Villard-Bonnot

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Villard-Bonnot
La mairie de Villard-Bonnot en 2011.
La mairie de Villard-Bonnot en 2011.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Moyen Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Daniel Chavand
2014-2020
Code postal 38190
Code commune 38547
Démographie
Gentilé Villardiens
Population
municipale
7 181 hab. (2014)
Densité 1 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 20″ nord, 5° 53′ 21″ est
Altitude Min. 218[1] m – Max. 448[1] m
Superficie 5,84 km2
Localisation

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Liens
Site web www.villard-bonnot.fr

Villard-Bonnot[2] est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes-Auvergne qui fait partie de la communauté de communes du Pays du Grésivaudan.

Ses habitants sont appelés les Villardiens (Villardiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au cœur de la Vallée du Grésivaudan, en rive gauche de l'Isère et à flanc de la chaîne de Belledonne, le territoire de Villard-Bonnot s'étend sur près de 584 hectares[1], et se situe à 17 kilomètres au nord nord est de Grenoble.

La limite entre les communes de Froges et Villard-Bonnot est donnée par le ruisseau de Laval.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de '
Bernin Crolles Froges
Laval
Saint-Ismier
Saint-Nazaire-les-Eymes
Brosen windrose-fr.svg Sainte-Agnès
Le Versoud La Combe-de-Lancey Saint-Mury-Monteymond

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune est composée de trois bourgs :

Brignoud 
en amont ;
Villard-Bonnot 
au centre et qui est devenu le nom de l'ensemble de la commune ;
Lancey 
en aval.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Lancey.

A Brignoud se trouve la première gare de la commune, à Lancey se trouve l'autre gare.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Laval, à Brignoud.

Plusieurs cours d'eau passent sur le territoire de la commune, ou servent à sa délimitation géographique :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bernin[3] Crolles[3] Froges Rose des vents
Montbonnot-Saint-Martin N Laval
O    Villard-Bonnot    E
S
Le Versoud Saint-Jean-le-Vieux Sainte-Agnès
La Combe-de-Lancey

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villard, issue de Villare, est un élargissement du latin villa avec le suffixe are.
Villare désigna d'abord un simple lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un lieu habité, enfin un hameau. Le mot s'est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au Haut Moyen Âge, et, dans la région au hameau principal d'une communauté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la révolution industrielle, les hameaux de Lancey et Brignoud connaissent un incroyable essor grâce à l'industrie du papier. L'installation des papeteries d'Alfred Fredet à Brignoud et d'Aristide Bergès à Lancey est possible grâce à l'hydroélectricité créée à partir de l'eau produite par la fonte des neiges. Ce principe est alors appelé « houille blanche » par Aristide Bergès afin de faire le pendant avec la « houille noire »: le charbon. Fredet et Bergès mènent une politique paternaliste : de nombreuses actions sociales sont menées comme la création de pouponnière et de coopératives alimentaires. Une vie culturelle se développe également autour du cinéma et de l'Harmonie[pas clair] des papeteries de Lancey.

Les deux entrepreneurs mettent en place d'ambitieux programmes immobiliers pour loger leurs employés, parmi lesquels un grand nombre de femmes. Ainsi sont sorties de la terre « la cité des Roses » en 1920, la « cité du Vors » en 1925, ou encore la « cité Fayolle » et la « cité de Glières » à Brignoud.
Cet essor industriel s'accompagne au début du XXe siècle d'une forte activité commerciale et artisanale sur les deux hameaux. Le tramway traverse alors toute la ville et favorise les déplacements collectifs.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'école République de Lancey est transformée en hôpital et l'usine Fredet fabrique des obus pour l'armée française. Un nouveau hôtel de ville est édifié en 1922, à son emplacement actuel ; jusqu'alors la mairie était installée près de l'église.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, les associations locales organisent le Corso (carnaval) : chars, grosses têtes en papier mâché alors qu'un défilé traverse les rues de la commune pour redonner un peu le moral à la population encore marquée par les terribles évènements du conflit.

Par la suite, une prouesse technique fera la une de la presse internationale en 1957 : le château de Bergès, en face des papeteries, ou nommé également château Biclet, est déplacé de 70 m pour permettre l'agrandissement de l'usine[4].

Après des décennies de fonctionnement le site des papeteries de Lancey ferme définitivement ses portes, en novembre 2008.

Environnement et cadre de vie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par un important réseau de transports :

Zones d'activités[modifier | modifier le code]

Brignoud à Villard-Bonnot

La principale zone d'activité est la "ZAC de la Grande Isle", gérée par la Communauté de communes du Pays du Grésivaudan. Cette zone d'activité est située sur les communes de Villard-Bonnot et du Versoud.

La zone d'activités du Vernet, à Brignoud, est principalement composée d'artisans.

L'activité agricole de la commune est axée sur le maraîchage, l'horticulture et les élevages.

Industries[modifier | modifier le code]

Deux industries importantes ont fermé leurs portes : Atofina en 2006 et les papeteries de Lancey en 2008. Le seul site industriel encore en exercice est Ahlström, à Brignoud, où est fabriqué du papier non tissé.

Habitat social[modifier | modifier le code]

La commune répond à la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) et compte 20 % d'habitat social sur son territoire.

Bassins d'orage[modifier | modifier le code]

Afin de rediriger les eaux de pluie et d'éviter les inondations, 4 bassins d'orage ont été construits. Ces bassins de rétention permettent de stocker l'eau et ainsi de temporiser le flot. L'eau est ensuite rejetée dans un exutoire et remise dans le circuit d'évacuation à petit débit.

Écoles[modifier | modifier le code]

La ville compte deux groupes scolaires élémentaires : Jules-Ferry et Libération qui accueillent chaque année environ 450 élèves répartis dans 18 classes. Les écoles maternelles République, Pasteur et Victor-Hugo, rassemblement environ 270 élèves dans 10 classes. La ville compte aussi un collège : le collège Belledonne et un lycée : le lycée Marie-Reynoard.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Antoine à Villard-Bonnot est l'un des rares édifices catholiques d'architecture circulaire. On ne compterait que trois églises de facture architecturale identique en France. Ce lieu de culte - édifié entre 1828 et 1829 - est une merveille tant en décors intérieurs qu'en fresques et chapelles en trompe-l'œil. Des travaux entrepris dans les années 1960 pour cause de vétusté ont affecté cet aspect. Le toit en particulier, initialement en dôme très bombé comme celui du clocher, a été complètement dénaturé.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Papèteries de Lancey  Inscrit MH (1992, partiellement)[6].
  • Cénotaphe de Mme Bergès - Cimetière rue des Adieux : Ce cénotaphe a été commandé par Aristide Bergès à la mort de son épouse. Réalisé en 1899 par Giuseppe Chiattone (pour les œuvres en pierre et bronze), ce monument se compose d'un cénotaphe (édifice en forme de tombeau), d'une sculpture en bronze (L'Ange de la foi), et d'une plaque en bronze sculptée (Funérailles des anges). Non entretenue pendant des années, la commune de Villard-Bonnot a rénové cette œuvre du patrimoine local en 2010. Labellisé Patrimoine en Isère[7].
  • La ville compte deux fontaines : l'une en hommage à Alfred Fredet à Brignoud construite en 2007 et l'autre en hommage à Aristide Bergès, place de la République à Lancey.
  • Le Château de Miribel, ou château de Vorz, du XIIIe siècle, modifié aux XVe et XIXe siècles[8],[9].
  • Au Nord du château de Vorz se trouve le Domaine du Berlioz, qui comprend l'ancienne maison du rentier[8].
  • Lors des commémorations des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945, trois monuments sont honorés :
place du 24-Août à Brignoud,
place de l'Église,
place Pasteur à Villard-Bonnot.
  • La maison Jourdan-Laforte, entre Froges et Villard-Bonnot, sur le ruisseau de Brignoud, datant du XVIIIe siècle[8].
  • Au Sud du Brignoud se trouvait au XVIIIe siècle la maison de Bertie, aujourd'hui disparue, probablement à l'emplacement d'une maison forte précedente, signalée sur la carte de Cassini[8].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La Maison Bergès.
  • Villard-Bonnot accueille, depuis 2011, le musée de la Houille blanche, dans la Maison Bergès.
  • L'Espace Aragon est l'espace culturel de Villard-Bonnot qui propose spectacles, séances de cinéma et expositions[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villard-Bonnot Blason D'or maçonné de sable, mantelé d'azur à quatre burelles ondées d'or, au chef d'or chargé de trois sapins d'argent séparés de trois émanchures du même[11].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Daniel Chavand DVD[12] Retraité
mars 1977 juin 1995 Gabriel Soto PCF  
1971 1977 André Paret    
 ??  ?? Gaston Gamond    
 ??  ?? Charles Rivoire    
 ??  ?? Maurice Berges    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 181 habitants, en diminution de -1,59 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
698 790 878 842 1 013 1 071 1 019 1 051 1 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
981 1 073 1 003 1 022 1 153 1 333 1 565 1 940 2 100
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 316 2 595 3 199 5 045 5 442 5 654 4 961 4 820 5 810
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
6 499 6 375 6 031 6 039 6 382 6 904 7 311 7 296 7 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aristide Bergès, 1833-1904
Aristide Bergès 
Aristide Bergès est né en 1833 en Ariège. Sorti ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures, il travaille dans un premier temps dans la papeterie familiale. Lors de l'exposition universelle de 1889, il rencontre le papetier Matussière propriétaire d'une scierie et fabricant de pâte à papier à Domène. Celui-ci commande à Aristide Bergès des défibreurs à bois. Il décide peu de temps après d'installer sa propre papeterie à Lancey. Afin d'actionner les machines de son usine, Aristide Bergès s'intéresse alors à l'énergie hydraulique. Il inaugure en 1869 une chute de 200 m de hauteur puis porte cette chute à 500 m en 1882 à partir des eaux du lac du Crozet. On prête à Aristide Bergès l'invention du terme "Houille blanche".
Alfred Fredet, 1829-1904
Alfred Fredet 
Originaire d'Auvergne, Alfred Fredet fait de brillantes études et sort major de l'École centrale des arts et manufactures en 1854. Ingénieur papetier dans différentes usines, il s'installe dans le Grésivaudan et fonde la papeterie Moulin Vieux à Pontcharra puis la papeterie du Moutier à Domène. C'est à Brignoud qu'il développe son talent d'ingénieur en créant, avec Amable Matussière, une conduite forcée de 147 m en 1868. La politique paternaliste d'Alfred Fredet a accompagné le développement des papeteries et a permis de nombreuses avancées sociales et culturelles : construction des cités ouvrières, d'écoles, création d'une caisse de sécurité sociale…


Albert Girard-Blanc 
Il fut pilote d'avant-guerre et compagnon de chambrée de Saint-Exupéry pendant leur service militaire, au début des années 1920[17]. Garagiste automobile à Lancey et pionnier de l'aviation dans le Dauphiné, il sera le premier à poser son avion sur des terres alors agricoles situées entre Lancey et le Versoud en 1924 (à l'emplacement de l'actuel aérodrome construit en 1948). Dans les années 1950, Albert Giard-Blanc se lance dans la construction d'un RA-14 (F-PFBB). Cet infatigable amoureux des airs sautait encore en parachute à 70 ans et pilotait régulièrement des avions à 90. Il est décédé en 2005 à l'âge de 104 ans.
La famille Miribel 
Artus de Miribel fut maire de Grenoble en 1842, après avoir fait carrière comme lieutenant de gendarmerie du 3e régiment de Cuirassiers. Il démissionne de ce poste trois ans plus tard mais conserve un poste de conseiller municipal. Il habite régulièrement son château de Vors situé à Villard-Bonnot. Il eut avec son épouse Marie-Thérèse de Valory une fille et quatre fils dont le futur général Marie-Joseph François de Miribel.
Melchior Marmonnier
Médecin pendant 48 ans, le docteur Marmonnier fut praticien dans les années 1830 en Algérie puis dans le canton de Domène à partir de 1843. Selon certaines sources, il effectua le 3 janvier 1851 la première transfusion sanguine réussie en France à Lancey, sur l'une de ses patientes victime d'une hémorragie à la suite d'un accouchement difficile. Le docteur Marmonnier préleva alors du sang chez une voisine et le transfusa à sa patiente mourante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Villard-Bonnot, sur le site cassini.ehess.fr
  2. Villard-Bonnot, sur le site le-gresivaudan.fr
  3. a et b de l'autre coté de l’Isère
  4. Jacques Bailleux et al. (Supplément de Présences n. 123, janvier 2000), Un siècle d'économie grenobloise, Grenoble, Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble, , p. 82
  5. attention par cette sortie il faut traverser l’Isère direction Brignoud
  6. « Papeteries de Lancey », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Isère Patrimoine - cénotaphe de Madame Aristide Bergès », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 3 juillet 2015)
  8. a, b, c, d et e Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 631-633
  9. L e Château de Miribel, villard-bonnot.reseaudesvilles.fr, accès le 26 septembre 2016.
  10. Espace Aragon
  11. Photo d'une plaque de nom de rue dans la commune de Villard-Bonnot. File:VillardBonnot001.jpg
  12. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/villard-bonnot,38547/
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. Histoire de l'aerodrome du Versoud, sur le site aeroclubdauphine.asso.fr, consulté le 29 avril 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Coffano, Villard-Bonnot Lancey Brignoud, Alan Sutton, (ISBN 978-2-84253-528-5)
  • Gilbert Coffano, « Histoire du Château de Vors et des comtes de Miribel de Villard-Bonnot », conférence devant l'Académie Delphinale.
  • Gilbert Coffano, Petite histoire des Papeteries de Lancey, La Fontaine De Siloe, (ISBN 2842061268)
  • Brignoud, de la fonte au plastique. Regards sur un passé industriel, Bresson (Isère), L'Imprimerie des Deux Ponts,
  • Usines de Froges et Brignoud : Les ouvriers racontent..., Grenoble, Association Histoire de.... Découverte et patrimoine, (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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