Tullins

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Tullins
L'hôtel de ville de Tullins.
L'hôtel de ville de Tullins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Tullins
Intercommunalité Communauté d’agglomération du Pays voironnais
Maire
Mandat
Jean-Yves Dherbeys
2014-2020
Code postal 38210
Code commune 38517
Démographie
Population
municipale
7 632 hab. (2014)
Densité 265 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 54″ nord, 5° 29′ 01″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 784 m
Superficie 28,79 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-tullins.fr

Tullins[1] est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Tullinois[2].

Légendes autour de Tullins

-En 1943, suite a une mutinerie, un groupe de soldats allemand aurait fait mysterieusement disparaitre son attirail de guerre , uniformes, armes, munitions à Tullins. La légende raconte que ces objets reposeraient aujourd'hui au fond des étangs de la troussatiere, formant ainsi un trésor local.

- C2C aurait au même titre que Julian Perreta animé la fête de la musique de Tullins. Sauf que personne ne saurait dire précisément l'annee de leur venue.

Géographie[modifier | modifier le code]

La gare de Tullins-Fures.

L'agglomération de Tullins se situe à flanc de coteaux sur les derniers contreforts boisés du plateau de Chambaran. À ses pieds s’étend la plaine alluvionnaire de l’Isère, partie rurale et agricole de la commune. La commune de Tullins est baignée par la Fure et bordée par l’Isère.
Elle est située à 13 km de Vinay et de Voiron, à 17 km du Grand-Lemps, à 19 km de l'aéroport de Grenoble-Isère, à 23 km de Saint-Marcellin, à 26 km de La Côte-Saint-André et à 28 km de Grenoble. La ville est desservie par la gare de Tullins-Fures sur la ligne de Grenoble à Valence-Ville et par l'A49 dont l'accès se trouve à 3 km du centre-ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tullins
Saint-Paul-d'Izeaux Beaucroissant / Renage Vourey
La Forteresse Tullins Saint-Quentin-sur-Isère
Morette Poliénas
Carte de la commune de Tullins et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tullins au début du XIXe siècle.
Les forges et les papeteries au hameau de Fures.

L’histoire de Tullins commence à l’époque des Celtes avant que les Romains n'occupent la région. À la mort du dernier seigneur de Tullins en 1428, le dauphin hérite de la seigneurie de Tullins. Après le rattachement en 1349 du Dauphiné au royaume de France, la ville est donnée en engagement à différentes familles de la région pendant plus de deux siècles (de 1428 à 1650). Les Clermont-Tonnerre obtiennent la charge héréditaire de Tullins jusqu’à la Révolution. Au XVIIe siècle, de riches familles s’installent à Tullins et restaurent des maisons médiévales dont nous gardons encore trace (nombreuses portes inscrites à l’inventaire des Monuments historiques). Dès le début du XIXe siècle, l’industrialisation se développe dans le hameau de Fures avec la toilerie de chanvre, la soierie, la métallurgie et la papeterie grâce à la force motrice de l’eau déjà utilisée au Moyen Âge. Après l’endiguement de l’Isère à la fin du XIXe siècle, la plaine de Tullins se prête alors aux cultures céréalières ainsi qu’à l’élevage bovin. La production de noix (noix de Grenoble AOC) se développe pour remplacer le vignoble, qui s’étendait sur les coteaux et surtout en plaine, où la mécanisation permet une exploitation facile de la production.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est une productrice de noix de l'aire de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) et de l'appellation d'origine protégée (AOP dans l'Union Européenne) noix de Grenoble. Elle a été très touchée par la tempête des 7 et 8 novembre 1982, qui a détruit plus de 1 000 noyers[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1986 mars 2001 André Vallini PS Avocat, député (1997-2011)
Président du Conseil Général (2001-2014)
mars 2001 avril 2014 Maurice Marron PS  
avril 2014 en cours Jean-Yves Dherbeys PS Retraité[4]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 632 habitants, en diminution de -0,26 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 500 3 715 3 819 3 765 3 807 4 712 4 701 4 920 4 618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 497 4 523 4 991 4 834 4 881 4 740 4 590 4 701 4 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 541 4 432 4 578 4 114 4 594 4 465 4 403 4 235 4 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
4 650 5 319 5 557 6 044 6 269 7 068 7 539 7 673 7 632
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Tullins a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent-des-Prés.
Chapelle de l'Hôtel-Dieu de Tullins, sanctuaire à répit.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Clos des Chartreux, jadis propriété des Chartreux de la Sylve Bénite[11].
  • L'ancien hôtel de ville, ancien couvent de 1606, voir à la section « Patrimoine religieux »[11].
  • L'actuel hôtel de ville, transformé en 1861-1865 par Michel Perret en style palladien[11].
  • Le château de Tullins, ancien château delphinal construit sur une motte, du XIe siècle[11].
  • La porte de Saint-Quentin des XIIIe et XIVe siècles.
  • L'hôpital Michel-Perret [12] (1895-1897) : détruit en 2012 pour construction d'un nouvel hôpital.
  • Le Château de la Boussinière, du XVIIIe siècle[11].
  • Le domaine de Saint-Jean de Chépy
Le château de Saint-Jean-de-Chépy, des XIIIe et XVIe siècles[11] ou des XVe et XVIe siècles[13], fut la possession de Guillaume de Lans et de Bressieu de Cordoue. Les façades et les toitures (à l'exclusion de la tour Sud, classée) ainsi que l'escalier intérieur sont inscrits par arrêté du 28 mars 1977 ; la tour Sud avec les peintures murales (Zodiaque) au premier étage sont classés par arrêté du 28 mars 1977[13].
  • La porte de Fures des Xe et XIe siècles (vestiges).
  • La maison Burgaud, du 17 avenue de la Gare, des XVIIe et XVIIIe siècles, est classée par arrêté du 22 octobre 1976[14].
  • Plusieurs maisons de Tullins sont inscrites partiellement au titre des monuments historiques à protection de leurs portes d'entrée : la maison du 2 place du Docteur-Valois[15], la maison du 7 rue de la Halle[16], la maison du 3 rue de la Halle[17], une autre maison de la rue de la Halle[18], la maison du 12 rue de la Halle[19], la maison du 6 bis rue de la Halle[20] et la maison du 1 rue de la Halle[21] par arrêté du 31 décembre 1963 ; la maison du 2 rue du Couvent par arrêté du 11 février 1964[22].
  • Hôtel-Dieu, des XVe et XVIe siècles[11].
  • Le manoir de Cruzille, construit à la place d'une maison forte, de la famille de Salignon[11].
  • Le château de Pont-Pinet, du XIXe siècle[11].

Patrimoine religeux[modifier | modifier le code]

  • Le prieuré Notre-Dame-de-Grâce, du XVIIe siècle, est inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 1er octobre 1963 : la porte d'entrée du couvent, y compris les vantaux, la façade de la chapelle située du côté de l'entrée, y compris le portail avec ses vantaux, sont les éléments protégés[23].
  • L'église Saint-Laurent-des-Prés, du XIe au XVe siècle, fait l'objet d'un classement par arrêté du 3 février 1930 (clocher) et d'une inscription partielle (église à l'exception du clocher) par arrêté du 6 janvier 1965 au titre des monuments historiques[24].
  • La chapelle Notre-Dame-de-l'hôtel-Dieu, de la fin du XVe siècle.
  • L'ancien couvent des Minimes de 1606.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pie VI, prisonnier du premier consul Napoléon Bonaparte, a passé une nuit au château de la Boussinière.
  • Stendhal a décrit Tullins dans Mémoires d'un touriste.
  • Adolphe Chatin, né en 1813 à Tullins, botaniste et médecin, membre de l'Institut, directeur de l'École de pharmacie de Paris.
  • Michel Perret (né en 1813] à Lyon - † en 1900), chimiste. Il achète en 1861 la maison des Chartreux (actuelle mairie) et devient maire de Tullins. Il construit l'hôpital et se consacre à aider les démunis. Encore aujourd'hui, les étudiants tullinois et furatiers les plus méritants sont récompensés par une bourse portant son nom et financée par son héritage.
  • Robert Dubarle († en 1915), avocat et écrivain, député de l'Isère de 1910 à 1914, mort au champ d'honneur en 1915.
  • Gaston Valois (né en 1888 à Grenoble - † en 1943), médecin et maire de Tullins. Il est, durant la Seconde Guerre mondiale, le chef régional des Mouvements unis de la Résistance. Il préférera se donner la mort plutôt que de livrer le mouvement. Il a reçu la Légion d'honneur à titre posthume.
  • André Vallini, né le 15 juin 1956 à Tullins, avocat et homme politique français.
  • Thierry Frémaux, né à Tullins en 1960, directeur de l'Institut Lumière, délégué général du Festival de Cannes.
  • Michel-Villaz Louis-Antoine (né en 1843 à Tullins - † en 1911 à Beaurepaire) connut comme pionnier de l'éclairage électrique privé et public en éclairant sa commune d'adoption Beaurepaire en Isère en 1886. La commune de Tullins a commémoré son souvenir en dressant son buste en bronze sur un petit square ; ce buste est l'œuvre d'un sculpteur lyonnais, Francisque Lapandery. La commune de Beaurepaire l'honora en inaugurant une avenue à son nom, et par une stèle portant son buste et une fresque à l'entrée de la ville rappelant cet évènement.
  • Gilles Perrault parle de Tullins dans Le Pull-over rouge.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Blason De gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir les pannetons en haut
Détails Il s'agit des armes des Clermont-Tonnerre, derniers seigneurs de Tullins.

En 1898, la ville de Tullins choisit de prendre pour armoiries celles des ducs de Clermont-Tonnerre, remplaçant sur le cimier la couronne ducale par une couronne murale. Les Clermont-Tonnerre ont été pendant près de deux siècles seigneurs de Tullins.

Origine du blason : au XIIe siècle, Eymard de Clermont-Tonnerre prend la tête des troupes qui vont permettre à l'archevêque de Vienne, Guy de Bourgogne, élu pape sous le nom de Calixte II, de pouvoir s'asseoir sur le trône pontifical qu'a usurpé un nommé Bourdin, mis en place par l'empereur d'Allemagne. En reconnaissance, le pape lui accorde le droit d'utiliser dans son blason les clefs de saint Pierre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté le 21 septembre 2013).
  2. David Malescourt, « Isère > Tullins (38210) », sur le site habitants.fr d'une société commerciale (consulté le 21 septembre 2013).
  3. F. Monteiller « La tempête des 7 et 8 novembre 1982 dans la Drôme et l'Isère », Études drômoises, (no)64, mars 1985, p. 40.
  4. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/tullins,38517/
  5. a et b Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 6 décembre 2014.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  11. a, b, c, d, e, f, g, h et i Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 595-603
  12. « Hôpital Michel Perret », notice no AP51L03147B, base Mémoire, ministère français de la Culture
  13. a et b « Château de Saint-Jean-de-Chepy », notice no PA00117299, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « maison Burgaud », notice no PA00117303, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Maison », notice no PA00117302, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Maison », notice no PA00117304, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Maison », notice no PA00117305, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Maison », notice no PA00117306, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Maison », notice no PA00117307, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Maison », notice no PA00117308, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Maison », notice no PA00117309, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Maison », notice no PA00117301, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Prieuré Notre-Dame de Grâce (ancien) », notice no PA00117310, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Eglise Saint-Laurent-des-Prés », notice no PA00117300, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 42 (consulté le 22 juillet 2014)