Villard-Bonnot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Villard-Bonnot
Villard-Bonnot
La mairie en 2011.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Patrick Beau
2020-2026
Code postal 38190
Code commune 38547
Démographie
Gentilé Villardiens
Population
municipale
7 249 hab. (2019 en diminution de 0,23 % par rapport à 2013)
Densité 1 241 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 20″ nord, 5° 53′ 21″ est
Altitude Min. 218[1] m
Max. 448[1] m
Superficie 5,84 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Grenoble
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Moyen Grésivaudan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villard-Bonnot
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villard-Bonnot
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Villard-Bonnot
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Villard-Bonnot
Liens
Site web www.villard-bonnot.fr

Villard-Bonnot[2] est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes

La commune est adhérente à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan, entre la rive gauche de l'Isère et la chaîne du massif de Belledone et ses habitants sont appelés les Villardiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Située au cœur de la région naturelle de la Vallée du Grésivaudan, en rive gauche de l'Isère et à flanc de la chaîne de Belledonne, le territoire de Villard-Bonnot s'étend sur près de 584 hectares[1], et se situe à 17 kilomètres au nord nord est de Grenoble.

La limite entre les communes de Froges et Villard-Bonnot est donnée par le ruisseau de Laval.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Mury-Monteymond est très voisine mais non limitrophe[4].

Limite communale[modifier | modifier le code]

OpenStreetMap Limite communale

Climat[modifier | modifier le code]

Le Grésivaudan étant orienté sud-ouest, nord-est, le vent y est donc beaucoup moins fréquent que dans la cluse de l'Isère. En particulier, les contreforts du massif de la Chartreuse sont protégés du vent de nord et du vent d'ouest. Le seul vent qui peut y souffler fortement, hors les rafales orageuses, est le vent de sud-ouest, surtout présent en automne et en hiver et il est souvent associé à un effet de foehn amenant une élévation de la température spectaculaire. En hiver, à l'abri des vents du nord, les coups de froid y sont souvent moins sévères qu'à l'ouest du département, par contre les redoux océaniques sont plus longs à se faire sentir.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Laval, à Brignoud.

Plusieurs cours d'eau passent sur le territoire de la commune, ou servent à sa délimitation géographique :

  • l'Isère, franchie par le pont de Brignoud. Ce dernier est incendié en avril 2022 par des anarchistes dans le cadre de la vague d'incendies criminels à Grenoble. Seuls des piétons peuvent désormais le franchir avant sa reconstruction prévue à l'horizon 2026, qui lui fera retrouver ses 27 000 véhicules quotidiens ;
  • le ruisseau de Laval ;
  • le Vors ;
  • le ruisseau de La Combe-de-Lancey.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Lancey.

La commune est desservie par un important réseau de transports :

La commune est aussi reliée à Grenoble, grande ville la plus proche, par une piste cyclable le long de l'Isère. De nombreux travailleurs empruntent cette piste cyclable le matin et le soir pour se rendre au travail. Mais cette piste est aussi un endroit de balade à pied, ou à cheval.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune est composée de trois bourgs :

Brignoud
en amont ; Partagé avec la commune de Froges .
Villard-Bonnot
au centre et qui est devenu le nom de l'ensemble de la commune ;
Lancey
en aval.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villard-Bonnot est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenoble, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[9] et 450 501 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (48,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36,9 %), forêts (24,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,2 %), terres arables (10,2 %), eaux continentales[Note 3] (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), prairies (0,8 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Villard-Bonnot est situé en zone de sismicité n°4 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[15].

Terminologie des zones sismiques[16]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À compter du IVe millénaire av. J.-C., la mise en culture progressive des terroirs sur les flancs du Grésivaudan et de la Combe de Savoie par des paysans néolithiques a pu être constatée par des recherches archéologiques [17]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire des Allobroges

Durant la période antique, dans la vallée de l'Isère et donc sur le site de l'actuelle ville de Crolles, les premiers résidents, historiquement connus, sont les Allobroges, qui s’y sont installés à partir du Ve siècle avant notre ère. Ce peuple occupait la zone la plus vaste allant du nord du Vercors et de Belledonne en passant par le Grésivaudan et sur une grande partie de la région qui sera dénommée plus tard la Sapaudia et qui deviendra la Savoie).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château de Vors.

Villard-Bonnot est située dans la partie centrale de la région naturelle du Grésivaudan, un ancien bailliage de la province royale du Dauphiné.
Au Moyen Âge, une tour sarrasine est présente, transformée en château de Vors par les seigneurs de Commiers aux XIIIe et XIVe siècles. Le château perd sa fonction défensive au fil des siècles et à partir du XVIIe siècle la famille de Miribel réalise des travaux importants pour aménager sa résidence d’été[18].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la révolution industrielle, les hameaux de Lancey et Brignoud connaissent un incroyable essor grâce à l'industrie du papier. L'installation des papeteries d'Alfred Fredet à Brignoud et d'Aristide Bergès à Lancey est possible grâce à l'hydroélectricité créée à partir de l'eau produite par la fonte des neiges. Ce principe est alors appelé « houille blanche » par Aristide Bergès afin de faire le pendant avec la « houille noire » : le charbon. Fredet et Bergès mènent une politique paternaliste : de nombreuses actions sociales sont menées comme la création de pouponnière et de coopératives alimentaires. Une vie culturelle se développe également autour du cinéma et de l'Harmonie[19] des papeteries de Lancey.

Les deux entrepreneurs mettent en place d'ambitieux programmes immobiliers pour loger leurs employés, parmi lesquels un grand nombre de femmes. Ainsi sont sorties de la terre « la cité des Roses » en 1920, la « cité du Vors » en 1925, ou encore la « cité Fayolle » et la « cité de Glières » à Brignoud.

Cet essor industriel s'accompagne au début du XXe siècle d'une forte activité commerciale et artisanale sur les deux hameaux. Le tramway traverse alors toute la ville et favorise les déplacements collectifs.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'école République de Lancey est transformée en hôpital et les usines Bergès et Fredet fabriquent des obus pour l'armée française[20]. Un nouvel hôtel de ville est édifié en 1922, à son emplacement actuel ; jusqu'alors la mairie était installée près de l'église.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, les associations locales organisent le Corso (carnaval) : chars, grosses têtes en papier mâché alors qu'un défilé traverse les rues de la commune pour redonner un peu le moral à la population encore marquée par les terribles évènements du conflit.

Par la suite, une prouesse technique fera la une de la presse internationale en 1957 : le château de Bergès, en face des papeteries, ou nommé également château Biclet, est déplacé de 70 m pour permettre l'agrandissement de l'usine[21].

Après des décennies de fonctionnement le site des papeteries de Lancey ferme définitivement ses portes, en novembre 2008.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Villard-Bonnot

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de la commune est monsieur Patrick Beau. Il a succédé à Daniel Chavand.

Son équipe est composé d'hommes et femmes sans étiquette politique.

Bien que n'appartenant à aucun parti, Il a été classé DVD (Divers Droite) lors des élections municipales 2020

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Villard-Bonnot est composé de 29 membres (15 femmes et 14 hommes) dont un maire, huit adjoints et vingt conseillers municipaux, tous et toutes élus le [22].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1821 1831 Auguste Laporte    
1831 1837 Thomas Alexis Geraud    
1837 1848 Etienne Buissard    
1848 1855 Basile Maximin Bellion-Jourdan    
1855 1860 Auguste Alexis Jourdan-Laporte    
1860 1871 Charles Michaud    
1871 1874 Boulet Auguste   Notaire
1874 1878 Bois Auguste    
1878 1879 Charpeney François    
1879 1881 Boulet Auguste   Notaire
1881 1884 Bois Auguste    
1884 1889 Theysset André    
1889 1891 Ludovic de Miribel   Officier d'infanterie. Fils d'Artus de Miribel, ancien maire de Grenoble
1891 1894 Georges Berges   Fils d'Aristide
1896 1902 Aristide Berges   Ingénieur et papetier
1902 1920 Maurice Berges   Ingénieur. Fils d'Aristide
1920 1935 Charles Rivoire    
1947 1971 Gaston Gamond PCF[23],[24]  
1971 1977 André Paret PCF  
mars 1977 juin 1995 Gabriel Soto PCF  
juin 1995 2020 Daniel Chavand DVD[25] Retraité
2020 En cours Patrick Beau DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2019, la commune comptait 7 249 habitants[Note 4], en diminution de 0,23 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6987908788421 0131 0711 0191 0511 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9811 0731 0031 0221 1531 3331 5651 9402 100
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3162 5953 1995 0455 4425 6544 9614 8205 810
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6 4996 3756 0316 0396 3826 9047 3117 2657 296
2015 2019 - - - - - - -
7 0967 249-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le nombre d'habitants à Villard-bonnot à compter du 1er janvier 2018 est de 7169 personnes[29](d'après les données de recensement effectuée par l'INSEE).

Environnement naturel[modifier | modifier le code]

La commune est mitoyenne avec le Bois de la Bâtie. C'est une petite forêt située en bordure de l'Isère. Elle comporte des petits lacs où il possible de se baigner et de pratiquer des sports nautiques tel que le ski nautique.

Bassins d'orage[modifier | modifier le code]

Afin de rediriger les eaux de pluie et d'éviter les inondations, 4 bassins d'orage ont été construits. Ces bassins de rétention permettent de stocker l'eau et ainsi de temporiser le flot. L'eau est ensuite rejetée dans un exutoire et remise dans le circuit d'évacuation à petit débit.

Habitat social[modifier | modifier le code]

La commune répond à la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) et compte environ 22 % d'habitat social sur son territoire.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble et compte deux groupes scolaires élémentaires : Jules-Ferry et Libération qui accueillent chaque année environ 450 élèves répartis dans 18 classes. Les écoles maternelles République, Pasteur et Victor-Hugo, rassemblement environ 270 élèves dans 10 classes. La ville compte aussi un collège : le collège Belledonne et un lycée : le lycée Marie Reynoard.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby[modifier | modifier le code]

Le rugby à XV est représenté par le CS Grésivaudan Belledonne (ex Rugby Club Lancynois ou Lancey-Sports). En 1917, il atteint les quarts de finale de la Coupe de l'Espérance[30] après avoir éliminé le RC Toulon à Avignon[31]. Ce club formateur est sacré co champion de France Minimes avec le Colomiers à Tarbes, en 1994 sur un score final de 8-8[32].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

De nombreuses infrastructures sont disponibles dans la commune afin de pratiquer un sport. Il y a notamment les gymnases des écoles primaires Jules Ferry et Libération, du collège Belledonne et du lycée Marie Reynoard. A côté du lycée se trouve également un complexe sportif regroupant des terrains de tennis, un terrain de rugby en gazon, un terrain de foot en synthétique et un terrain d'athlétisme. Ce dernier comporte une piste d'athlétisme, un terrain pour le lancer de javelot et une piste de saut en longueur. A Brignoud, près de la place centrale, il y a également un dojo afin de pratiquer des sports de combats tels que le judo ou le taekwondo.

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[33],[34].

Zones d'activités[modifier | modifier le code]

Brignoud à Villard-Bonnot.

La principale zone d'activité est la « ZAC de la Grande Isle », gérée par la Communauté de communes du Pays du Grésivaudan. Cette zone d'activité est située sur les communes de Villard-Bonnot et du Versoud.

La zone d'activités du Vernet, à Brignoud, est principalement composée d'artisans.

L'activité agricole de la commune est axée sur le maraîchage, l'horticulture et les élevages.

Industries[modifier | modifier le code]

Deux industries importantes ont fermé leurs portes : Atofina en 2006 et les papeteries de Lancey en 2008. Le seul site industriel encore en exercice est Ahlström, à Brignoud, où est fabriqué du tissu non tissé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Brignoud.
  • L'église Saint Antoine à Villard-Bonnot est l'un des rares édifices catholiques d'architecture circulaire. On ne compterait que trois églises de facture architecturale identique en France. Ce lieu de culte - édifié entre 1828 et 1829 - comportait de très beaux décors intérieurs, fresques et chapelles en trompe-l'œil. Des travaux entrepris dans les années 1960 pour cause de vétusté ont affecté cet aspect. Le toit en particulier, initialement en dôme très bombé comme celui du clocher, a été complètement dénaturé.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

  • Villard-Bonnot fait partie de la paroisse catholique La-Croix-de-Belledonne.
  • Église Protestante Évangélique Espace Evangile[35].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Papeteries de Lancey Logo monument historique Inscrit MH (1992, partiellement)[36],[37].
  • Cénotaphe de Mme Bergès - Cimetière rue des Adieux : Ce cénotaphe a été commandé par Aristide Bergès à la mort de son épouse. Réalisé en 1899 par Giuseppe Chiattone (pour les œuvres en pierre et bronze), ce monument se compose d'un cénotaphe (édifice en forme de tombeau), d'une sculpture en bronze (L'Ange de la foi), et d'une plaque en bronze sculptée (Funérailles des anges). Non entretenue pendant des années, la commune de Villard-Bonnot a rénové cette œuvre du patrimoine local en 2010. Labellisé Patrimoine en Isère[38].
  • La ville compte deux fontaines : l'une en hommage à Alfred Fredet à Brignoud construite en 2007 et l'autre en hommage à Aristide Bergès, place de la République à Lancey.
  • Le Château de Miribel, ou château de Vorz, du XIIIe siècle, modifié aux XVe et XIXe siècles[39],[40].
  • Au Nord du château de Vorz se trouve le Domaine du Berlioz, qui comprend l'ancienne maison du rentier[39].
  • La Maison Bergès[39].
  • La maison Jourdan-Laforte, entre Froges et Villard-Bonnot, sur le ruisseau de Brignoud, datant du XVIIIe siècle[39].
  • Au sud du Brignoud se trouvait au XVIIIe siècle la maison de Bertie, aujourd'hui disparue, probablement à l'emplacement d'une maison forte précédente, signalée sur la carte de Cassini[39].
  • Lors des commémorations des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945, trois monuments sont honorés :
place du 24-Août à Brignoud,
place de l'Église à Lancey,
place Pasteur à Villard-Bonnot.
Le monument aux morts de Villard-Bonnot est assez particulier. Son imposant piédestal de trois marches, entouré d'une grille, est dominé par la statue d'une femme tenant une couronne dans sa main droite et un drapeau dans sa main gauche. Il commémore essentiellement les victimes du premier conflit mondial[41].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La Maison Bergès.
  • Villard-Bonnot accueille, depuis 2011, le musée de la Houille blanche[42], dans la Maison Bergès.
  • L'Espace Aragon est l'espace culturel de Villard-Bonnot qui propose spectacles, séances de cinéma et expositions[43].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villard-Bonnot Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aristide Bergès, 1833-1904.
Aristide Bergès
Aristide Bergès est né en 1833 en Ariège. Sorti ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures, il travaille dans un premier temps dans la papeterie familiale. Lors de l'exposition universelle de 1889, il rencontre le papetier Matussière propriétaire d'une scierie et fabricant de pâte à papier à Domène. Celui-ci commande à Aristide Bergès des défibreurs à bois. Il décide peu de temps après d'installer sa propre papeterie à Lancey. Afin d'actionner les machines de son usine, Aristide Bergès s'intéresse alors à l'énergie hydraulique. Il inaugure en 1869 une chute de 200 m de hauteur puis porte cette chute à 500 m en 1882 à partir des eaux du lac du Crozet. On prête à Aristide Bergès l'invention du terme « Houille blanche ».
Alfred Fredet, 1829-1904.
Alfred Fredet
Originaire d'Auvergne, Alfred Fredet fait de brillantes études et sort major de l'École centrale des arts et manufactures en 1854. Ingénieur papetier dans différentes usines, il s'installe dans le Grésivaudan et fonde la papeterie Moulin Vieux à Pontcharra puis la papeterie du Moutier à Domène. C'est à Brignoud qu'il développe son talent d'ingénieur en créant, avec Amable Matussière, une conduite forcée de 147 m en 1868. La politique paternaliste d'Alfred Fredet a accompagné le développement des papeteries et a permis de nombreuses avancées sociales et culturelles : construction des cités ouvrières, d'écoles, création d'une caisse de sécurité sociale…
Albert Girard-Blanc
Il fut pilote d'avant-guerre et compagnon de chambrée de Saint-Exupéry pendant leur service militaire, au début des années 1920[44]. Garagiste automobile à Lancey et pionnier de l'aviation dans le Dauphiné, il sera le premier à poser son avion sur des terres alors agricoles situées entre Lancey et le Versoud en 1924 (à l'emplacement de l'actuel aérodrome construit en 1948). Il fut le premier président de l'aéroclub du Grésivaudan[45]. Dans les années 1950, Albert Giard-Blanc se lance dans la construction d'un RA-14 (F-PFBB). Cet infatigable amoureux des airs sautait encore en parachute à 70 ans et pilotait régulièrement des avions à 90 ans. Il est décédé en 2005 à l'âge de 104 ans.
La famille Miribel
Artus de Miribel fut maire de Grenoble en 1842, après avoir fait carrière comme lieutenant de gendarmerie du 3e régiment de Cuirassiers. Il démissionne de ce poste trois ans plus tard mais conserve un poste de conseiller municipal. Il habite régulièrement son château de Vors situé à Villard-Bonnot. Il eut avec son épouse Marie-Thérèse de Valory une fille et quatre fils dont le futur général Marie-Joseph François de Miribel.
Melchior Marmonnier
Médecin pendant 48 ans, le docteur Marmonnier fut praticien dans les années 1830 en Algérie puis dans le canton de Domène à partir de 1843. Selon certaines sources, il effectua le 3 janvier 1851 la première transfusion sanguine réussie en France à Lancey, sur l'une de ses patientes victime d'une hémorragie à la suite d'un accouchement difficile. Le docteur Marmonnier préleva alors du sang chez une voisine et le transfusa à sa patiente mourante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Villard-Bonnot »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site le-gresivaudan.fr
  3. a b c et d de l'autre côté de l’Isère
  4. cf carte IGN au 1 : 25000.
  5. attention par cette sortie il faut traverser l’Isère direction Brignoud
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Grenoble », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.
  16. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.
  17. Site archéologique d'Aimé Bocquet, page sur le Grésivaudan.
  18. « Le Château de Miribel », sur villard-bonnot.reseaudesvilles.fr (consulté le ).
  19. « Un peu d'histoire »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur cmaccords.fr (consulté le ).
  20. Gilbert Coffano, "Villard-Bonnot Lancey et Brignoud", Grenoble, Ed. Alan Sutton, 2005 (ISBN 978-2-84253-146-1).
  21. Jacques Bailleux et al. (Supplément de Présences n. 123, janvier 2000), Un siècle d'économie grenobloise, Grenoble, Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble, , p. 82.
  22. « Conseil municipal - Villard-Bonnot - Site officiel de la commune », sur www.villard-bonnot.fr (consulté le ).
  23. http://maitron.univ-paris1.fr/spip.php?article24938
  24. « UN MAIRE CONDAMNÉ POUR FRAUDE ÉLECTORALE », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  25. « Résultats municipales 2020 à Villard-Bonnot », sur lemonde.fr (consulté le ).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  29. https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3292622/dep38.pdf
  30. Pendant la Première Guerre mondiale, le championnat n'est pas dispute et l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques créée une compétition de remplacement, la Coupe de l'Espérance, disputée essentiellement par de jeunes joueurs qui n'ont pas été appelés sous les drapeaux.
  31. « Rugby : hebdomadaire sportif du 31 mars 1917 », sur https://gallica.bnf.fr (consulté le ).
  32. « Jean-Pierre Gleize-Bourras / L’ Ovalie par la voie… « Royale » ! », sur http://www.puissance15.fr (consulté le ).
  33. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  34. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  35. « Église Protestante Évangélique de Brignoud »
  36. « Papeteries de Lancey », notice no PA00117376, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Papeteries de Lancey-Visite virtuelle, histoire et projets en cours ».
  38. « Isère Patrimoine - cénotaphe de Madame Aristide Bergès », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le ).
  39. a b c d et e Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 631-633.
  40. L e Château de Miribel, villard-bonnot.reseaudesvilles.fr, accès le 26 septembre 2016.
  41. Site monumentsmorts.univ-lille.fr, page sur le monument aux morts de Villard-Bonnot.
  42. « Musée de la Houille Blanche ».
  43. Espace Aragon
  44. Histoire de l'aerodrome du Versoud, sur le site aeroclubdauphine.asso.fr, consulté le 29 avril 2013
  45. « L'aéroclub du Grésivaudan (Grenoble le Versoud) : Histoire de l'aéroclub », Premier président Émile (sic) Girard-Blanc (1901-2005), sur www.aeroclub-gresivaudan.com (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Coffano, Villard-Bonnot Lancey Brignoud. 2 Tomes., Alan Sutton, (ISBN 978-2-84253-528-5)
  • Gilbert Coffano, « Histoire du Château de Vors et des comtes de Miribel de Villard-Bonnot », conférence devant l'Académie Delphinale.
  • Gilbert Coffano, Petite histoire des Papeteries de Lancey, Montmélian, La Fontaine De Siloe, , 256 p. (ISBN 2-84206-126-8)
  • Brignoud, de la fonte au plastique. Regards sur un passé industriel, Bresson (Isère), L'Imprimerie des Deux Ponts,
  • « Usines de Froges et Brignoud : les ouvriers racontent », sur www.villedefroges.fr, Association "Histoire de... découverte et patrimoine", (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :