Roussillon (Isère)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roussillon.

Roussillon
Roussillon (Isère)
Le vieux château où Charles IX signa en 1564 l'édit qui fixa au 1er janvier le commencement de l'année.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Canton de Roussillon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Roussillonnais
Maire
Mandat
Robert Duranton
2014-2020
Code postal 38150
Code commune 38344
Démographie
Gentilé Roussillonais, roussillonnaises
Population
municipale
8 272 hab. (2015 en augmentation de 3,87 % par rapport à 2010)
Densité 712 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 19″ nord, 4° 49′ 38″ est
Altitude Min. 146 m
Max. 265 m
Superficie 11,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Roussillon

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Roussillon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Roussillon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Roussillon
Liens
Site web www.ville-roussillon-isere.fr

Roussillon est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roussillon est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine, dans la vallée du Rhône à équidistance (55 km) de Lyon et de Valence et à quelques kilomètres des départements de la Loire, de l'Ardèche, du Rhône et de la Drôme.

La commune est séparée de son voisin Le Péage-de-Roussillon par l'autoroute A7, qui passe en plein cœur de la zone habitée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roussillon
Clonas-sur-Varèze Auberives-sur-Varèze Assieu
Saint-Maurice-l'Exil Roussillon Ville-sous-Anjou
Le Péage-de-Roussillon Salaise-sur-Sanne

Parmi les 7 communes limitrophes, 3 d'entre elles fonctionnent très souvent avec Roussillon : Saint-Maurice-l'Exil, Le Péage-de-Roussillon et Salaise-sur-Sanne. Cette petite conurbation de 4 communes représente une population approximative de 25 000 habitants. Roussillon est aussi le centre de l'aire urbaine de Roussillon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Parmi les enjeux principales à Roussillon on trouve la pollution de l'air et la nuisance sonore liées à la présence de l'autoroute. Des mesures pour étudier et limiter les nuisances sonores sont adoptées[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Louis de Bourbon-Roussillon.
Bénédiction de la nouvelle croix de Jeuzot le 14 décembre 1911.

Cette terre fut un comté appartenant à une branche bâtarde de la maison capétienne de Bourbon issue de Charles Ier de Bourbon, fils de Jean Ier, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, comte de Forez etc., et de Marie de Berry, duchesse d'Auvergne et comtesse de Montpensier qui eut:

  • Louis (+1487), comte de Roussillon en Dauphiné (1467), comte de Ligny (1481), amiral de France, qui épouse, en 1466, Jeanne, dame de Mirebeau (+1519), fille naturelle de Louis XI, roi de France, d'où:
    • Charles (+1510) comte de Roussillon et de Ligny (1487) sans postérité de son mariage avec Anne de La Tour (+1530).
    • Suzanne (1466-1531), comtesse de Roussillon et de Ligny, mariée à Jean de Chabannes, comte de Dammartin, puis à Charles, seigneur de Boulainvilliers (+1529)

En 1564 Catherine de Médicis, en voyage pour présenter le royaume à son fils Charles IX séjourne chez le neveu du cardinal de Tournon. C'est là qu'elle modifiera le projet du texte qui doit être présenté au parlement et que naît le 9 août 1564 l'édit de Roussillon.

En 1673, le comté est acquis par François de Clermont-Chaste[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Roussillon :

Groupe Président Effectif Statut
PCF - PS Patrick Bédiat 7 Opposition
DVD Robert Duranton 22 Majorité

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 mars 1977 Roger Coste PCF Conseiller général du canton de Roussillon (1967-1979)
Député (1967-1968)
mars 1977 1997 Maurice Poirier PCF Conseiller général du canton de Roussillon (1979-1985) et (1992-1998)
1997 mars 2005 Daniel Rigaud PCF Conseiller général du canton de Roussillon (1998-2015)
mars 2005 mars 2014 Marcel Berthouard PCF  
mars 2014 en cours Robert Duranton DVD Conseiller départemental du canton de Roussillon (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 8 272 habitants[Note 1], en augmentation de 3,87 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5498639371 2601 3371 4001 5941 5621 532
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5041 5281 5251 5781 4351 4781 4851 2771 329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2631 1711 1721 1952 2803 0883 1023 5764 623
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6 5887 3397 5517 1737 3657 4377 8137 9648 272
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Fête de l'Édit, le 9 août commémore la signature de l'Édit de Roussillon qui fixe le début de l'année civile au premier janvier.

Économie[modifier | modifier le code]

C'est sur cette commune que se situait la célèbre usine Rhône-Poulenc, au sein d'un complexe d'entreprises, parmi trois usines importantes du groupe Rhône-Poulenc S.A. (ancienne Société chimique des usines du Rhône ou SCUR devenue Rhône-Poulenc en 1928 par fusion avec la société parisienne Poulenc), créée à Lyon en 1916 pour produire des phénols pour les explosifs (mélinite produite à Feyzin, tolite et naphtalène produits à Neuville-sur-Saône par une ancienne filiale de BASF) pour alimenter les violents conflits de la Première Guerre mondiale. Le groupe aura longtemps un quasi-monopole sur la production de phénols et nombreux sous-produits en France[8] ;

Ce complexe industriel bénéficiera de son éloignement du front, et des besoins de la grande guerre ; il contribuera à la « chimie de guerre » en produisant à la fois le phénol nécessaire aux explosifs, l’acétate de cellulose utilisée comme vernis ininflammable pour l’aéronautique et une part importante des "gaz de combat" très utilisés durant ce conflit[10], dont l'ypérite produit à Roussillon (par des femmes surtout) et chargé dans les obus à raison d'environ 20 tonnes de "gaz" par jour (en 1918).

Le site chimique est maintenant divisé en plusieurs entreprises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Roussillon.
Le château, de type Renaissance italienne, fut construit à la demande du cardinal de Tournon, probablement par l'architecte Jean Vallet sur des plans a priori donnés par l'architecte italien Sebastiano Serlio.
En 1564 Catherine de Médicis, en voyage pour présenter le royaume à son fils Charles IX, séjourne chez le neveu du cardinal de Tournon. C'est là qu'elle modifiera le projet du texte qui doit être présenté au parlement et que naît le 9 août 1564 l'édit de Roussillon.
La légende veut aussi que Shakespeare y ait séjourné et s'en inspira pour son Tout est bien qui finit bien.
Le couvent, fondé à l'instigation de Just de Tournon, fut construit sur le site de l'ancienne église paroissiale mentionnée depuis la fin du XIIe siècle.
  • Vestiges de l'ancien bourg fortifié[15]
Une portion des remparts du XIVe siècle construits en galets disposés en arête-de-poisson subsiste dans le vieux village, sur une longueur d'environ 120 mètres, percée par la porte de Givret avec son arc en ogive au-dessus de la rue Halle vieille.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'Office de Tourisme de Roussillon a obtenu la marque « Qualité Tourisme »[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alfred Poizat, né en 1863 à Roussillon, poète dramatique.
  • Pierre Quinon, champion olympique de saut à la perche aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984.
  • Denis Lathoud, ancien joueur professionnel de handball et international français, il fut champion du monde en 1995 avec la fameuse équipe des Barjots.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lutte contre le bruit, www.ville-roussillon-isere.fr, accès le 18 mars 2017.
  2. Suivi des niveaux de polluants atmosphériques sur le Pays Roussillonnais en 2014, www.air-rhonealpes.fr, accès le 18 mars 2017.
  3. Charles de Baschi, marquis d'Aubais, Pièces fugitives, pour servir à l'histoire de France, Tome I, 1759
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. a b et c René Rochette, Un exemple d'implantation industrielle dans la vallée du Rhône : L'agglomération de Roussillon In: Revue de géographie alpine. 1964, tome 52 no 2. p. 173-209 (En ligne sur Persée).
  9. Cristian Avocat, Les industries rhodaniennes, Revue de géographie de Lyon, 1965, volume 40, no 40-4, p. 277-344
  10. La chimie de Guerre dans la région / 9 : 1914-1918
  11. « Château, actuellement mairie », notice no PA00117243, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Ancien couvent des Minimes », notice no PA38000006, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)
  14. site Isère patrimoine
  15. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 693
  16. DGE, L'offre « Qualité Tourisme » : Pays Roussillonnais Tourisme, accès le 27 janvier 2015.