Rovon

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Rovon
Le bourg vu depuis la route de Riquettière.
Le bourg vu depuis la route de Riquettière.
Blason de Rovon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors
Maire
Mandat
Béatrice Genin
2014-2020
Code postal 38470
Code commune 38345
Démographie
Gentilé Rovonnais
Population
municipale
604 hab. (2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 12″ nord, 5° 27′ 43″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 1 471 m
Superficie 11,82 km2
Localisation

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Liens
Site web rovon.sud-gresivaudan.org

Rovon est une commune française située géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère et en région Auvergne-Rhône-Alpes, autrefois rattaché au Dauphiné.

La commune de dimension modeste, essentiellement rurale et agricole, est adhérente à la Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors dont le siège est situé à Vinay, ainsi qu'au Parc naturel régional du Vercors.

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé Vercors safari-patrimoine[1], le village fut une place forte durant le Moyen-Âge et son châtelain, représentant le Dauphin contrôlait, outre la paroisse de Rovon, les paroisses voisines de Saint Gervais et de Saint-Joseph-la-Rivière rebaptisé sous le nom de La Rivière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et déscription[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais et Rovon à gauche de l'Isère. Panorama depuis la Cheminée (Vercors).

La commune est située dans le canton du Sud Grésivaudan au pied du massif du Vercors sur la rive gauche de la rivière Isère. Traversée par l'ancienne route royale puis nationale qui va de Grenoble à Valence, le territoire communal est également bordé par les falaises de la partie septentrionale du massif du Vercors, donnant sur le soleil couchant.

Le bourg est par ailleurs surplombé par le Bec de Neurre qui culmine à 1 474 mètres d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rovon
Vinay L'Albenc
Rovon Saint-Gervais
Cognin-les-Gorges Malleval-en-Vercors Rencurel

Climat[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

  • Sites géologiques remarquables
La « terrasse fluvio-glaciaire du Seuil de Rovon » est un site géologique remarquable de 48,79 hectares qui se trouve sur les communes de Rovon et de Saint-Gervais (aux lieux-dits Pacalière et Pierre-Mouton). En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies routières et transport public[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

L'histoire de Rovon nous est connue grâce à son château médiéval, propriété de la famille De Rovon qui, faute d'héritiers, le légua aux Dauphins. On sait ainsi que l'évêque Jean de Chissé passa le 30 janvier 1340 au château de Rovon à l'occasion d'une grande visite pastorale. En 1477, Étienne du Chatel, alors propriétaire du château, est condamné par le parlement du Dauphiné pour le manque d'entretien et l'état de délabrement du château. C'est dans les années qui suivent que le château est abandonné et que les villageois utilisent ses pierres pour fortifier le village et y construire des habitations. Il ne subsiste, aujourd'hui, plus aucune trace du château médiéval de Rovon.

L'église de Rovon serait la plus ancienne du canton de Vinay. Elle est déjà citée en 1110 lorsqu'Hugues, évêque de Grenoble, fait rédiger la liste des églises du diocèse[3]. On parle alors d'Ecclesia Rovone. Les premières traces de la construction actuelle remontent à la fin du XVe siècle. Le clocher fut reconstruit en 1670. Il est à noter qu'un rovonnais célèbre, François Morel, avocat au Parlement de Grenoble, fut inhumé sous la nef en 1666.

La commune de Rovon est connue pour sa carrière de calcaire très pur, l'apparentant au marbre et réputé résister à l'eau de mer. La pierre de Rovon est ainsi exportée vers d'autres régions, notamment afin de servir à des aménagements portuaires. Cette pierre est également utilisée dans la construction de l'église de la Madeleine à Paris[réf. souhaitée],[4] (mais cependant, malgré ce que prétend une légende persistante citée par des sources erronées[4], ne constitue pas le socle de la statue de la Liberté à New York, qui est en fait constitué de béton et de granit provenant du Connecticut[5]). De nombreux habitants du village se spécialisèrent dans la taille de la pierre et une voie communale, le Chemin des Tailleurs de Marbre, leur rend hommage aujourd'hui. Un certain Pierre Veysselier, tailleur de pierre, fonda ainsi une famille à Rovon en 1638. La carrière de calcaire cessera son activité en 1914[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rovon Blason D'or au dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules[7].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 M. Claude Dherbey SE  
mars 2008 en cours Mme Béatrice Genin FG Fonctionnaire[8]
Suppléante du conseiller général du Canton de Vinay, M. Coux, (2011-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 604 habitants, en augmentation de 1,34 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
504 521 550 514 560 601 592 633 625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
530 605 601 501 507 466 461 440 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385 374 346 329 344 321 354 332 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
309 262 274 310 424 532 591 601 604
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Olivier Eliott, Vercors Safari-patrimoine, Édition la Fontaine de Siloé
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. Frédéric Mérit, « Un château et son bourg castral au Moyen-Âge : Rovon », La Pierre et l'Ecrit, revue d'histoire et du patrimoine en Dauphiné, numéro 25 (2014),‎ , p. 97-123 (ISSN 1248-9166)
  4. a et b Collectif, Histoire des Communes de l'Isère - Arrondissement de Grenoble, Roanne, Horvath, , 518 p. (ISBN 2-7171-0494-1), p. 304-306
  5. http://www.statue-de-la-liberte.com/Origine-des-pierres-du-socle.php
  6. Collectif, « Zoom sur Rovon », Mensuel Communauté de Communes de Chambaran-Vinay-Vercors,‎ , p. 8
  7. Site de la commune d Rovon.
  8. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/rovon,38345/
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Histoire des communes de l'Isère, Roanne, Horvath, (ISBN 2-717-10492-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Photos de la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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