Roger Vadim

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Roger Vadim
Description de l'image Roger Vadim - still.jpg.
Nom de naissance Roger Vladimir Plémiannikov
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France française
Décès (à 72 ans)
Paris, France
Profession Acteur, réalisateur, scénariste, romancier

Roger Vladimir Plémiannikov (né Roger Vadim Ardilouze[1]), dit Roger Vadim, est né le dans le 5e arrondissement de Paris, et mort le dans le 13e arrondissement[1], est un réalisateur, scénariste, comédien, romancier et poète français. Célèbre « homme à femmes », incorrigible séducteur, il a écrit et réalisé des films pour mettre ses femmes en scène et en faire des stars du grand écran. Parmi elles :

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger est le fils d'Igor Nicolaevitch Plémiannikov, vice-consul de France en Égypte, d'une famille de noblesse russe que la tradition familiale rattache à Gengis Khan et de Marie-Antoinette Ardilouze, née en 1904 à Marseille, d'origine languedocienne par son père et provençale par sa mère. Le père de Roger, exilé d'Ukraine, fut naturalisé Français puis nommé vice consul de France en Égypte, où Roger Vadim passe sa petite enfance dans un univers romanesque.

Fin 1938, il a 10 ans lorsque son père décède à Morzine (Haute-Savoie) des suites du paludisme. En septembre 1939, sa mère, lui et sa sœur Hélène, s'installent en location dans une ferme du hameau des Folliets, commune des Gets (Haute-Savoie) en provenance de Morzine. Aux Gets, il fait la rencontre d'Yves Robert, futur metteur en scène, qui devient son ami. La famille recherchée par la milice de Cluses retourne s'installer à Paris. En septembre 1940, Roger Vadim repart dans le Var pour suivre ses études secondaires. En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la famille s'installe dans le midi de la France à Mandelieu-La Napoule, puis revient à Paris. Cependant, toute sa vie, il restera fidèle aux Gets où il tournera certains extérieurs de ses films Les Liaisons dangereuses, L'Amour fou et Hellé et où il vécut avec Marie-Christine Barrault. En 1992 il y achetera une ancienne ferme au Plan-Ferraz[2].

La vie d'artiste[modifier | modifier le code]

En 1947, à 19 ans, il abandonne sa scolarité à l’Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et préfère la vie d'artiste peintre ou de comédien à Paris. Il s'inscrit aux cours de comédie de l'acteur Charles Dullin. L'écrivain André Gide lui fait connaître le réalisateur Marc Allégret dont il devient l'assistant, puis le scénariste tout en étant journaliste et reporter-photographe à Paris Match jusqu'en 1956. En 1949, il remarque Brigitte Bardot, âgée alors de 15 ans, en couverture de la revue Elle, et demande à Marc Allégret de la faire auditionner pour un rôle. Le coup de foudre est immédiat et réciproque.

Brigitte Bardot[modifier | modifier le code]

En 1950, le jeune couple d'amoureux (il a 22 ans, elle en a 16), se retrouve pour des vacances d'été à Cap Myrtes près de Saint-Tropez. Pour se conformer aux vœux de M. et Mme Bardot, ils doivent attendre les 18 ans de Brigitte Bardot pour pouvoir se marier. En 1952, la jeune actrice Brigitte Bardot fête ses 18 ans et, le , les deux amoureux peuvent enfin se marier à la mairie du 16e arrondissement de Paris[1], puis le 21 à l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy[3].

Scénariste et réalisateur de cinéma[modifier | modifier le code]

En 1956, à 28 ans, il écrit et réalise son premier film Et Dieu… créa la femme pour sa jeune épouse Brigitte Bardot qui a 22 ans et joue presque son propre rôle face à Jean-Louis Trintignant. Juliette est une jeune femme ingénue totalement insouciante, au sommet de sa beauté. Elle fait exploser les cœurs et les mœurs de tous les hommes du village de pêcheurs de Saint-Tropez où elle vit. Elle ne pense qu'à s'amuser et aux plaisirs de la vie dans une communauté traditionnellement attachée aux bonnes mœurs et au travail.

Le film obtient un succès relatif en France, mais triomphe aux États-Unis. Brigitte Bardot devient un mythe vivant, un modèle social et un sex-symbol international. Le film déchaîne autant de passions, et d'idolâtrie, que de scandale et de colère contre l'immoralité, et fait du petit village de pêcheurs de Saint-Tropez un endroit de légende par la seule présence de Brigitte Bardot [4].. Brigitte étant tombée amoureuse de son partenaire, le couple Bardot-Vadim divorce en décembre 1957.

Annette Stroyberg[modifier | modifier le code]

Après ce coup de maître mondial, Vadim se consacre définitivement à la réalisation et tourne Sait-on jamais... avec Françoise Arnoul et ses fidèles de toujours, Robert Hossein et Christian Marquand. En 1958, il fait à nouveau tourner Brigitte Bardot, avec Stephen Boyd et Alida Valli, dans Les Bijoutiers du clair de lune. En 1959, il tourne l'adaptation du roman de Choderlos de Laclos écrite par Roger Vailland, Les Liaisons Dangereuses avec Gérard Philipe, Jeanne Moreau, la participation amicale de Boris Vian, et Annette Stroyberg, rencontrée lors du tournage des Bijoutiers du clair de lune, qu'il épouse, le 17 juin 1958, et qui lui donnera une fille : Nathalie Vadim.

Espérant le même succès avec Annette Stroyberg dans Les Liaisons dangereuses 1960, qu'avec Brigitte Bardot, il est déçu, la critique traditionnelle ne lui pardonne pas ce nouvel écart aux bonnes mœurs. Vadim et Annette divorcent en 1960 après avoir tourné ensemble Et mourir de plaisir.

Catherine Deneuve[modifier | modifier le code]

En 1961, il a 33 ans et rencontre Catherine Deneuve qui en a 17, sur le tournage du film Les Parisiennes, de Marc Allégret. Ils tombent amoureux en une soirée, et se mettent en ménage ; un fils, Christian Vadim, leur nait le 18 juin 1963. Vadim offre à Catherine son premier grand rôle sur le thème du marquis de Sade et du nazisme dans Le Vice et la Vertu, en 1963, avec Annie Girardot. Le film, écrit par Roger Vailland, est boudé par le public et la critique.

Jane Fonda[modifier | modifier le code]

En 1964, à 36 ans, il éprouve un nouveau coup de foudre pour l'actrice américaine Jane Fonda, âgée de 27 ans, sur le plateau de La Ronde. Ils se marient le à Saint-Ouen-Marchefroy (Eure-et-Loir)[1] et auront une fille, Vanessa. Il la fait tourner dans La Curée, d'après Zola, qui est un échec, et dans Barbarella, qui est son dernier succès au cinéma. Jane le quitte pour s'engager dans une association contre la guerre du Viêt Nam en retournant vivre aux États-Unis. Ils divorcent en 1972.

Catherine Schneider[modifier | modifier le code]

En 1972, à 44 ans, il rencontre l'héritière Catherine Schneider, de l’empire sidérurgique du même nom, avec qui il a un fils Vania. Ils se marient en 1975, mais divorcent deux ans plus tard en 1977. Après ce quatrième divorce, Vadim se consacre à plein temps au théâtre et à la télévision.

Ann Biderman[modifier | modifier le code]

En 1980, à 52 ans, il rencontre Ann Biderman, une scénariste américaine, âgée de 29 ans, ils se fiancent en 1984, mais se séparent en 1986.

Marie-Christine Barrault[modifier | modifier le code]

En 1990, à 62 ans, il trouve enfin la sérénité auprès de la comédienne de théâtre Marie-Christine Barrault, qu'il rencontre au Festival du film policier de Cognac, où ils sont tous les deux membres du jury[5]. Après avoir vécu quelque temps ensemble, ils se marient le à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[1]. Il tourne pour la télévision Un coup de baguette magique, Mon père avait raison, Nouvelle tribu et Amour fou.

En 1993, Vadim passe à l'écriture de quatre romans, dont Le goût du bonheur, où il met en scène, comme à son habitude, ses femmes, avec qui il reste en relation étroite, amicale et de travail toute sa vie.

Décès[modifier | modifier le code]

Gravement malade depuis plusieurs mois, il meurt le à Paris à l'hôpital, à 72 ans, des suites d'un cancer du thymus. Ses obsèques ont lieu à l'église de Saint-Germain-des-Prés, en présence de ses cinq ex-épouses et de centaines d'admirateurs. Il est incinéré et repose au cimetière marin du village de Saint-Tropez à quelques mètres du rivage, face au golfe de Saint-Tropez et de « La Madrague Saint-Tropez », la propriété de Brigitte Bardot.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « La fidélité m’agace »

Conjointes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste ou producteur[modifier | modifier le code]

(pour d'autres réalisateurs)

Acteur[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoires du diable, Stock, 1975
  • L'Ange affamé, roman, Robert Laffont, 1982
  • D'une étoile l'autre, Édition no. 1, 1986
  • Le Fou amoureux, roman, Fixot, 1988
  • Le Goût du bonheur : Souvenirs 1940-1958, Fixot, 1993

Théâtre[modifier | modifier le code]

Adaptateur
Metteur en scène

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Filiation sur Wikifrat (fraternelle.org) Fraternelle : l’encyclopédie biographique de l’Homo erectus
  2. Hebdomadaire Le Messager du 17 février 2000
  3. Éric Neuhoff, « Brigitte Bardot et Roger Vadim - Le loup et la biche », in Le Figaro, lundi 12 août 2013, page 18.
  4. qui vit à « La Madrague » une bonne partie de l'année et se fait bronzer nue sur sa plage privée
  5. Roger Vadim écrit et fait transmettre des petits mots doux à Marie-Christine


Liens externes[modifier | modifier le code]