Tullins

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Tullins
Tullins
L'hôtel de ville de Tullins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Tullins
Intercommunalité Communauté d’agglomération du Pays voironnais
Maire
Mandat
Jean-Yves Dherbeys
2014-2020
Code postal 38210
Code commune 38517
Démographie
Population
municipale
7 655 hab. (2015 en diminution de 0,1 % par rapport à 2010)
Densité 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 54″ nord, 5° 29′ 01″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 784 m
Superficie 28,79 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-tullins.fr

Tullins[1] est une commune française, située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont dénommés les Tullinois(es)[2]

La commune, dont le nom officiel est Tullins[3], est dénommée uniquement au niveau local sous le nom de Tullins-Fures. Son territoire se situe dans la basse vallée de l'Isère, à la limite du Voironnais et du Sud-Grésivaudan, entre Grenoble et Valence. La ville est également située dans la zone de culture agricole de la plus grande noyeraie d’Europe, dont la production relève d'une appellation d’Origine Contrôlée, celle de la noix de Grenoble (obtenue en juin 1938) qui s'étend sur trois départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes : Isère, Savoie et la Drôme[4].

Architecturalement, la ville présente un centre ancien avec des maisons datant des XVIIe et XVIIIe siècles, un Hôtel-Dieu, des XVe et XVIe siècles et une église du XIe siècle et l'ancien village (ou hameau) de Fures présente un patrimoine industriel historique notable.

En 2013, selon le site de la ville, la commune de Tullins a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[5]. Ses habitants sont dénommés, tullinois(e)s.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Tullins et des communes limitrophes.

Le territoire communal est situé dans le sud-est de la France, et plus précisément dans la vallée de l'Isère à 13 km de Voiron, siège de la Communauté d'agglomération du Pays voironnais à laquelle adhère la commune Tullins. Celle-ci est également située à 29 km de Grenoble, chef-lieu du département de l'Isère et 96 km, de Lyon, chef-lieu de la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu'à 562 km de Paris. Les villes de Vinay et de Saint-Marcellin, toutes deux situées dans la vallée de l'Isère (c'est-à-dire le même espace géographique du Sud-Grésivaudan), sont respectivement distantes de 13 km et de 23 km de Tullins.

La ville est desservie par l'autoroute A49 reliant Grenoble à Valence dont l'accès se trouve à 3 km du centre-ville, lequel est également situé à 19 km de l'aéroport de Grenoble-Isère.

Description[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Tullins se situe à flanc de coteaux, sur les derniers contreforts boisés du plateau de Chambaran.

En contrebas du territoire communal, s’étend la plaine alluvionnaire de l’Isère, partie rurale et agricole de la commune. Celle-ci fut jusqu'à l'époque contemporaine, une assez vaste étendue marécageuse, inondable et dont il subsiste encore de nombreux étangs. La ville présente encore aujourd'hui de nombreux hameaux et lieux-dits.

Son bourg central est assez ancien et abrite de nombreuses petites rues et ruelles. Ce bourg renferme également un patrimoine non négligeable dont l'Hôtel de ville, la tour du château et du Clos des Chartreux et diverses maisons classées[6]. Le village de Fures s'est développé depuis l'antiquité le long de la rivière la Fure venant du Lac de Paladru grâce à l'énergie hydraulique tirée de ses multiples roues à eau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Tullins dans sa partie la plus basse repose essentiellement dans la plaine alluvionnaire de l'Isère dénommé Grésivaudan et la partie plus élevée correspond à la bordure orientale du plateau de Chambaran. Situé en partie sur la marge nord-occidentale de la plaine alluviale de l'Isère, une grande partie du territoire tullinois est positionné sur un « cône de déjections fluviatiles » édifié par la Fure qui s'écoule pourtant à l'est de son territoire[7].

Le Grésivaudan[modifier | modifier le code]

Panorama sur Tullins et la vallée de l'Isère
Article connexe : Grésivaudan.

Le Grésivaudan est une ancienne vallée glaciaire. Son profil en auge (fond plat et parois escarpées) a été modelé par des phénomènes glaciaires et post-glaciaires. Le glacier de l'Isère s'installe dans la vallée à la faveur d'un refroidissement climatique. Il s'épaissit et s'étend jusqu'au niveau de Tullins , plaqué contre le Vercors par le glacier du Rhône qui s'étale dans le nord de l'Isère et la plaine lyonnaise.

Lors du dernier réchauffement climatique il y a 10 000 ans, le glacier de l'Isère se retire petit à petit en laissant une vaste dépression devant lui qui se remplit d'eau jusqu'à former un immense lac du même type que les grands lacs italiens (lac Majeur, Lac de Côme, lac de Lugano, etc.), la vallée de l'Isère est entièrement occupée par ce lac, de Tullins jusqu'à Albertville, dont le niveau est légèrement inférieur à l'altitude de la vallée actuelle.

Une fois ce grand lac complètement comblé, la vallée acquiert son visage actuel : un fond plat qui correspond à l'ancienne surface du lac bordé par des parois abruptes et des falaises du côté du massif du Vercors.

Le plateau de Chambaran[modifier | modifier le code]

Article connexe : Plateau de Chambaran.

Ce modeste plateau ondulé est constitué d'une base composée de molasse du miocène, recouverte en grande partie par un placage d'un terrain original[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La partie nord-ouest du territoire du département de l'Isère où se positionne la ville de Tullins est formée de plaines au climat tempéré, de bas plateaux et de collines assez peu élevées, au climat un peu plus rude. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2012, 2014 et 2016[modifier | modifier le code]

  • 2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0 −4,7 2,3 7 10,6 14,6 15,1 15,5 11,5 8,5 3,6 0,1
Température maximale moyenne (°C) 7,2 4,2 18,4 17,6 23,4 26,9 27,7 29,5 23,2 18,1 12 6,6
Source : Climat de Tullins en 2012 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2 2,7 6,8 9,2 13,9 15,1 14,3 12,1 12,6 5 1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,3 12,1 16,4 19,9 27,6 24,8 25,5 24,4 21,3 13,7 7,9
Source : Climat de Tullins en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 3 2,3 7,1 9,5 14,5 15,7 14,6 12,9 6,5 3,9 −3,8
Température maximale moyenne (°C) 9,2 11,3 13,4 17,1 21,3 25,8 28,8 29,1 26,6 16,8 11,6 6,6
Source : Climat de Tullins en 2016 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : trois rivières dont l'Isère et quelques rus ou ruisseaux qui sont tous ses affluents ou sous-affluents.

L'Isère[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau de la commune est l'Isère, un des principaux affluents du Rhône, qui borde le sud-est du territoire communal.

Cette rivière présente des fluctuations saisonnières de débit assez importantes et typiques d'une alimentation en grande partie nivale, avec des crues de printemps due à la fonte des neiges. Il s'agit donc d'un important cours d'eau drainant toute la vallée et qui, en règle générale, reste d'un débit très abondant tout au long de l'année.

Plusieurs ruisseaux et rus se jettent dans l'Isère au niveau de la commune[9]

  • Ruisseau du Martinet
  • Ruisseau de Fleuvant
  • Ruisseau du Canard

La Morge[modifier | modifier le code]

Cette rivière est un affluent de l'Isère, donc un sous-affluent du Rhône. Elle a un caractère torrentiel et possède un affluent principal qui la rejoint sur le territoire de Tullins, la Fure

Article connexe : Morge (affluent de l'Isère).

Plusieurs ruisseaux et rus se jettent dans la Morge au niveau de la commune

  • Ruisseau d'Olon
  • Ruisseau de Baillardier
  • Ruisseau des Mortes

La Fure[modifier | modifier le code]

La Fure à Saint-Jean-de-Chépy

Cet affluent de la Morge est un émissaire du lac de Paladru, étendue d'eau située à une dizaine de kilomètres au nord de la commune. Son débit est également de type torrentiel et peut présenter de fortes variations et des crues parfois violentes.

Ce cours d'eau a donné son nom à l'ancien village de Fures, quartier situé au nord-ouest du territoire communal d'où le nom officieux utilisé de Tullins-Fures. Le cours d'eau fut utilisé pour des moulins, pressoirs, forges, textiles, papeteries, ateliers mécaniques et de fabrication de chaussures.

Article connexe : Fure.

Plusieurs ruisseaux et rus se jettent dans la Fure au niveau de la commune

  • Ruisseau de la Furasse, d'une longueur de 1,5 km[10]
  • Ruisseau des Lavures
  • Ruisseau de Tête Noire

Voies routières et transport[modifier | modifier le code]

Entrée de Tullins (côté Fures) depuis Vourey (RD 1092)
Le nom de Tullins-Fures est une appellation locale
Ancien pont sur l'Isère entre Tullins et Saint-Quentin-sur-Isère en cours de démolition en 2018

Voies routières[modifier | modifier le code]

Autoroutes[modifier | modifier le code]
  • L’autoroute A49 qui traverse le territoire de la commune est une voie routière à grande circulation, qui relie Romans (Valence) à Grenoble. Elle a été mise en service définitivement en 1992.
Article connexe : Autoroute A49 (France).
Routes[modifier | modifier le code]
  • La route départementale 1092 (RD1092) dénommée ainsi entre Romans-sur-Isère et Voiron se dénommait avant son déclassement en route nationale 92. Cette ancienne route nationale reliait Genève à Valence jusqu'en 1974 et traverse le bourg de Tullins du nord-ouest vers le sud-est.
  • La route départementale 45 (RD45) relie Tullins (quartier de Fures) à Rives (quartier de la Gare)
  • La route départementale 73 (RD73) relie Tullins (bourg central) à plusieurs communes du centre de l'Isère dont Izeaux et Le Grand-Lemps
Pont routier[modifier | modifier le code]

Doté de deux voies routières, de deux bandes cyclables ainsi que d'un trottoir pour les piétons, un nouveau pont, en remplacement d'un pont très ancien et étroit, a été construit pour franchir l'Isère entre Tullins et Saint-Quentin sur Isère (RD45). Celui-ci a été ouvert à la circulation le . Le chantier, essentiellement financé par le conseil départemental de l'Isère avait débuté en avril 2015[11]. En raison de sa dangerosité, la démolition de l'ancien est lancée dans la foulée et s'achèvera dans le courant du mois de mars de la même année[12]

Transport publics[modifier | modifier le code]

Ligne d'autobus[modifier | modifier le code]
Pour un article plus général, voir Transports du Pays voironnais.
Autobus des transports du pays voironnais

La ville de Tullins est desservie par une ligne du réseau Transports du Pays Voironnais, service public de transport en commun centré sur la ville française de Voiron . L'autorité organisatrice de transport urbain de ce réseau est la communauté d'agglomération du Pays voironnais. Ce réseau urbain a été inauguré le . L'exploitation de la ligne est assurée par l'entreprise des autocars Perraud.

  • La Ligne A permet de rejoindre la gare routière de Voiron au collège Condorcet à Tullins. Les villes et lieux desservis sont Voiron (Collège Saint-Joseph, Lycée Ferdinand Buisson, Paviot École), Saint-Jean-de-Moirans, Moirans (Boulodrome, Collège Le Vergeron), Vourey et Tullins (Gare SNCF, Collège Condorcet). À certains services en période scolaire, direction Tullins, la ligne est prolongée à Voiron pour desservir le Collège Saint-Joseph et est déviée à Moirans pour desservir le Collège Le Vergeron et à Vourey pour desservir l'arrêt Le Monnair. Dans l'autre sens, des trajets directs sont effectués le matin vers Voiron.
Lignes d'autocars[modifier | modifier le code]
car du réseau transisère

Pour se rendre de Tullins vers Saint-Marcellin ou vers Grenoble, il existe une ligne d'autocars géré par le réseau interurbain de l'Isère.

Lignes Dessertes Transporteurs
Ligne n° 5200
Saint-MarcellinMoiransGrenoble Société Perraud Voyages
Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
La gare de Tullins-Fures[modifier | modifier le code]
La gare de Tullins-Fures.

La gare ferroviaire de Tullins-Fures est desservie par les trains TER Rhône-Alpes (relation de Valence-Ville à Chambéry - Challes-les-Eaux).

Depuis 2014, la ligne est électrifiée en intégralité, ce qui permet notamment le passage de quelques TGV Annecy - Grenoble - Méditerranée par semaine[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville s'est développée progressivement le long de l'ancienne route nationale 92, dite route de Genève à Valence. Le bourg central très urbanisé est entouré par une zone urbanisable d’environ 600 à 700 hectares[14]

Hameaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Tullins, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[15]. Les principaux hameaux et lieux-dits sont indiqués en caractères gras.

  • le Pavé
  • Grand-Maison
  • Hurtières
  • les Arrons
  • les Mallènes
  • les Balmes
  • les Ramais
  • Genevey
  • les Taillanderies
  • Pensailles
  • Fures
  • Gigy
  • la Grange des prés
  • la Combe
  • Pont Gros
  • la Rochette
  • Boulun
  • Saint-Jean-de-Chépy
  • Plan de Bidon
  • Clos des Chartreux
  • la Félie
  • la Rousse
  • la Contamine
  • le Peurat
  • Tolignat
  • le Veyrnet
  • le Meyniat
  • l'Île Trouillon
  • l'Eslinard
  • Le Port (Pont sur l'Isère)
  • la Méarie
  • le Paradis
  • Galerne
  • le Plan
  • Poulatière (château)
  • Pont Pinet (château)
  • Troussatière
  • Castaudy
  • la Pairaude
  • Gabinot
  • Pipet
  • Mortalinet
  • le Burillon
  • la Nème
  • Gapardaux
  • Corcelle
  • les Massons
  • La Parisette
  • Batardière
  • Tizin
  • Petit et Grand Tizin
  • le Guiers
  • Carcavel
  • Malatras
  • les Epoursuit
  • les Moïles (zone humide)
  • Manguely
  • Verdemont
  • le Vert

Logement[modifier | modifier le code]

Logements sociaux[modifier | modifier le code]

La ville de Tullins compte 523 logements sociaux sur son territoire en 2017, gérés par cinq bailleurs sociaux isèrois ou rhonalpins : la société dauphinois d'habitat (SDH), l'OPAC 38, 3F, ACTIS et PLURALIS[16]. la principale résidence HLM est située dans le quartier de le Cressonnière.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'eau et l'assainissement de la commune relèvent de la compétence de la Communauté d'agglomération du Pays Voironnais. Une station d'épuration est située sur le territoire de la commune[17].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Voiron est situé en zone de sismicité n°4, en limite de la zone n°3 qui se situe vers l'ouest et le nord-ouest du département de l'Isère[18].

Terminologie des zones sismiques[19]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin, Tullianum, nom d'un domaine gallo-romain en référence au nom de son propriétaire Tullius ou Tullus. En langue francoprovençale, la finale ianum produit la prononciation ien ou in, ainsi Tullianum devint Tullins[20] .

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Histoire de l'Isère.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

carte de l'Allobrogie
Carte de l'Allobrogie.

Dans la commune voisine de Beaucroissant est située la colline de Parménie qui domine Tullins. Proche du village de Beaucroissant le visiteur peut découvrir une pierre à cupules, dénommée localement « pierre pucelle ». Selon Pierre Bische, auteur d'ouvrages historiques locaux, il s'agirait du seul monument de l'époque néolithique subsistant dans la région[21].

L'histoire de Tullins commence il y a 3500 ans environ, à l'âge de bronze moyen; un poignard de bronze à rivets, daté de 1500 ans av JC, a été trouvé dans l'ancien gué historique de la Fure[22] avec le "Grand Chemin" passant à Fures et Tullins. Ce chemin reliait la vallée du Rhône à Moirans par la rive droite de l'Isère qui allait à Genève, liant les civilisations des lacs helvétiques et du Haut Danube aux civilisations méditerranéennes. Le nom actuel de Grand Chemin à Vourey et de Grand Chemin Royal à Morette , les deux communes voisines concernées sur ce chemin, en est témoin[23] . Ce poignard est exposé au Musée Archéologique de l'ancien Evêché de Grenoble.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La région est progressivement occupée par les allobroges, peuple gaulois venu du Nord de l'Italie et d'Helvétie, conquis par Rome. Ils développent une civilisation métissée avec les peuples vivant sur place, civilisation marquée par l'agriculture et la métallurgie

Fures poignard de bronze avec manche
Fures poignard de bronze avec manche âge de bronze moyen -1550 av JC trouvé dans le gué de la Fure à Fures (création selon objet présenté au Musée archéologique de l'ancien Evêché de Grenoble)

Les rives de la Fure, et des rivières qui se jettent dans l'Isère, deviennent peu à peu des pays de céréales et de moulins à eau pour le grain et les forges, où habitent des cultivateurs-artisans forgerons.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le développement de l'artisanat, grâce à la force hydraulique, à un réseau de canaux et à un aqueduc exceptionnels à Fures, fait apparaître des ateliers de meuneries, de tissage de laine et de soie, de toilerie de chanvre, de forges, d'huileries, de scieries et, plus tard, de production de papier à partir de chiffons

Au début du Xe siècle, le comté de Tullins est intégré au comté de Sermorens. Durant le siècle suivant, le premier membre de la famille suzeraine de Tullins aurait été apparenté à la Famille de Poitiers-Valentinois, se dénommait Aténulphe. Durant le XIVe siècle, une dénommée Humilie est la dernière représentante de cette famille. La terre de Tullins revient dés lors à son neveu, Jacquemet de Roussillon. Le successeur de Jacquemet de Rousillon est Claude. Celui-ci meurt sans postérité en 1428[24].

À la mort du dernier seigneur de Tullins en 1428, le dauphin hérite de la seigneurie de Tullins. Après le rattachement en 1349 du Dauphiné au royaume de France, la ville est donnée en engagement[Note 1] à différentes familles de la région pendant plus de deux siècles (de 1428 à 1650)

Gaspard de Fléard est nommé seigneur engagiste de la terre de Tullins à la fin du XVIe siècle. C'est à son frère, François Fléhard, partisan de la Ligue catholique et évêque de Grenoble que l'on doit la création du couvent des minimes.

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les Clermont-Tonnerre, famille originaire de la paroisse de Clermont en Dauphiné, petit village dont le château domanial domine le lac de Paladru et la vallée de la Fure, obtiennent la charge héréditaire de Tullins jusqu’à la Révolution. Au XVIIe siècle, de riches familles s’installent à Tullins et restaurent des maisons médiévales dont la commune garde encore la trace grâce à la présence de nombreuses portes d'entrées inscrites à l’inventaire des Monuments historiques[25].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Tullins au début du XIXe siècle.

Développement de l'agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture de polyculture-élevage et de vigne domestique se développe sur les terres des coteaux et des bords de l'Isère. Après l’endiguement de l’Isère à la fin du XIXe siècle, la plaine de Tullins se prête alors aux cultures céréalières ainsi qu’à l’élevage bovin. La production de noix (noix de Grenoble AOC) s'étend jusqu'en en plaine, où la mécanisation permet une exploitation plus facile.

Développement de l'industrialisation[modifier | modifier le code]

Succédant à l'artisanat et aux ateliers pré-industriels, mêlant activités agricoles et artisanales, l’industrialisation apparaît à Fures au cours du XIXe siècle avec les usines de forges, de métallurgie, de construction mécanique. La toilerie de chanvre est remplacée par des ateliers et usines pensionnats de soierie. Des papeteries importantes puis la production de chaussures succèdent aux forges le long de la Fure. Des chemiseries s'installent à Tullins. Les conséquences de la crise de 1929 affecteront ensuite de façon importante les soieries qui disparaissent au profit d'activités d'effilochage.

Un pont routier suspendu, achevé durant l'année 1853 permet de relier directement le bourg de Tullins avec la rive gauche de l'Isère, dont notamment la commune de Saint-Quentin-sur-Isère[26]. Celui-ci sera endommagé lors d'une crue en 1928 et remplacé par un nouveau pont en 1931.

La querelle entre Fures et Tullins[modifier | modifier le code]

Le magazine Regards, consacré à l'histoire locale du pays de Tullins, a publié un article en 1997, intitulé « Tullins Fures, la déchirure »[27] relatant l'existence d'un conflit entre certains habitants du hameau (ou village) de Fures (dénommés furatiers), se sentant délaissés et l'administration municipale de la commune envisageant à cette occasion la création d'une commune séparée. Fures avait vu ses activités se développer très vite, avec l'apparition de plusieurs papeteries, soieries et usines d'effilochage, avec un accroissement de population jusqu'à 1500 habitants avec de nombreux commerces et artisans. Les furatiers veulent avoir une église et un cimetière pour ne plus avoir à faire 3km aller et retour à pied (en sabots pour les pauvres) pour enterrer et pour aller saluer les morts. "En 1853 s'organise une collecte d'argent pour construire une église à Fures". "En 1854, le Préfet et l'Evêque donnent leur autorisation" . "En 1855 , Mr de Bressieux, issu d'une ex-famille noble du pays, fait don d'un terrain au conseil paroissial de Fures pour y établir le cimetière" [28]

La majorité des élus municipaux, majoritairement tullinois, le refuse par un vote en 1856 car "cela serait préjudiciable aux diverses professions industrielles du bourg de Tullins" (archives des comptes rendus du Conseil Municipal de la commune") [28]. En 1858, la même majorité refuse le don du terrain du cimetière. Tout cela se déroule dans un contexte politique bien précis avec les révolutions de 1830 et 1848, puis l'avènement de la République et le coup d'Etat de Napoléon III en 1851. Cela, alors que la majorité des élus de Tullins sont anti-républicains et pro-empire (ils contraignent à la démission le curé républicain Koening en 1857), et alors que Fures, ouvrier et populaire, est très républicain et réclame l'égalité des droits en matière de cimetière et d'église. Fures finit par réclamer sa constitution en commune par une pétition[28].

Une première demande de séparation entre les deux territoires est effectuée en 1869, mais elle n'aboutit pas. Une seconde demande est effectuée en 1874, une enquête est effectuée avec un commissaire enquêteur, nommé par le préfet de l'Isère. Un conseil municipal extraordinaire est organisé à la mairie de Tullins le qui finira par aboutir à un refus. En 1876, les furatiers décident de relancer leur demande à l'appui d'une nouvelle et dernière enquête. Le 30 décembre de la même année, le Conseil d'arrondissement et le Conseil général annoncent qu'ils refusent la séparation, mais ceux-ci demandent que la mairie de Tullins mette en place certaines mesures, dont : « une meilleure installation de l'école de fille de Fures, la création d'un marché à Fures, la création d'un cours d'adultes et de la formation du hameau en section électorale municipale », demandes qui seront honorées par le conseil municipal, l'année suivante. La commune ne subira donc aucune séparation et gardera l'intégralité de son territoire créé en 1790 et ne connaîtra pas de modification dans l'histoire contemporaine.

La Seconde guerre mondiale La Résistance L'Après-Guerre[modifier | modifier le code]

Tullins fut brièvement occupé durant la campagne de France en 1940, l'armée allemande ayant été stoppée à l'entrée de la cluse de Voreppe. L'armistice du 22 juin 1940 entraînera son repli jusqu'à la ligne de démarcation.

Pour un article plus général, voir Bataille de la vallée du Rhône (1940).

La Résistance marque fortement Tullins-Fures. Le Maire, Gaston Valois, médecin des pauvres, s'y engage entièrement et devient le chef des MUR, Mouvements Unis de la Résistance pour toute l'Isère. Localement, se regroupent les résistants armés dans le Groupe Franc du Vert de la plaine de Tullins-Fures, ayant à sa tête Roger Perdriaux, placé sous Jules Cazeneuve, chef du secteur 3 de l'Armée Secrète. Les maquis de Montferrier à Cras, puis de La Rivière, se mettent en place, ayant André Bellemain comme agent de liaison avec Gaston Valois. Toute une activité de renseignements et de liaisons radios clandestines avec Londres se développe grâce aux fermes et villages des collines du secteur.

Le 27 novembre 1943, au cours de la "Saint Barthélémy Grenobloise", Gaston Valois est arrêté à Grenoble par les miliciens et remis à la Gestapo. Torturé par la police nazie, il se donne la mort pour ne pas risquer de trahir sous la torture. La Résistance se réorganise et augmente sa pression et ses harcèlements sur les troupes allemandes et les transports de guerre ennemis. Jean Valois, fils de Gaston, et Marcel Mariotte, rejoignent les maquis du secteur qui participeront à la libération de Lyon puis de l'Est de la France jusqu'en Allemagne. Tullins Fures a été libéré le 23 août 1944 avec les troupes américaines.

Après la guerre les différentes activités industrielles se développent vivement mais, après 1970, elles amorcent un déclin progressif jusqu'en 2017.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Tullins en 2018

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal est composé de 29 élus dont un maire, six adjoints, six conseillers délégués, huit autres conseillers de la majorité municipale et huit conseillers d'opposition.

Le maire de Tullins est le 4e vice-président de la Communauté d'agglomération du Pays Voironnais chargé des finances, des moyens généraux et des politiques contractuelles. La commune compte également trois autres représentants élus à cette assemblée communautaire dont le siège est à Voiron.

Depuis 2014, le conseil municipal a décidé de créer un conseil des sages. Selon le site de la mairie, ce conseil est un groupe de personnes de plus de soixante ans qui souhaitent participer à la vie collective et citoyenne, grâce à leur expérience acquise[29]. Le conseil municipal a également mis en place un conseil municipal d'enfants depuis 1988[30]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Scrutins locaux[modifier | modifier le code]

Scrutins nationaux[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2017[31]
Candidat 1er tour 2e tour
Tullins Ensemble de la France Tullins Ensemble de la France
Emmanuel Macron 22,9 % 24,01 % 64,.45 % 66,10 %
François Fillon 14,6 % 20,01 %
Jean-Luc Mélenchon 21,3% 19,58 %
Marine Le Pen 23,55 % 21,30 % 35,55 % 33,90 %
Benoît Hamon 7,79 % 6,36 %
Votants 78,57 % 77,77 % 74,63 % 74,56 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1944 mai 1945 Prosper Jourdan    
mai 1945 octobre 1947 Jules Cazeneuve    
octobre 1947 janvier 1958 Etienne Malbois    
février 1958 mars 1965 Maximilien Tonnel    
mars 1965 mars 1977 Jules Cazeneuve    
mars 1977 mars 1983 Yves Barbieri PCF  
mars 1983 juin 1986 René Moulin PS  
juin 1986 mars 2001 André Vallini PS Avocat, député (1997-2011)
Président du Conseil Général (2001-2014)
mars 2001 avril 2014 Maurice Marron PS Retraité
Maire honoraire de la commune[32]
avril 2014 en cours Jean-Yves Dherbeys PS Retraité[33]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2015, la commune comptait 7 655 habitants[Note 2], en diminution de 0,1 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 5003 7153 8193 7653 8074 7124 7014 9204 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 4974 5234 9914 8344 8814 7404 5904 7014 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 5414 4324 5784 1144 5944 4654 4034 2354 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
4 6505 3195 5576 0446 2697 0687 5397 6737 655
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Tullins héberge de nombreux établissements scolaires publics et privés[39]

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

  • Groupe scolaire de Fures :
    • Cycle école maternelle : 100 enfants
    • Cycle école élémentaire : 210 enfants
avec une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS)
  • École maternelle Floréal : 129 enfants
  • École élémentaire Lucile et Camille Desmoulins : 236 enfants
+ une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS)
  • École privée St Laurent : 122 enfants

Collège[modifier | modifier le code]

  • Collège Condorcet : 611 élèves

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

  • Centre Hospitalier Michel Perret[40]
Établissement hospitalier autonome entièrement rénové en 2015, comprenant des unités de médecine et de réadaptation, une unité de soins de longue durée et un pôle de gériatrie.
  • Institut médico-éducatif Jules Cazeneuve[41].
Établissement d'accueil pour enfants handicapés mentaux
Internat de Semaine : 25 places
Semi-Internat : 53 places
  • Foyer de Vie Le Tréry
Établissement d'accueil pour adultes handicapés mentaux : 50 places

Équipements et clubs Sportifs[modifier | modifier le code]

La commune présente sur son territoire de nombreux équipements sportifs[42]

  • La Piscine municpale
  • Le Gymnase Condorcet
  • Le Gymnase Chantal Mauduit
  • Le Gymnase Eric Escoffier
  • Les stades
    • Stade Jean Valois : Route de St Quentin
    • Stade annexe : Route de St Quentin
    • Stade de la Cressonnière
  • le skate Park
  • Les terrains de tennis
  • le boulodrome

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Les habitants de Tullins peuvent consulter localement un journal à vocation régionale et un périodique publié par la mairie.

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Chartreuse et Sud Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Article connexe : Le Dauphiné libéré.

La ville de Tullins gère la publication d'un mensuel local, dénommé Tullins m@g, destiné à l'information des citoyens de la commune. Il est distribué dans les bôites aux lettres et l'ensemble de ses éditions ultérieures sont consultables sur le site internet de la commune[43]

Internet[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Tullins a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[44].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique
La paroisse de Tullins se dénomme "Notre-Dame des Noyeraies". Celle-ci dépend du diocèse de Grenoble[45].
  • Culte musulman
Une mosquée, située à proximité du centre-ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole[modifier | modifier le code]

La commune est une productrice de noix de l'aire de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) et de l'appellation d'origine protégée (AOP dans l'Union Européenne) noix de Grenoble. Elle a été très touchée par la tempête des 7 et 8 novembre 1982, qui a détruit plus de 1 000 noyers[46].

Dans les années 1920, bien que tous les nuciculteurs de la région fussent d'accord sur le fait d'obtenir une reconnaissance, de vifs débats eurent lieu pour savoir si on devait l'appeler « Noix de Grenoble » ou « Noix de Tullins ». Tullins est le centre historique de la noyeraie, mais le nom de noix de Grenoble fut jugé plus vendeur pour l'étranger. De plus, à cette même époque, les élus des villes de Morette, La Rivière, Tullins et Vinay exigèrent une délimitation géographique claire de l’aire de production de la noix dauphinoise. Celle-ci fut farouchement discutée[47]

Article connexe : Noix de Grenoble.

Le secteur industriel et commercial[modifier | modifier le code]

Grande distribution[modifier | modifier le code]

La commune compte des locaux commerciaux relevant de la grande distribution (dont un centre commercial situé devant le collège) et une zone commerciale située route de Saint-Quentin au sud du territoire communal.

Petites et moyennes industries

Plusieurs PMI sont présentes dans la Zone d'Activités du Peuras : SMOC, SORI, Gastaldin frères, ...

Le secteur hôtelier et touristique[modifier | modifier le code]

Équipement de tourisme et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Salle de cinéma Le Paradiso
situé rue Pasteur, ce cinéma compte une seule salle de 108 places, accessible aux personnes handicapées[48].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine monumental[modifier | modifier le code]

Chapelle de l'Hôtel-Dieu de Tullins, sanctuaire à répit.
Parc de la mairie de Tullins en janvier 2018
Entrée du domaine du château de Saint-Jean-de-Chépy en novembre 2017

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château féodal de Tullins[modifier | modifier le code]
Il s'agit de l'ancien château delphinal construit sur une motte, du XIe siècle[49]. Actuellement, on peut encore découvrir les vestiges de cet édifice féodal dont La tour ronde et quelques pans de mur.
Le château servait d'arsenal à l'époque des seigneurs engagistes et il a été en grande partie détruit par un incendie survenu en 1740. Il n'a pas été reconstruit après cet événement[50].
Le Clos des Chartreux[modifier | modifier le code]
Ce domaine fut, autrefois, la propriété des Chartreux de la Sylve Bénite[49]. Durant la Révolution française, les Chartreux furent expulsés.
En 1861, la propriété est acquise par un industriel lyonnais, Michel Perret qui va transformer la « maison » en une magnifique villa de style italien entre 1861 et 1865 en style palladien[49]. Le bâtiment et son domaine de 35 hectares abrite l'actuel hôtel de ville de la commune depuis 1976[51].
Le domaine de Saint-Jean de Chépy[modifier | modifier le code]
Le château de Saint-Jean-de-Chépy, situé au bord de la Fure, date des XIIIe et XVIe siècles remanié et réaménagé au cours des XVIe et XIXe siècles.
Il fut la possession des familles de Lans et de Bressieux de Cordoue. Les façades et les toitures (à l'exclusion de la tour Sud, classée) ainsi que l'escalier intérieur sont inscrits par arrêté du 28 mars 1977 ; la tour Sud avec les peintures murales (Zodiaque) au premier étage sont classés par arrêté du 28 mars 1977[52].
Le Château de la Boussinière[modifier | modifier le code]
Le Château de la Boussinière date du XVIIIe siècle[49]. Grande propriété d’Alexis de Glasson, ce château a appartenu aux Pavin de Lafarge famille des célèbres cimentiers Lafarge. Il fut transmis de générations en générations, l’actuel propriétaire des lieux est Madame Prudhomme de La Boussinière-Fonlladosa. Ce château aurait accueillit le Pape Pie VI en juillet 1799 alors prisonnier des français. Il y aurait passé la nuit avant de repartir à 4 heures du matin, le lendemain où la population s’était amassée pour recueillir sa bénédiction.
Les maisons anciennes du bourg[modifier | modifier le code]
La maison Burgaud située au 17 avenue de la Gare et datant des XVIIe et XVIIIe siècles a été classée par arrêté du 22 octobre 1976[53].
Plusieurs autres maisons de Tullins sont inscrites partiellement au titre des monuments historiques à protection de leurs portes d'entrée : la maison du 2 place du Docteur-Valois[54], la maison du 7 rue de la Halle[55], la maison du 3 rue de la Halle[56], une autre maison de la rue de la Halle[57], la maison du 12 rue de la Halle[58], la maison du 6 bis rue de la Halle[59] et la maison du 1 rue de la Halle[60] par arrêté du 31 décembre 1963 ; la maison du 2 rue du Couvent par arrêté du 11 février 1964[61].
L'ancien Hôtel de ville (couvent des minimes)[modifier | modifier le code]

L'ancien hôtel de ville qui fut un ancien couvent datant de 1606. Celui-ci fut fondé par François Fléhard, évêque de Grenoble. La Révolution française entraîne la nouvelle commune a en faire un Hôtel de Ville. Les arcades sont celles du cloître du couvent, le beffroi a été construit a la fin du XIXe siècle.

Les autres bâtiments[modifier | modifier le code]
  • L'Hôtel-Dieu date des XVe et XVIe siècles[49].
  • Le manoir de Cruzille, construit à la place d'une maison forte, de la famille de Salignon[49].
  • Le château de Pont-Pinet, du XIXe siècle[49].
  • La porte de Saint-Quentin des XIIIe et XIVe siècles.
  • La porte de Fures dont les vestiges datant des Xe et XIe siècles.
  • L'hôpital Michel-Perret[62] (1895-1897) : détruit en 2012 pour construction d'un nouvel hôpital.

Patrimoine industriel historique[modifier | modifier le code]

Le village de Fures présente un ensemble de canaux et un aqueduc moyenâgeux, une cascade, ainsi que plusieurs bâtiments industriels remarquables tels que les soieries Barlet (bâtiments construits en 1854 avec son usine pensionnat ayant 240 ouvrières jeunes filles et jeunes femmes en 1865), la façade art déco des bâtiments des ex-papeteries Lux 1930, les hangars (datant d'avant 1900) et la cheminée des papeteries Guély[63].

Patrimoine religeux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent-des-Prés.
Le prieuré Notre-Dame-de-Grâce[modifier | modifier le code]
Cet édifice religieux date du XVIIe siècle et il est inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du  : la porte d'entrée du couvent, y compris les vantaux, la façade de la chapelle située du côté de l'entrée, y compris le portail avec ses vantaux, sont les éléments protégés[64].
L'église Saint-Laurent-des-Prés[modifier | modifier le code]
L'édifice date du XIe au XVe siècle et il fait l'objet d'un classement par arrêté du (clocher) et d'une inscription partielle (église à l'exception du clocher) par arrêté du au titre des monuments historiques[65].
Les autres bâtiments religieux notables[modifier | modifier le code]
  • La chapelle Notre-Dame de l'hôtel-Dieu, de la fin du XVe siècle.
  • L'ancien couvent des Minimes de 1606.
  • Le site de l'ancienne Chartreuse de Parménie, ancien monastère de l'ordre des Chartreux qui se trouve sur la colline de Parménie, à 749 mètres d’altitude et qui domine le territoire de Tullins se situe sur le territoire de la commune voisine de Beaucroissant.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Étang de Mai, Espace de la boucle des Moïles
La « Boucle des Moïles » est une zone humide qui correspond à l’emplacement d'un ancien méandre de l’Isère dont elle est, de nos jours, totalement coupée, les endiguements et les aménagements hydrauliques successifs ayant contribué à isoler cette boucle du système alluvial actuel[67].
Les premiers travaux de restauration et d'aménagement de ce site furent entrepris entre 1992 et 1997. Ces travaux ont permis la remise en état de prairies humides, la plantation de haies et d'un conservatoire de noyers, ainsi qu'un aménagement spécifique permettant l'accueil du public avec l'installation de panneaux indicateurs et d'un observatoire[68].

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Le patois local[modifier | modifier le code]

Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale. Tullins se situe au nord-ouest de Grenoble.

Historiquement, au niveau linguistique, le territoire de Tullins (ainsi que l'ensemble du pays voironnais) se situe au nord et au nord-ouest de l'agglomération grenobloise et donc dans la partie centrale de la zone des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine de la langues dite francoprovençal ou arpitan au même titre que les parlers savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens (voir la carte ci-contre).

L'idée du terme francoprovençal (quelquefois dénommé arpitan) attribué à cette langue régionale parlée dans la quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Grésivaudan, les pays alpins et la vallée de l'Isère depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Rhône. .

Articles connexes : Dauphinois et Francoprovençal.

Patrimoine culinaire[modifier | modifier le code]

La raviole du Dauphiné[modifier | modifier le code]

ravioles en gratin

Tullins se situé à proximité immédiate de la zone de productions des ingrédients essentiels liés à la composition et à la fabrication de la raviole du Dauphiné, celle-ci étant élaborée par la confection d'une pâte de farine de blé tendre avec l'ajout d’œufs et d’eau qui entourent une farce à base de comté ou d'emmental français est-central de fromage blanc de lait de vache et de persil revenu au beurre. De nombreux restaurant locaux proposent ce plat traditionnel à leur menu.

Article connexe : Raviole du Dauphiné.

Le gâteau au noix[modifier | modifier le code]

Quelquefois dénommé sous le simple terme de "dauphinois"[69], cette recette utilise des noix de Grenoble comme ingrédient principal. Le gâteau originel que l’on peut encore trouver dans quelques pâtisseries de Grenoble et dans le bas Grésivaudan est une sorte de tourte fourrée de miel, de caramel et de crème au noix[70].

Autres spécialités[modifier | modifier le code]

La ville et le secteur du voironnais sont également connus pour des plats tels que le gratin dauphinois, les blettes à la voironnaise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques (avant 1900)[modifier | modifier le code]

  • Maurice Bressieu (né le vers 1546 à Saint-Jean-de-Chépy)
Membre de la famille des Bressieux, seigneurs de Tullins. Mathématicien et humaniste français, professeur au Collège royal, où il est titulaire de la chaire de mathématiques fondée par Pierre de La Ramée, de 1575 à 1586 et ami du poête Ronsard.
Pie VII
Pape de 1775 à 1799. Prisonnier du premier consul Napoléon Bonaparte, le souverain pontife a passé une nuit au château de la Boussinière[71].
  • Adolphe Chatin (né en 1813 à Tullins)
Botaniste et médecin, membre de l'Institut, directeur de l'École de pharmacie de Paris.
Chimiste. Il achète en 1861 la maison des Chartreux (actuelle mairie) et devient maire de Tullins. Il construit l'hôpital et se consacre à aider les démunis. Encore aujourd'hui, les étudiants tullinois et furatiers les plus méritants sont récompensés par une bourse portant son nom et financée par son héritage.
Médecin et maire de Tullins. Il est, durant la Seconde Guerre mondiale, le chef régional des Mouvements unis de la Résistance. Il préférera se donner la mort plutôt que de livrer le mouvement. Il a reçu la Légion d'honneur à titre posthume.
  • Lucie Baud (née en 1870 à St Pierre de Mésage, décédée en 1913 à Tullins et enterrée au cimetière de Fures)
Ouvrière tisseuse. Première dirigeante syndicaliste et féministe. Dirigeante des grèves ouvrières textiles de Vizille en 1905. Dirigeante des grèves ouvrières textiles de Voiron en 1906. Elle a fini sa vie à Fures. Sa vie a inspiré le livre "Mélancolie ouvrière" de Michelle Perrot (2012) et le film du même nom de Gérard Mordillat pour Arte (2018).

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

André Vallini
  • Robert Dubarle († en 1915), avocat et écrivain, député de l'Isère de 1910 à 1914, mort au champ d'honneur en 1915.
  • André Vallini, né le à Tullins (dans le quartier de Fures),
Avocat et homme politique français, maire de Tullins de 1986 à 2001, Président du Conseil général de l'Isère de 2001 à 2014 et secrétaire d'État des gouvernements Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve de 2014 à 2017 sous diverses fonctions notamment la réforme territoriale

Personnalités scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Michel-Villaz Louis-Antoine (né en 1843 à Tullins - † en 1911 à Beaurepaire)
Ingénieur et entrepreneur connu comme pionnier de l'éclairage électrique privé et public en éclairant sa commune d'adoption Beaurepaire en Isère en 1886. La commune de Tullins a commémoré son souvenir en dressant son buste en bronze sur un petit square ; ce buste est l'œuvre d'un sculpteur lyonnais, Francisque Lapandery. La commune de Beaurepaire l'honora en inaugurant une avenue à son nom, et par une stèle portant son buste et une fresque à l'entrée de la ville rappelant cet événement[72].

Personnalités artistiques et autres[modifier | modifier le code]

Thierry Frémaux
Directeur de l'Institut Lumière, délégué général du Festival de Cannes. En 1995, il est nommé directeur artistique au côté du président Bertrand Tavernier avec lequel il organise le centenaire du cinéma et la création d'une collection de livres chez Actes Sud, ainsi que la restauration des films des frères Lumière[73]. Il organise le Festival Lumière à Lyon depuis 2009.

En outre,

  • Stendhal (1783 - 1842) a décrit Tullins dans Mémoires d'un touriste, recueil de récits de voyages, publié à Paris en 1838 en deux tomes. Il a décrit le village de Tullins et de ses environs immédiats, en ces termes :

«  Mais avant d’arriver à Tullins, j’ai trouvé une surprise délicieuse ; par bonheur, personne ne m’avait averti. Je suis arrivé tout à coup à une des plus belles vues du monde. C’est après avoir passé le petit village de Cras, en commençant à descendre vers Tullins. Tout à coup se découvre à vos yeux un immense paysage, comparable aux plus riches du Titien Sur le premier plan, le château de Vourey. À droite, l’Isère, serpentant à l’infini, jusqu’à l’extrémité de l’horizon, et jusqu’à Grenoble....  »

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Blason De gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir les pannetons en haut
Détails
Il s'agit des armes des Clermont-Tonnerre, derniers seigneurs de Tullins.

En 1898, la ville de Tullins choisit de prendre pour armoiries celles des ducs de Clermont-Tonnerre, remplaçant sur le cimier la couronne ducale par une couronne murale. Les Clermont-Tonnerre ont été pendant près de deux siècles seigneurs de Tullins.

Origine du blason : au XIIe siècle, Eymard de Clermont-Tonnerre prend la tête des troupes qui vont permettre à l'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, élu pape sous le nom de Calixte II, de pouvoir s'asseoir sur le trône pontifical qu'a usurpé un nommé Bourdin, mis en place par l'empereur d'Allemagne. En reconnaissance, le pape lui accorde le droit d'utiliser dans son blason les clefs de saint Pierre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Tullins, regard sur le passé", livre édité par les amis du vieux Tullins, 400 pages, Tullins 2015[74]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. l'engagement est un droit accordé par un seigneurs durant une période donnée à une famille qui va bénéficier des revenus du sol.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté le 21 septembre 2013).
  2. David Malescourt, « Isère > Tullins (38210) », sur le site habitants.fr d'une société commerciale (consulté le 21 septembre 2013).
  3. Site du Gouvernement français, page sur Tullins
  4. Site du Pays de Vinay, page sur l'AOP de la noix de Grenoble
  5. Site de la mairie de Tullins Consulté le .
  6. Site de la ville de Tullins, page de présentation
  7. Site Géol-alp, page sur Moirans et Tullins
  8. Site géogalciaire, page sur les paysages glaciaires
  9. Site annulaire mairie, chapitre hydrographie
  10. Site sandre fiche sur le ruisseau de la Furasse
  11. Site France3régions, pages sur le pont Saint-Quentin-Tullins
  12. Site du Dauphiné, article "Saint-Quentin-sur-Isère : les images de la démolition de l'ancien pont"
  13. Valence - Moirans line to be electrified, 20 décembre 2011.
  14. Site de la mairie de Tullins, page sur la présentation de la ville
  15. Site géoportail, page des cartes IGN
  16. Site de la ville de Tullins, page "Se loger"
  17. site de la ville de Tullins, page sur l'eau et l'assainissement
  18. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  19. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  20. Google Books, livre "Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie", page 127
  21. Site de Jean-Louis Negre, page sur Beaucroissant et Parménie
  22. Site persée, page sur l'Isère préhistorique
  23. Paul Dreyfus, Histoire du Dauphiné, Hachette, , 295 p., carte et I
  24. site de regardstullins
  25. Site communes.com, page sur les monuments de Tullins
  26. Site structurae, page sur le pont suspendu de Saint-Quentin
  27. « L'Échaillon-les-Bains », Regards, no 3, décembre 1997 [lire en ligne]
  28. a, b et c Mémoire et Patrimoine de Fures et Tullins, Mémoire et Patrimoine de Fures et Tullins, Tullins-Fures, déposé à la Médiathèque de Tullins-Fures, sepembre 2016, 86 pages p., pages 56 et 57
  29. Site de la mairie, page sur le Conseil des sages
  30. site de la mairie, page sur le CM
  31. Résultats sur le site de l'Express
  32. Journal Le dauphiné libéré, article : "Maurice Marron nommé maire honoraire"
  33. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/tullins,38517/
  34. a et b Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _> Région : RHONE-ALPES> Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 6 décembre 2014.
  35. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  39. Site de la ville de Tullins, page sur les écoles
  40. Site de la FHF, page sur l'hôpital Michel Perret
  41. Site de l'annuaire médico-social, page sur l'IME Jules Cazeneuve
  42. Site de la ville de Tullins, page sur les loisirs et la vie sportive
  43. site calaméo, page sur Tullins m@g
  44. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  45. Site de la paroisse
  46. F. Monteiller « La tempête des 7 et 8 novembre 1982 dans la Drôme et l'Isère », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 40.
  47. Isère magazine, n° 94, octobre 2008, p. 47, Richard Juillet
  48. Site du cinéma "paradiso"
  49. a, b, c, d, e, f et g Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 595-603
  50. site de la ville de Tullins, page sur le château féodal
  51. Site de la ville de Tullins, page sur le clos des chartreux
  52. « Château de Saint-Jean-de-Chepy », notice no PA00117299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « maison Burgaud », notice no PA00117303, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Maison », notice no PA00117302, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Maison », notice no PA00117304, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Maison », notice no PA00117305, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Maison », notice no PA00117306, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Maison », notice no PA00117307, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Maison », notice no PA00117308, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Maison », notice no PA00117309, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Maison », notice no PA00117301, base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Hôpital Michel Perret », notice no AP51L03147B, base Mémoire, ministère français de la Culture
  63. Jean-François Parent, La Fure une vallée singulière, Grenoble, La Pensée Sauvage, , 235 p., p. 126 etc
  64. « Prieuré Notre-Dame de Grâce (ancien) », notice no PA00117310, base Mérimée, ministère français de la Culture
  65. « Eglise Saint-Laurent-des-Prés », notice no PA00117300, base Mérimée, ministère français de la Culture
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