Saint-Maurice-l'Exil

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Saint-Maurice-l'Exil
Saint-Maurice-l'Exil
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône
(siège)
Maire
Mandat
Philippe Genty
2020-2026
Code postal 38550
Code commune 38425
Démographie
Population
municipale
6 192 hab. (2018 en augmentation de 3,13 % par rapport à 2013)
Densité 483 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 00″ nord, 4° 47′ 00″ est
Altitude 120 m
Min. 139 m
Max. 265 m
Superficie 12,82 km2
Élections
Départementales Canton de Vienne-2
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Saint-Maurice-l'Exil est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-l'Exil est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Maurice remonte aux premiers siècles de notre ère. Sur l'emplacement de la centrale nucléaire de Saint-Alban, des archéologues ont découvert des objets datant du Ier siècle av. J.-C. et d'autres objets datant du Ier siècle ap. J.-C.. On a aussi retrouvé une villa romaine la villa Severiaco (villa de Sévère) qui donna son nom à Sivert qui devint ensuite Givray.

Origine du nom Saint-Maurice-l'Exil[modifier | modifier le code]

Il est nécessaire de préciser que l'origine du nom de Saint-Maurice-l'Exil reste assez controversée. En effet de nombreux textes attestent qu'il a existé, depuis des siècles anciens, deux paroisses bien distinctes, celle d'abord de Saint-Genès-de-l'Exil, qui possédait sa propre église, et la paroisse de St-Maurice-de-l'Exil, qui devint par la suite Saint-Maurice-l'Exil. La disparition de Saint-Genès-de-l'Exil semble être située vers le XIe siècle, car des références, telles que le cartulaire de St André le Bas, de Vienne, cite, en 1055, Ecclésia Sti Genesii de Exilio, alors que plus tard, un cartulaire de Bonnevaux, cite St Maurice de l'Exil.

L'origine elle-même du nom Saint-Maurice-de-l'Exil, reste assez controversée, car de nombreux historiens et écrivains déclinent chacun leurs hypothèses. Citons l'abbé Granger, qui tend à croire, dans un premier temps, que « de l'exil » n'est qu'une corruption de celui de « l'eisili », qu'on retrouve dans une charte de l'abbaye de Bonnevaux, datant de 1161, et il en déduit naturellement le nom « des îles », finira par apporter des preuves contradictoires, car il retrouvera par la suite, dans un cartulaire de Saint-André-le-Bas, le nom de Saint Maurice de l'Exil, et celui-ci datait de 1055.

Une seconde hypothèse fut émise par M. Louis Dugas (1855 - 1937) alors propriétaire du château du Colombier, père du peintre Robert Dugas-Vialis, dans son livre "Notice historique sur Saint Maurice de l'Exil" publié en 1924 aux éditions Ph. Remilly de Vienne, qui expliquait que l'origine pouvait venir du mot latin Exsilio aquarum (jaillissement des eaux), et fondait son hypothèse sur le fait, que dans la plaine située au nord-est de Saint-Maurice, on trouve le lieu-dit Sangenay. Cette origine, semblerait être liée au passage dans notre région des Celtes, donc une origine assez ancienne.

La particule « de l'exil », a trouvé une troisième hypothèse, en la personne d'Ulysse Chevalier, qui explique que le lieu aurait pu être une terre d'exil, d'un personnage romain, mis en « exil » de la vie romaine et qui aurait fondé le territoire de cette commune. Il faut expliquer parallèlement, que la ville de Vienne fut la terre d'exil de nombreux personnages, mis en disgrâce de la vie romaine (Arthélaüs, fils d'Hérode le Grand, entre 10 et 15 apr. J.-C., et de retour en grâce en 39, aurait pu être l'un des fondateurs des premières constructions dans notre territoire).

L'origine de « l'Exil » reste donc assez incertaine, mais la séparation entre les deux paroisses, demeure quant à elle bien distincte. D'abord communes proches, Saint-Genès disparaîtra vers le XIe siècle, alors que Saint-Maurice existera toujours, d'abord sous le patronyme de « de l'Exil », puis « l'Exil ».

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le Ve siècle, le territoire de Saint-Maurice est dépendant des seigneurs de Roussillon. En 1275, un testament de Guillaume de Roussillon (ville principale actuelle du canton de Roussillon) parle de Saint-Genès et de Saint-Maurice-l'Exil, ce qui prouve que ces deux communes avaient bel et bien existé. Ce sire Guillaume de Roussillon mourut au cours de la huitième croisade ainsi que quelques Samaritains qui étaient parti avec lui. Dans les chartes des seigneurs de Roussillon est mentionné au XIe siècle le nom de « Givret » (château que des seigneurs firent élever en 1250) qui s'écrit actuellement Givray et qui est un quartier de Saint-Maurice-l'Exil.

Guillaume de Roussillon n'a absolument pas participé à la 8e croisade. Cette croisade a été close le avec la mort de saint Louis à Tunis. Par contre il était accompagné de son fils Philippe III le Hardi qui dès son retour en à Paris envisagera de confier une mission spécifique pour la Terre Sainte à un homme digne de confiance. Cet homme sera pour tout un tas de bonnes raisons Guillaume de Roussillon. Le concile de Lyon de 1274 sous la présence du nouveau pape, entérina cette petite expédition en Terre Sainte qui n'est en aucun cas une croisade, plus personne n'y croit. Guillaume de Roussillon dont la famille était une des plus puissantes dans le Lyonnais avec celle du Forez accepta bien qu'il fût l'aîné et qu'il ait charge de famille. Il va mettre un an pour ranger ses affaires, faire un testament et embarquer à Aigues-Mortes courant . Il arrive à Saint-Jean-d'Acre en décembre où il est accueilli par Guillaume de Beaujeu, Grand Maître des Templiers. Voilà la vraie histoire, il disparaît fin 1277…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1906 ? Baron Emilien Pasquier de Franclieu ?  
? décembre 1941
(démission d'office)
M. Marchand ? Révoqué par le Gouvernement de Vichy[1]
1947 1965 Albert Cappiot CNIP  
1968 ? André Lecher FGDS  
mars 2001 mars 2014 Francis Charvet DVG  
mars 2014 En cours Philippe Genty DVG Cadre supérieur[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2018, la commune comptait 6 192 habitants[Note 1], en augmentation de 3,13 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
5456796929228179709841 0051 008
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0771 1381 1441 0089911 0141 0261 1211 084
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
8448259699749761 1131 0871 3522 568
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
3 4333 7354 0705 2185 5155 5265 5235 9956 141
2018 - - - - - - - -
6 192--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La Centrale nucléaire de Saint-Alban se situe en partie sur le territoire communal. En 2014, elle a produit 17,7 milliards de kWh soit environ 30 % des besoins de la région Rhône-Alpes[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le patois de Saint-Maurice-l'Exil est décrit par Maurice Rivière-Bertrand dans les Notes en appendice de la traduction en dialecte dauphinois de Mireille de Frédéric Mistral[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Blaise, attenante au vieux cimetière. Église romane datant du XIIIe siècle.
  • Le château de Givray, construit au XIIe siècle où avant se trouvait une maison forte, remanié au XVIIe siècle[9].
  • La Centrale nucléaire de Saint-Alban est ouverte au public.
  • L'église du Christ Sauveur, construite en 1967[10].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle de l'île de la Platière s'étend partiellement sur le territoire de la commune de St Maurice l'Exil, en rive gauche du fleuve Rhône;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Pierre de Tarentaise (1102-1174), natif, archevêque de Tarentaise, fondateur de l'abbaye de Tamié.
  • François-Emmanuel Verguin, chimiste, découvre en 1859, dans son laboratoire de Saint-Maurice-l'Exil, le colorant magenta ou fuchsine.
  • Maurice Laurent Rivière dit Maurice Rivière-Bertrand, né à Saint-Maurice-l'Exil et décédé en 1911 à Vienne, beau-père de Frédéric Mistral, industriel, poète et membre du Félibrige.
  • Félix Charmetant (1844-1921), natif de la commune, missionnaire de l'institut des Pères blancs, puis directeur de l'Œuvre d'Orient (cousin de Frédéric Mistral).
  • Robert Dugas-Vialis (1883-1965), natif de la commune, artiste peintre et propriétaire du château du Colombier à Saint-Maurice-L'Exil jusqu'à sa vente en 1950. Il a notamment peint la fresque de la vieille église, Saint-Blaise du vieux village de Saint-Maurice-L'Eglise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96189538/f11.item.r=canton.zoom
  2. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-maurice-l-exil,38425/
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  7. « La centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice : une production d’électricité au cœur de la région Rhône-Alpes », sur https://www.edf.fr/, (consulté le 15 juillet 2015)
  8. Frédéric Mistral, Muereglie. Traduction en dialecte dauphinois de Mireille de Frédéric Mistral, précédée de notes sur le langage de Saint-Maurice de l'Exil, et suivie d'un appendice, par Maurice Rivière-Bertrand, Éd. Société pour l'étude des langues romanes, Montpellier, 1881.
  9. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 701
  10. « Paroisse catholique - Saint Maurice l'Exil », sur www.ville-st-maurice-exil.fr (consulté le 27 décembre 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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