Pont-en-Royans

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Pont-en-Royans
Pont-en-Royans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté
Maire
Mandat
Bernard Grindatto
2014-2020
Code postal 38680
Code commune 38319
Démographie
Population
municipale
785 hab. (2015 en diminution de 5,99 % par rapport à 2010)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 49″ nord, 5° 20′ 36″ est
Altitude 210 m
Min. 183 m
Max. 788 m
Superficie 2,9 km2
Localisation

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Liens
Site web pont-en-royans.sud-gresivaudan.org

Pont-en-Royans est une commune française située dans le département de l'Isère (38) en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Pont-en-Royans.

La commune se situe dans le Royans (Massif du Vercors).Le Royans est l'une des 7 régions naturelles du Parc naturel régional du Vercors. Le point culminant de Pont-en-Royans est le Mont-Baret (786 m d'altitude). Le village se trouve au confluent de la Bourne (source : Lans-en-Vercors) et de la Vernaison (source : Saint-Agnan-en-Vercors).

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

La « reculée des Grands Goulets » est un site géologique remarquable de 1 645,95 hectares, parcouru par la Vernaison, qui se trouve sur les communes de Châtelus (au lieu-dit Grands Goulets), La Chapelle-en-Vercors, Échevis, Sainte-Eulalie-en-Royans, Saint-Julien-en-Vercors, Saint-Laurent-en-Royans, Saint-Martin-en-Vercors et Pont-en-Royans. En 2014, elle est classée à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pont-en-Royans
Saint-André-en-Royans Choranche
Auberives-en-Royans Pont-en-Royans Châtelus
Sainte-Eulalie-en-Royans
(Drôme)
Echevis
(Drôme)

Transport[modifier | modifier le code]

Pont-en-Royans est desservi par :

5020 : Pont-en-Royans - Saint-Marcellin

5000 : Pont-en-Royans - Grenoble

05 : Pont-en-Royans - Romans-sur-Isère

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pont-en-Royans au XIXe siècle illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

Le nom de la localité est attesté sous sa forme latine Pontis in Royanis dès les XIIIe siècle[2].

Le toponyme de la commune de Pont-en-Royans découle directement du pont enjambant le torrent de la Bourne.

Pont désigne « le petit passage construit à l'endroit le plus étroit de la rivière » et qui permit le passage des premiers bucherons venus déboiser la région[3].
Royans le nom de la région[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pont : au départ c'est un passage étroit jeté entre deux rochers qui permet (point d'entrée) l'accès aux plateaux du massif du Vercors, et de traverser le torrent de la Bourne dont les gorges sont abruptes et très étroites. La première citation désigne un certain pont Chochignon (relire abbé Fillet, et S. Chaussamy). Le pont est étroit, tout au plus trois mètres, et son entrée démarre à la hauteur de la maison Thomas sur l'actuel Pont Picard (on ignore l'origine de ce nom, qui est donc moderne ; on parle aussi du gouffre Picard, creux dans la Bourne profond d'une dizaine de mètres à peu près sous le pont).

Les maisons suspendues de Pont-en-Royans

Au XIXe siècle le Pont est élargi. La route de Villard est créée en 1872, la route de sainte Eulalie actuelle est créée elle aussi avant la fin du XIXe siècle, et la circulation des charrois de troncs de bois provenant de la Route des Goulets entraine un besoin d'élargissement. De nombreuses maisons sont abattues (il y avait avant trois fois plus de maisons suspendues au-dessus du gouffre au XXIe siècle).

Pont-en-Royans est un bourg touristique riche en histoire. On apprend aux archives du Dauphiné qu'il y a eu trois châteaux : - Le premier château dans l'appellation topographique ancienne correspond au bourg fortifié, à l'origine, il s'agit d'un oppidum celte.Le pont à l'origine constitué de troncs placés au dessus du gouffre, fut rebâti en pierre, et transformé à plusieurs reprises. - Le deuxième château à l'actuel vestige au-dessus de la "montagne trois châteaux", servait de site d'observation, et permettait la communication avec les autres places fortes du royans.Il subsiste encore de cette période, de nombreuses habitations médiévales' dont certaines troglodytes sont encore visibles. (habitats et terrains privés). - Le troisième château nommé:"Gaillard", des XVIIe et XVIIIe siècles fut détruit lors d'un bombardement en 1945. Il fut acheté en 1895 pour en faire une école, et correspond à l'emplacement actuel du collège. Les remparts, dont il ne reste que de rares vestiges, incluent « La porte de France », « la porte Agnès », « la porte de Villeneuve », et « la porte du Merle ». C’est là que s’arrêtaient les limites du bourg en des temps anciens, et si les toits de pierres blanches ont disparu, le village et ses maisons suspendues, accrochées au rocher, attirent toujours les touristes en été sur les bords de la rivière, la Bourne.

Au XIXe siècle, ce bourg fut sous Napoléon III plus connu que la ville de Valence, pourtant proche. Sa notoriété dépassa largement les frontières de France, grâce aux routes creusées dans la roche karstique du Vercors (Un exploit pour l'époque qui contribua largement à la renommée du savoir-faire du génie français, lors des toutes premières expositions universelles à Paris).

Pont-en-Royans fut aussi l'une des trois premières villes (pour le nombre d'habitants) électrifiées de France. La conduite d'eau forcée passe encore sous la ville (un musée de l'eau permet de la découvrir).

On fabriquait encore dans les années 1950 du matériel électrique pour l'habitat : interrupteurs, douilles... (À l'origine tous ces équipements étaient tournés en bois de buis* dans lesquels on plaçait le système en cuivre).

  • Le tournage sur bois de buis fut longtemps une des activités principales de la ville.

On redécouvre de nos jours dans de très nombreux livres des XIXe et XXe siècles, les premières photos sur plaques en "verre photographique lumière" qui représentent les maisons suspendues de Pont-en-Royans et les routes du Vercors (routes des Grands Goulets, route des gorges de la Bourne, Pont de la Goule Noire..).

Pendant la Seconde Guerre mondiale la place du Pont Picard fut l'une des plaques tournantes des mouvements résistants, sous la responsabilité du 11e cuirassiers. Après les évènements du Vercors, le 11e "cuir" fut versé dans la deuxième DB du général Leclerc, puis elle même nommée enfin la grande armée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason porte fascé d’argent et d’azur de six pièces, au lion de gueules brochant sur le tout.

COA fr Pont-en-Royans.svg

La devise du village est ancienne et remonte au temps des comtes de Bellegarde*, puis d'Albon.La famille de Jean Robert d'origine noble, se nommait alors Bellegarde, puis plus tard Du gardier. Le Gardier est un curateur, c'est-à-dire qui a la charge de veiller aux intérêts d'une personne; on verra qu'à la révolution, Jean Robert (procureur fiscal) recevra cette charge en 1786 pour le pont, confiée par les Bérangers Sassenage. La devise du village que l'on retrouve dans les anciens écrits des archives dauphinoises, est : "J'en ai la Garde du Pont" On retrouve cette devise dans les places fortes, aux alentours, comme au château de Rochechinard l'un des fiefs des cousinages Robert.

  • Bellegarde origine Haute Savoie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 2014 M. Yves Pillet PS Professeur d'histoire et de géographie[5]
Député (1988-1993)
Conseiller général du Canton de Pont-en-Royans (1976-1994)
mars 2014 en cours M. Bernard Grindatto SE Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 785 habitants[Note 1], en diminution de 5,99 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1191 0811 4431 2151 2341 3091 2661 3201 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0921 1401 1381 0841 0971 1001 0581 0481 052
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0569739488271 0181 0029408951 093
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 1261 1321 0941 051879917878817785
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village : au centre le clocher de l'église

Aujourd'hui, Pont-en-Royans est un village à l'architecture médiévale du XVIe siècle, célèbre pour ses maisons colorées et suspendues à flanc de vallée. Son architecture initiale est due à une ingénieuse adaptation du village à l'environnement afin de favoriser son activité de négoce du bois.

  • Vestiges du château fort du Pont, du XIIIe siècle[10].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'eau.
  • Le musée de l'eau propose d'explorer l'eau dans tous ses états. Un bar à eau permet de goûter à plus de 900 eaux du monde en bouteilles.
  • Le centre d'art de la Halle présente des expositions d'art actuel.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Sassenage, seigneur (marquis en 1617) de Pont-en-Royans depuis le Moyen Âge.
  • Jean Robert fut le premier maire connu (Archives Abbé Fillet, Sylviane Chaussamy) de Pont-en-Royans 1786 puis 1787 (27 avril procureur fiscal du marquisat de Pont) 1817(Il est toujours officier public de l'état civil pour l'ancienne appellation de maire). Il est le descendant d'une très ancienne famille médiévale de Beauvoir et Saint André-en-Royans. Son instruction, ses compétences, ses déplacements (Grenoble, Lyon, Paris…) et ses qualités d'homme avisé (très proche par ses origines des Sassenages, des artisans, commerçants, agriculteurs/éleveurs, et des gens simples de Saint-André et Beauvoir-en-Royans) lui permettront de bien gouverner le village de Pont-en-Royans (où il épousera sa future femme) pendant les heures chaudes de la Révolution française. Ayant exercé le métier de perruquier durant ses années de jeunesse, il deviendra agriculteur éleveur commerçant et officier public de l’état civil améliorant le commerce et des productions locales comme celle du tabac. Il contrôlera les accès principaux du Pont grâce à sa famille et ses trois maisons qui étaient positionnées comme suit : Porte de France (Accès à la plaine), Pont Picard (contrôle du moulin toujours visible en contrebas du pont Picard ; accès à la montagne de l’Allier et plateau de Saint-Laurent, Saint Jean-en-Royans), ferme éperon de la Jarassière (contrôle du moulin du pont Rouillat, accès à Saint-André et Beauvoir par « Serre Cocu » à l’ouest, village de Choranches enfin proximité de la route de Chatelus puis du pas de l’Allier.) L’importance de la famille et des cousinages dont fait partie jean Robert a facilité les activités commerciales du Pont grâce aux réseaux mis en place depuis longtemps.
  • La famille Macaire, drapiers de Pont-en-Royans, protestants, réfugiés à Genève après la Révocation de l'Édit de Nantes, alliés aux comtes Zeppelin - la mère du comte Ferdinand von Zeppelin, inventeur de dirigeables, était une demoiselle Amélie Macaire -[12]
  • Peps, chanteur Saint Lattierois, mais qui a habité Pont-en-Royans pendant quelques années, s'est inspiré des montagnes de Pont-en-Royans pour écrire certaines chansons, le clip "Mélodie" a été tourné dans ce village, Pep's suivi par des villageois jusqu'aux Berges de la Bourne.

Multimédia[modifier | modifier le code]

 EPN du Royans
EPN du Royans

Pont en Royans dispose d'un Espace Public Numérique (espace multimédia). Situé dans la grande rue, il offre la possibilité aux touristes de surfer ou consulter leurs e-mail. C'est également un lieu dans lequel on peut venir s'initier et se former aux nouvelles technologies. L'Epn intervient également sur des temps scolaire ou périscolaires, dans le cadre des TAP, ou dans l'initiation au codage en partenariat avec le collège de Pont en Royans.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Royans Sport club de rugby fondé en 1919. Le Royans sport joue sur le stade Louis-Brun à Pont-en-Royans. C'est le sport principal de Pont-en-Royans, et tous les commerçants de la ville n'hésitent pas à brandir les couleurs du club (rouge et blanc) lors des rencontres. Le Royans Sport a déjà gagné la coupe de l’Isère.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1372 - (id).
  3. André Plank - L'origine des noms des communes du département de l'Isère - Page 90 - (id).
  4. Stéphane Gendron - La toponymie des voies romaines et médiévales: les mots des routes anciennes - Page 72 - (ISBN 2877723321).
  5. http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/trombinoscope/Vrepublique/Legis09/pillet-yves-13051939.asp
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 692
  11. Travaux Gorges de la Bourne : Le point des fermetures 2014, www.initiatives-vercors.fr, 2 juin 2014, consulté le 25 juillet 2014.
  12. Philippe Mieg : "Validation par le curé de Pont-en-Royans de trois mariages protestants célébrés à Genève" Bulletin de la Société du Protestantisme français - oct nov déc 1975
  13. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • abbé L. Fillet, Histoire religieuse de Pont-en-Royans, Paris, 2004 (ISBN 2-84373-462-2)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]