Pont-en-Royans

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Pont-en-Royans
Image illustrative de l'article Pont-en-Royans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes de la Bourne à l'Isère
Maire
Mandat
Bernard Grindatto
2014-2020
Code postal 38680
Code commune 38319
Démographie
Population
municipale
803 hab. (2012)
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 49″ N 5° 20′ 36″ E / 45.0636111111, 5.3433333333345° 03′ 49″ Nord 5° 20′ 36″ Est / 45.0636111111, 5.34333333333
Altitude 210 m (min. : 183 m) (max. : 788 m)
Superficie 2,9 km2
Localisation

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Liens
Site web pont-en-royans.sud-gresivaudan.org
Les maisons suspendues de Pont-en-Royans

Pont-en-Royans est une commune française située dans le département de l'Isère (38) en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Pont-en-Royans.

La commune se situe dans le Royans (Massif du Vercors).Le Royans est l'une des 7 régions naturelles du Parc naturel régional du Vercors. Le point culminant de Pont-en-Royans est le Mont-Baret (786 m d'altitude). Le village se trouve au confluent de la Bourne (source : Lans-en-Vercors) et de la Vernaison (source : Saint-Agnan-en-Vercors).

Transport[modifier | modifier le code]

Pont-en-Royans est desservi par :

5020 : Pont-en-Royans - Saint-Marcellin

5000 : Pont-en-Royans - Grenoble

05 : Pont-en-Royans - Romans-sur-Isère

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pont : au départ c'est un passage étroit jeté entre deux rochers qui permet (point d'entrée) l'accès aux plateaux du massif du Vercors, et de traverser le torrent de la Bourne dont les gorges sont abruptes et très étroites. La première citation désigne un certain pont Chochignon (relire abbé Fillet, et S. Chaussamy). Le pont est étroit, tout au plus trois mètres, et son entrée démarre à la hauteur de la maison Thomas sur l'actuel Pont Picard (on ignore l'origine de ce nom, qui est donc moderne ; on parle aussi du gouffre Picard, creux dans la Bourne profond d'une dizaine de mètres à peu près sous le pont). Au XIXe siècle le Pont est élargi. La route de Villard est créée en 1872, la route de sainte Eulalie actuelle est créée elle aussi avant la fin du XIXe siècle, et la circulation des charrois de troncs de bois provenant de la Route des Goulets entraine un besoin d'élargissement. De nombreuses maisons sont abattues (il y avait avant trois fois plus de maisons suspendues au-dessus du gouffre qu'au XXIe siècle).

Pont-en-Royans est un bourg touristique riche en histoire. On apprend aux archives du Dauphiné qu'il y a eu trois châteaux : Le premier château dans l'appellation topographique ancienne correspond au bourg fortifié. Le deuxième château à l'actuel vestige au-dessus de la "montagne trois châteaux". Le troisième château des XVIIe et XVIIIe siècles fut détruit lors d'un bombardement en 1945 et correspond à l'emplacement du collège. Ses remparts, dont il ne reste que de rares vestiges, incluent « La porte de France », « la porte Agnès », « la porte de Villeneuve », et « la porte du Merle ». C’est là que s’arrêtaient les limites du bourg en des temps anciens, et si les toits de pierres blanches ont disparu, le village et ses maisons suspendues, accrochées au rocher, attirent toujours les touristes en été sur les bords de la rivière, la Bourne.

Au XIXe siècle, ce bourg fut sous Napoléon III plus connu que la ville de Valence, pourtant proche. Sa notoriété dépassa largement les frontières de France, grâce aux routes creusées dans la roche karstique du Vercors (Un exploit pour l'époque qui contribua largement à la renommée du savoir-faire du génie français, lors des toutes premières expositions universelles à Paris).

Pont-en-Royans fut aussi l'une des trois premières villes (pour le nombre d'habitants) électrifiées de France. La conduite d'eau forcée passe encore sous la ville (un musée de l'eau permet de la découvrir).

On fabriquait encore dans les années 1950 du matériel électrique pour l'habitat : interrupteurs, douilles... (À l'origine tous ces équipements étaient tournés en bois de buis* dans lesquels on plaçait le système en cuivre).

  • Le tournage sur bois de buis fut longtemps une des activités principales de la ville.

On redécouvre de nos jours dans de très nombreux livres des XIXe et XXe siècles, les premières photos sur plaques en "verre photographique lumière" qui représentent les maisons suspendues de Pont-en-Royans et les routes du Vercors (routes des Grands Goulets, route des gorges de la Bourne, Pont de la Goule Noire..).

Pendant la Seconde Guerre mondiale la place du Pont Picard fut l'une des plaques tournantes des mouvements résistants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason porte fascé d’argent et d’azur de six pièces, au lion de gueules brochant sur le tout.

COA fr Pont-en-Royans.svg

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 M. Yves PILLET PS  
mars 2014 en cours M. Bernard GRINDATTO    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 803 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 119 1 081 1 443 1 215 1 234 1 309 1 266 1 320 1 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 092 1 140 1 138 1 084 1 097 1 100 1 058 1 048 1 052
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 056 973 948 827 1 018 1 002 940 895 1 093
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 126 1 132 1 094 1 051 879 917 878 817 803
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village : au centre le clocher de l'église

Aujourd'hui, Pont-en-Royans est un village à l'architecture médiévale du XVIe siècle, célèbre pour ses maisons colorées et suspendues à flanc de vallée. Son architecture initiale est due à une ingénieuse adaptation du village à l'environnement afin de favoriser son activité de négoce du bois.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'eau.
  • Le musée de l'eau propose d'explorer l'eau dans tous ses états. Un bar à eau permet de goûter à plus de 900 eaux du monde en bouteilles.
  • Le centre d'art de la Halle présente des expositions d'art actuel.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Sassenage, seigneur (marquis en 1617) de Pont-en-Royans depuis le Moyen Âge.
  • Jean Robert fut le premier maire connu (Archives Abbé Fillet, Sylviane Chaussamy) de Pont-en-Royans 1786 puis 1787 (27 avril procureur fiscal du marquisat de Pont) 1817(Il est toujours officier public de l'état civil pour l'ancienne appellation de maire). Il est le descendant d'une très ancienne famille médiévale de Beauvoir et Saint André-en-Royans. Son instruction, ses compétences, ses déplacements (Grenoble, Lyon, Paris…) et ses qualités d'homme avisé (très proche par ses origines des Sassenages, des artisans, commerçants, agriculteurs/éleveurs, et des gens simples de Saint-André et Beauvoir-en-Royans) lui permettront de bien gouverner le village de Pont-en-Royans (où il épousera sa future femme) pendant les heures chaudes de la Révolution française. Ayant exercé le métier de perruquier durant ses années de jeunesse, il deviendra agriculteur éleveur commerçant et officier public de l’état civil améliorant le commerce et des productions locales comme celle du tabac. Il contrôlera les accès principaux du Pont grâce à sa famille et ses trois maisons qui étaient positionnées comme suit : Porte de France (Accès à la plaine), Pont Picard (contrôle du moulin toujours visible en contrebas du pont Picard ; accès à la montagne de l’Allier et plateau de Saint-Laurent, Saint Jean-en-Royans), ferme éperon de la Jarassière (contrôle du moulin du pont Rouillat, accès à Saint-André et Beauvoir par « Serre Cocu » à l’ouest, village de Choranches enfin proximité de la route de Chatelus puis du pas de l’Allier.) L’importance de la famille et des cousinages dont fait partie jean Robert a facilité les activités commerciales du Pont grâce aux réseaux mis en place depuis longtemps.
  • La famille Macaire, drapiers de Pont-en-Royans, protestants, réfugiés à Genève après la Révocation de l'Édit de Nantes, alliés aux comtes Zeppelin - la mère du comte Ferdinand von Zeppelin, inventeur de dirigeables, était une demoiselle Amélie Macaire -[4]
  • Peps, chanteur Saint Lattierois, mais qui a habité Pont-en-Royans pendant quelques années, s'est inspiré des montagnes de Pont-en-Royans pour écrire certaines chansons, le clip "Mélodie" a été tourné dans ce village, Pep's suivi par des villageois jusqu'aux Berges de la Bourne.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Royans Sport club de rugby fondé en 1919. Le Royans sport joue sur le stade Louis-Brun à Pont-en-Royans. C'est le sport principal de Pont-en-Royans, et tous les commerçants de la ville n'hésitent pas à brandir les couleurs du club (rouge et blanc) lors des rencontres. Le Royans Sport a déjà gagné la coupe de l’Isère.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  3. Travaux Gorges de la Bourne : Le point des fermetures 2014, www.initiatives-vercors.fr, 2 juin 2014, consulté le 25 juillet 2014.
  4. Philippe Mieg : "Validation par le curé de Pont-en-Royans de trois mariages protestants célébrés à Genève" Bulletin de la Société du Protestantisme français - oct nov déc 1975
  5. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • abbé L. Fillet, Histoire religieuse de Pont-en-Royans, Paris, 2004 (ISBN 2-84373-462-2)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]