Chamrousse

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Chamrousse
Chamrousse
Chamrousse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Oisans-Romanche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Philippe Cordon
2014-2020
Code postal 38410
Code commune 38567
Démographie
Gentilé Chamroussiens
Population
municipale
467 hab. (2014 en augmentation de 1,74 % par rapport à 2009)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 33″ nord, 5° 52′ 28″ est
Altitude Min. 1 384 m
Max. (Le Grand Van) 2 448 m
Superficie 13 km2
Localisation

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Liens
Site web Chamrousse.com

Chamrousse est une commune française située géographiquement dans le massif de Belledonne, administrativement dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

La commune qui est également une station de sport d'hiver ayant accueilli des épreuves de ski des jeux olympiques d'hiver de 1968 est située à l'extrémité méridionale du massif de Belledonne au-dessus de la vallée du Grésivaudan et de l'agglomération grenobloise. Elle fait partie du nouveau canton de l'Oisans-Romanche créé suite au nouveau découpage territorial du département de l'Isère entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015.

Ses habitants sont appelés les Chamroussiens (Chamroussiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située à l'extrémité sud du massif de Belledonne, Chamrousse est surtout connue comme une station de ski alpin (1 400 m-2 250 m) proche de Grenoble. Elle dispose également de pistes de ski de fond (44 km) sur le plateau de l'Arselle et de nombreux sentiers de randonnées familiales l'été (lac Achard, lacs Robert).

À l'extrémité de Bachat-Bouloud, le massif de Belledonne se termine par une cassure abrupte nommée le Trou de l'Homme, une chute d'environ 1 000 mètres dominant la vallée de la Romanche au niveau de Livet-et-Gavet.

Description[modifier | modifier le code]

Le plateau de l'Arselle et le Taillefer au fond.

Le village divisée en plusieurs sites urbanisés correspond à un station de ski présentant de nombreux immeubles de type résidentiel et des villas entourés par une végétation de montagne essentiellement constitués de résineux.

Environnement[modifier | modifier le code]

À proximité du sommet (la Croix de Chamrousse) qu'on atteint en télécabine, se trouvent deux via ferrata :

Il faut compter 20 min d'approche depuis l'arrivée de la télécabine de la croix pour gagner le départ de la via ferrata des lacs Robert. Il s'agit d'un parcours coté assez difficile car assez technique avec succession de murs entrecoupés de traversées sur vires ou dalles inclinées. Une passerelle de 14 mètres agrémente le parcours. Plus de verticalité par rapport à la via ferrata des 3-Fontaines !
  • la via ferrata des 3-Fontaines (PD / AD) [1],
une via ferrata de 350 mètres (inscrite comme peu difficile à assez difficile), assez aérienne et panoramique, avec deux échappatoires. La deuxième partie comporte un grand pont de singe (env. 20 m). La troisième comporte deux planches et un pont népalais. Il faudra se faufiler dans une faille pour la terminer.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites géologiques remarquables situés sur le territoire communal sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2] :

  • les « ophiolites et chromites de Chamrousse » sont un site d'intérêt minéralogique aux lieux-dits du Col des Trois Fontaines et de Le Manque, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • les « dépôts interglaciaires de l'Arselle », sur les communes de Chamrousse et Séchilienne, constituent un site d'intérêt géochronologique de 28,22 hectares, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-d'Uriage Saint-Martin-d'Uriage Saint-Martin-d'Uriage / Revel Rose des vents
Vaulnaveys-le-Haut N Revel / Livet-et-Gavet
O    '    E
S
Séchilienne Livet-et-Gavet / Séchilienne Livet-et-Gavet

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon le site de la mairie, le nom même de la commune dérive d'un radical préceltique : « calm » ou « chalm », qui signifierait un haut-plateau dénudé et pierreux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue panoramique d'une mer de nuages depuis Chamrousse en direction de Grenoble. Le massif du Vercors est visible à gauche et au centre et le massif de la Chartreuse à droite.

Le nom Chamrousse apparaît pour la première fois en 1744 sur une carte de Cassini. Plus loin dans le temps, on trouve une référence à "Culmen Rupha" (Culmen = sommet en latin ; Rupha, peut-être de rufus = roux, ou d'un toponyme local ?) dans une donation de 1260[4]. Il semble que le sommet était connu des Romains : on a trouvé huit médailles, dont une datant de Néron en creusant les fondations de la Croix de Chamrousse en 1856. On en trouve la confirmation dans le sermon du curé Joubert de Vaulnaveys lors de l'inauguration.

La présence d'une croix au sommet est attestée depuis le XVIIe siècle. Une croix de 12 mètres de haut fut érigée le 25 août 1856 sur le piédestal actuel. Plusieurs fois relevée ou remplacée au cours des années, la croix actuelle a été repositionnée après les travaux du réaménagement du sommet (télécabine, nouveau restaurant) en 2010.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le lac Achard.
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En 1234 a lieu la fondation du monastère de Prémol, couvent de religieuses dépendant de la Grande Chartreuse. Cette fondation fut créée à l'instigation de l'épouse du dauphin Guigues André : Béatrix de Montferrat, comtesse de Vienne et d'Albon, dame de Vizille.
La dauphine s'entendit avec les chanoines d'Oulx et avec sieur Alleman, prieur de Vaulnaveys, et se fit céder les droits de ces derniers pour les rétrocéder ensuite à la nouvelle Chartreuse. Seigneurs, particuliers et propriétaires firent de même. Le couvent fut ainsi doté d'un grand domaine avec, entre autres, bois et pâturages situés dans le massif de Chamrousse (quartier des Gaboureaux cédé en 1260 par le seigneur d'Uriage : Guigues Alleman), etc.

La chartreuse de Prémol abritait alors une soixantaine de personnes dont 35 religieuses, des sœurs et frères mineurs, des domestiques et 3 moines chartreux pour la direction de la communauté.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Les habitants des vallées environnantes, qui avaient la jouissance quasi totale des terres, entrèrent en conflit avec le couvent. Ces conflits durèrent cinq siècles, jusqu'à la fermeture du couvent, à la Révolution. D'où, l'origine possible des noms Bachat Bouloud et lac Achard :

« Des procédures font intervenir des particuliers isolés comme celle d'un nommé Pierre Bouloud, dont les quatre bœufs qui pâturaient près de la croix de Chamrousse furent saisis par le couvent. Est-ce lui qui fit installer là-haut le bassin (Bachal en patois) qui a donné son nom à Bachat Bouloud ? De même, un nommé Achard qui avait une baraque un peu au-dessus du lac, semble lui avoir donné son nom »

— P. Fouchy


En 1793, il ne reste à Prémol que trois religieuses et deux chartreux attendant la liquidation des pensions qui leur étaient dues.
Le monastère et ses dépendances sont aujourd'hui entièrement détruits et seules quelques murailles effritées sont témoins de cette époque.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Henri Duhamel.

En 1825, à Uriage-les-Bains, la marquise de Gauteron, propriétaire de la source d'Uriage, fait élever le premier établissement thermal. Les touristes affluent et Chamrousse devient une « course » dite classique pour les baigneurs, il fallait 5 à 6 heures pour gagner le sommet de Chamrousse, qui n'était qu'un immense pâturage. Il y avait plusieurs troupeaux à la Balme, au Recoin, à Roche-Béranger, à Bachat Bouloud, et en chacun de ces lieux, un chalet abritait les bergers.

En 1865, le père Tasse construit à Roche-Béranger (Chabou), avec sa femme et ses deux fils, un chalet auberge. « Le Père Tasse y fabriquait des fromages, son jardin fournissait des légumes... Il descendait aux provisions à Uriage, quel que soit le temps, avec son âne. Par curiosité, il passa à Chamrousse l'hiver 1883-1884. Un jour, dans la tempête, il entendit gratter à sa porte. Il ouvrit et se trouva devant un petit ourson. Surpris, il lui donna le quignon de pain qu'il avait à la main. Et souvent, pendant l'hiver, le petit ourson vint gratter et réclamer à manger. Le printemps venu, jamais le père Tasse ne le revit. »[réf. nécessaire]

À la fin de l'année 1875, la Société des Touristes du Dauphiné (S.T.D.) pose des câbles au Grand pic de Belledonne à (2 978 m), recrutant guides et porteurs dans les massifs de Belledonne et de l'Oisans.

Selon la tradition, en 1878, Henri Duhamel, un alpiniste grenoblois, après avoir découvert à l'exposition universelle de Paris une paire de skis exposée dans un stand scandinave, fut le premier en France à les essayer sur les pentes du Recoin. Cependant, cette information apparaît de plus en plus discutable, car ce n'est qu'en 1908 qu'Henry Duhamel déclare avoir essayé des skis à Recoin en 1878. Le premier à avoir douté est Pierre Lestas dans son livre Les pionniers des Alpes du Dauphiné. Le tome II de La fabuleuse histoire de Belledonne (auteur : Raymond Joffre) fait le point en fin d'année 2008[réf. nécessaire].

Le chalet de la Pra est construit vers 1887 par le Club alpin français et celui de l'Oursière par le comte de St Ferriol en 1895.

En 1891, Henry Duhamel réalise, seul, la première ascension hivernale en ski jusqu'à la Croix de Chamrousse (2 250 m).
Par un beau dimanche de février, une douzaine de grenoblois de la section de l'Isère du CAF, atteint, raquettes aux pieds, le sommet de la Croix de Belledonne (2 926 m).[Quand ?]

En 1893, la S.T.D. met en place un jardin alpin à Roche Béranger où elle loue bientôt l'ancien chalet du Père Tasse. Un poste météorologique y est annexé. Le jardin est inauguré seulement en 1894[5].

La Faculté des Sciences de Grenoble reprend en 1898[5] le jardin alpin durant une douzaine d'années.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Skieurs à la Croix de Chamrousse vers 1900.

La première collective à skis jusqu'à la Croix de Chamrousse a lieu en 1902. En 1907, le CAF organise le premier concours international de ski à Mont-Genèvre, au-dessus de Briançon. Un mois plus tard, la STD donne une première fête du ski au Sappey-en-Chartreuse.

En 1911, le CAF obtient du comte de St Ferriol, propriétaire des prairies du Recoin, une surface de 3 000 m2 en location pour 99 ans. Il y fait édifier le chalet du Recoin de Chamrousse, le 1er refuge d'altitude destiné à la pratique du ski.

Le ski club de Chamrousse est fondé en 1929. En 1937, la réalisation de la route de Chamrousse est décidée. À la veille de la guerre, elle atteint le Luitel. C'est seulement en 1949 qu'elle arrive à Recoin, via Roche-Béranger.

L'aménagement de la station commence dans les années 1950. Le téléphérique, construit en 1952, était alors le plus sûr et le plus rapide avec celui de Courchevel. Une convention est passée entre le département de l'Isère et la Société d'Aménagement de Chamrousse pour poursuivre l'aménagement jusque dans les années 1960.

De 1954 à 1956, la deuxième route qui relie Uriage-les-Bains au Recoin par les Seiglières est achevée.

Le Recoin (Chamrousse 1650) et la floraison du Narcissus pseudonarcissus.

Dès 1960, à l'initiative de plusieurs instituteurs de la vallée, l'idée de créer un centre de jeunesse dans les clairières de Bachat Bouloud est proposée, et grâce à l'appui du Conseil Général de l'Isère, ce projet voit le jour dans les années 1960. Y participent, les villes de Mantes-la-Jolie, Échirolles, Tarare, Villeurbanne, Lyon, Boulogne-Billancourt, et les départements de l'Isère, du Loiret, de la Marne et du Bas-Rhin. Au total, ce sont huit villages d'enfants qui sont créés, et rassemblés autour d'un totem central surnommé l'ange assis ou l'écolier, selon les versions. En 2005, les chalets sont reconvertis en résidences.

En avril 1961, une convention est passée entre le département de l'Isère et la Société Nationale de Construction, filiale du groupe Rotschild, qui décide l'aménagement de la zone résidentielle de Roche-Béranger. Chamrousse a depuis deux pôles d'activité : Le Recoin (Chamrousse 1650) et Roche Béranger (Chamrousse 1750).

Le 9 janvier 1965, face à la multiplication des intervenants (Chamrousse dépend, de par ses terres, des communes de Saint Martin d'Uriage et de Vaulnaveys le Haut) et à un manque de coordination, le Syndicat Mixte de Chamrousse est constitué par arrêté ministériel. Il est administré par un conseil syndical de neuf membres et préside aux destinées de la station jusqu'en 1989.

Les Jeux olympiques d'hiver de 1968[modifier | modifier le code]

Le 30 décembre 1960, le maire de Grenoble, le docteur Albert Michallon pose la candidature de la ville à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1968. Trois ans plus tard, cette candidature est agréée par le comité international olympique par 27 voix contre 24 et Chamrousse devient le grand stade des disciplines alpines avec l'accueil de six épreuves. Jean Claude Killy entre dans la légende du ski en gagnant trois médailles d'or (Descente, Slalom Géant et Slalom Spécial), Guy Périllat décroche la médaille d'argent de l'épreuve de Descente. Les skieuses françaises se distinguent elles aussi : Marielle Goitschel obtient une médaille d'or en Slalom spécial, Isabelle Mir gagne la médaille d'argent en Descente et Annie Famose s'illustre par une médaille d'argent en Slalom Géant et par une médaille de bronze en Slalom Spécial. Les athlètes de toutes les nations sont logés dans les villages d'enfants de Bachat Bouloud pendant toute la durée des épreuves alpines.

De 1962 à 1977, puis à nouveau régulièrement depuis 1992, Chamrousse est le théâtre de la course de côte automobile de Chamrousse, comptant pour le Championnat de France de la spécialité, qui se déroule traditionnellement le dernier week-end d'août.

En 1989 : création de la commune de Chamrousse avec des portions de territoire des communes de :

Le premier conseil municipal est élu en mars de la même année. En 1998, la gestion des remontées mécaniques a été confiée au Groupe Transmontagne jusqu'à la saison 2007. Suite aux problèmes rencontrés par le Groupe Transmontagne (liquidation judiciaire en octobre 2007), une Régie Municipale a pris le relais.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2001, puis, en 2014, deux étapes du Tour de France sont organisées sur le territoire de Chamrousse.

Le , La petite commune de Chamrousse adhère à la communauté de communes « Le Pays du Grésivaudan ». Le siège de cette nouvelle collectivité qui regroupent d'anciennes communautés de communes plus petites a son siège est à Crolles, dans la vallée du Grésivaudan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Jacques Guillot    
2014 en cours Philippe Cordon SE Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Adminisitration municipale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1975. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2014, la commune comptait 467 habitants[Note 1], en augmentation de 1,74 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2014
533 607 544 518 480 473 466 473 467
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte une école municipale faisant fonction d'école maternelle et primaire, l'école Arsène Tasse qui comprend deux classes allant de la petite section de la maternelle au cours moyen 2e année et qui présente un effectif de 56 élèves, au cours de l'année scolaire 2016/2017[10]

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est axée sur la pratique des sports de glisse l'hiver et celle de la randonnée l'été.

Secteur touristique[modifier | modifier le code]

La station de ski[modifier | modifier le code]

Chamrousse
Vue aérienne de la station.
Vue d'une partie du domaine skiable depuis le Recoin.
Image illustrative de l'article Chamrousse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département français Isère
Site web www.chamrousse.com
Géographie
Coordonnées 45° 06′ 33″ nord, 5° 52′ 28″ est
Massif Belledonne
Altitude 1 650 - 1750 m
Altitude maximum 2 448 m (commune : Grand Van) - 2 253 (pistes de ski alpin :Croix de Chamrousse)
Altitude minimum 1 400 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 20
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 1
Télésièges 8
Téléskis 11
Pistes
Nombre de pistes 42
     Noires 6
     Rouges 14
     Bleues 14
     Vertes 8
Total des pistes 90 km
Installations
Nouvelles glisses
3
Ski de fond
Nombre de pistes 9
     Noires 1
     Rouges 3
     Bleues 1
     Vertes 4
Total des pistes 36,6 + 7,5 de liaison (Recoin - Arselle) km
Neige artificielle
Canons oui

La station est répartie sur 4 pôles :

  1. Chamrousse 1600 : l'Arselle Le Domaine Nordique (ski de fond),
  2. Chamrousse 1650 : le Recoin,
  3. Chamrousse 1700 : Bachat Bouloud (Le domaine de l'Arselle les anciens villages-enfants)
  4. Chamrousse 1750 : Roche-Béranger.

Ces trois parties de la station sont reliés par une route ainsi que des sentiers forestiers et les pistes de ski, en hiver, pour une superficie totale estimée à environ 1330 hectares.

La station a été conçue sur un petit plateau couvert en grande partie par une forêt, surplombant Grenoble et sa vallée. Le point culminant de cet espace skiable est la Croix de Chamrousse, située à 2250 mètres d'altitude[11].

Équipements sportifs de la station[modifier | modifier le code]

Parapente biplace en vol a Chamrousse Source.
  • Patinoire
Il s'agit d'une patinoire en extérieur, situé au « Recoin », rue des Orcettes et géré par la commune. Un initiation de hockey sur glace et des animations ludiques y sont organisées[12].
  • D'autres activités ludiques et sportives sont proposés sur le territoire de la station
    • Des stages de conduites automobiles sur la neige
    • Des parcours acrobatique en hauteur et parc de loisirs « Chamrousse Aventures »
    • Des cours de tennis, de tir à l'arc, et de descente de luge en hiver sur une piste réservée accessible par le télésiège des Gaboureaux.
    • Une école d'équitation l'été au plateau de l'Arselle en été.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • « Down'Up de Chamrousse », c'est un combiné ralliant le domaine du ski alpin en une manche de slalom géant et le domaine du ski nordique en un chrono en skating. Organisée aux alentours du 15 avril. Cet événement existe depuis déjà trois ans et amène des personnalités comme Baptiste Gros ou Maurice Manificat des pointures du ski de fond français [13].
  • « Allumée de Chamrousse », consiste en une course à pied de 3 km, 600 m de dénivelée, sur la piste éclairée de Chamrousse. Cet évènement, créé cette année par le ski club de Chamrousse connait un grand succès avec plus d'une centaine de participants [14].

Tour de France[modifier | modifier le code]

Chamrousse a été deux fois ville-étape du Tour de France, toujours en tant qu'arrivée d'étape.

11e étape : Grenoble - Chamrousse (18 juillet)
A l'occasion du tour 2001, la station accueille l'arrivée d'un contre-la-montre de 32 km parti du centre de Grenoble. Le vainqueur de l'étape est l'américain Lance Armstrong. Ce sportif sera ensuite disqualifié de cette épreuve en 2012 et son titre ne sera pas attribué à un autre coureur..
13e étape : Saint-Etienne - Chamrousse (18 juillet)
Cette étape du Tour de France, avec une ligne de départ située dans la ville Saint-Étienne, se termine à Chamrousse après 197,5 km. Ce parcours très montagneux permet à Vincenzo Nibali de remporter l'étape en solitaire. Le coureur italien sera le vainqueur de cette épreuve cette année-là.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Le Schuss, centre commercial, avenue du père Tasse
  • L'église du Saint-Esprit, à Roche Béranger[15], anciennement centre œcuménique, est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère depuis 2003. L'édifice fut construit en 1967. Il se compose d'une chapelle haute (en amphithéâtre) et d'une chapelle basse. Largement ouvert sur la nature, lumineux grâce à d'imposantes baies vitrées, le superbe bâtiment se fond dans son environnement. Pierre Jomain en est l'architecte. L'autel, le tabernacle et les fonts baptismaux sont dus au sculpteur Pierre Szekely[16]. Dans la chapelle basse, on peut admirer une fresque murale et le tableau de la Madone à l'enfant, œuvres du peintre et sculpteur Jean-Marie Pirot connu sous le nom de Arcabas, pseudonyme qu'il prit au cours de sa carrière. On doit à cet admirable artiste les œuvres qui ornent l'église de Saint-Hugues en Chartreuse. Ce lieu était un centre œcuménique que se partageaient catholiques et protestants, la chapelle haute étant réservée aux premiers et la chapelle basse aux seconds. En fait, le culte protestant n'y fut guère présent et il a totalement déserté les lieux. Dorénavant, il s'agit de l'église du Saint-Esprit, exclusivement vouée au culte catholique (messes le dimanche durant les saisons d'hiver et d'été).
  • La salle des Chalets des Cîmes, salle des fêtes (salle hors-sac du caravaneige), labellisée « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère depuis 2003.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Tourbière de l'Arselle[modifier | modifier le code]

Le plateau de l'Arselle et un runner de l'Ultratour des 4 massifs.

L’Arselle est un plateau de 45 ha, situé à 1 620 m d’altitude. Il s'agit d'une vaste clairière en forme de cuvette traversée par le ruisseau de la Salinière, descendant du lac Achard et filant vers la Romanche.

Cet espace est constitué de plusieurs milieux naturels dont une tourbière acide d’altitude de 25 ha, une forêt mixte et des falaises en bordure. Grâce à la diversité écologique du plateau, on y découvre une faune et une flore spécifiques à chacun de ces milieux.

En raison de cette tourbière qui constitue le plateau, de son intérêt paysager, botanique et faunistique, l’Arselle est devenue une zone naturelle protégée par un arrêté de protection de biotope no 2003-09/32 du 14 août 2003. Le but de cet arrêté est de préserver le site pour protéger les espèces végétales et animales présentes.

Quatre espèces végétales rares protégées se retrouvent sur le plateau de l'Arselle :

Présence également d'une libellule de la liste rouge nationale des espèces protégées : la Cordulie arctique.

Cette tourbière est d’un type particulier car elle se forme sur des terrains acides. Peu d’espèces végétales peuvent coloniser ces milieux (ex : la sphaigne, la droséra et la grassette commune).

La Droséra et la Rossolis sont des espèces carnivores. Ces fleurs se nourrissent d'insectes. Elles les capturent et les digèrent grâce aux enzymes contenus dans les gouttelettes visqueuses qu'elles secrètent.

Compte tenu de sa valeur patrimoniale, le site est retenu dans le réseau Natura 2000.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • « Fête de la Transhumance » le premier week-end de juillet
  • « Chamrousse en Piste » le dernier week-end de juillet.
  • « Fête du bois » le 2e week-end d'août. Il s'agit du plus ancien concours français de bûcherons[17]
  • « Course de côte » le dernier week-end d'août.
  • De 1976 à 1996, Chamrousse accueille le Festival du film d'humour de Chamrousse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune a rendu hommage à Florence Masnada en baptisant son stade de slalom sur le Recoin : Stade Florence Masnada

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

  • Le centre œcuménique de Roche-Béranger a été édifié en 1968 sur les plans de l'architecte Pierre Jomain. L'autel et le tabernacle sont de Pierre Szekely[16].
  • À Recoin, la chapelle Notre Dame sous la Corix fut le premier lieu de culte de la station (années 1950).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. via ferrata des 3 Fontaines.
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. Site de la mairie de Chamrousse, page sur l'origine du nom
  4. Raymond Joffre, La fabuleuse histoire de Belledonne, Éditions de Belledonne (2006), (ISBN 2911148703).
  5. a et b 1er jardin alpin : celui de Chamrousse, chamrousseweb.info, accès le 8 janvier 2017.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. Site de l'académie de Grenoble, page sur l'école de Chamrousse
  11. Site de la station de Chamrousse, page d'accueil
  12. Site de la station de Chamrousse, page sur la patinoire
  13. « Down’Up de Chamrousse - », sur www.chamrousse.com (consulté le 14 mars 2016)
  14. « L’Allumée de Chamrousse | Chamrousse Ski Club », sur www.chamrousse-ski-club.net (consulté le 14 mars 2016)
  15. L'église contemporaine de Chamrousse, chamrousseweb.info, accès le 31 octobre 2016.
  16. a et b Catalogue des œuvres de Pierre Szekely.
  17. 64ème édition de la Fête du Bois, www.chamrousse.com, accès le 12 août 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Belledonne, l'histoire d'une conquête, éditions de Belledonne, 2008
  • Belledonne sur un balcon fleuri, Gilbert Coffano, éditions les Trois Roses (Glénat Éditions) 2002

Liens externes[modifier | modifier le code]