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Fanfare

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Fanfare du Carnaval des Noirs et Blancs de San Juan de Pasto en Colombie.

Terme polysémique, le mot fanfare peut désigner différentes compositions musicales (sonnerie…) et par extension, divers ensembles de cuivres, accompagnés ou non de percussions.

Compositions musicales

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photo : trompettistes jouant
Trompettistes jouant des fanfares.
Mozart - Idomeneo - acte 3 - Extrait partition de "la Voce".
    • À 25 ans, Mozart renouvelle l'opéra seria avec Idomeneo, re di Creta K. 366 de diverses façons (1780-1781) ; notamment dans l'acte III, pour renforcer l'effet du Deus ex machina, il introduit pour l'air Ha vinto Amore[d] chanté par La Voce (voix de basse, oracle de Neptune) un accompagnement par deux cors et trois trombones dont les effets dynamiques de crescendo et de decrescendo « renforcent l'aspect surnaturel du personnage »[4].
    • La fanfare jouée à la trompette de la marche funèbre de la première partie de la Symphonie no 5 (1901-1902) de Malher ressemble à un mouvement de concerto pour trompette.
    • Les Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski ont été composés pour le piano en 1886 et ils ont été orchestrés par Maurice Ravel en 1922 à la demande du chef russo-américain Serge Koussevitsky en utilisant des instruments à vent comme soliste, notamment le tuba dans Bydło, le saxophone, dialoguant avec le basson, dans Il Vecchio Castello, ainsi que des procédés nouveaux pour l'époque comme la trompette avec sourdine employée sur des lignes mélodiques renforcées par des jeux de percussion innovants[5] ; la promenade jouée aux cuivres revenant entre chaque tableau rappelle la mélodie d'un choral orthodoxe pentatonique et les marches triomphales entrecoupées d'intermèdes dans le dernier tableau intitulé La grande porte de Kiev jouées aux cuivres s'appuient sur un hymne rappelant le procédé lithurgique de la promenade[6].

Étymologie

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Le mot trouve son origine dans un terme espagnol ancien du XVe siècle, « fanfa » (« vanterie »). Bien que ce mot puisse être onomatopéique, il est également possible qu'il dérive des mots arabes « fanfáre » (« trompettes ») ou farfâr, (« bavard, inconstant »). Ce mot apparaît pour la première fois en français en 1542 (« les fanfares de Rome » dans Pantagruel de Rabelais) et en anglais en 1605, mais ce n'est qu'au XIXe siècle qu'il acquiert son sens actuel de brève fanfare cérémonielle pour cuivres[7]. Le terme a également pour signication : « Ensemble de bruits, de sons éclatants[1]. »

En anglais , un autre terme employé pour désigner la fanfare est « flourish », comme dans les ruffles and flourishes (en) joués par les orchestres de fanfare militaires aux États-Unis pour annoncer l'arrivée du président, d'un général ou d'un autre dignitaire de haut rang[8]. « À l'époque de Shakespeare en Angleterre », les fanfares « étaient souvent appelées flourishes et parfois « tuckets » (un mot lié à toccata)[9].

Ensembles musicaux

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Par définition (métonymie), une fanfare (ou aussi orchestre de fanfare) est un ensemble de musiciens dont les instruments sont exclusivement des cuivres accompagnés occasionnellement de percussions[1],[10],[11],[12],[13].

Comme vu plus haut, la présence de la musique dans les armées remonte à la plus haute Antiquité qu'elle soit vocale ou instrumentale, notamment pour transmettre des ordres de mouvements dans la bataille et cadencer des allures de marche[14]. Néanmoins la fanfare n'est pas qu'un ensemble militaire, elle permet de regrouper d'animer des cérémonies civiles ou religieuses.

Trompette en argent et plaquée or et sa sourdine en bois, découverte dans le tombeau de Toutânkhamon.

Dans le tombeau de Toutânkhamon (mort vers -1327 avant J.C.) ont été retrouvés des instruments de musique disposés pour accompagner son âme dans l'au-delà, pour le protéger. Parmi ces instruments , on trouve deux trompettes militaires en argent, cuivre bois et or, d'une longueur de 50 cm, et gravées d'un texte à la gloire de Ptah le Grand, Amon-Rê, dieu à tête de faucon, de Rê-Horakhty, seigneur de l'or. Leur pavillon est orné d'une image du roi et de motifs symbole de puissance. Les autres instruments trouvés sont deux crotales et deux sistres.

À la Renaissance, Clément Janequin compose la célèbre chanson polyphonique et bruitiste à quatre voix La Guerre (La Bataille de Marignan), publiée à Paris en 1528[15], qui intègre les airs des fanfares des armées du roi de France François 1er.

Musiciens du tableau Procession in honour of Our Lady of Sablon in Brussels. Alta cappella flamande du début du XVIIe siècle (1615-1616), Ommegang de Bruxelles . De gauche à droite : dulciane basse, chalumeau alto, cornet à bouquin soprano, chalumeau soprano, chalumeau alto, sacqueboute ténor.

Au XVIe siècle, l'Allemagne est reconnu pour la facture des sacqueboutes, ancêtre du trombone à coulisse, avec des facteurs comme Anton Schnitzer (1581)[16]... Des ensembles de cuivres permettent d'interpréter des musiques de danse ; on citera les œuvres de Johann Hermann Schein (1586-1630), pavane, gaillarde, courante, allemande (1590).

A l'époque baroque, la cour de Versailles vit au rythme de la musique des différentes formations musicales : la musique de la Chapelle royale, la musique de la Chambre, la musique de la Grande Écurie. Les compositeurs tels Jean-Baptiste Lully, Marc-Antoine Charpentier, Michel-Richard de Lalande... composent des œuvres festives pour animer la vie versaillaise sous le règne de Louis XIV exploitant trompettes et timbales. On retiendra pour exemple la fanfare du prélude du Te Deum en majeur de Charpentier composé pour l'église Saint-Louis-des-Jésuites (entre 1688 et 1698,).

En France, lors de la révolution française à la fin du XVIIIᵉ siècle, la fanfare et l’orchestre d’harmonie vont occuper une place importante dans les cérémonies nationales. La Marseillaise par son succès devient un chant national en 1795 mais elle n'est adoptée comme hymne national que le 14 février 1879. Néanmoins, la musique militaire emporte une forte influence sur la musique populaire, grâce à des formations comme la musique de la Garde Nationale dirigée par François-Joseph Gossec, héritière directe de la musique des Gardes françaises de Louis XVI, et également de sociétés musicales de sapeurs-pompiers. Composant les hymnes pour les grandes cérémonies de la Révolution, Gossec fonde ensuite, avec le compositeur Grétry, le Conservatoire de Paris.

« Les sonorités musicales des fanfares se doivent d’être exaltantes et ces formations populaires sont présentes lors de toutes les fêtes républicaines. Les appels à la population donnent une nouvelle dynamique au point que les autorités de l’époque ont établi une liste des fêtes républicaines dont le déroulement prévoit la présence d'une « musique guerrière. »

— Anne-Claire Rocton, Fanfare[3]

Avec l'amélioration de la facture instrumentale au XIXe siècle, notamment l'introduction du piston pour les cuivres, les fanfares se modernisent en ajoutant bugles, cornets, trombones à pistons, cors à piston, ophicléides, toute la famille des saxhorns ainsi qu'une percussion[17].

La culture populaire évolue au XIXe siècle avec l'émergence du mouvement vocal orphéonique qui rencontra un grand succès sur le territoire[18]. L'état français cherche à éduquer le peuple par la musique. Néanmoins le mouvement orphéonique connaîtra son déclin au début du XXe siècle en raison notamment d'un répertoire appauvri, décorrelé des attentes du public et d'une « spécialisation des salles et des répertoires, qui opposa la "musique pure" des connaisseurs aux produits plus commerciaux et plus populaires dont le café-concert est l'emblème »[17].

Bannière de la fanfare de Viarmes (1865).

À partir de la Deuxième République, chaque ville et village se dote d'une société de musique[19]. La bannière est le symbole principal de la société musicale et est exhibée en tête du défilé. « L’uniforme est un autre indice visible de la cohésion affichée par le groupe. Inspiré également du modèle militaire ou du pompier, il incarne la discipline et l’esprit de corps qui animent ces sociétés : la tenue est obligatoire lors des sorties musicales et est interdite pour tout autre usage. Elle permet de masquer les disparités sociales, en ôtant au musicien toute caractéristique de sa vie "civile"[19]. ». A cette période, seules les musiques militaires sont autorisées à se produire à l’extérieur de façon déambulatoire (marches, défilés, procession...), tant le ministère de l’Intérieur craint des troubles susceptibles de menacer l’ordre public. Lorsque les sociétés musicales amateurs auront le droit de jouer à l’extérieur, les fanfares s’installent dans des kiosques à musique répondant à la demande des autorités de se produire dans des lieux bien identifiés[20]. On comptait en France 2 000 chorales et 8 000 fanfares en 1908, présentes en particulier dans les petites villes.

« Elles fondent leur existence sur un règlement et des statuts précis, reflets des motivations de leurs fondateurs et de l’esprit qui les anime : soif de loisirs et désir de sociabilité. Ces statuts en décrivent la composition ainsi que les fonctions ou les obligations de chacun de ses membres[19]. »

A la fin de la première guerre mondiale, les soldats américains surnommés sammies (en référence à l'oncle Sam) débarquent en Europe avec leurs musiciens. On notera l'incidence de la fanfare du “New York Infantry Band”, rattachée au 369e régiment d’infanterie de l’armée des États-Unis, débarquée à Brest puis transportée à Saint-Nazaire sur le répertoire des fanfares françaises ; elle est composée de quarante-deux musiciens noirs dirigés par le chef de musique James Reese Europe (1881-1919), plus connu sous le nom de Jim Europe, et aussi surnommé le “roi de la marche“, compositeur majeur de la musique militaire américaine. Cette fanfare a joué à l’intérieur du théâtre Graslin à Nantes dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance du président américain Abraham Lincoln le 12 février 1918; ce qui sera considéré comme le premier concert de jazz en Europe.

Après la Première Guerre mondiale, l'émergence de nouveaux loisirs comme la pratique du sport et le cinéma va impacter la participation populaire aux orphéons et aux fanfares .

« Jusque dans les années 1950, la fanfare est une formation éducative importante puisqu’elle permet à de nombreuses personnes d'apprendre gratuitement la musique et d'utiliser un instrument. Pour beaucoup de musiciens, les sorties de la fanfare représentent les seules occasions de sortir de son village ou de son quartier et de découvrir d'autres lieux. Elle a contribué à jouer un rôle important pour la démocratisation de la musique. »

— Anne-Claire Rocton, Fanfare[3]

Issues de formations militaires, les fanfares excluent la présence de femmes jusque dans les années 1970 : « Une femme respectable ne peut jouer de la trompette ou de la grosse caisse dans la rue[20]. »

À partir des années 1960-1970 qui porte une vague d'anti-militarisme (guerre d'Algérie, guerre du Vietnam…) et de nouveaux genres musicaux (mouvements rock 'n' roll, yéyé, rock progressif…), la fanfare est perçue avec une image anachronique et démodée liée au port de l'uniforme associé à son histoire militaire et au recours à un répertoire figé dans le passé. Simultanément, les villes se dotent de conservatoires et d'écoles de musique qui offrent de nouveaux moyens d’apprentissage de la musique, en particulier en province.

La réforme des armées en 1996 en supprimant le service militaire en France et en professionnalisant les musiciens militaires a également tari une source de formation des musiciens de fanfare et de renouvellement d'effectifs.

Le nombre de fanfares civiles de forme traditionnelle sur le modèle militaire a globalement décru en France mais la fanfare reste présente au XXIe siècle dans l'espace public, aussi bien pour des commémorations officielles que pour des manifestations festives. Les types d'instruments de fanfare utilisés par les musiciens leur permettent toujours de jouer dans des conditions rudimentaires et mobiles sans contraintes logistiques majeures, ni amplification.

Depuis la fin du XXe siècle, on assiste à un renouveau de la fanfare amateur de rue qui s'approprie un répertoire moderne allant de la musique jazz, be-bop et funk, du jazz manouche, de la fanfare balkanique, du rock alternatif, à la chanson paillarde, à des reprises de chansons populaires ou militantes et l'électro ; elle donne à se voir dans des festivals de fanfare de rue et également sur scène. Parallèlement, on citera l'émergence de fanfares professionnelles sur la scène internationale de groupes comme le Dirty Dozen Brass Band actif depuis 1977, Lucky Chops...venant des États-Unis; en France, Les Fanflures Brass Band actif depuis 2013, les Rock The Stage et bien d'autres encore ; en Allemagne, Meute, une fanfare de techno active depuis 2015...

La fanfare active la plus ancienne est la Società Filarmonica Guido Moretti (lij) créée en 1518 à Pietra Ligure, Italie[3].

Orchestres militaires

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« Fanfare » est fréquemment employé pour désigner des ensembles à vent appartenant aux différents corps d'armée de tous pays, quel que soit leur effectif instrumental[10]. Qu'il s'agisse d'orchestre d'harmonie, de brass band, de big band, de jazz band, de batterie-fanfare, de clique, de guggenmusik ou autres orchestre de cuivres, tous sont le plus souvent nommés sous le terme générique de « fanfare ». Certaines armées nationales possèdent de nombreuses formations, comme la Suisse avec ses trois fanfares d'école de recrues, ses huit orchestres d'harmonie, ses huit brass bands et ses cinq orchestres d'armée[21].

En France, « les fanfares de cavalerie étaient composées de 16 trompettes, de 6 cors, de 3 trombones et d’une paire de timbales. En effet, les instruments à piston peuvent aussi se tenir d'une seule main et sont donc adaptés aux musiques de cavalerie[3]. »

Fanfares d'écoles supérieures

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Sur le modèle des fanfares des Beaux-Arts, apparues dès 1948 et issues de la section architecture de l'École des Beaux-Arts[22],[12], quelques écoles d'ingénieur et écoles de médecine ont leurs fanfares ou leurs harmonies-fanfares. Elles se font connaître par les festivals (Montpellier, Fleurance, Lyon, Crest ou Thoissey), les ferias (Vic-Fezensac, Arles, Nîmes ou Dax) ou par le Concours des Fanfares des Beaux-Arts. Les fanfares de ces écoles sont souvent un élément important de la vie associative, par l'ambiance qu'elles mettent en diverses occasions. Certains membres de ces fanfares y débutent la musique dans un contexte festif, à un âge où l'admission dans un conservatoire ou une école de musique est souvent difficile. À la suite de leurs études, un certain nombre de musiciens de ces fanfares étudiantes poursuivent leur pratique, dans des fanfares souvent constituées d'une base d'anciens étudiants mais s'ouvrant aussi à d'autres musiciens.

Depuis une dizaine d'années, certaines universités publiques ont également leur fanfare, comme l'Université Paris 8, l'Université Paris Saclay et l'Université d'Angers.

Il existe également des fanfares lycéennes, comme les Incorruptibles (lycée Aristide Briant, Saint-Nazaire), ou la fanfare de Bellevue, anciennement les Rats en Congé (lycée Bellevue, Le Mans).

Fanfares et jazz

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De nombreux musiciens de jazz, en particulier ceux jouant des instruments à vent, ont rencontré des fanfares dans leur parcours musical aussi bien dans des formations de jazz traditionnel New Orleans que de jazz expérimental et des musiques improvisées. On citera par exemple le trompettiste américain Lester Bowie (1941-1999), membre fondateur du Art Ensemble of Chicago, un ensemble de free jazz, en 1968 puis du Lester Bowie's Brass Fantasy[23] en 1984, un nonet d'instruments à vent dans lequel il démontre les liens du jazz avec les autres formes de musique populaire.

Fanfares et cinéma

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On retrouve le thème de la fanfare traité au cinéma[3] :

Fédérations nationales françaises

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Les orchestres de fanfare se sont regroupées en fédérations et confédérations, faisant la promotion de la pratique musicale collective et en organisant l’enseignement musical :

Termes et expressions associés

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  • Un fanfariste : un musicien d'une fanfare.
  • Un fanfaron : personne vantarde, fier-à-bras.
  • Une fanfaronnade, acte de fanfaron.
  • Une arrivée en fanfare : entrée avec panache, mais quelquefois tapageuse.
  • Un réveil en fanfare : à l'origine, aubade donnée certains jours de fête en l'honneur de quelqu'un, aujourd'hui, réveil bruyant et tapageur.
  • Une fanfouille : orchestre ou groupe jouant fort et faux (plaisanterie de musicien : « pourquoi une fanfouille joue en marchant ? … pour s'éloigner du bruit »).

La Fanfare for the Common Man d'Aaron Copland fait partie d'une série de 18 œuvres commandées par le chef d'orchestre Eugène Goossens de l'Orchestre symphonique de Cincinnati en 1942-1943, chacune devant ouvrir un concert[25]. Chacune devait rendre hommage à un aspect de l'effort de guerre ; les États-Unis étaient entrés dans la Seconde Guerre mondiale l'année précédente. La seule de ces fanfares à être devenue célèbre est celle de Copland ; les autres sont rarement, voire jamais, jouées ou enregistrées. La série, avec la date du concert auquel chacune a été jouée, est la suivante :

  • 1. « A Fanfare for Airmen », Bernard Wagenaar, 9 octobre 1942
  • 2. « A Fanfare for Russia », Deems Taylor, 16 octobre 1942.
  • 3. « A Fanfare for the Fighting French », Walter Piston, 23 octobre 1942.
  • 4. « Fanfare pour les forces de nos alliés latino-américains », Henry Cowell, 30 octobre 1942. (Enregistré.)[évasif]
  • 5. « Fanfare pour les amis », Daniel Gregory Mason, 6 novembre 1942.
  • 6. « Fanfare pour les parachutistes », Paul Creston, 27 novembre 1942.
  • 7. « Fanfare de la Liberté », Darius Milhaud, 11 décembre 1942.
  • 8. « Fanfare pour les héros américains », William Grant Still, 18 décembre 1942.
  • 9. « Fanfare for France », Virgil Thomson, 15 janvier 1943.
  • 10. « Fanfare for Freedom », Morton Gould, 22 janvier 1943. (Enregistrée.)[évasif]
  • 11. « Fanfare for Airmen », Leo Sowerby, 29 janvier 1943. (Enregistrée.)[évasif]
  • 12. « Fanfare pour la Pologne », Harl McDonald, 5 février 1943.
  • 13. « Fanfare pour le corps médical », Anis Fuleihan, 26 février 1943.
  • 14. « Fanfare pour le soldat américain », Felix Borowski, 5 mars 1943.
  • 15. « Fanfare for the Common Man », Aaron Copland, 12 mars 1943. (Nombreux enregistrements. Intégrée à la Symphonie no  3 (en) de Copland.)
  • 16. « Fanfare pour le corps des transmissions », Howard Hanson, 2 avril 1943.
  • 17. « Fanfare for the Merchant Marine », Eugene Goossens, 16 avril 1943.
  • 18. « Fanfare for Commandos », Bernard Rogers, 20 février 1943.

« La fanfare est un genre à la croisée de deux mondes, celui de la rue et celui des musiques actuelles. »

— Jean-Noël Bigotti, Le guide des fanfares de Jean-Louis Perrier et Michel Bridenne, IRMA, 2007

« La fanfare, c’est la fête, la joie et le mouvement. »

— Amélie Ranty, Chargée de mission Art dans l’Espace Public à la direction générale de la culture de la ville de Nantes (2020)[26].

Notes et références

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  1. Le London Magazine a annoncé la composition de l'orchestre pour accompagner le feu d'artifice célébrant le traité d'Aix-la-Chapelle : « Il sera constitué de 40 trompettes, 20 cors, 16 hautbois, 16 bassons, 8 paires de timbales, 12 tambours, un nombre convenable de flûtes et de fifres ; avec 100 canons qui partiront seuls de loin en loin. » Une précédente annonce avertissait déjà qu'un « orchestre de 100 musiciens devaient jouer, avant que le feu d'artifice ne commence, une musique composée par Mr. Handel. »
  2. La fanfare séparant le Dies Irae du Tuba mirum du Requiem de Berlioz est remarquable, par ses effectifs notamment, qui fait intervenir 4 groupes de cuivre sur scène :
    1. 4 cornets à pistons en sib, 4 trombones ténors, 2 tubas.
    2. 2 trompettes en fa, 2 en mib, 4 trombones ténors.
    3. 4 trompettes en mib, 4 trombones ténors
    4. 4 trompettes en sib bas, 4 trombones ténors, 4 ophicléides.
  3. Alfred Newman, directeur du département musical de la 20th Century Fox de 1940 à 1960, a composé la célèbre fanfare de la 20th Century Fox ouvrant chacun de leur film.
  4. « Ha vinto Amore... Idomeneo cessi esser re... lo sia

    Idamante... ed Ilia a lui sposa, e fia pago Nettuno

    contento il ciel, Premiata l'innocenza »

    — Mozart, Idoménée N 28, La voce

    « L'amour a vaincu... Idoménée abdiquera... Idamante sera à sa place et Ilia sera sa femme, et la volonté de Neptune sera faite, le ciel apaisé, l'innocence récompensée. »

  5. Le clairon est un instrument d'ordonnance à sons naturels conçu pour l’infanterie et inventé en 1822 par le facteur d'instrument Antoine Courtois ; il ne possède ni piston ni coulisse. Il diffère de la trompette de cavalerie par sa perce.

Références

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  1. a b c d et e « Fanfare », définition du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  2. Marc Honegger (dir.), « Fanfare », dans Dictionnaire de la musique : Science de la musique : formes, technique, instrument, vol. 1, A-K., Paris, Bordas, , 1109 p. (ISBN 2-04-005140-6)
  3. a b c d e f et g Anne-Claire Rocton, « Fiches repères : Fanfare », sur histoiredesarts.culture.gouv.fr (consulté le ).
  4. (en) [vidéo] « Idomeneo, K. 366, Act 3: "Ha vinto Amore" (La Voce) », sur YouTube (consulté le ).
  5. Bérénice Blackstone, « Œuvre : Tableaux d’une exposition - Modest Moussorgski », sur pad.philharmoniedeparis.fr (consulté le ).
  6. Harry Halbreich et Bernadette Beyne, « MUSIQUES EN PISTES : Les Tableaux d'une Exposition de Moussorgski, orchestration Ravel », sur crescendo-magazine.be, (consulté le ).
  7. Tarr 2001.
  8. Randel 2003.
  9. Lloyd 1968, p. 172.
  10. a et b Jérôme Sandlarz, « Fanfares, une histoire en marche… LSD propose une plongée dans l’univers des fanfares d’ici et d’ailleurs. 4 épisodes - Épisode 1/4 : Sonnez trompettes ! », sur radiofrance.fr, la série documentaire, (consulté le ).
  11. a et b Jérôme Sandlarz, « Fanfares, une histoire en marche… LSD propose une plongée dans l’univers des fanfares d’ici et d’ailleurs. 4 épisodes - Épisode 2/4 : De la mine à la feria », sur radiofrance.fr, la série documentaire, (consulté le ).
  12. a et b Jérôme Sandlarz, « Fanfares, une histoire en marche… LSD propose une plongée dans l’univers des fanfares d’ici et d’ailleurs. 4 épisodes - Épisode 3/4 : Fanfares et fanfarons aux Beaux-Arts… », sur radiofrance.fr, la série documentaire, (consulté le ).
  13. Jérôme Sandlarz, « Fanfares, une histoire en marche… LSD propose une plongée dans l’univers des fanfares d’ici et d’ailleurs. 4 épisodes - Épisode 4/4 : L’internationale des fanfares », sur radiofrance.fr, la série documentaire, (consulté le ).
  14. « musique militaire », dans Dictionnaire de la musique, Éditions Larousse (lire en ligne).
  15. Clément Jannequin, « La Guerre (Bataille de Marignan) » [PDF], sur Tard-Bourrichon.fr (consulté le )
  16. « Saqueboute, Nuremberg - Auteur : SCHNITZER, Anton (Nuremberg, avant 1545-Nuremberg, 1608) - Date : 1581 - Lieu : Palais Lascaris, Nice », sur tresors.nice.fr, nice (consulté le ) : « Il est aussi l'un des meilleurs spécimens au monde de la célèbre école de facture d'instruments à vent en métal qui s'est illustrée à Nuremberg, en particulier avec la dynastie de la famille Schnitzer. Seulement treize saqueboutes de cette époque sont répertoriées dans le monde, et la sacqueboute de Schnitzer du Palais Lascaris, l’une des plus anciennes qui soient, se trouve conservée intégralement, surtout grâce à son embouchure originale signée. »
  17. a et b Sophie-Anne Leterrier, « Musique populaire et musique savante au XIXe siècle. Du "peuple" au "public" », Revue d'histoire du XIXe siècle, vol. 19,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/rh19.157, lire en ligne, consulté le ).
  18. Jean-Yves Rauline, « Pratique musicale amateur et plaisir : L’exemple des associations musicales au XIXe siècle », La Musique et le plaisir, Rouen, France,‎ (lire en ligne [PDF]).
  19. a b et c « Les rassemblements musicaux », sur archivespasdecalais.fr (consulté le ).
  20. a et b Catherine Bréjat, « Des fanfares et harmonies ancrées dans leur territoire », Rè à la une,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Musique militaire suisse », sur he.admin.ch (consulté le ).
  22. Véronique Flanet, La belle histoire des fanfares des Beaux-Arts, Paris, L'Harmattan, , 250 p. (ISBN 978-2-343-06353-9).
  23. (en-US) « Jazzlists: Lester Bowie's Brass Fantasy discography », sur www.jazzlists.com (consulté le )
  24. « site de la Confédération Française des Batteries et Fanfares », sur batterie-fanfare.fr (consulté le ).
  25. (en-US) « Goossens Fanfares » [archive du ], Cincinnati Symphony Orchestra (consulté le ).
  26. Cédric Mériau, Cuivres et pavés - Le rôle de la ville dans la construction d'une pratique musicale urbaine (mémoire de master), École Nationale Supérieure d’architecture de Nantes, , 262 p. (lire en ligne [PDF])

Articles connexes

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Historique

Bibliographie

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  • (en) Anthony Baines et Jane Bellingham, « Fanfare », dans Alison Latham, The Oxford Companion to Music, Oxford et New York, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-866212-9, lire en ligne)
  • Pascal Bussy et Jérôme Rousseaux, Les fanfares : de la marche à la danse (Dossier d’accompagnement de la conférence–concert), Atelier des Musiques Actuelles / Ignatub, (lire en ligne [PDF]).
  • Georges Gourdet, Les Instruments à vent (Que sais-je ? n° 267), Presses universitaires de France 1976 - 126 p.
  • Philippe Gumplowicz, Les travaux d'Orphée. Deux siècles de pratique musicale amateur en France (1820-2000). Harmonies, chorales, fanfares, Aubier, 2001
  • Félix Hauswirth, Le chef d'orchestre à vent, Editions Ruh music AG, 2001.
  • Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Technique, formes, instruments, éditions Bordas, coll. « Science de la Musique », , 1109 p. [détail des éditions] (ISBN 2-04-005140-6)
  • Sylvie Hue, Gal Villermain Lécolier, 150 ans de musique à la Garde Républicaine : Mémoires d'un Orchestre, Éditions Nouvelle Arche de Noé, 1998 - (ISBN 978-2843680977)
  • Henk van Linjnschooten, Initiation à la direction des orchestres à vent, Éditions Robert Martin, 1994
  • (en) Norman Lloyd, « Fanfare », dans The Golden Encyclopedia of Music, New York, Golden Press,
  • (en) Don Michael Randel, « Fanfare », dans The Harvard Dictionary of Music, Cambridge, Harvard University Press, , 4e éd. (ISBN 978-0-674-01163-2, lire en ligne)
  • (en) Edward H. Tarr, « Fanfare », dans Stanley Sadie et John Tyrrell, The New Grove Dictionary of Music and Musicians, London, Macmillan Publishers, , 2e éd.
  • Jean-Philippe Vanbeselaere, Guide de l'instrumentation à l'usage des ensembles à vent, Editions Van de Velde, 2002

Liens externes

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Bases de données et notices

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