Grotte de Choranche

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Grotte de Choranche
Image illustrative de l'article Grotte de Choranche
Coordonnées 45° 04′ 29″ nord, 5° 23′ 53″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Massif Vercors
Vallée Bourne
Localité voisine Choranche
Longueur connue 29 839 m
Type de roche calcaire

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Grotte de Choranche

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Grotte de Choranche

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Grotte de Choranche

La grotte de Choranche, appelée aussi grotte de Coufin-Chevaline, est située près de Choranche dans le parc naturel régional du Vercors et dans le massif du Vercors[1]. Situé au cœur du massif, son accès routier se fait soit par l'autoroute A49 Grenoble - Valence, soit par une route entrant dans le massif, prés de Grenoble.

L’entrée de la grotte se trouve au pied des falaises de Presles, formant un cirque naturel[2] bordant le plateau des Coulmes dans les gorges de la Bourne.

En novembre 2014, la grotte de Choranche a obtenu la marque « Qualité tourisme »[3].

Le site fait partie de l'ensemble de 24 grottes à concrétions du sud de la France inscrite par l'UNESCO en 2000 sur la liste indicative du patrimoine mondial naturel, antichambre de la liste du patrimoine mondial[4],[5]. Il s'agit du site à la fois le plus septentrional et le plus oriental de la série.

Historique[modifier | modifier le code]

Coufin[modifier | modifier le code]

Oscar Decombaz, le , explore jusqu'à la voûte mouillante. En 1949, le désamorçage de cette dernière permet à Pénelon et Sage d'accéder au Gruyère. En 1954, le groupe des Cyclopes remonte la cascade du mat (+ 116 mètres)[N 1] et s'arrête au pied de la grande cascade.

Chevaline[modifier | modifier le code]

Decombaz le pénètre jusqu'aux voûtes mouillantes. En 1943, Pénelon, André Bourgin, Sage et Gaché arrivent jusqu'à la Cathédrale. Les Spéléos Grenoblois du CAF reprennent les explorations en 1960 ; ils remontent la rivière jusqu'à la douche. En 1966 le club spéléo de La Tronche et le Spéléo Cub de la Seine réalisent la jonction entre les deux cavités. Le Groupe Spéléo de Valence continue les explorations depuis 1968. Le réseau développe 29 489 mètres pour un dénivelé positif de 411 m le [6].

Description[modifier | modifier le code]

Grottes de Choranche en 1924 environ.

Comme toutes les cavités karstiques, la grotte de Choranche a été creusée par l'eau (érosions hydrauliques et hydrochimiques). Les réseaux actifs son surmontés par de larges galeries fossiles[7]. Elle comporte des spéléothèmes en calcite de formes variées, particulièrement des fistuleuses dont certaines atteignent une longueur de 3 mètres. Outre ces concrétions, la grotte est traversée par la Serpentine, rivière souterraine formant des gours et un lac souterrain dont l'exsurgence s'épanche en cascade dans le « Cirque de Choranche ». L'origine de la rivière souterraine est à chercher au niveau du massif des Coulmes[8].

Conservation d'espèce[modifier | modifier le code]

La grotte de Choranche constitue l'un des deux sites en France où réside le protée anguillard, espèce de caudata (salamandre) aveugle adaptée aux grottes karstiques. Originaire des grottes des Alpes dinariques de l'ex-Yougoslavie, cette espèce a été amenée à Choranche ainsi qu'à la grotte de Clamouse dans le cadre d'un projet de recherche et de protection de l'espèce.

Karstologie[modifier | modifier le code]

Les deux cavités se développent dans les calcaires à faciès urgonien et les réseaux actifs au contact de l'urgonien et des marnes de l'hauterivien.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Caillault, Dominique Haffner et Thierry Krattinger, Spéléo sportive dans le Vercors-Tome 1, Aix-en-Provence, Edisud, , 160 p. (ISSN 0764-2520).
  • Bernard Oyhançabal, Fédération française de spéléologie, « La rivière de Coufin: Un exemple de diffluence d'une circulation souterraine karstique », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 32,‎ , p. 79-84 (ISSN 0336-0326).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. En spéléologie, les mesures négatives ou positives se définissent par rapport à un point de référence qui est l'entrée du réseau, connue, la plus élevée en altitude.

Références[modifier | modifier le code]

  1. grottes-de-choranche.com Découvrir le site
  2. « Choranche » [PDF], sur parc-du-Vercors.fr, (consulté le 14 mai 2017).
  3. Spot Magazine, édition de Grenoble, n. 125, janvier 2015, p. 4.
  4. UICN – Union mondiale pour la nature, « Évaluation UICN des propositions d’inscription de sites naturels et mixtes sur la Liste du patrimoine mondial », sur whc.unesco.org, (consulté le 23 février 2017).
  5. « Ensemble de grottes à concrétions du Sud de la France », sur whc.unesco.org (consulté le 23 février 2017).
  6. Serge Caillault , Dominique Haffner , Thierry Krattinger., Spéléo sportive dans le Vercors ,tome1, Aix en Provence ., Edisud, , 160 p. (ISBN 2-85744-897-X)
  7. Jean-Jacques Delannoy, Association française de karstologie, « Le Vercors: un massif de la moyenne montagne alpine », Karstologia : revue de karstologie et de spéléologie physique de la Fédération française de spéléologie et de l'Association française de karstologie, Paris, Fédération française de spéléologie, no 1,‎ 1e semestre 1984, p. 40 (ISSN 0751-7688, lire en ligne).
  8. Keith Paterson, « Contribution à l'étude de l'hydrologie souterraine du plateau de Presles et du massif des Coulmes(Vercors) », revue de géographie alpine, vol. 49,‎ , p. 241-251 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]