Échirolles

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Échirolles
Échirolles
Hôtel de ville d'Échirolles avec La Liberté guidant le peuple de Delacroix sur son fronton.
Blason de Échirolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Échirolles
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Renzo Sulli (PCF)
2014-2020
Code postal 38130
Code commune 38151
Démographie
Gentilé Échirollois
Population
municipale
35 855 hab. (2016 en diminution de 0,39 % par rapport à 2011)
Densité 4 562 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 37″ nord, 5° 43′ 06″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 395 m
Superficie 7,86 km2
Localisation

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Échirolles
Liens
Site web Ville-echirolles.fr

Échirolles est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune compte 36 227 habitants au 1er janvier 2017, se positionnant avec Saint-Martin-d'Hères comme l'une des deux principales villes de la banlieue de Grenoble. C'est une ville à fort caractère urbain, dont un centre n'a été développé que vers la fin du XXe siècle.

Ses habitants sont appelés les Échirollois[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la communes d'Échirolles et des communes limitrophes

Situation[modifier | modifier le code]

À l'instar de sa voisine, Grenoble, Échirolles est située dans la partie sud-est de la France dans le département de l'Isère, à relativement faible distance (à vol d'oiseau) de la frontières italienne, estimée à environ 70 kilomètres, au sud du sillon alpin.

Ce territoire se positionne dans la partie sud de l'agglomération grenobloise, entre le Drac, principal affluent de l'Isère qui borde les falaises du massif du Vercors (à l'est) et les premiers contreforts de modestes reliefs situés en avant poste du massif de Belledonne (au sud et au sud-ouest).

Le centre d'Échirolles (Hôtel de ville) est situé, par la route, à environ 7 km du centre de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, 109 km de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 312 km de Marseille et 578 km de Paris[2].

Description[modifier | modifier le code]

La majeure partie du territoire communal est fortement urbanisée et accueille la quasi-totalité de la population urbaine dans un ensemble architectural assez hétéroclite, composé essentiellement de villas de taille modeste, de maisons rurales, notamment dans la partie méridionale du territoire ainsi que de nombreuses barres d'immeubles à la dimension et à la hauteur plus ou moins variées (généralement entre 5 et 18 étages), majoritairement implantés dans la partie septentrionale de la commune (Secteur de la Villeneuve d'Échirolles)[3].

Dans sa partie située la plus méridionale, dénommée « frange verte » par le site de la ville et non urbanisé, le territoire échirollois est constitué de forêts, sillonné de nombreux sentiers menant vers le plateau de Champagnier[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grenoble Rose des vents
Seyssins N Eybens
O    Échirolles    E
S
Le Pont-de-Claix
Claix
Champagnier
Jarrie
Bresson

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La cuvette grenobloise

Á l'instar de la plupart des zones urbanisées des communes de la cuvette grenobloise reposant sur une zone alluvionnaire formée par les séidments déposés par l'isère et de le Drac au fil des millénaires, le relief du territoire échirollois est relativement plat. La commune est toutefois située entre deux massifs montagneux, la Belledonne vers le sud-est et le Vercors à l'ouest.

La fonte du glacier de l'Isère, il y a environ vingt-cinq mille ans, entraîne la présence d'un lac pendant plus de dix mille ans, avec ses alluvions lacustres würmiennes[5]. La disparition progressive de ce lac n'en a pas moins laissé un nombre très important de petits cours d'eau dans la plaine nouvellement émergée. Ainsi, avant le XVIIe siècle, le Drac n'était pas canalisé et rejoignait l'Isère par de nombreux méandres vers l'actuel pont de la Porte de France, à proximité du centre-ville de Grenoble, le reste de la plaine, soumis aux inondations fréquentes se partageait entre marais, cultures et modestes pâturages.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le Drac, un affluent de l'Isère, borde la partie ouest de la commun. Son cours le sépare du territoire voisin de Seyssins. Il forme la limite entre Échirolles et Seyssins, située sur la rive gauche du torrent.
  • Le canal des cent vingt toises constitue le seul axe d'écoulement artificiel franchi par l'autoroute A481, soumis à un régime hydraulique artificiel engendré par les besoins de la microcentrale électrique du Rondeau[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Le parc Robert Buisson à Échirolles en automne
Article connexe : Climat de l'Isère.

Comme pour tout le bassin grenoblois, le climat est mélangé entre océanique et continental, avec une très légère influence méditerranéenne (pluie d'été plus faibles qu'en hiver). Le bassin comporte un bon ensoleillement (2100 heures par an) mais des précipitations abondantes (presque un mètre par an). L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat : effet "cuvette" avec des chaleurs torrides l'été et un froid assez important l'hiver, ainsi que d'autres phénomènes liés aux vents (foehn…).

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Plan de la rocade sud et des différentes sorties

Échirolles se trouve dans la banlieue sud de Grenoble. Elle est traversée par la Rocade sud de la ville, et desservie par trois sorties :

Tout comme la proche banlieue de Grenoble, cette ville n'échappe pas aux difficultés du trafic routier aux heures de pointe. Elle est toutefois bien aménagée avec de longues avenues qui rejoignent Grenoble comme le cours de la Libération.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Les transports en commun sont relativement bien développés et permettent de se déplacer directement entre Échirolles et Grenoble. La plupart des autres communes de l'agglomération sont assez facilement accessibles par les transports de l'agglomération grenobloise (TAG), à la suite de la mise en place d'un Pôle Multi modal.

Article connexe : Gare d'Échirolles.

Une halte ferroviaire de la SNCF , desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes, bénéficiant d'un parking relais permet la connexion directe avec la tramway (ligne A) qui traverse la commune. Il est possible de prendre le train à Échirolles avec un titre de transport TAG en plaçant son vélo dans le train, en garant sa voiture au parking relais, un titre de transport TAG étant délivré (valable pour le nombre de passagers dans la voiture), permettant ainsi de voyager sur tout le réseau de transport en commun.

Des lignes de bus « Chrono » constituant les lignes majeures du réseau de la Sémitag sillonnent également le territoire communal dont la ligne C2 (Grenoble — Louise Michel ↔ Claix — Pont Rouge), la ligne C3 (Échirolles — Centre du graphisme ↔ Grenoble — Victor Hugo). Il existe également d'autres lignes, dites « proximo » (notamment la ligne 16) assurant le transport dans des secteurs non desservie par le tramway et les lignes majeures.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Le réseau de pistes cyclables se développe petit à petit. À la différence des bus, une passerelle cycles et piétons permet de franchir la rocade et le Drac entre Seyssins et Échirolles.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Ciné-Théâtre Ponatière
La Villeneuve d'Échirolles

La commune est composée d'un bourg principal et de plusieurs lieux-dits. Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire d'Échirolles, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[7].

  • Comboire (Zone d'activités)
  • la Villeneuve d'Echirolles qui comprend :
    • les Granges,
    • Surieux,
    • les Essarts
  • le Haut-Bourg,
  • le Mas fleuri,
  • la Luire,
  • Bayard,
  • Le Rondeau,
  • Le Village II,
  • la Viscose,
  • la Ponatière
  • la Petit Quinzaine,
  • Château Gaillard
  • Gringallet
  • la Buclée
  • la Commanderie
  • la Savoyarde (zone boisée)
  • Pend-Loup (zone boisée)

Ces quartiers sont très différents et très peu liés actuellement, bien que la commune réfléchit très sérieusement pour augmenter la cohésion urbaine de l'ensemble de la ville.

Le centre-ville se veut le premier quartier de ce projet de cohésion. Bâti sur des réserves foncières acquises dans les années 1970, les travaux ont débuté seulement lorsque la commune s'est sentie financièrement capable de les mener, soit à partir de 1992. L'objectif de ce projet était de réunir des activités diverses, permettant la rencontre et la centralité : On y trouve l'un des plus grands multiplex de l'agglomération, un bowling, de nombreux fast-food et une série de restaurations rapides, un lycée, et enfin le siège de la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment et autres services publics. Le centre-ville a été construit en deux tranches principales : la première était dédiée à l'installation des grands équipements (Multiplex, lycée, une partie des Universités de Grenoble). La seconde tranche s'est concentrée sur des objectifs de développement durable, en intégrant la notion de performances énergétiques au bâti et en réalisant un parc, le Champ de la Rousse, plusieurs fois récompensé pour son intérêt environnemental.

Logement[modifier | modifier le code]

La « cité de la Viscose » en 1927.

C'est dans les années 1920 que la cité dite « ouvrière » de la Viscose est sortie de terre, permettant aux ouvriers de ne faire qu'une centaine de mètres pour retrouver leur logement. Cette cité est à l'origine d'une véritable augmentation de la population. C'est le début des logements sociaux échirollois. Avant cette date, les Échirollois étaient concentrés dans le vieux village. Dans les années 1960, c'est au tour du quartier voisin de La Luire de voir le jour (aujourd'hui, ces deux cités sont considérées par les jeunes populations comme un « méga-quartier »). Après les Jeux olympiques de 1968, Échirolles a vu la naissance de nouveaux quartiers : Village II, Village I, la Villeneuve... cette dernière intègre aujourd'hui une très grande partie de la population échirolloise.

Enfin, dans les années 2000, le quartier centre-ville a connu une importante croissance économique mais également démographique. Elle abrite la SDH, première Entreprise Sociale pour l'Habitat sur le département de l'Isère. Septembre 2016, une série de scènes de violence s’enchaîne dans la banlieue grenobloise : coups de feu, rixes et fusillades[8].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Échirolles est situé en zone de sismicité n°4, comme l'ensemble des communes du territoire de l'agglomération grenobloise[9].

Terminologie des zones sismiques[10]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autre risques[modifier | modifier le code]

Des crues importantes du Drac, torrent qui longe la partie occidentale du territoire communal, peuvent entraîner des inondations. La préfecture a réorganisé la prévention des inondations[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom Échirolles est controversée. L'hypothèse la plus populaire la fait remonter à une forme latine signifiant « écureuil », expliquant pourquoi le mammifère figure sur le blason de la ville. Une seconde hypothèse, basée sur l'existence de lieux-dits paronymes (c'est-à-dire portant presque le même nom) et présentant des caractéristiques topographiques similaires, la relie au mot « laîche », du nom d'une plante des zones humides. Échirolles aurait alors signifié « [prairie à] laîche » à l'origine. Une dernière théorie rapprocherait Échirolles de la racine latine Ex-Cularo dont la contraction au fil des siècles aurait donné le nom de la commune. Cularo étant le nom celtique de Grenoble cela signifierait "à l'extérieur de Cularo", donc lieu en dehors de l'enceinte de la cité[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité, Moyen Âge et Époque Moderne[modifier | modifier le code]

Situé au sud du bourg antique de Cularo, le territoire échirollois était situé sur la zone de peuplement des peuples gaulois dénommés Allobroges. Le christianisme se diffuse dans la région autour du IVe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1825, la création d’une paroisse locale sépare le village d'Échirolles de paroisse de Bresson. Le territoire acquiert alors une certaine reconnaissance permettant l'annonce d'une future autonomie, les habitants décident dés lors de demander au gouvernement du roi Louis-Philippe 1er la création de la commune[13] .

Image aérienne des usines de la viscose en 1928. située géographiquement sur la commune de Grenoble, la cité ouvrière était sur celle d'Échirolles.
Image aérienne des usines de la viscose d'Échirolles en 1928.

C'est l'ordonnance royale no 5147 du qui a officiellement créée la commune d'Échirolles par démembrement des communes de Grenoble et de Jarrie[14].

Ancien village ouvrier, dont la plupart des habitants travaillaient dans les usines de viscose, matière inventée par le comte Hilaire de Chardonnet en 1884 et qui connut un bel essor à Échirolles dès les années 1920, avant de connaître une diffusion mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune d'Échirolles a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[15].

Principaux maires d'Échirolles[16]
Période Identité Étiquette Qualité
1834 1840 Étienne Riquet ... ...
1840 1847 Joseph Olivier ... ...
1847 1850 Étienne Riquet ... ...
1850 1853 François Olivier ... ...
1853 1865 Henri Ferlin ... ...
1865 1868 Étienne Gairu ... ...
1868 1878 Antoine Artru ... ...
1878 1884 François Olivier ... ...
1884 1888 Antoine Gaymard ... ...
1888 1892 Victor Caillat ... ...
1892 1896 Henri Fini ... ...
1896 1900 Auguste Ferrier ... ...
1900 1902 Paul Audemard ... ...
1902 1908 Henri Fini ... ...
1908 1909 Paul Audemard ... ...
1909 1919 Jean-François Gourmel ... ...
1919 1927 Antoine Amblard ... ...
1927 1945 André Delachanal ... ...
1945 1981 Georges Kioulou PCF photographe, artisan, ouvrier de l’industrie chimique
conseiller général du canton de Grenoble-Sud (1970-1973)
conseiller général du Canton d'Échirolles (1973-1985), conseiller régional
1981 1999 Gilbert Biessy PCF Technicien
Conseiller général du canton d’Échirolles-ouest (1982 - 1993),
député de la 2e circonscription de l'Isère (1993 - 2007)
décembre 1999 en cours Renzo Sulli PCF Retraité Fonction publique
Conseiller général du canton d’Échirolles-ouest (1993-2007)

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2000[17].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune d'Échirolles est jumelée avec trois communes dont une, située en Europe et deux, en Afrique :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[20],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 35 855 habitants[Note 2], en diminution de 0,39 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
735702715639634615642652682
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
619679633600574582572597838
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
2 7652 5202 8253 7627 11115 42933 28837 36034 435
1999 2006 2011 2016 - - - - -
32 80635 68735 99535 855-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Jean Vilar d'Échirolles

Située dans l'académie de Grenoble, la commune compte de nombreux établissements scolaires du premier et du second degré mais aussi des établissements d'études supérieures et une école de musique.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La commune gère douze écoles maternelles et dix écoles primaires (l'école élémentaire A. Delaune, l'école élémentaire Francçoise Dolto, l'école élémentaire Jean Jaurès, l'école élémentaire Jean Moulin, l'école élémentaire Jean Paul Marat, l'école élémentaire Joliot-Curie, l'école élémentaire Marcel Cachin, l'école élémentaire Marcel David, l'école élémentaire Paul Langevin et l'école élémentaire Vaillant Couturier).

Elle compte également trois collèges (le collège Jean Vilar, le collège Louis Lumière et le collège Pablo Picasso) ainsi que deux lycées (le lycée Marie Curie et le lycée professionnel Thomas Edison)[23].

Établissements d'études supérieures[modifier | modifier le code]

Autres établissements[modifier | modifier le code]

Le conservatoire de musique, labellisée Conservatoire à Rayonnement Intercommunal (CRI), dispense des cours destinés à tous les publics avec des ateliers parents-enfants, ainsi que de l'art-thérapie en collaboration avec l'EHPAD, voisin[24].

Équipement social et sanitaire[modifier | modifier le code]

La commune compte deux établissements sanitaire sur son territoire, un établissement public : l'hôpital Sud, établissement du CHRU de Grenoble et un établissement privé : la clinique des Cèdres.

L'hôpital Sud[modifier | modifier le code]

Hôpital Sud.

L'hopital Sud, inauguré le [25], est situé dans la partie est de la commune, sur l' avenue de Kimberley. D'une capacité de 340 lits, il comprend de nombreux services d'hospitalisation (orthopédie, traumatologie, rhumatologie) ainsi que les activités de radiologie interventionnelle et une IRM. Le site héberge des unités de gériatrie pour un nombre total de 245 lits. L'établissement accueille également en son sein l'institut de rééducation dont l'activité se base sur les soins de suite et de réadaptation[26].

La clinique des Cèdres[modifier | modifier le code]

La clinique des Cèdres est située dans le centre de la commune. Celle-ci propose 200 lits d'hospitalisation, dont une maternité[27].

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements et clubs[modifier | modifier le code]

Gymnase Jean Vilar d'Échirolles

Tennis de Table[modifier | modifier le code]

Le tennis de table est représenté par l'Amicale Laïque Échirolles-Eybens TT, créé en 2008 à la suite de la fusion du Eybens TT avec l'AL Échirolles, qui évolue en Championnat de Pro B Féminin depuis septembre 2005.

Football[modifier | modifier le code]

Le Football est représenté par le FC Echirolles, créé en 1949 et compte 24 équipes en coupe et championnat(district et ligue)et 10 en plateaux(district).

Les Seniors 1 évoluent en Régional 1 Est et sont éliminés de la coupe Laura Foot et la Coupe de France de football 2017-2018. Mais ces Seniors ont remporté 2 Coupes Laura FOOT(Rhone Alpes). Malheureusement, les U19 se font éliminer en Coupe Gambardella (32e) contre l'Olympique de Marseille le 4 février 2018 à Eugène Thenard (Score final : 1-1 (t.a.b 2-4) pour les Marseillais).

8 Stades de Football appartiennent au FC Echirolles, à Echirolles (Navis, Eugène Thénard, Pablo Picasso 1 et 2, Auguste Delaune, Parc des Sport Jean Villar), et à Eybens (Stade des Ruires).

L'OC Eybens a coopéré avec le FC Echirolles puisque le stade fait partie de la frontière de Echirolles à Eybens.

Water-Polo[modifier | modifier le code]

L'Échirolles Water Polo est le club phare de la ville, comptant aussi bien une équipe masculine (Division 4), qu'une équipe féminine (Division 2).

Ce club est présent, et mis en valeur, au sein du clip Un jour au mauvais endroit, relatant une tragédie récemment arrivée au sein de la commune.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Cultes catholique[modifier | modifier le code]

La communauté catholique d'Échirolles est rattachée à la Paroisse Bienheureux Charles de Foucault

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

La presse locale est dominée par le quotidien régional Le Dauphiné libéré, fondé en 1945, et dont le siège est à Grenoble. Ce quotidien fait partie du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes. Son tirage quotidien est d'environ 270 000 exemplaires[28]. L'édition de Grenoble Sud Romanche et Oisans correspond au secteur de diffusion d'Échirolles.

Il existe également Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné le journal d'annonces légales diffusé de façon hebdomadaire dans le département de l'Isère et dont le siège est situé à Grenoble, ainsi que le Postillon à publication bimestrielle concernant la ville et l'agglomération grenobloise. Indépendant et à tendance critique (présentant également des caricatures). Créé en 1885, puis épisodiquement disparu, sa version moderne, en version papier autant que numérique, date de 2009[29].

La mairie d'Échirolles distribue gratuitement dans les boîtes aux lettres des résidents de la commune, un journal d'information dénommé Cité Échirolles dont l'édition bimestriel permet d'informer les habitants des décisions du conseil municipal, des travaux et des animations organisées sur le territoire de la commune[30].

Télévision locale[modifier | modifier le code]

Le bassin grenoblois bénéficie par ailleurs de la présence de chaines de télévisions régionales comme France 3 Alpes qui propose une édition locale du service public. Celle-ci domine historiquement l'information locale en offrant des reportages sur divers lieux de la région.

La chaîne locale TéléGrenoble est une chaîne de télévision privée mise en service en octobre 2005. Devenue en 2011, TéléGrenoble Isère, elle propose de multiples reportages d'actualités locales sur Grenoble et l'ensemble du Grésivaudan et du Pays Voironnais.

Ces deux chaînes émettent par voie hertzienne grâce entre autres à l'émetteur de la Croix de Chamrousse et à celui de la Tour sans Venin, mais uniquement sur le réseau de la télévision numérique terrestre.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur industriel[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreuses entreprises situées dans plusieurs zones d'activités anciennes (la ZA des Essarts qui accueille le siège de la Société Métallurgique de Grenoble, la ZA des Granges ou encore celle de Sud village...), ou plus récente comme le parc d'entreprises "Sud Galaxie" créé en 1987. À l'instar de la banlieue sud de Grenoble, et grâce à son passé, Echirolles reste une ville industrielle. Notamment avec les établissements Caterpillar qui en occupent une surface importante.

Grand-Place (entrée du Carrefour d'Échirolles)

De dimension plus modeste par la surface, un important centre R&D de développement et expertise en solutions informatiques, dénommé Bull Grenoble[31] est installé rue de Provence sur un site occupé précédemment et successivement par la Télémécanique et la SEMS. En 2014, Bull a été racheté par la SSII française ATOS.[32]

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[33],[34].

Secteur commercial[modifier | modifier le code]

Au niveau commercial, la commune abrite deux zones commerciales d'importance régionale, le centre commercial Grand'Place (dans sa partie située autour de l'hypermarché Carrefour) et l'Espace Comboire, situé entre le Drac et l'A480.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Jacques Le Majeur, du XIXe siècle[35], se trouve au cœur du vieux village. Elle fait partie de la paroisse Charles-de-Foucauld.
Un temple romain surgissait en proximité du château au lieu où fut probablement bâtie la première chapelle Saint-Jacques d'Échirolles, puis détruite en 1847 et qui sera à la suite remplacée par l'église paroissiale au même lieu.
Selon une légende locale née au XIVe siècle, les templiers d'Echirolles auraient ramené de la Terre Sainte les restes de saint Jacques[Lequel ?], puis enterrés dans l'ancien tombeau à côté de cette chapelle.
La présence du tombeau donna lieu à un pèlerinage important, auquel participa aussi Charles IV selon la tradition. Cependant, la présence des restes du saint a été questionnée en 1488 par Laurent Alleman, évêque de Grenoble : le tombeau ouvert par lui le 4 juillet 1488 révéla les ossements d'un corps inhumé selon des techniques très anciennes. Le procès-verbal de l'Evêque signale que l'identité du corps est "encore ignorée" et soumet la question au Pape et au Saint-Siège Apostolique. En attendant la réponse de Rome, l'évêque stipule que "le corps ne doit pas être vénéré publiquement comme saint, ni aucun office solennel célébré dans l'église à son nom"[36]. Aucune réponse ne vint de Rome, et les choses en restèrent là. L'annonce de l'évêque n'arrêta pas le pèlerinage, qui s'acheva seulement à la Révolution française[35],[37].
  • La commune d’Échirolles compte six mosquées concentrées dans les quartiers de la Villeneuve, du Village 2 et de la Luire. La grande mosquée d'Echirolles à portée d'agglomération a été inaugurée en mai 2013 sur le quartier ouest de la commune, dans le secteur Navis[38].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Cette ancienne bâtisse, du XIVe siècle, est connue à niveau local comme « château des Templiers »[35],[39]. Il s'agit d'une maison ou commanderie templière, labelisé Patrimoine en Isère en 2019[40].
Le château Saint-Jacques, une maison forte de la fin du Moyen Âge[35], se trouve sur la première colline de la commune, dominant le cours du Drac. Collé au château, on trouve une stèle romaine dédiée à Mercure, à la mémoire du temple qui surgissait en proximité du château[37].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le musée de la viscose.
  • Musée Géo-Charles
  • Ciné-Théâtre La Ponatière
  • Théâtre La Rampe
  • Bibliothèque Pablo Neruda
  • Bibliothèque La Ponatière
  • Cinéma multiplex Pathé
  • Les Moulins de Villancourt, lieu d'expositions temporaires
  • Dcap, Développement culturel arts et poésie
  • La Maison des écrits propose des ateliers et des formations et elle développe des projets culturels autour de l'écrit
  • Centre du graphisme[42]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[43]. En 2014, la commune avait obtenu « une fleur »[44].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnes nées à Échirolles[modifier | modifier le code]

Calogero
Melissa Theuriau

Personnes résidentes d'Échirolles[modifier | modifier le code]

Yanis Tafer

Personnalités sportives[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Échirolles Blason Écartelé : au premier et au quatrième d'azur aux trois étoiles d'or disposées en 2 et 1, au deuxième et au troisième d'or à l'écureuil de gueules[45].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 22 novembre 2019
  2. Site annuaire-mairie.fr, page "Distances des grandes villes avec Échirolles", consulté le 22 novembre 2019
  3. Site lesvilleneuves.fr, page de présentation du quartier de la Villeneuve d'Échirolles, consulté le 23 novembre 2019.
  4. Site echirolles.fr, page Ballades et randonnées, consulté le 23 novembre 2019.
  5. « Altitude atteinte par les glaciers dans... », sur www.geoglaciaire.net (consulté le 21 juillet 2019)
  6. Site isere.gouv.fr, page les eaux superficielles, consulté le 22 novembre 2019
  7. Site géoportail, page des cartes IGN
  8. « Grenoble: Plusieurs blessés lors de nouvelles scènes de violence à Echirolles et Fontaine », (consulté le 29 septembre 2016)
  9. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  10. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  11. Site echirolles.fr, page sur les risques locaux, consulté le 28 novembre 2019.
  12. Site de la commune d'Échirolles
  13. Site echirolles.fr, page Histoire, consulté le 23 novembre 2019.
  14. « Le bourg d'Échirolles est distrait des communes du Grenoble et de Jarrie, arrondissement de Grenoble, département de l'Isère, et érigé en commune particulière » : No 5147 - Ordonnance du Roi disponible sur Gallica, dans le Bulletin des lois du Royaume de France, IXe série, IIe partie, Ire section, p. 655
  15. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  16. Bienvenue - Histoire - Les maires ville-echirolles.fr
  17. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Échirolles, consultée le 26 octobre 2017
  18. a et b Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  19. Échirolles / Honhoué - Houéyogbé, un jumelage coopératif, sur le site officiel de la Ville d'Échirolles, accès 20 décembre 2014
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. Site journaldesfemmes.fr, page sur les écoles d'Échirolles, consulté le 23 novembre 2019
  24. Site echirolles.fr, page sur le conservatoire de musique d'Échirolles, consulté le 23 novembre 2019.
  25. Selon le quotidien Le Dauphiné libéré du 27 février 2010, page 9.
  26. Site hopital.fr, page "CHU Grenoble Alpes - Site Sud (Echirolles), consulté le 23 novembre 2019.
  27. Site sanitaire-social.com, fiche "Clinique Les Cèdres d'Échirolles", consulté le 23 novembre 2019.
  28. « Tout sur le Dauphiné », sur Dauphiné Libéré (consulté le 31 août 2012).
  29. Site web du journal.
  30. Site echirolles.fr, page sur les différentes éditions de Cité Échirolles, consulté le 23 novembre 2019.
  31. Bull et NetApp inaugurent un centre d’expertise et de solutions de stockage à Grenoble., sur le site bull.com, mars 2011
  32. Audrey Fournier, « Atos met la main sur Bull pour se renforcer dans le big data », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 5 octobre 2016)
  33. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  34. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  35. a b c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 272-275
  36. A la découverte du vieil Echirolles, La Tronche-Montfleury, Edition des Cahiers de l'Alpe, , p. 82-83
  37. a et b « Le mystère du tombeau de saint Jacques à Echirolles (Isère) », sur www.saint-jacques.info, (consulté le 26 décembre 2015).
  38. Ville d'Echirolles, « La grande mosquée inaugurée » (consulté le 5 octobre 2016)
  39. Isabelle Calendre, « Echirolles : le château des Templiers n’est pas ce qu’on croit ! », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2019).
  40. Édifices labellisés "Patrimoine en Isère" : la "cuvée" 2019., culture.isere.fr, accès le 2 août 2019.
  41. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)
  42. Geoffrey Dorne, « Ouverture du nouveau Centre du graphisme d’Échirolles », (consulté le 5 avril 2019)
  43. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  44. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  45. Site de la commune d'Échirolles