Saint-Gervais (Isère)

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Saint-Gervais
Saint-Gervais et Rovon à gauche de l'Isère. Panorama depuis la Cheminée (Vercors).
Saint-Gervais et Rovon à gauche de l'Isère. Panorama depuis la Cheminée (Vercors).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors
Maire
Mandat
Monique Faure
2014-2020
Code postal 38470
Code commune 38390
Démographie
Gentilé Saint-Gervaisiens
Population
municipale
558 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 09″ nord, 5° 28′ 58″ est
Altitude Min. 178 m – Max. 1 536 m
Superficie 13,15 km2
Localisation

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Saint-Gervais
Liens
Site web St-gervais.sud-gresivaudan.org

Saint-Gervais est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Gervais
L'Albenc La Rivière
Rovon Saint-Gervais Autrans
Rencurel

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La « terrasse fluvio-glaciaire du Seuil de Rovon » est un site géologique remarquable de 48,79 hectares qui se trouve sur les communes de Rovon et de Saint-Gervais (aux lieux-dits Pacalière et Pierre-Mouton). En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais illustré par Victor Cassien (1808 - 1893).
Les Ecouges, la Grande Ferme en 1910.

Autrefois Saint-Gervais s'appelait Armieu, et Armieu & Saint-Gervais, du nom des deux villages principaux[2],[3],[4]. Au Moyen Âge, elle était le chef-lieu d'un mandement féodal. Du château des seigneurs d'Armieu reste quelques vestiges[5].

La fonderie de canons de marine[modifier | modifier le code]

Alimentée par les mines de fer de la région d'Allevard provenant sur le site par la rivière (Isère) depuis le port de Goncelin, la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais est créée en 1679 par la présidente de Saint-André, marquise de Virieu et dame de Saint-Gervais, sur une iarnitiative du ministre Jean-Baptiste Colbert conseillé par Samuel Dalliès de La Tour, receveur et trésorier général du Dauphiné, originaire de Montauban et animateur de la Compagnie des Indes. Ce dernier avait connu de nombreux échecs dans ses tentatives pour créer une fonderie pour les canons de la marine royale (Bourgogne - Franche-Comté - Nivernais). Saint-Gervais sera sa réussite : "Il poursuit sa quête du site parfait qui, par la nature du minerai de fer et la performance des infrastructures procurerait des matériaux d'irréprochable qualité. Il le trouvera enfin dans sa province d'élection : la bourgade de Saint-Gervais à quatre lieues de Grenoble. Là son entêtement paie enfin. Saint-Gervais qu'il met en œuvre sera un des fleurons de la métallurgie française[6]" L'intérêt pour la marine de Louis XIV était de pouvoir bénéficier d'un armement moins cher que les canons traditionnels de marine en bronze et plus fiable. Très rapidement un véritable consortium se met en place regroupant quelques familles dauphinoises "éclairées", souvent alliées : les Virieu, Prunier, Sautereau, Barral, Tencin et d'Herculais. Le bois nécessaire au charbon sera fourni par les forêts proches, dont la forêt des Ecouges, domaines appartenant au chapitre de Grenoble - protecteur de Daliès l'évêque de Grenoble, le futur cardinal Etienne Le Camus était un cousin de Colbert - et à la famille de Sassenage. La première pierre de la fonderie est posée le 14 janvier 1679. De 1680 à 1690 la production annuelle est de près de 200 pièces en moyenne par an. Le pic est atteint en 1683, année de la mort de Colbert, le protecteur de Daliès, avec 272 canons fournis à la Marine, la plupart portant la célèbre devise : "Ultima ratio regum" ("la dernière raison des rois"). Les canons coulés à Saint-Gervais sont acheminés vers le port et l'arsenal de Toulon par voie fluviale. Leur qualité est remarquable et leur réputation tient à celle de la fonte "les fontes grises et truitées fabriquées avec le minerai spathique des Alpes - celui des fosses minières de Pinsot, près d'Allevard - étaient douées en effet d'une résistance considérable à la rupture" (Ernest Chabrand). Liée aux commandes de l'État, soumise à de très nombreux changements d'entrepreneurs, la production est très irrégulière car souvent freinée par les pénuries de charbons de bois. Le redémarrage de la fonderie de Saint-Gervais se fera au premier temps de l'Empire avec la remise à feu progressive des fourneaux. En 1862, l'établissement recevra une commande de 250 canons de 30 se chargeant par la culasse, puis, deux ans plus tard, d'une dernière commande de 200 canons[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 M. Bernard Duret ... ...
2008 en cours Mme Monique Faure DVD Agricultrice retraitée[8]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 558 habitants, en diminution de -1,41 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
469 531 557 569 628 690 709 716 610
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
659 657 591 483 504 432 525 431 399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389 412 406 388 345 325 336 341 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
366 298 256 288 295 377 551 553 558
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Samuel Dalliès ou Daliès, (1635-1713) seigneur de La Tour, receveur des tailles de Montauban, Receveur général des finances du Dauphiné, conseiller de Colbert, créateur de la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais. Seigneur de la maison forte de Chantesse, Samuel Daliès tombera en disgrâce à la mort Jean-Baptiste Colbert de Seignelay, marquis de Seignelay, fils de Colbert. Protestant, il se convertira au catholicisme sous l'influence du cardinal Le Camus.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines du château d'Armieu dans les années 1910.
  • Ancienne fonderie royale de canons, inscrite partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 13 novembre 1986[13], édifices des XVIIIe et XIXe siècles, actuelle usine Depagne. Un ancien canon de marine, placé sur affût, provenant de l'île de la Réunion mais usiné à Saint-Gervais rappelle ce passé glorieux et orne un rond-point de la commune.
  • Les vestiges du château d'Armieu, château fort sur motte du XIIe siècle[14].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maurice Garrel, acteur français né le  à Saint-Gervais (Isère) et mort le  à Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. A. F. Lecousturier (l'ainé.), F. Chaudouet, Dictionnaire géographique des postes aux lettres de tous les départemens de la République française, éditeur Valade, 1802, p.38.
  3. Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, vol. 1, Desaint et Saillant, 1763, p.266.
  4. Recueil des actes et déclaration de Roy... concernant le Dauphiné, 1720, p.758
  5. Le château d'Armieu, www.geocaching.com, 02/27/2011
  6. Daniel Dessert :"Les Daliès de Montauban" Perrin 2005
  7. Alain Blaise : "Une grande entreprise au XVII° siècle, la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais" in Cahiers du Peuil n° 5 - 2003 -
  8. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-gervais,38390/
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Ancienne fonderie de canons », notice no PA00117254, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 697-698
  15. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 28 (consulté le 22 juillet 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Le Sentier du fer de Pinsot