Poisat

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Poisat
Poisat
Blason de Poisat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Ludovic Bustos
2020-2026
Code postal 38320
Code commune 38309
Démographie
Gentilé Poisatiers
Population
municipale
2 147 hab. (2018 en augmentation de 0,33 % par rapport à 2013)
Densité 839 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 31″ nord, 5° 45′ 33″ est
Altitude 250 m
Min. 214 m
Max. 724 m
Superficie 2,56 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Grenoble
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-Martin-d'Hères
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-poisat.fr

Poisat est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, qui se développe à côté de la colline des Quatre-seigneurs et du plateau de Champagnier, est entourée des massifs du Vercors, de la Chartreuse et de Taillefer.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • hameau le Bigot.
  • hameau de Tavernolles : longtemps partagé entre Poisat et Brié-et-Angonnes, ce village est entièrement rattaché à cette dernière commune par décret du , représentant une perte de 121 hectares et de 139 habitants[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Poisat est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenoble, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[5] et 450 501 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de « Poysat » est cité dès le XVIe siècle[10]. Il désigne un endroit où l'on puise l'eau, du latin puteus, « trou, fosse », « gouffre, fosse très profonde », « puits d’eau vive » ou même « puits de mine » et du diminutif en -at. Son sens s’est ensuite étendu au « trou creusé pour atteindre une nappe d’eau souterraine ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire sur lequel se trouve la commune de Poisat était un espace fréquemment inondé, marécageux et insalubre pendant des siècles. Le logo actuel de la commune réunit ces deux éléments historique : le puits et le roseau.

Le camp militaire du 4e de Génie installé au-dessus de Poisat depuis la fin du XIXe siècle, faisait partie du système de défense mis en place par le général Raymond Alphonse Séré de Rivières autour de Grenoble.

Ce camp pour l’entraînement des troupes fut abandonné après la seconde guerre mondiale après que des milliers de soldats y sont venus en manœuvres.

Poisat était auparavant un quartier de Saint-Martin-d'Hères.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Poisat.
Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1808 Antoine Billon    
1808 1837 Joseph Bouvier    
1837 1855 Jean-Joachim Drevot    
1855 1856 Claude-Albin Gras    
1856 1860 Jacques Bonnier    
1860 1865 Joseph Bouvier    
1865 1870 Etienne Patras    
1870 1872 Jean Bonniot    
1872 1873 Félix Billet    
1873 1878 Joseph Vigier    
1878 1885 Etienne Patras    
1885 1888 Henri Colin    
1888 1896 Hippolyte Fayolle    
1896 1900 Jacques Bonniot    
1900 1917 Hippolyte Fayolle    
1917 1938 Jean Vigier    
1938 1945 Rémy Balme    
1945 1965 Hippolyte Lhenry    
1965 1971 Georges Vagnon    
1971 1977 René Robin    
1977 1991 Pierre Bon PS  
1991 2001 Jean-François Delaroue PS  
2001 2014 Jean-Marc Uhry PS  
2014 En cours Ludovic Bustos PS Vice-président de Grenoble Alpes Métropole
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 2 147 habitants[Note 3], en augmentation de 0,33 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
232283260265340355337338315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308282285263315285643257247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221221216233246257263256456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7441 0741 6632 0562 1392 0812 0652 0832 174
2018 - - - - - - - -
2 147--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École élémentaire et terrain de basket.
  • École élémentaire Jean Mermoz, 18 rue Claude Debussy
  • École maternelle Gérard Philipe, 3, place Gérard Philipe

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Salle Léo-Lagrange.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le cimetière de Poisat est un des seuls du département à disposer d'un carré musulman depuis 1995[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[15].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château Perrière, datant du XIXe siècle[16].
  • L'église, datant du XIXe siècle[16].
  • Le parc Hubert-Doubedout.
  • Le camp de Poisat, vestige du site militaire du IV génie.
  • La croix de 1780, érigée par la famille Perrier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Camille Teisseire, né en 1764, agent national de la Convention, liquoriste, poursuivit l'assèchement des marais débuté par son père[17],[18]
  • Achille Chaper, gendre du précédent, préfet et maître de forges à Pinsot, demeura dans la commune à la fin de sa vie[19],[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Poisat Blason
D’or au puits de sable maçonné du champ mouvant de la pointe et du flanc senestre, adextré de filets en fasce symbolisant le marais sommé d’un roseau feuillé d’un pièce en barre mouvant du flanc dextre, le tout aussi de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Gazette des Briataux, commune de Brié-et-Angonnes - no 53, octobre 2012. Consulté le 2 mars 2018
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Grenoble », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  10. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1098
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, no 2018-46 (.PDF).
  16. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 385-386.
  17. Claude Muller, Grenoble : des rues et des hommes, Dardelet, .
  18. Pierre Barral, Les Périer dans l'Isère au XIXe siècle d'après leur correspondance familiale, Paris, P.U.F, .
  19. « Histoire de Poisat », sur Mairie de Poisat (consulté le 12 février 2017).
  20. Comité historique du centre-est, Cahiers d'histoire, , page 404.