, substrat des collines qui entourent la ville. Le sommet de ces coteaux est recouvert de placages morainiques et de dépôts éoliens, et les dernières glaciations ont laissé de nombreuses alluvions à leur pied, formant ainsi des terrasses hors de portée des crues du Rhône, même lorsque celui-ci occupait la totalité de son lit majeur comme au début du Ier millénaire av. J.-C.[16].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le paysage viennois forme une mosaïque de paysages et de milieux aux aptitudes diversifiées. Dans un premier temps, il y a la « gorge épigénique du Rhône » est présente depuis la fin du Miocène. Les versants encadrant la gorge du Rhône ont été une dénivellation actuelle de plus de 200 mètres, mais la profondeur était supérieure au Messinien (270 mètres) ; ils sont parallèles et orienté nord-ouest/sud-est au nord de Vienne et nord-ouest/sud-ouest au sud de la ville. Alors que le versant ouest est échancré par plusieurs ruisseaux qui descendent du Massif du Pilat et en facilitent l'accès, le versant est rectiligne, massif, à l'exception notable de la trouée de la Gère. Le réseau de failles qui a dénivelé le Pilat a aussi partiellement guidé le cours du Rhône au cours du processus de surimposition. C'est aussi la grande résistance du socle à l'érosion superficielle qui explique la permanence de la gorge du Rhône depuis la fin de l'ère tertiaire. Les roches cristallophylliennes sont présentes au nord de Vienne et sur les deux versants de la gorge du Rhône, mais le granite arme le plateau situé entre Vienne et les Côtes d'Arey en rive gauche. L'échine nord-sud de la colline de Pipet est aussi granitique, mais mylonitisée, c'est-à-dire intensément fracturée[A 6].

Exposées au sud-est, les pentes de la gorge du Rhône offrent une grande variété d'expositions favorables multipliées par la dissection des coteaux ; l'ensoleillement est remarquable au-dessus de l'humidité et des brumes de la plaine du Rhône, et ces pentes offrent en général une bonne protection vis-à-vis du vent du nord[A 7].

La plaine alluviale du Rhône s'abaisse de 155 mètres à Givors à 145 mètres au niveau de Condrieu, sur une distance de près de 20 kilomètres, ce qui confère à la plaine et au Rhône une forte pente d'environ 0,5 mètre par kilomètre. La largeur de la plaine alluviale (si l'on considère les alluvions du Rhône) ou du lit majeur (si l'on prend en considération une définition basée sur l'inondation), est comprise entre 800 et 1500 mètres[A 8].

Dans un second temps, il y a les Balmes viennoises, le bas plateau situé dans la partie sud-ouest du Bas-Dauphiné, sont nommées ainsi car les vallées sont loin en loin bordées de corniches émoussées ou de talus entaillés dans la molasse moicène qui peut affleurer ; la « balme » (ou « baume ») nomme localement à la fois la corniche et la grotte. Les balmes sont fréquemment creusées de cavités artificielles utilisées comme annexes des bâtiments de la ferme ; le sable extrait des baumes était utilisé comme litière pour amender les champs. Les Balmes viennoises, ainsi que le plateau de Bonnevaux plus au sud, sont d'une grande diversité paysagère du fait de la complexité de leur mise en place. La molasse affleure de rive droite de la Gère ; au Moyen Âge, elle a été extraite à grande échelle de carrières souterraines pour les besoins de la construction, comme en témoignent les carrières souterraines de Pont-Évêque. Leur roche, qui durcit[A 9] à l'air libre, a servi à la construction de la cathédrale Saint-Maurice[A 10].

La modelé des Balmes viennoises date surtout des périodes froides du Quaternaire. Si la haute surface du plateau de Bonnevaux (450 mètres) présente des interfluves qui n'ont pas été décapés par les glaces ; en revanche, ceux des Balmes viennoises (350 mètres) ont sans doute été abaissées par l'érosion glaciaire et portent une couverture morainique d'âge rissien, ou même mindélien[A 11].

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Sismicité[modifier | modifier le code]

Vienne est dans une zone d'aléa sismique modéré[17], selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 1 mai 2011[18].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rhône, Gère, Sévenne et Ponts de Vienne.

Vienne fait partie du bassin versant du Rhône : les eaux qui coulent à Vienne se jettent dans la mer Méditerranée.

La ville et son fleuve[modifier | modifier le code]

Le Rhône creuse à Vienne un défilé entre la Massif Central et le Bas-Dauphiné[C 1]. La Vienne moderne s'étend sur la rive gauche du Rhône, qui fut pendant toute l'histoire de la ville à la fois source de problèmes et de réussite. Si le fleuve assura, pendant plusieurs siècles, la réussite économique de la cité, surtout durant la période gallo-romaine, il fut longtemps difficile à maîtriser. Il inonda à plusieurs reprises la ville (la dernière très grande crue datant de 1840), notamment le centre ville de Vienne et la plaine de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe. La construction de quais sur le Rhône puis des barrages hydroélectriques, a mis fin aux crues importantes du fleuve. Le Rhône s’est assagi depuis le XIXe siècle avec le développement des nombreux aménagements le long de son cours. Les digues et chenaux de protection contre les inondations, puis les barrages et les centrales construites par la Compagnie Nationale du Rhône au cours du XXe siècle, ont progressivement diminué le débit de certains tronçons, modifié les conditions hydrauliques et le fonctionnement du fleuve.

À l'époque gauloise, la confluence de Rhône et de la Gère est un carrefour entre le monde méditerranéen, les Alpes, la Gaule du Nord et de l'Ouest. Le Rhône inonde toute la plaine. L'agglomération gauloise occupe le promontoire rocheux situé sous le palais de Justice actuel et ses alentours. Au IIe siècle avant J.-C., le Rhône devient plus étroit et plus profond, permettant l'occupation de terrasses autrefois inondables. La ville devient capitale des Allobroges et commence à s'étendre sur la rive droite du Rhône[C 2].

À l'époque romaine gallo-romaine, les urbanistes coquèrent par d'importants remblais des terrains constructibles sur les deux rives du Rhône. Parmi ces nouveaux quartiers, les entrepôts fluviaux occupent 4 à 6 hectares en rive gauche. La navigation fluviale entre Méditerranée et Lyon contribue à l'importance et à l'enrichissement de la ville ; l'existence et l'emplacement d'un ou même trois ponts sont encore l'objet de recherches[C 3].

Du XIVe siècle jusqu'au milieu du XVe siècle, le fleuve marque la frontière entre le Royaume de France et le Saint-Empire romain germanique. Du côté de Vienne, le débouché de chaque rue était un port. Le pont en pierre à cinq arches (seul pont issu de la période romaine) est défendu par la France par la Tour des Valois. Le pont fut malencontreusement détruit par une crue du Rhône en 1651[C 4].

À partir de 1750, la construction des quais de la Gère puis du Rhône facilite la traversée de Vienne et protège la ville des inondations. En 1829, le ont suspendu en fil de fer permet de rattacher l'industrie métallurgique de Vienne au centre houiller de Saint-Étienne. Après 1830 la navigation à vapeur remplace les mariniers. Au début du XXe siècle encore, des bateaux-lavoirs sont accostés le long des quais[C 5].

En 1949 est achevé le pont Neuf devenu pont de Lattre-de-Tassigny. La circulation automobile pour laquelle on a doublé les quais du Rhône est couvert de la Gère en 1967, éloigne la ville de son fleuve. En 1980, le barrage hydro-électrique de Vaugris et les aménagements de la Compagnie Nationale du Rhône font monter le niveau du fleuve, et permettent la continuation de la navigation (péniches, tourisme fluvial)[C 6].

La ville et ses rivières[modifier | modifier le code]

La ville est également traversée par deux rivières: la Gère[19] et la Sévenne[20], qui se jettent dans le Rhône respectivement au niveau du pont de Lattre-de-Tassigny et au niveau du quartier d'Estressin.

La Gère

Dès l'époque romaine, les versants de la vallée sont aménagés en terrasses et des installations hydrauliques utilisent la force motrice et les qualités de trempage des eaux de la Gère. Un imposant canal voûté large de 3 70 m est enterré entre la Gère et la voie dallée antique, sous des ateliers équipés de meules de pierre volcanique (rue Victor Faugier) ; on voit des vestiges de bassins de foulons quai Anatole France[C 7].

Cette activité autour de l'eau continue du Moyen Âge à la Révolution : toutes sortes de moulins se développent dans le lit la Gère (moulins à eau, moulins à foulons, moulins à molières, moulins à martinets...)[C 8].

Les crus violentes ruinent souvent les activités et détruisent moulins et ponts. Les archives en conservent les dates : 1375 pour le pont Saint-Martin, 1280, 1381 et 1544 pour le pont de Gère. Les violentes crues de 1750 (9 m de débordement en une nuit), de 1751 et 1752 incitent les consuls de la ville à édifier les quais de Gère, achevés vers 1770[C 9].

Tout les vestiges d'installations hydrauliques, comme celles du canal de Pusignan visibles en contrebas de la rue Victor Faugier, résultent d'un grand remodelage de la Gère par l'industrie viennoise au XIXe siècle. Suite à l'introduction des nouvelles sources d'énergie (machines à vapeur, charbon, électricité), la vallée de la Gère reste un centre industriel important jusqu'au milieu du XXe siècle[C 10].

Profitant des alluvions apportées par les crues, la ripisylve s'est installée, tout comme la faune : aulnes, saules et autres essences d'arbres côtoient martins pêcheurs, cingles plongeurs, truites et bien d'autres espèces se côtoient au bord de la Gère[C 11].

La Sévenne

La Sévenne a été également beaucoup exploitée : quand la ville a connu un essor industriel de grande ampleur à partir du XIXe siècle, de nombreuses usines textiles ont été implantées le long de la vallée de la Sévenne. La première usine textile, celle de Béchevienne, s'installe en 1816, racheté ensuite pas la maison Bonnier en 1871, puis fusionne avec Pascal-Valluit en 1901, pour finalement former en 1860 les « Établissements réunis Pascal-Valluit »[C 12].

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Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Vienne possède un climat de type semi-continental, dans lequel les précipitations sont plus importantes en été (dues principalement aux orages relativement fréquents) qu'en hiver, la sensation de froid étant renforcée par la bise. La ville a néanmoins subi à plusieurs reprises les conséquences d'épisodes méditerranéens remontant au nord, ces derniers touchant chaque année les régions du sud de la France. Vienne se trouve donc être une ville possédant à la fois des influences continentales, mais également méditerranéennes.

Vienne est une ville largement ouverte du nord au sud, elle connaît le phénomène du mistral, vent du nord accéléré par effet de tuyère et de couloir entre le Massif central et les Alpes. C'est aussi une zone d'affrontement privilégiée où se trouvent canalisés l'air méditerranéen, doux et humide et l'air plus froid qui vient du nord. Ce conflit donne parfois lieu à des précipitations particulièrement intenses, orages en été et en automne, neige en hiver.

La station météorologique de Vienne se trouve à Reventin-Vaugris, à moins de dix kilomètres du centre.

Tableau climatologique de Vienne sur l'année 2013.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −5,5 −4,9 −5,9 −1,2 4 7,8 12,4 11,9 8,8 2,4 −4,4 −4,2 1,77
Température moyenne (°C) 2,9 1,7 7,2 11,1 12,7 18,3 23,4 21,1 18 14,9 5,9 5 11,85
Température maximale moyenne (°C) 14,2 13,3 19,5 26,4 23,9 32 34,8 32,4 31,9 25,6 18,5 14,1 23,05
Précipitations (mm) 51,8 39,5 74,4 87,1 199,3 23,9 74,8 46 84,6 84,5 110,8 96,8 973,5
Source : Données climatiques 2013 du Bulletin de la Société des amis de Vienne, d'après la station de Météo-France à Reventin-Vaugris, situé sur le plateau de l'Amballan, en fonction depuis le 1er janvier 2004[21].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
14,2
−5,5
51,8
 
 
 
13,3
−4,9
39,5
 
 
 
19,5
−5,9
74,4
 
 
 
26,4
−1,2
87,1
 
 
 
23,9
4
199,3
 
 
 
32
7,8
23,9
 
 
 
34,8
12,4
74,8
 
 
 
32,4
11,9
46
 
 
 
31,9
8,8
84,6
 
 
 
25,6
2,4
84,5
 
 
 
18,5
−4,4
110,8
 
 
 
14,1
−4,2
96,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Par sa position géographique au sud de Lyon, Vienne est un des points de passages obligatoire entre Paris, Lyon et la Méditerranée. Vienne est notamment connue pour sa barrière de péage (la plus grande de France devant celle de Saint-Arnoult-en-Yvelines sur l'A10[22]) et aussi parce qu'auparavant l'A7 passait dans le Centre-ville de Vienne de 1963 (lors de l'ouverture intégrale de la section à péage entre Vienne-Sud et Chanas) à 1974 (lors de l'ouverture de l'ultime tronçon constituant la déviation de Vienne) ce qui rendait la traversée de la ville très longue. L'agglomération viennoise dispose de transports en commun urbains et interurbains.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Aperçu du réseau auroutier et ferroviaire autour de Vienne.
Article détaillé : Liste des voies de Vienne.
Carte de Vienne.

La configuration du réseau routier irriguant l'agglomération est largement contrainte caractéristiques physiques du territoire, avec une qualité de desserte routière très déséquilibrée[23].

La frange ouest de l'agglomération viennoise est située à la confluence de trois autoroutes :

En dehors de l'autoroute A7, les principaux axes routiers sont : sur les axes nord/sud situés de part et d'autre du Rhône, la RN 7 sur la rive gauche et la RD 386 en rive droite, conférant au territoire une très grande accessibilité automobile. La RN 7 débute à la sortie 11 de l'A7 venant de Valence et s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A7 via la RD1407, direction Lyon, Saint-Étienne, Givors. De plus la RN7 constitue par ailleurs un itinéraire bis permettant de délester en cas de besoin de l'A7[23].

L'est du territoire est essentiellement irrigué par un réseau de voiries radiales convergeant vers Vienne[23], avec notamment la RD 75 en direction de Villefontaine, L'Isle-d'Abeau, Bourgoin-Jallieu, Crémieu, Bourg-en-Bresse et Chambéry et l'Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et la route départementales RD 41, qui elle débute au pont de Lattre-de-Tassigny venant de Saint-Romain-en-Gal et s'étend sur quatre kilomètres et demi, avant de rejoindre la route départementale RD 502, direction Saint-Jean-de-Bournay, La Côte-Saint-André, Voiron et Grenoble.

Transports Urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lignes de Vienne et agglomération.
Bus L'VA devant la gare de Vienne.

L'agglomération viennoise possède un réseau de transport en commun urbain, nommé Lignes de Vienne et agglomération ou (L'va). En effet, ce service s'occupe propose 8 lignes urbaines d'autobus et 8 lignes à la demande. Au total, ces 16 lignes desservent l'ensemble des communes de la ViennAgglo.

Autopartage[modifier | modifier le code]

Depuis le 19 janvier 2015, la société coopérative d’autopartage, nommée Cité Lib[24] est opérationnel à Vienne. Cité Lib est proposé comme une réelle alternative au véhicule personnel, le service propose également à ses utilisateurs un mode de déplacement économique, pratique et écologique[25].

Plusieurs villes de la région possèdent ce service d'autopartage : (Grenoble, Saint-Étienne, Chambéry, Annecy et Aix-les-Bains).

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gare de Vienne et Gare d'Estressin.

La ville de Vienne compte deux gares et l'agglomération en compte trois :

Principales destinations par le rail à partir de Vienne :

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Vienne est dotée d'une plate-forme aérienne gérée par la chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère :

  • L'Aérodrome de Vienne - Reventin situé sur la commune de Reventin-Vaugris à 8 km au sud-sud-ouest de Vienne a été implanté dès 1934. À partir du début des années 1990, plusieurs entrepreneurs décidèrent de construire avec le soutien des élus locaux et de la chambre de commerce et d’industrie, des entrepôts pour leurs entreprises conduisant au déplacement de la piste (l’ancienne piste revêtue servant de taxiway) et à la construction d’un nouvel hangar pour abriter les avions. Il ne reste donc plus rien de nos jours de l’aérodrome d’autrefois, et l’aérodrome est maintenant intégré dans une zone industrielle qui compte six entreprises employant 380 salariés. Mais l’activité aéronautique s’est depuis développée avec l’arrivée de nouvelles activités orientées ULM et racers. Aujourd'hui, il est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme.

De plus, deux aéroports sont très proches de Vienne :

  • L'Aéroport International de Grenoble-Isère situé à mi-distance entre Grenoble et Vienne (à cinquante kilomètres au sud-est de Vienne, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400). Pendant des décennies, il a connu une activité globalement faible, avec une faiblesse record enregistrée l'année 2003 (à peine plus de 170 000 passagers accueillis) en raison de la proximité des aéroports de Lyon et Genève. Après que le conseil général de l’Isère en eut confié la gestion et le développement à une société de droit privé constituée par l'entreprise de BTP Vinci et le gestionnaire de transports publics Keolis, le trafic a crû d'une manière très importante (61 % de croissance en 2006 par exemple) avec une spécialisation de l'aéroport sur des vols low cost, en particulier à destination de la clientèle anglaise, très nombreuse à venir skier dans les stations alpines. Aussi, l'essentiel du trafic était enregistré lors des périodes d'hiver (440 356 passagers de décembre 2008 à avril 2009 par exemple). Très dépendante de la conjoncture internationale, cette fréquentation a cependant lourdement chuté depuis la crise économique de 2008[26] .

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

Encore une fois, Vienne dispose d'une situation de carrefour fluvial dans l'axe Rhône-Saône, assez important. À vol d'oiseau, Vienne se situe à 20,6 kilomètres de son port[27]. En effet le port de Vienne-Sud Salaise/Sablons est le premier port de Rhône-Alpes après celui de Lyon, et le seul port de l’Isère. Il fait partie des 4 ports de la région Rhône-Alpes[28]. De plus, ce port est une plate-forme logistique multimodale, associant le transport fluvial, ferroviaire et routier[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1355, l'actuelle commune de Sainte-Colombe, faisait partie intégrante de Vienne et cela depuis l'Antiquité. C'est Philippe VI de Valois (Roi de France), qui en 1355, déclare incorporer le faubourg de Saint-Colombe à ses États. Le bourg devient ainsi une viguerie dépendant de la sénéchaussée de Lyon[30].

Ci-dessous, un tableau répertoriant les quartiers de Vienne avec ses quartiers (ou sous-quartiers, ou secteurs, ou zones, ou micro-quartiers, ou lieux-dits, ou hameaux) qui les composent :

Plan non-officiel de la ville de Vienne découpée en quartiers principaux et en quartiers plus petits.
Les 17 quartiers de Vienne
Centre-ville Centre ancien, Champ-de-Mars, La Pyramide, Confluence (ou Saint-Sévère ou encore Outre-Gère) L'Isle L'Isle, Saint-Germain, Saint-Alban-les-Vignes
Malissol Malissol, Saint-Ignace Vallée de Gère Saint-Martin, Lafayette, Cancanne
Estressin Grand Estressin, Bon Accueil, Les Portes de Lyon, Les Charavelles, Leveau, Champ-de-Bras, Massier, Saint-Maxime Pipet Pipet, Sainte-Blandine
Mont Salomon Mont Salomon, Les Guillemottes Mont Arnaud Mont Arnaud
Gravier Rouge Mont Salomon, Mont Arnaud, Les Guillemottes, Gravier Rouge Charlemagne Charlemagne, La Ravat, Les Hauts de Charlemagne
Saint-Marcel Saint-Marcel, Les Maladières Saint-Benoît Saint-Benoît
Les Tupinières Les Tupinières, Saint-Just, Beauregard Les Charmilles Les Charmilles
Coupe-Jarret Coupe-Jarret Le Télégraphe Le Télégraphe
La Rente La Rente, La Petite Rente
  • Le quartier du Centre-ville : situé au cœur de la cité, est le quartier le plus prestigieux de la ville. S'y concentrent de beaux immeubles (sur les quais du Rhône notamment), mais aussi des habitats plus dégradés, notamment dans la partie haute du quartier ainsi que les principales administrations de Vienne.
  • Le quartier de L'Isle : situé au bord du Rhône, il s'étend sur une large vallée. On y trouve essentiellement une zone résidentielle et d'activités tertiaires. C'est dans ce quartier que se situent par exemple, la Maison du Conseil général de l'Isère Rhodanienne, le siège de la ViennAgglo et la médiathèque/conservatoire de musique et de danse : Le Trente.
  • Le quartier de Malissol : est le quartier le plus à l'est de la ville. C'est en 1966, quand le département de l'Isère acquiert la propriété Combaudon, qui s'étendait sur 75 hectares puis quand en 1974, la ville de Vienne rachète certains terrains du département que le quartier naquit. Aujourd'hui, s'y concentre des logements sociaux, des zones résidentielles ainsi que la Chambre de Métiers de Vienne.
  • Le quartier d'Estressin : est le quartier le plus ancien de Vienne. C'est dans ce quartier que les archéologues ont découvert les premières traces d'habitations de Vienne, datant du Néolithique (4700-3400 av. J.-C.).
  • Le quartier de la Vallée de Gère : situé tout le long de la Gère. S'y concentrent des immeubles d'architecture moderne, une zone résidentielle et des vestiges industriels (datant du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle).
  • Le quartier de Pipet : est aussi l'un des quartiers les plus anciens de Vienne. La première trace d'occupation remonte à l'époque gauloise, où il y avait, au sommet de Pipet, un double oppidum.
  • Le quartier du Mont Salomon : recouvre la colline du Mont Salomon. Durant l'antiquité, cette colline fut utilisée comme un rempart naturel sur lequel, les Viennois bâtirent une enceinte. On y trouve aujourd'hui le seul Hôpital de Vienne ainsi qu'une zone résidentielle assez importante.
  • Le quartier du Mont-Arnaud : recouvre la colline du Mont Arnaud, et Gravier Rouge). Durant l'antiquité, cette colline fut aussi utilisée comme un rempart naturel sur lequel, les Viennois bâtirent une enceinte. On y trouve aujourd'hui une zone résidentielle assez importante.
  • Le quartier du Gravier Rouge : recouvre la colline du Gravier Rouge. On y trouve une petite zone résidentielle.
  • Le quartier de Charlemagne (appelé aussi Faubourg de Grenoble, est un des quartiers, comme celui de Malissol, où furent construits des logements sociaux ainsi que des zones résidentielles, à partir de 1970.
  • Le quartier Saint-Marcel : situé dans la vallée du ruisseau Saint-Martin, derrière la colline Saint-Blandine, est constitué essentiellement de zones résidentielles. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée Saint-Marcel.
  • Le quartier Saint-Benoît : situé sur le plateau, derrière la colline Saint-Blandine et le quartier Saint-Martin, est constitué essentiellement de zones résidentielles. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée Saint-Marcel.
  • Le quartier de la Rente : y est concentré de nombreuses zones résidentielles, mais est connu pour abriter le centre équestre du Couzon. Le principal axe de communication de ce quartier est le chemin de la Rente.
  • Le quartier des Tupinières : y est concentré de nombreuses zones résidentielles. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée des Tupinières.
  • Le quartier des Charmilles : situé sur le plateau de la colline de Saint-Gervais. ce quartier est constitué essentiellement de zones résidentielles, mais est connu pour abriter le centre équestre des Charmilles.
  • Le quartier de Coupe-Jarret : situé au sommet de la colline de Saint-Just. Les quelques habitations existant dans ce quartier sont en pente. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée Coupe-Jarret.
  • Le quartier du Télégraphe : est le quartier le plus au sud de la ville, plutôt considéré comme un hameau, il domine le paysage viennois, en effet c'est ici que se trouve le point culminant de la ville (408 mètres d'altitude).
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ZPPAUP[modifier | modifier le code]

Carte de la ZPPAUP de Vienne, avec les différents secteurs (ZP1 à ZP5).

Depuis le 5 octobre 2009, une ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) existe à Vienne. Son but est de protéger les quartiers et les sites viennois pour des raisons historiques et/ou esthétiques. À Vienne, la ZPPAUP se décompose en cinq secteurs, de la ZP1 à la ZP5 :

  • ZP1 : le centre ancien (partie du quartier du Centre-ville)
  • ZP2 : la vallée de la Gère (partie du quartier de Vallée de Gère)
  • ZP3 : le quartier d'Estressin (partie du quartier d'Estressin
  • ZP4 : les collines (partie des quartiers de Pipet, du Mont Salomon et du Mont Arnaud, de Coup-Jarret et des Charmilles
  • ZP5 : le quartier sud (partie des quartiers du Centre-ville et de L'Isle).

Logement[modifier | modifier le code]

Vue des toits du Centre ancien de Vienne.
Vue des toits du Centre ancien de Vienne.

En 2009, le nombre total de logements dans la ville était de 15 363, alors qu'il était de 14 272 en 1999[Insee 1]. Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 2,0 % des résidences secondaires et 8,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 21,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 76,9 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriété de leurs occupants, était de 36,4 %, en hausse importante par rapport à 1999 (33,2 %). La part de logements HLM loués vides était de 33,2 % et n'a pas changé en dix ans , leur nombre étant donc en stagnation (4 255 contre 4 511[Insee 3]).

Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 87,5 % de l'ensemble des logements viennois, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 2012. Sur les 13 300 résidences, 3 608 datent d'avant 1946 soit une part de 27,1 % ; 8 013 datent d'une période comprise entre 1946 à 1990 soit 60,2 % et 1 679 résidences principales datent de 1990 à 2009 soit 12,6 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 591 en ont une soit 4,4 %, 1 844 en comptent deux soit 13,7 %, 3 916 en possèdent trois soit 29,0 %, 3 965 en possèdent quatre soit une part de 29,4 % et 3 180 en possèdent cinq (ou plus) et plus soit une part de 23,6 %. Le confort de ces résidences principales n'est pas identique. En effet, 568 résidences n'ont pas de baignoire, ni douche soit 4,2 %, 12 998 ont un chauffage central soit près de 96,4 % des résidences, alors que 498 n'en ont pas soit 3,6 %, 6 289 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 46,6 %[31].

Projet d'aménagements[modifier | modifier le code]

Actuellement à Vienne, Le Pavillion du tourisme est en cours de réalisation. Il sera situé Cours Marc-Antoine Brillier et certainement inauguré en été 2015. Cette nouvelle structure à vocation touristique remplacera l'actuel office de tourisme, qui est lui aussi situé Cours Marc-Antoine Brillier.

Très prochainement, la ville de Vienne va aussi investir dans ses espaces publics et faire avancer le projet d’un parking souterrain place François-Mitterrand. Cet ouvrage devrait comporter cinq niveaux enterrés et accueillir près de 270 véhicules. Une fois ce parc de stationnement réalisé, la place de l’Hôtel de ville sera entièrement réaménagée pour laisser une place plus importante aux déplacements piétons [32].

Depuis le 16 décembre 2013, le Plan local d'urbanisme de la ville de Vienne est en cours de révision[33].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On ne connaît pas réellement l'origine de son nom, et plusieurs hypothèses comme pour la plupart des villes françaises ont été émises :

Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César raconte que, du pays des Arvernes, il est allé à Vienne pour y trouver de la cavalerie fraîche qu'il y avait envoyée, un certain temps auparavant, puis a repris sa campagne de conquêtes[34].

Ce texte semble être le premier de l'histoire écrite à avoir cité le nom de la ville de Vienne. Quelle est son origine ? Albert Dauzat et Charles Rostaing, dans leur Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France[35] ont écrit :

« Vienne, ch.-l. arr. Isère (Vienna, César) : nom obscur, vraisemblablement gaulois à cause du suffixe — enna ; une des capitales des Allobroges ; capitale de la Viennoise, province romaine ; ch.-l. de Pagus à l'époque carolingienne ; siège d'un archevêché jusqu'en 1790, dont le titulaire portait le titre de comte au temps de la féodalité. Ethm. : Viennois. »

Jules Ronjat, éminent philologue, spécialisé dans la langue provençale et les langues romanes, fit le 9 décembre 1911, à l'Amicale laïque, une conférence sur l'origine du nom de Vienne. Le compte rendu qui en fut fait dans le bulletin de la Société des Amis de Vienne[36] qui suivit, laisse le lecteur sur sa faim :

« La forme la plus ancienne que nous ayons du nom de Vienne est le latin Vienna, transcription d'un nom d'origine celtique ou pré-celtique dans lequel on isole sans difficulté le suffixe — enna, fréquent dans d'autres noms de lieux de la Gaule, mais de fonction mal définie : il est impossible de déterminer avec certitude la signification de l'élément thématique vi — qui reste ; on ne peut tirer qu'une hypothèse invérifiable de la comparaison avec des noms de rivières ou de localités présentant également la forme latine Vienna. »

Il y a en France avec notre ville, cinq autres communes portant le nom de Vienne : Vienne-en-Bessin (Calvados), Vienne-en-Arthies (Val-d'Oise), Vienne-en-Val (Loiret), Vienne-la-Ville (Marne), Vienne-le-Château (Marne), auxquelles on peut ajouter Viane (Tarn) et Vianne (Lot-et-Garonne). Selon Dauzat et Rostaing[37], Vienne-la-Ville et Vienne-le-Château se rapportent au groupe VIC :

« latin VICUS, groupe d'habitations, villages, s'oppose, en termes de droit, au municipium, village de citoyens romains, et à la colonia, village de colons ; le vicus n'a pas de statuts. »

Charles Jaillet, septième président de la Société des Amis de Vienne, de 1959 à 1964 (puis président d'honneur à vie), écrit[34] :

« Nous pouvons nous demander dans « Vienne Gallo-Romaine », si notre ville ne devrait pas entrer dans ce groupe qui a donné, en définitive, les communes de VIC (une douzaine), VIF (Isère) et VIX (Côte-d'Or et (Vendée), prononcée très certainement, en ancien français, vi. Il est indiscutable que Vienne, fut modeste, et qu'elle a existé fort longtemps avant d'avoir été la COLONIA JULIA VIENNENSIS. Elle n'était réellement alors qu'un vicus. Voilà pour le préfixe VI.

Quant au suffixe ENNA (autre forme : ANA), il n'est pas douteux — tous ceux qui se sont penchés sur le problème l'ont reconnu — qu'il est gaulois d'origine. Toutefois, contrairement à ce qui a été écrit antérieurement, il est, à coup sûr, bien défini. Quand on a étudié de près et avec toute l'attention nécessaire la philologie des noms des cours d'eau, on en arrive à cette conviction que ANA, alias ENNA signifie : eau qui coule, eau vive. VIENNA signifierait donc : « l'habitat au bord de l'eau qui coule ». »

Le fait que cette expression ait été formée d'un mot latin et d'un mot gaulois ne saurait surprendre : les mots inventés par les hommes font comme ceux : ils ne reculent pas devant l'union, le mariage, même entre races différentes. Il en résulte de véritables familles qui progressent plus ou moins, au gré des circonstances, ou parfois, disparaissent[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Vienne et Chronologie de Vienne.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premiers hommes sont apparus sur le site de Vienne dès le Néolithique moyen (4700-3400 av. J.-C.). Le premier habitat (foyers et matériel lithique) a été en effet découvert en 1920, sur une petite butte cristalline du quartier d'Estressin, proche du Rhône : le coteau Sainte-Hélène (vers 4000 av. J.-C.). D'autres vestiges sont attestés dans la plaine d'Estressin, sur les terrasses de Charavel, ainsi qu'à Saint-Romain-en-Gal (sépulture renfermant un crâne trépané, exposé aujourd'hui au Musée des beaux-arts et d'archéologie de Vienne). Plus jamais, le site de Vienne ne fut abandonné par l'homme. Les époques suivantes ont fourni des témoignages archéologiques particulièrement abondants, principalement l'âge du bronze (2000-800 av. J.-C.), non seulement à Vienne (trouvailles de haches, d'épées, de couteaux, de céramique), mais de toute la région : à Grigny, à Ternay, à Reventin-Vaugris, à Sérézin-du-Rhônen à Saint-Pierre-de-Bœuf et le célèbre char processionnel trouvé à La Côte-Saint-André et exposé aujourd'hui au musée gallo-romain de Fourvière[38].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Vienne, cité gauloise[modifier | modifier le code]

Des Celtes, originaires de la Hongrie actuelle, arrivent sur ce territoire dont l'une de ces tribus, les Allobroges (les gens venus d'ailleurs) autour du Ve siècle av. J.-C. Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s'étendra de Genève au mont Pilat, en passant par Cularo (future ville de Grenoble).

Des auteurs anciens, repris par des chroniqueurs médiévaux estiment qu'à la suite d'une importante famine (suivant Étienne de Byzance dans ses Ethniques du VIe siècle), des Crétois émigrent en grand nombre de la cité crétoise de Viánnos et fondent la nouvelle ville de Viánnos qui deviendra ensuite la ville romaine de Vienna. Un auteur affirmant même que ces Crétois seraient venus en Gaule au retour d'Idoménée de la guerre de Troie[39], ce qui évoque d'autres légendes fondatrices (l'une évoquant une origine Grecque à Paris, qui aurait été fondée par le héros Pâris, l'autre évoquant la création d'une ville Belgis, première capitale de la Gaule belgique par Bavo, qui serait un troyen de la famille de Priam, exilé en Gaule à la suite de l'effondrement de Troie.

Sa situation excentrée dans ce territoire, ce qui pourrait apparaître comme un désavantage, est compensée par l'importance des voies de communication : point de rencontre des routes menant aux cols des Alpes et au cœur du Massif central, la capitale allobroge est également située sur l'axe rhodanien. À l'emplacement occupé, à l'époque romaine, par le sanctuaire de Cybèle, permet de découvrir des vestiges des premiers temps allobroges. Cet habitat gaulois comprend d'abord un double oppidum, constitué par les collines de Pipet et de Sainte-Blandine, au sommet de laquelle on a mis à jour dans les années 1950, permet de confirmer l'importance de ce site urbain : objets de la vie quotidienne (ustensiles de cuisine, outils, fibules, chenets) côtoient des objets de prestige importés d'Italie (vaisselle en bronze, objets liés au service du vin)[40]. C'est sur ces collines que les Viennois se réfugiaient en cas de danger. Mais l'établissement gaulois s'étend aussi en contre-bas de Pipet, sur un plan incliné constitué par l'ancien cône de déjection de la Gère et qui va jusqu'au Rhône. C'est l'habitat permanent révélé par les fouilles du sanctuaire de Cybèle.

Vienne est aussi un port et, à ce titre, depuis plusieurs siècles, elle commerce avec Marseille et le monde grec, puis avec l'Italie.

Cet habitat gaulois est bien modeste. Au Ie siècle, Vienne n'est encore qu'un village, même si selon Strabon, « l'appelait déjà capitale de ce peuple (les Allobroges) ». Le centre allobroge le plus important est l'énigmatique Solonion du récit de l'historien Dion Cassius. Mais déjà la puissance de Rome s'est manifestée en Gaule. À l'appel de Marseille, justement, les Romains ont franchi les Alpes[38] en 125 av. J.-C. et détruit le chef-lieu du peuple des Salyens, Entremont, près d'Aix-en-Provence. Les chefs salyens se réfugient alors chez les Allobroges. Ceux-ci refusent de livrer leurs hôtes aux Romains. C'est la guerre. L’armée romaine remonte le Rhône. Sans attendre les Arvernes, auxquels ils étaient alliés, les Allobroges engagent le combat, près du confluent du Rhône et de la Sorgue. Ils sont écrasés, laissant sur le champ de bataille 20 000 des leurs et 3 000 prisonniers. Quelques mois plus tard, cette fois avec les Avernes, ils furent de nouveaux battus par les troupes romaines au confluent du Rhône et de l'Isère, perdant ensemble plus de 100 000 hommes. Le territoire allobroge fut annexé et entre dans la nouvelle Provincia (province, d'où viendra le nom de Provence) qui s'étend sur le Sud-Est de la Gaule.

En conséquence, la cité allobroge perd toute liberté et est soumise à l'impôt qu'en tant que vaincue elle doit à Rome. Cet impôt est très lourd, d'autant qu'il est affermé à des sociétés de publicains, soutenues par les gouverneurs qui en profitent pour réaliser d'énormes fortunes sur le dos des provinciaux. Déjà éprouvés par les invasions des Cimbres et des Teutons, en 107 av. J.-C. - 102 av. J.-C., les Allobroges se rebellent. L'envoi de deux délégations à Rome n'aboutit à aucun résultat. Alors, en 62 av. J.-C., Catugnatos, "chef de toute la nation", entraîne les Allobroges dans la révolte. Pendant deux ans, il tient tête aux légions romaines. Mais le pouvoir de Rome est trop solide. En 61 av. J.-C., le proconsul Pomptinus s'empare de Solonion, ce qui met fin à la guerre. C'est à la suite de cet épisode que se produit un événement important : l'aristocratie allobroge abandonne Solonion pour s'installer dans une nouvelle capitale, Vienne. Dix ans plus tard, pour la première fois, le nom de Vienne apparaît dans l'histoire, sous la plume de Jules César[41].

Vienne, cité romaine[modifier | modifier le code]

Le triomphe de Vienne personnifiée et couronnée, défilant devant les murailles de la ville. Vase à médaillon du IIe siècle découvert à Lyon.

Les Allobroges ont aussi joué un rôle déterminant dans l'histoire de Rome, en effet lors de La Conjuration de Catilina qui est un complot politique visant la prise du pouvoir à Rome en 63 av. J.-C. par le sénateur Lucius Sergius Catilina[42]. Les Allobroges, qui étaient venus à Rome pour se plaindre des conditions économiques de leur province et de la cupidité de leurs magistrats[43] rencontrent les conjurés, qui faisant feu de tout bois, tentent de se rallier tous les mécontents, même des Gaulois. Les Allobroges hésitent sur le parti à prendre, puis se rallient au pouvoir en place[44]. Manipulés par Cicéron, ils obtiennent des conjurés de précieuses informations. Ils exigent même une lettre d'intention signée des conjurés, qui tombent sans se méfier dans le piège[45]. Interceptés à leur départ de Rome, les Allobroges remettent cette lettre au Sénat. Le Sénat n'a plus alors qu'à cueillir les partisans du coup d'État. Les sénateurs reconnaissants, votèrent des récompenses, pour les fidèles Allobroges.

Pendant la guerre des Gaules, Vienne est fidèle à Jules César. D'ailleurs c'est à Vienne qu'il installe un corps de cavalerie de renfort. Ainsi, après la guerre, certains Allobroges sont récompensés. Vers 45 av. J.-C., Tiberius Claudius Nero, père du futur empereur Tibère, aurait installé à Vienne d'anciens soldats de troupes auxiliaires, mais pour peu de temps, puisqu'au lendemain de l'assassinat du dictateur, en 44 av. J.-C., ils sont expulsés et vont s'établir au nord, au confluent du Rhône et de la Saône où, l'année suivante, Lucius Munatius Plancus fonda pour eux la colonie de Lugdunum. Il n'y eut peu de conséquences pour Vienne[41].

Les origines de la colonie romaine de Vienne sont fragmentairement connues et ont fait l'objet d'hypothèses diverses. On a longtemps estimé que Vienne fut promue dès 40 av. J.-C., colonie latine par Jules César sous le nom de Colonia Julia Viennensis. Selon cette hypothèse c'est en 44 av. J.-C., qu'une révolte gauloise chassa les Romains de Vienne qui fondèrent une autre colonie à proximité, à Lugdunum. Octave aurait ensuite réinstallé une colonie à Vienne. On considère plutôt aujourd'hui que les Romains chassés de Vienne n'étaient pas des colons mais des negotiatores (marchands) et qu'ils furent chassés en -62 lors de la révolte de Catugnatos. Ce n'est donc que sous Octave que la cité aurait reçu, comme Nîmes, le statut de colonie latine[46].

Vienne devient rapidement un centre important du commerce et des échanges avec la Méditerranée, de vastes entrepôts découverts à Saint-Romain-en-Gal en témoignent.

En 48, dans son discours au Sénat, reproduit par la Table claudienne (exposée au musée gallo-romain de Fourvière), l'empereur Claude évoque : « ornatissima ecce colonia valentissimaque Viennensium »[47] (« la très puissante colonie des Viennois, richement ornée »)[48].

Elle obtient le privilège impérial de s'entourer d'une muraille dès le Ier siècle après J.-C. Cette muraille fait 7,2 km de long, soit la plus longue des Gaules ; la superficie enclose, 250 ha environ, en fait également une des plus importantes villes des provinces gauloises[49]. Entre 35 et 41 elle fut promue au statut de colonie romaine, sans doute par Caligula. Elle fut un centre important durant la période romaine, rivalisant avec sa voisine Lugdunum (Lyon). Sa parure monumentale édifiée sur des terrasses successives dominant le Rhône était impressionnante et de nombreux vestiges en témoignent : Temple d'Auguste et de Livie, arcades du forum, théâtre et odéon, hippodrome, murailles, thermes sont encore partiellement ou totalement en élévation. De nombreuses découvertes et fouilles archéologiques depuis le XVIe siècle offrent l'image d'une cité riche et puissante : mosaïques, fresques, marbres, mobilier… Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal, un des quartiers de la ville antique qui s'étendait sur les deux rives du Rhône, témoigne de cette richesse.

Vienne est aussi la ville où apparaît pour la première fois en Gaule une colonie juive, et où fut exilé Hérode Archélaos, ethnarque de Judée en l'an 6 de notre ère[50].

Decimus Valerius Asiaticus, dit Asiaticus le Viennois de la gens Valerii, est sénateur romain, consul deux fois, dont en 46, et possède à Rome « les jardins de Lucullus », terrain où s'élève à l'heure actuelle la villa Médicis à Rome.

Au Bas-Empire, le rôle de Vienne s'affirme : capitale du diocèse de Viennoise, elle reçoit la visite de plusieurs empereurs. Le trésor d'argent enfoui au début du IVe siècle dans le quartier sud de la ville montre sa prospérité.
En 177, le diacre Sanctus de Vienne est martyrisé avec les martyrs de Lyon, première mention du christianisme viennois. Dotée d'un évêque au moins en 314, elle devient une métropole religieuse importante.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vienne, durant le Moyen Âge, devient une cité de très grande importance, près des centres de pouvoir, des grands courants d'échanges et est impliquée par les grands conflits qui secouent les grandes puissances. Au Haut Moyen Âge, les Radhanites animent le commerce international et font de Vienne un de leurs importants centres de commerce[51].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le rôle politique de Vienne se poursuit après la fin de l'Empire : l'évêque Avit (490-525) est peut-être à l'origine de la conversion de Clotilde et félicite Clovis de son baptême ; il convertit également Sigismond, fils du roi burgonde Gondebaud qui règne à Vienne. Il favorise la fondation de Saint-Maurice d'Agaune (en Suisse). Pantagathe (mort en 540) est questeur de plusieurs rois burgondes. Le Sénat de Vienne est mentionné jusqu'à la fin du VIIe siècle. Vienne demeure un centre d'enseignement classique, ce qui vaut à l'évêque Didier (596-607) d'être rappelé à l'ordre par le pape Grégoire le Grand[B 1].

Au début du siècle suivant, il est vraisemblable que la ville ait été attaquée par les Sarrazins qui pillent la vallée du Rhône. Elle retrouve un rôle de premier plan lorsque l'Empire Carolingien se désagrège : Boson (beau-frère de l’empereur Charles le Chauve), comte-gouverneur de Vienne et de Lyon, en profitant de l’affaiblissement du pouvoir impérial, se fait élire roi de Provence en 879 et y installe sa capitale. Cependant, il déclenche une guerre avec les empereurs successifs et Vienne est assiégée à plusieurs reprises. Une chanson de gestes de Girart de Vienne relate ces conflits. Boson est finalement reconnu roi de Provence en 884 sous le nom de Boson V de Provence, à l'issue de la guerre. Il meurt à Vienne le , et est inhumé dans la Cathédrale Saint-Maurice. Son royaume, qui s'étend de la Mer Méditerranée à la Franche-Comté, finit par être rattaché au Saint-Empire romain germanique en 1032 à la mort sans héritier de Rodolphe III[B 2].

L'importance de l'Église, mise à mal par les invasions arabes et les spoliations seigneuriales, se rétablit au cours des IXe et Xe siècles. L'évêque Adon (859-875) est une grande figure de cette période : il rédige une chronique, des vies de saints, un martyrologe... Des domaines sont restitués à l'Église, d'autres lui sont donnés, Saint-Pierre et Saint-André-le-Bas sont confiés à des chanoines, puis retrouvent leur état monastique au XXe siècle. Au commencement du siècle suivant, le monastère féminin de Abbaye Saint-André-le-Haut est restauré. L'église paroissiale actuelle de Saint-Romain-en-Gal est reconstruite au Xe siècle[B 3].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1023, le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe II, donne à l'archevêque Burchard en 1023 (par l'Acte d'Orbe) le comté de Vienne et les droits qui s'y rattachent. Cet acte renforce la puissance temporelle des évêques de Vienne qui demeurent seigneurs de la ville, dépendant directement de l'empereur, jusqu'en 1450, date du rattachement de la ville et du comté de Vienne au Royaume de France. L'archevêque de Vienne obtient également des titres prestigieux. Ainsi, en 1119, le pape Calixte II (1119-1124), ancien archevêque de Vienne (de 1088 à 1119, confirme son rang archiépiscopal et sa juridiction sur six évêchés suffragants, c'est-à-dire dépendant de Vienne : Genève, Grenoble, Valence, Die, Viviers et Maurienne. Il lui donne aussi celui de Primat des Primats des Gaules, avec la primatie sur six archevêchés : Bourges, Bordeaux, Auch, Narbonne, Aix et Embrun. Son rang d'archichancelier du sacré palais de Bourgogne lui est confirmé par une bulle d'or de 1157 de l'empereur Frédéric Barberousse. Les grandes arcades de la nef de la cathédrale témoignent encore de la puissance de l'archevêque dans la première moitié du XIIe siècle[B 4].

Les XIe et XIIe siècles sont pour les autres établissements religieux de la ville une période florissante. L'église de Saint-André-le-Bas est réaménagée et pourvue de voûtes ; le cloître du même monastère est reconstruit. À Saint-Pierre, de grandes arcades divisent la nef en trois vaisseaux ; le clocher-porche est élevée. La prieuré de Notre-Dame-de-l'Isle, de la congrégation des chanoines de Saint-Ruf, est rebâti. La richesse de la ville est également visible dans le décor de la galerie sculptée situé au troisième niveau d'une maison de la rue des Clercs. La communauté juive, rassemblée autour de Saint-André-le-Bas, est florissante[B 5].

Le XIIe siècle est marqué par la personnalité de l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266). Il reconstruit le chœur de la cathédrale, fait édifier le Château de la Bâtie, plusieurs chapelles ainsi que l'Hôtel-Dieu du pont sur le Rhône, et donne des libertés aux bourgeois de Vienne qui élisent désormais des consuls. Le livre à la Chaîne qui consigne ces libertés est aujourd'hui conservé aux Archives municipales de Vienne. À cette époque, un autre acteur politique apparaît : le chapitre de la cathédrale, composé de chanoines, devient une entité distincte de l'archevêché. Il prend part aux conflits où figurent également les Dauphins et les comtes de Savoie. De nouveaux ordres s'établissent : les franciscains, à Sainte-Colombe au début du XIIIe siècle, et les antonins aux Portes de Lyon à la fin du même siècle[B 6].

Le début du XIVe siècle est marqué par le concile de Vienne de 1311-1312. De nombreux cardinaux et évêques sont réunis autour du pape sous l'impulsion de Philippe le Bel. L'assemblée proclame la dissolution de l'ordre du Temple, sans toutefois le condamner. L'influence française, très présente dans ce concile, se renforce encore avec l'annexion de Sainte-Colombe au Royaume et la construction de la Tour des Valois, à partir de 1335, qui contrôle le débouché du pont[B 7].

Le dynamisme de Vienne, encore marqué par l'installation des dominicains et des carmes (fin du XIVe siècle), est anéanti par les difficultés des XIVe et XVe siècles : famine, peste noire, dévastation de l'arrière-pays par les bandes armées de la Guerre de Cent-ans. En outre, par le transport du Dauphiné de Viennois à la France (en 1349), où le dauphin Humbert II cède ses États au roi de France, la ville, qui relève toujours théoriquement du Saint-Empire, se trouve encerclée par le Royaume de France. Finalement, l'archevêque reconnaît l'autorité royale en 1450 (par le Traité de Moras), mettant fin à l'indépendance de facto de la ville[B 8].

Époque moderne, de la Renaissance au dix-huitième siècle[modifier | modifier le code]

La fin du XVe siècle et la première moitié du XVIe siècle sont marquées par un nouvel essor de la ville : de nombreux hôtels particuliers sont édifiés, la cathédrale est achevée, des aménagements sont réalisés à l'église Saint-Pierre. L'Humanisme de la Renaissance est timidement présent, avec le passage de Michel Servet et les premières constatations archéologiques. De même, des imprimeurs s'installent à Vienne pour fuir l'agitation sociale du milieu ouvrier lyonnais. Les Guerres de religion frappent deux fois Vienne en 1562 et 1567 mettant fin à ce dynamisme retrouvé[B 9].

En 1562 et 1567, les troupes protestantes du Baron des Adrets prennent Vienne. Des dégâts importants sont causés aux édifices religieux. La façade occidentale de la cathédrale en porte toujours les traces : les saints et prophètes qui ornaient les riches sont détruits à l’exception d'un personnage du portail de droite dont seule la tête a disparu. Des impôts extraordinaires frappent la ville et la poussent à fondre une partie des trésors ecclésiastiques. Les consuls profitent de cette période de remise en cause du pouvoir de l'Église pour transférer leur maison commune, de la maison de la Chaîne, qu'ils avaient acquise en 1470, au palais des Canaux, propriété du chapitre de Saint-Maurice[B 10].

Le pouvoir des consuls se renforce peu à peu : ils favorisent la création du collège, confié aux jésuites au début du XVIIe siècle. Ils obtiennent progressivement la tutelle des hôpitaux de la ville. Lors de l'effondrement du pont sur le Rhône en 1651, ils choisissent de ne pas le reconstruire, privant les deux rives d'un axe permanent pendant plus de cent cinquante ans. À la fin du XVIIIe siècle, ils s'intéressent également à l'urbanisme et aux fontaines[B 11].

La réforme catholique lancée par le concile de Trente (1545-1563) marque la ville. La cathédrale dévastée est réaménagée par les cinq archevêques successifs de la famille de Villars (1576-1693). Dans les années 1740, Michel-Ange Slodtz sculpte un nouveau maître-autel et un tombeau pour deux archevêques de Vienne. Les dames du couvent de Saint-André-le-Haut inaugurent un nouveau cloître en 1623 et prononcent le vœu de la clôture. L'église du collège, consacrée à Saint-Louis, a conservé une grande partie de son décor du XVIIIe siècle, conforme à l'esprit tridentin. Les dames bénédictines de Sainte-Colombe sont réformées par leur rattachement la congrégation de Saint-Maur. Le couvent des cordeliers et celui des visitandines du même bourg sont reconstruits et témoignent de l'architecture religieuse des XVIIe et XVIIIe siècles. Cependant, ce renouveau ne touche pas les abbayes autrefois les plus puissantes : Saint-André-le-Bas est supprimé en 1765. Les moines de Saint-Pierre font assouplir leur règle et deviennent des chanoines en 1622, avant de fusionner avec l'abbaye de Saint-Chef en 1781[B 12].

L'utilisation des eaux de la Gère pour des activités artisanales est attestée dès l'Antiquité. Au Moyen Âge, de nombreux moulins sont exploités pour la fabrication du papier. Ce quartier artisanal prend un nouvel essor avec l’installation par le dauphin Louis, futur Louis XI, en 1453, d'une fabrique d'armes. Son activité perdue au XVIIe siècle comme le montre la vue générale de Vienne gravée au début de ce siècle. En 1726, François de Blumenstein crée une fonderie d'argent pour exploiter les gisements des environs. De même en 1721, la première fabrique de drap de laine s'implante dans la même vallée. Le XVIIIe siècle voit ainsi les débuts de l'industrialisation de la ville[B 13].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution à Vienne accélère les modifications qui se dessinaient au XVIIIe siècle. L'autorité municipale est confirmée. Grenoble, déjà siège du parlement du Dauphiné depuis le XIVe siècle, devient préfecture du département de l'Isère au détriment de Vienne. La division départementale sépare les deux rives du Rhône. Le poids de l'Église sur la ville continue de se réduire. Les monastères sont supprimés. L'archevêché l'est également, malgré le rôle de l'archevêque Lefranc de Pompignan à l'Assemblée constituante. Il préside d'abord l'assemblée des trois ordres du Dauphiné, avant d'entraîner, aux États généraux de 1789. À Vienne, l'urbanisme traduit ce changement ; le palais archiépiscopal ainsi que les cloîtres de la cathédrale sont détruits pour percer une place et de nouvelles rues Les couvents sont vendus comme bien nationaux : églises et bâtiments sont divisés en appartements (les antonins, les carmes, les dames de Sainte-Colombe, Saint-André-le-Bas, Saint-André-le-Haut...) ou réutilisés par la commune (Notre-Dame-de-la-Vie, Saint-Pierre)[B 14].

Du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Le maire Teyssière de Miremont (de 1816 à 1830), ancien émigré favorable à la Restauration, ouvre le XIXe siècle à Vienne. Il construit une nouvelle halle aux grains en 1823 sur un terrain dépendant de l'archevêché avant la Révolution. Le chevalier de Miremont remet en service une portion de l'aqueduc romain pour l'adduction d'eau de la ville. Un nouveau pont est inauguré en 1829. Il construit aussi de nouveaux abattoirs. Quelques années plus tard, plusieurs édifices viennois sont inscrits sur la première liste des monuments historiques établi par Prosper Mérimée en 1840[B 15].

La production industrielle se développe au cours du XIXe siècle. La spécialisation de Vienne dans le traitement de la laine s'affirme à la même période. De nombreuses entreprises sont créées dans la vallée de Gère qui constitue un ensemble urbain révélateur de cette activité : usines et logements ouvriers s'étagent le long de la rivière, scandés par le rythme vertical des cheminées en brique. Quelques châteaux d'industrie subsistent également à Vienne et dans ses environs. L'industrie touche d'autres quartiers : à Estressin, les « Établissements réunis Pascal-Valluit » constituent la plus forte concentration ouvrière de Vienne, employant jusqu'à deux mille ouvriers. C'est le meilleur exemple de paternalisme de la ville. Les quartiers sud sont également marqués par l'activité drapière, de manière moins dense. La rive droite du Rhône est en retrait : Saint-Romain-en-Gal demeure un village encore rural, tandis que Sainte-Colombe voit s'établir quelques industries textiles et mécaniques[B 16].

L'importante population ouvrière joue un rôle actif dans la vie politique de la ville. Elle est au cœur des luttes sociales du XIXe siècle puis du XXe siècle, notamment en 1848 et sous la Troisième République. Des œuvres sociales se développent pour améliorer les conditions de vie des ouvriers et de leurs familles : Maturité maternelle (1894), service d'hygiène infantile, colonies de vacances (1925), Caisse d'allocations familiales, Office public viennois d'habitation à bon marché (1919), jardins ouvriers... Cette forte population ouvrière porte au pouvoir des maires radicaux et socialistes, comme Camille Jouffray (de 1889 à 1899) ou Joseph Brenier (de 1909 à 1919)[B 17].

En 1887, les éléments à connotation religieuse sont supprimés des armes de la ville qui deviennent : d'or à un arbre arraché de sinople avec un écriteau d'argent voltigeant et brochant sur le tronc de l'arbre et portant ces trois mots « Vienna urbs senatoria » (« Vienne, ville sénatoriale »). Le calice et l'hostie qui figuraient dans les ramures de l'arbre ainsi que la devise « Vienna civitas sancta » (« Vienne, ville sainte ») disparaissent[B 18].

Un autre emblème de la réussite économique de la ville est l'Hôtel de ville : sa façade est édifiée sous le Second Empire. Elle complète le noyau constitué par un hôtel particulier du XVIIe siècle acheté par les consuls en 1771. La Chambre de commerce édifiée en bordure du Rhône est inaugurée en 1938. La Première Guerre mondiale donne un nouveau souffle à l'industrie viennoise qui fournit l'armée en drap de troupe. Cependant, dès les années 1920, les premières difficultés se font sentir. Les fermetures surviennent après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'en 1995 (fermeture de la dernière filature). Pendant cette période, la ville continue toutefois d'attirer une importante main-d'œuvre : des Arméniens fuyant les persécutions de la fin de l'Empire Ottoman, des Italiens, des Espagnols, des Portugais, puis des Maghrébins et des Turcs, ils confèrent à la ville un caractère cosmopolite[B 19].

Aujourd'hui, Vienne est surtout connue désormais pour son festival annuel de jazz en juillet (Jazz à Vienne), créé en 1981 (en 1980, il n'y avait eu qu'une nuit du blues), qui se déroule notamment dans le cadre majestueux du théâtre antique.

Vienne est une étape importante pour les gastronomes avec son célèbre restaurant étoilé « la Pyramide ». De plus, les coteaux faisant face à Vienne, idéalement ensoleillés, perpétuent la réputation viticole de la ville. Les côtes-rôties et les condrieux d'aujourd'hui, et plus récemment le vignoble des coteaux de Seyssuel, prennent la suite des vins de l'Antiquité, dont le poissé viennois, encensés par Pline l'Ancien[52] et par Martial, bien qu'ils n'aient vraisemblablement aucun point commun du point de vue gustatif.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vienne est le chef-lieu de l’un des trois arrondissements du département de l'Isère, et est à ce titre sous-préfecture du département, à l'instar de Bourgoin-Jallieu, sous l’autorité de la sous-préfecture de La Tour-du-Pin.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Vienne présente un profil politique contrasté, privilégiant les candidats de gauche aux élections régionales mais plébiscitant les candidats de droite aux élections présidentielles (à l’exception de l’élection de 2012), aux élections législatives (à l’exception de l’élection de 2012) et municipales.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections présidentielle de 2012 à Vienne, François Hollande (Parti socialiste) arrive en tête avec 30,99 % des voix (c'est le plus fort score pour le parti socialiste à une élection présidentielle dans la commune, depuis 2002). Il devance de 537 une voix Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire) qui a obtenu 27,30 % et qui avait obtenu le soutien du maire Jacques Remiller. Ils sont suivis par Marine Le Pen (Front national) avec 15,32 % des voix, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 11,80 % des voix et François Bayrou (Mouvement Démocrate) avec 8,83 % des voix. L'abstention au premier tour était de 18,95 %, ce qui est inférieur à l'abstention au niveau national qui s'élevait à 20,52 %. Au second tour François Hollande devance légèrement Nicolas Sarkozy avec 53,66 % des suffrages, l'abstention était de 18,68 %[74].

Lors du premier tour des élections présidentielle de 2007 à Vienne, Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire) arrive en tête en récoltant 32,05  % des voix. Il est suivi par Ségolène Royal (Parti socialiste) avec 27,89 %, François Bayrou (Union pour la démocratie française) avec 19,18 % et Jean-Marie Le Pen (Front national) avec 9,17 %. L'abstention était de 18,44 %. Au second tour Nicolas Sarkozy arrive une nouvelle fois en tête avec 52,33 % des voix, l'abstention était alors de 18,33 %[75].

Lors du premier tour des élections présidentielle de 2002 à Vienne, Jean-Marie Le Pen (Front national) arrive en tête avec 18,66 % des voix suivi par Jacques Chirac (Rassemblement Pour la République) avec 18,66 % des voix, Lionel Jospin (Parti socialiste) avec 16,67 % des voix, Jean-Pierre Chevènement (Pôle républicain) avec 7,48 % des voix et François Bayrou (Union pour la démocratie française) avec 6,91 % des voix. L'abstention était de 32,48 %. Au second tour Jacques Chirac arrive très largement en tête avec 81,29 % des suffrages, l'abstention était alors redescendu à 23,75 %[76].

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections législatives françaises de 2012 à Vienne, Erwann Binet (Parti socialiste) arrive largement en tête avec 41,32 % des voix. Il est suivi par Jacques Remiller (Union pour un mouvement populaire) avec 34,96 % des voix, Marie Guimar (Front national) avec 12,13 % des voix et André Mondange (Front de gauche) avec 4,75 % des voix. Au second tour Erwann Binet arrive en tête avec 53,83 % des voix face à Jacques Remiller. Le taux d'abstention au premier tour était de 41,12 % et de 40,30 % au second[77].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Contrairement à la tendance nationale, lors des élections européennes de 2014, les électeurs de la commune de Vienne votent en majorité pour la liste UMP menée par Renaud Muselier (comme lors des élections européennes de 2009) : elle obtient 26,00 % des voix. On retrouve ensuite la liste Front national menée par Jean-Marie Le Pen avec 20,76 %, la liste Parti Socialiste menée par Vincent Peillon avec 16,95 %, la liste du Europe Écologie Les Verts menée par Michèle Rivasi avec 9,77 %, la liste UDI MoDem menée par Sylvie Goulard avec 8,40 % et la liste du Front de Gauche menée par Marie-Christine Vergiat avec 5,96 % des voix. Le taux de participation était seulement de 41,00 %[78].

Lors des élections européennes de 2009 à Vienne, la liste de l'UMP menée par Françoise Grossetête arrive en tête avec 28,79 % des voix. Elle est suivie par les listes menées par Vincent Peillon (Parti socialiste) et par Michèle Rivasi (Europe Écologie Les Verts) qui ont toutes les deux récoltées respectivement 19,02  % et 17,90 % des suffrages. On retrouve ensuite la liste du MoDem menée par Jean-Luc Bennahmias (7,99 %), la liste du Front national menée par Jean-Marie Le Pen (6,14 % des voix) et la liste d’extrême gauche menée par Raoul Jennar (5,08 %). Le taux de participation était de 40,61 %[78].

Lors des élections européennes de 2004 à Vienne, la liste du Parti socialiste menée par Michel Rocard arrive en tête avec 32,09 % des voix. Elle est suivie par les listes de l'UMP menée par Françoise Grossetête (17,16 %), de l'UDF menée par Thierry Cornillet (14,04 %), du Front national menée par Jean-Marie Le Pen (9,65 % des voix) et des Verts menée par Jean-Luc Bennahmias (8,64 %). Le taux de participation était de 37,53 %[78].

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipale de 2014, Thierry Kovacs devient pour la première fois maire de Vienne[79]. Sa liste UMP rassemble 51,73 % des suffrages exprimés au premier tour, contre 36,29 % pour le Parti socialiste menée par Jacques Thoizet et 11,98 % pour la liste Front national menée par Norman Méchin. Le 24 mars 2014, Thierry Kovacs est officiellement élu maire de Vienne, à l'issue du premier tour.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vienne est le chef-lieu des deux cantons de Vienne-1 et Vienne-2, ainsi que de l'arrondissement de Vienne qui comptait 210 648 habitants en 2012, pour 1 237 km2.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[80]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Abel Joseph Pioct    
1793 1793 Revolat    
1793 1793 Boissonnet    
1793 1793 Lefebre    
1793 1793 Jean Baptiste Abel Boissat    
1793 1795 Thevenin du Lac    
1795 1797 Charles Guilliermin   notaire
1797 1798 Louis Joseph Teste du Bailler    
1798 1800 Teste le Beau    
1800 1815 Charles Guilliermin    
1815 1815 Gelas    
1815 1816 Riondet    
1816 1830 Philippe-Paul de Tessières de Miremont    
1830 1831 Gerin    
1831 1832 Thomas Couturier   avocat
1832 1832 Lambert    
1832 1838 Louis Philippe Trémeau   professeur
1838 1839 Thomas Mermet (1780-1846)    
1839 1841 Louis Philippe Trémeau    
1841 1841 Pérouse    
1841 1841 Villars    
1841 1846 Joseph François Auguste Donna   industriel
1846 1846 Eugène Riondet    
1846 1848 Laurent Chaumartin    
1848 1867 Victor Faugier   notaire
1867 1869 Jean-Pierre Joliot   avocat
1869 1870 Eugène Riondet (1830-1877)    
1870 1771 François Bouvagnet    
1871 1871 Marc Antoine Brillier (1809-1888)    
1871 1871 François Bouvagnet    
1871 1877 Eugène Riondet (1830-1877)   avoué
1878 1878 Édouard Girerd (1832-1907)    
1878 1880 Jules Ronjat   avocat
1880 1886 Édouard Girerd   avoué
1886 1899 Camille Jouffray   ingénieur
1899 1902 Adolphe Barnier    
1902 1906 Paul Bresse   avoué
1906 1919 Joseph Brenier (1876-1943)   fabricant de drap
1919 1919 Henri Sannejean   avocat
1919 1925 Jules Pajot   avoué
1925 1931 René Datry   avocat
1931 1940 Lucien Hussel SFIO Employé de mairie à 17 ans, homme politique
1940 1943 Joseph Jalles SFIO inspecteur des contributions directes
1943 1944 Ignace Mattei   Employé de mairie à 17 ans, homme politique chef d'escadron
1944 1959 Lucien Hussel   Homme politique
1959 1971 Maurice Chapuis divers droite Chirurgien
1971 2001 Louis Mermaz PS Professeur agrégé d'histoire puis homme politique
2001 2014 Jacques Remiller UDF puis UMP Cadre bancaire retraité
2014 en cours
(au avril 2014)
Thierry Kovacs [81] UMP puis Les Républicains Homme politique

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Grenoble, Vienne est le siège d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d’un tribunal pour enfants, d'un conseil de prud'hommes, tribunal de commerce, d'un Tribunal paritaire des baux ruraux et d'un Tribunal des affaires de Sécurité sociale[82]. Bayonne dépend du tribunal administratif de Grenoble et de la cour administrative d'appel de Lyon.

La commune accueille un commissariat de police, la compagnie de gendarmerie et la Police municipale.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion de l’eau est assurée depuis 1924 par la Le Service des Eaux de la Ville de Vienne, un service dépendant de la municipalité. Ce service comprend près 23 agents. Le captage d’eau se situe à Gémens, sur la commune d’Estrablin. Cette principale ressource en eau provient d’une nappe phréatique d’accompagnement des rivières de la Gère et de la Vésonne. Le bassin versant qui alimente cette nappe couvre une surface d’environ 270 kilomètres carrés[83].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets sur la commune est assurée par la communauté d'agglomération. La communauté d’agglomération gère également 4 déchetteries dont celle se trouvant dans au sud de la ville de Vienne, dans le quartier de Saint-Alban-les-Vignes[84].

Charte forestière[modifier | modifier le code]

Depuis le 19 novembre 2014, Vienne et son agglomération font partie de la Charte forestière de territoire Bas-Dauphiné Bonnevaux. Un processus lancé depuis juillet 2012. Les enjeux de cette charte sont d'ordre économique, social et environnementale, mettant en valeur le rôle multifonctionnel de la forêt. Cette charte regroupe 5 intercommunalités iséroises (ViennAgglo, Communauté de communes du Pays Roussillonnais, Communauté de communes de la région Saint-Jeannaise, Communauté de communes du Territoire de Beaurepaire et une partie de la Communauté de communes Bièvre Isère)[85].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, la capacité d'autofinancement[Note 2] reste largement inférieure à la moyenne de la strate (communes de 20 000 habitants à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (TPU)), voire négative[87] :

Capacité d'autofinancement par habitant (en euros)

2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Vienne 90 141 92 69 83 95 109 85 81 82 82 37 70
Moyenne de la strate 180 186 171 142 133 141 148 152 160 151 136 126 204

Depuis 2009, les trois taux d'imposition locale restent à des valeurs légèrement inférieures aux moyennes des strates, sauf pour le taux d'imposition (foncier non bâti), qui reste légèrement inférieur aux moyennes de strates[87] :

Taux d'imposition (taxe d'habitation)

2012 2011 2010 2009
Vienne 19,66 19,66 19,66 18,94
Moyenne de la strate 17,98 17,95 18,03 17,97

Taux d'imposition (foncier bâti)

2012 2011 2010 2009
Vienne 29,55 29,55 29,55 28,47
Moyenne de la strate 23,66 23,61 23,95 23,62

Taux d'imposition (foncier non bâti)

2012 2011 2010 2009
Vienne 57,54 57,54 57,54 55,43
Moyenne de la strate 59,04 59,08 58,00 56,79

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Vienne est jumelée avec [88][89]:

Par ailleurs, Bayonne a développé des pacts de coopérations décentralisée avec[89] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Viennois.

Avec 29 077 habitants (recensement de 2012)[90], Vienne est la 4e ville la plus peuplée de l'Isère, derrière Grenoble, Échirolles et Saint-Martin d'Hères.

L'aire urbaine de Vienne est la 79e (110 965 habitants en 2008)[91] de France.

Elle est intégrée dans le 2e espace urbain de France, celui de Rhône et Alpes [92], qui compte 5 193 042 habitants[93].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 29 077 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 035 10 362 11 188 11 273 14 079 16 484 17 587 18 610 20 753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
19 698 20 708 23 605 26 017 26 502 26 060 25 480 24 817 24 977
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 619 24 887 24 711 23 732 25 092 25 648 25 436 23 519 25 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
26 977 29 057 27 830 28 294 29 449 29 975 30 092 28 800 29 077
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[94] puis Insee à partir de 2004[95].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Vienne en 2008 en nombre d'individus[96].
Hommes Classe d’âge Femmes
49 
90 à plus
225 
958 
75 à 89
1 740 
1 781 
60 à 74
2 093 
2 555 
44 à 59
2 916 
2 984 
30 à 44
3 049 
3 008 
15 à 29
3 136 
2 914 
0 à 14
2 496 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2009 en pourcentage[97]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
0,9 
5,3 
75 à 89
8,2 
12,3 
60 à 74
13,0 
19,6 
45 à 59
19,6 
21,5 
30 à 44
20,8 
20,5 
15 à 29
19,0 
20,4 
0 à 14
18,6 
Pyramide des âges de Vienne en 2009 en pourcentage[98]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
1,4 
6,7 
75 à 89
11,1 
12,5 
60 à 74
13,4 
17,9 
45 à 59
18,6 
20,9 
30 à 44
19,5 
21,1 
15 à 29
20,0 
20,4 
0 à 14
15,9 

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La commune de Vienne a une superficie de 22 65 km2 et une population de 29 619 habitants en 2009, ce qui la classe[99] :

Rang Population Superficie Densité
France 267e 6 450e 682e
Rhône-Alpes 25e 467e 67e
Isère 4e 70e 14e
Arrondissement de Vienne 1er 9e 3e

Enseignement et niveau d'étude[modifier | modifier le code]

La ville de Vienne relève de l'académie de Grenoble. La ville possède 13 écoles maternelles publics, 3 écoles maternelles privées, 11 écoles primaires publiques et 5 primaires privées. La ville possède aussi 3 collèges publics, 2 collèges privées, 4 lycées publics, 2 lycées privées, un lycée hôtelier privé et un lycée professionnel privé et 2 publics.

Parmi les différents collèges de Vienne, le Collège Ponsard, est le plus ancien collège encore en fonction. Bâti en plein cœur de la ville historique, il fut créé comme collège des Jésuites au XVIIe siècle. À partir de 1914, il porte le nom de François Ponsard (1814-1867), poète dramaturge, membre de l'Académie française, né à Vienne. Parmi ses enseignants célèbres figure le romancier Michel Zévaco, auteur de Pardaillan, révoqué pour "anarchisme".

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

En 2011, plus d'un quart de la population de la commune ne possède aucun diplôme et seulement 41,3 % ont un diplôme de niveau baccalauréat[100]. Ce faible taux s'explique par la part assez importante des séniors dans la population de la commune, par les difficultés d'accéder à l'éducation à Vienne jusque dans les années 1960.

Aucun diplôme Certificat d'études primaires Brevet des collège CAP / BEP Baccalauréat / BP Diplôme de l'enseignement supérieur
Vienne 21,7 % 10,2 % 6,4 % 20,4 % 15,4 % 25,9 %
Sources des données : L'Internaute d'après l'Insee[101]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juin-juillet : Jazz à Vienne : festival annuel au début de l'été pendant deux semaines dans le théâtre romain. Festival qui regroupe des stars internationales du jazz. Il reste le plus grand festival de jazz de France l'été au même titre que Montreux ou le North Sea Jazz Festival. Tous les soirs, des concerts ont lieu à cette occasion au théâtre antique, plus grand théâtre romain d'Europe. Pendant la journée, d'autres concerts (gratuits) ont lieu dans divers endroits du Pays viennois, dont le jardin de Cybèle à Vienne.
  • Septembre : Journées européennes du Patrimoine.
  • Octobre : Foire de Vienne.
  • Novembre : Festival Sang d'encre.
  • Décembre : Marché de Noël.

Santé[modifier | modifier le code]

Vienne comprend plusieurs établissements hospitaliers publics regroupés au sein du Centre hospitalier Lucien Hussel de Vienne, situé au sommet de la colline du Mont Salomon. Le Centre hospitalier propose des services de médecine, de maternité, de chirurgie ou des soins psychiatriques[102].

De nombreux professionnels de santé sont installés sur la commune, notamment 35 médecins généralistes[103], 42 infirmiers[104] et 29 kinésithérapeutes[105].

Sports[modifier | modifier le code]

Vienne a été désignée comme la Ville la plus sportive de France en 1967.

  • Le CS Vienne Rugby a été sacré Champion de France de rugby en 1937. Le Club sportif de Vienne Rugby évolue en Championnat de France de Fédérale 1 (1re division amateurs) après avoir été sacré champion de France de fédérale 2 en 2012.
  • Deux centres équestres : Le Couzon et Les Charmilles où se déroulent des CSO (concours de saut d'obstacle).
  • Chaque année se déroule un grand tournoi international de Basket (catégorie cadet) où s'affrontent de grandes équipes d'Europe.
  • Le tournoi mondial de rugby « à l'ouverture » se déroule à Vienne et dans le Pays viennois tous les deux ans dans les catégories U15 et U17.
  • L'écureuil VTT se déroule début septembre dans une commune différente du Pays viennois chaque année. Elle rassemble plus de 1 000 participants à vélo ou à pied.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse locale est essentiellement écrite par Le Dauphiné libéré qui dispose d'une agence en ville et d'un journal hebdomadaire, L'Essor/La Tribune de Vienne, après la fusion des deux journaux en juillet 2015. La station de radio Chérie FM (rattachée au groupe NRJ) est basée quai Frédéric-Mistral. Fréquence : 102.4 Des rendez-vous d'infos sont proposés entre 6 h et 9 h.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Liste des paroisses avant la Révolution[modifier | modifier le code]
  • Saint-André le Bas
  • Saint-André le Haut
  • Saint-Louis
  • Saint-Sévère
  • Saint-Ferréol
  • Notre-Dame de la Vie
  • Saint-Martin

Nouveau régime[modifier | modifier le code]

Liste des paroisses après la Révolution[modifier | modifier le code]
  • Saint-André le Haut
  • Saint-André le Bas
  • Saint-Martin
  • Saint-Maurice
Liste de lieux de cultes pouvant être cité[modifier | modifier le code]
  • Notre-Dame de la Salette
  • Notre-Dame de Pipet
  • Notre-Dame de l'Isle

Culte protestant

  • Temple de l'Église Protestante Unie de France, 47 rue Victor-Hugo[106],[107].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 908 €[108].

En 2009, 49,7 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 19 106 personnes[Insee 5], parmi lesquelles on comptait 72,5 % d'actifs dont 62,1 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs[Insee 6]. On comptait 16 018 emplois dans la zone d'emploi, contre 14 999 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 11 958, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 133,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre presque un emploi par habitant actif[Insee 7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Vienne comptait 2 990 établissements : 30 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 146 dans l'industrie, 301 dans la construction, 1 972 dans le commerce-transports-services divers et 541 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 8].

En 2011, 327 entreprises ont été créées à Vienne[Insee 9].

Vienne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère. Elle gère le port fluvial commercial de Vienne-Sud[109] ainsi que l'aérodrome de Vienne Reventin. Yoplait y possède un site de transformation de produits laitiers ainsi qu'un centre de développement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vienne est classée ville d'art et d'histoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de La Batie (XIIIe siècle).

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Le Temple d'Auguste et de Livie, classé Monument Historique en 1840.
  • Le Jardin de Cybèle est un jardin archéologique comprenant arcades du forum, salle d'assemblée municipale, des maisons et terrasses aménagées
  • Le théâtre antique de Vienne, datant du Ie siècle de notre ère, il est aujourd'hui largement ouvert sur la ville, ses gradins pouvaient accueillir jusqu'à 13 000 personnes. Tous les étés, il est le site du célèbre festival Jazz à Vienne
  • L'Odéon antique
  • La Pyramide (obélisque monumental du cirque romain)
  • Le site archéologique de Vienne -Saint-Romain-en-Gal

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Maurice.
Le palais épiscopal fut détruit au début du XIXe siècle ; il en subsiste des vestiges dans l'école de la Table-Ronde.

XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pipet.
  • L'église de Saint-André-le-Haut, ancienne chapelle Saint-Louis du collège jésuite (aujourd'hui le collège Ponsard) - à noter que cette église ne prend la dénomination Saint-André-le-Haut qu'au XIXe siècle après la disparition du monastère éponyme.
  • L'abbaye féminine et l'ancienne église Saint-André-le-Haut (VIe ‑ XVIIIe siècle).
  • La Halle des bouchers (XVIe siècle) : ancien macel voûté aujourd'hui transformé en centre d'art contemporain.
  • Le Mont Pipet et la chapelle de Notre-Dame de Pipet : très beau point de vue sur la ville (voir photos dans la galerie).
  • Le théâtre municipal de Vienne avec sa salle du XVIIIe siècle.
  • La vallée de Gère, site de l'industrie drapière de la ville pendant le XIXe et une grande partie du XXe siècle.

En ViennAgglo se trouvent également :

  • la chapelle Saint-Maxime à Chuzelles, édifiée au XIe siècle, la plus ancienne du pays viennois. À l'intérieur, on peut voir une fresque du XVIIe siècle ;
  • le château de Septème.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Avec une importante concentration urbaine, la ville de Vienne est agrémentée de nombreux espaces verts et d'aménagements naturels. « Ville fleurie » avec trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[115]. Vienne dispose de nombreux parcs et jardins urbains appréciés des Viennois, et d'un arrière-pays riche en contrastes, avec notamment, le Parc naturel régional du Pilat (à l'ouest), dont une des communes de l'agglomération viennoise en fait partie : Saint-Romain-en-Gal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Peinture murale dans la cour de l'hôtel de ville.

Jusqu'en 1887, Vienne porte : d’or à un arbre arraché de sinople, chargé d'un calice et d'une hostie d'or, avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna civitas sancta. Cela signifie Vienne ville Sainte car beaucoup de martyrs sont issus de Vienne. En 1887, une délibération du conseil municipal supprime toute référence religieuse dans les armes de la ville qui deviennent : d’or à un arbre arraché de sinople avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna urbs senatoria.

L'arbre serait le symbole des libertés accordées par l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) aux bourgeois de la ville : élection des consuls et perception de certains droits. Un orme sous lequel se trouvait une table ronde était un des lieux de rassemblement des consuls qui en auraient fait leur symbole et qui a donné son nom à l'actuelle place de la Table-Ronde. Le calice et l'hostie sont une trace de l'importance de la dévotion viennoise au Saint-Sacrement. Les premiers historiens de la ville considéraient en effet que la procession de la Fête-Dieu avait été instituée à Vienne lors du concile de 1311[116].

Devise[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge et jusqu'en 1887, la devise de Vienne est « Vienna civitas sancta », Vienne, cité sainte, allusion à l'antiquité de la christianisation de la ville et à son rôle religieux (rang primatial des archevêques, nombreux établissements religieux et importances des reliques conservées dans la cité). La devise actuelle, « Vienna, urbs senatoria », Vienne, ville sénatoriale, apparaît officieusement dès le XVIe siècle, mais n'est adoptée officiellement qu'en 1887 sous l'impulsion du maire Camille Jouffray. Elle évoque l'histoire antique de la ville : elle a fourni des sénateurs au Sénat de Rome et l'activité de son sénat municipal est mentionnée jusqu'au VIIe siècle[117]. Ce changement de devise découle de la déchristianisation de la république.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (fr+en) André Pelletier, Guide de Vienne, Saint-Romain-en-Gal et environs : Découvrir la ville autrement, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire,‎ , 120 p. (ISBN 978-2-841-47298-7), p. 1-56
  • Gérard Gouilly, 1855 : Vienne sur les rails, Éditions BLANCHARD TK,‎ , 111 p. (ISBN 2-906277-01-0), p. 1-111
  • E.-J. Savigné, Guide à Vienne (Isère), E.-J. Savigné imprimeur-éditeur,‎
  • André Pelletier, Histoire de Vienne et de sa région et environs : Sainte-Colombe Saint-Romain-en-Gal, Éditions Horvath,‎ , 126 p., p. 1-126
  • Sébastien Gosselin, Roger Lauxerois, Chrystèle Orcel et Monique Zannettacci, Plaquette Laissez-vous conter Vienne, ©Ville de Vienne,‎ , 42 p., p. 1-42
  • Jacques Martin, Gilbert Bouchard et Benoît Helly, Les voyages d'Alix : Vienna, Casterman,‎ , 48 p. (ISBN 978-2-203-01592-0), p. 1-9
  • Fanny Adjadj, Roger Luxerois et Benoît Helly, Vienne 38/3 : Carte archéologique de la Gaule, Éditions de la Maison des sciences de l'homme,‎ , 556 p. (ISBN 9-782877-543163), p. 265-271 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Guironnet, L'ancien régime en viennois : Le Roi, l'Église, le Seigneur, la Vie au quotidien, Les Imprimeurs Réunis,‎ , 252 p., p. 1-252
  • F.-F. Raymond, Le guide viennois, Imprimerie Martelet,‎
  • Denis Tardy, Julien Thibert, Éric Seveyrat, Sylvain Perret et Jérôme Dufêtre, Le Nord-Isère en dates et en cartes : Des Territoires qui racontent l'Histoire, livresEMCC,‎ , 124 p. (ISBN 978-2-35740-016-0), p. 1-124
  • Renée Bony, Thierry Giraud et Roger Lauxerois, Les Viennois dans la Révolution : Exposition organisée par les musées de la ville de Vienne, Ville de Vienne,‎ , 86 p., p. 1-86
  • Philippe Gonnet, Le Pays Viennois, Éditions Le Dauphiné libéré et Glénat, coll. « Pays en Rhône-Alpes »,‎ , 112 p. (ISBN 978-2-7234-6047-7), p. 1-112
  • Roger Dufroid, Vienne : Petit Dictionnaire Encyclopédique, vol. 1 à 3, Cartes postales et Documents,‎ 1987-1993
  • Jacques Martin, Gilbert Bouchard et Benoît Helly, Les voyages d'Alix : Vienna, Casterman,‎ , 48 p. (ISBN 978-2-203-01592-0), p. 1-9
  • Gaston Letonnelier, Jacques de Font-Réaulx, Gabriel Pérouze et René Avezou, Archives de la France monastique, Abbayes et prieurés de l'ancienne France, vol. 36,‎
    Recueil historique des archevêchés, évêchés, abbayes et prieurés. Tome neuvième : Province ecclésiastique de Vienne.
  • André Pelletier, Vienna, Vienne, Presses universitaires de Lyon,‎ , 190 p. (ISBN 2-7297-0677-1), p. 1-190
  • E.-J. Savigné, Vienne, Les Éditions de la Grande Fontaine,‎ , 170 p., p. 1-170
    Réédition de l'ouvrage de 1877.
  • André Pelletier, Vienne gallo-romaine au Bas-Empire, Imprimerie Bosc Frères,‎ , 93 p., p. 1-93
  • Pierre Cavard, Vienne la Patriote, Syndicat d'initiative de Vienne Frères,‎ , 339 p., p. 1-339
  • Jean D'Auvergne, Vienne en France : Vienne d'hier et de toujours, Jean d'Auvergne, coll. « Soleil de France »,‎
  • Pierre Cavard, Vienne monastique : Vienne au Temps du Directoire, Éditions BLANCHARD FRÈRES,‎ , 179 p., p. 1-179
  • Marcel Paillaret, Vienne sur le Rhône au moyen-âge, VIENNE IMPRIM',‎ , 580 p., p. 1-580
  • Roger Lauxerois et Chrystèle Orcel, Visages de Vienne : Ville d'Art et d'Histoire, VIENNE IMPRIM',‎
  • Roger Lauxerois, Vienne : Un site en majesté, Éditions Le Dauphiné libéré, coll. « les patrimoines »,‎ , 52 p. (ISBN 2-911739-56-6), p. 1-52
  • Renée Bony, Thierry Giraud et Roger Lauxerois, Vienne à la veille de la Révolution : Exposition organisée par les musées de la ville de Vienne, Ville de Vienne,‎

Sébastien Gosselin, Virginie Durand et Michèle-Françoise Boissin-Pierrot, Vienne (IVe-XXIe) : d'une rive à l'autre, LivresEMCC,‎ (ISBN 9-782357-400160)

  • Pierre Cavard, Vienne la Sainte, Éditions BLANCHARD FRÈRES,‎ , 205 p., p. 1-205
    Réédition de l'ouvrage de 1939.
  • François Hinard (dir.), Histoire romaine des origines à Auguste, Paris, Fayard, coll. « Histoire »,‎ , 1075 p. (ISBN 978-2-213-03194-1), p. 2-555
  • Salluste, La Conjuration de Catilina. La Guerre de Jugurtha. Fragments des histoires, Les Belles Lettres,‎ (ISBN 2251012230)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Officielement, il y a qu'une sortie pour accéder à Vienne-Sud, cependant, comme les deux sorties principales de Vienne sont des demi-échangeurs, on peut donc emprunter la sortie 11 (dans le sens Lyon-Marseille) pour accéder à Vienne-Sud
  2. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement. Cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[86].
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Évolution et structure de la population - Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T2 - Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par sexe et âge en 2009.
  6. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T5 - Emploi et activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Fanny Adjadj, Roger Luxerois et Benoît Helly, Vienne 38/3 : Carte archéologique de la Gaule, Éditions de la Maison des sciences de l'homme,‎ (ISBN 9-782877-543163). La référence est notée « A » dans le texte.

  1. p. 39.
  2. p. 40.
  3. p. 39.
  4. p. 40.
  5. p. 41.
  6. p. 44.
  7. p. 44.
  8. p. 44.
  9. p. 43.
  10. p. 44.
  11. p. 44.

Sébastien Gosselin, Virginie Durand et Michèle-Françoise Boissin-Pierrot, Vienne (IVe-XXIe) : d'une rive à l'autre, LivresEMCC,‎ (ISBN 9-782357-400160). La référence est notée « B » dans le texte.

  1. p. 51.
  2. p. 51.
  3. p. 51.
  4. p. 56.
  5. p. 56.
  6. p. 56.
  7. p. 59.
  8. p. 59.
  9. p. 59.
  10. p. 67.
  11. p. 67.
  12. p. 67.
  13. p. 68.
  14. p. 74.
  15. p. 74.
  16. p. 74.
  17. p. 74.
  18. p. 74.
  19. p. 75.

Sébastien Gosselin, Roger Lauxerois, Chrystèle Orcel et Monique Zannettacci, Plaquette Laissez-vous conter Vienne, ©Ville de Vienne,‎

  1. p. 4.
  2. p. 4.
  3. p. 4.
  4. p. 5.
  5. p. 5.
  6. p. 5.
  7. p. 33.
  8. p. 33.
  9. p. 33.
  10. p. 33.
  11. p. 33.
  12. p. 29.

Autres sources[modifier | modifier le code]

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