Saint-Geoire-en-Valdaine

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Saint-Geoire-en-Valdaine
Place de l'église
Place de l'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Chartreuse-Guiers
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Michel Cudet (DVD)
2014-2020
Code postal 38620
Code commune 38386
Démographie
Gentilé Saint-Geoiriens / Saint-Geoiriennes
Population
municipale
2 397 hab. (2014)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 27″ nord, 5° 38′ 08″ est
Altitude Min. 364 m – Max. 1 192 m
Superficie 16,73 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Saint-Geoire-en-Valdaine est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à vol d'oiseau à 25 kilomètres au sud-ouest de Chambéry, à 30 kilomètres au nord de Grenoble et à 70 kilomètres au sud-est de Lyon.

Le village appartient au Pays Voironnais, situé dans les terres froides au-dessus de la vallée de l'Ainan, dans un paysage vallonné et aux portes de la Chartreuse.

D'un point de vue altimètrique le village possède une amplitude de 375 mètres, le point le plus haut sur la commune se situant à 739 mètres et le plus bas à 364 mètres. Les principaux reliefs de ce village sont le mont Velanne culminant à 647 mètres au-dessus du domaine de Cotagon, le mont Servelongue (ou Serve Longue) culminant à 779 mètres sur la commune voisine de Saint-Sulpice-des-Rivoires, le coteau de Corézin[1]...

Côté hydrographie, nous pouvons citer le ruisseau de la Gorge, le ruisseau de l'Aigueblanche qui délimite la frontière sud de la commune la séparant du village de Merlas et la petite rivière de l'Ainan. Cette dernière présentant un intérêt écologique, elle est classée tout le long de son parcours entre Chirens et Voissant en ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique)[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales suivantes :

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau de bus du pays voironnais :

  • Ligne  E du réseau de transport en commun du pays voironnais ; 5 arrêts sur la ligne régulière Gendarmerie ; Le Roulet ; Piscine ; Village ; Place Chaffardière ; Les Brosses + 4 arrêts en TAD.

Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs. Saint-Geoire-en-Valdaine est ainsi desservie par les lignes :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Velanne Rose des vents
Saint-Sulpice-des-Rivoires N Saint-Bueil
O    Saint-Geoire-en-Valdaine    E
S
Massieu Merlas Merlas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune de Saint-Geoire-en-Valdaine se décompose en deux parties. La première « Saint-Geoire » pourrait faire référence à saint Georges (Georges de Lydda) un martyr chrétien légendaire qui aurait vécu au IVe siècle, connu pour avoir livré un combat acharné contre un dragon afin de sauver la fille d'un roi de la région de Beyrouth. Il sortit triomphant de ce combat grâce à l'aide du Christ, et à partir du VIIe siècle le culte de Saint-Georges se développa en Orient et en Occident. Il existe cependant une deuxième hypothèse concernant cette première partie du toponyme de Saint-Geoire-en-Valdaine, ou il serait question de Saint-Georges-de-Vienne, évêque de Vienne qui vécut au cours du VIIIe siècle.

La deuxième partie « en-Valdaine » serait une contraction de Val d'ainan qui est une altération de val des nans. Le val désignant une vallée et nan(t) étant un terme en langue savoyarde qui indique des petits cours d'eau[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle débute la construction de l'église de Saint-Geoire, chef-d’œuvre aujourd'hui classé et restauré dernièrement.

À partir de l'époque moderne, la région de Saint-Geoire se caractérise par une forte résistance à l'influence huguenote, qui se développe autour de Grenoble. Saint-Geoire est un fief catholique et le restera. En 1590, une armée de 80 huguenots grenoblois armés d'arquebuses assaillent la maison forte de Saint-Geoire, qui résiste seule puis avec le concours des habitants de Virieu, conduits par leur châtelain.

Dès le XIVe siècle, l'histoire de la Valdaine est en effet dominée par le château de Longpra, sis au-dessus de Saint-Geoire. Le château de Longpra appartient à la même famille depuis 1536 ; aujourd'hui habité par la comtesse de Franclieu dont l'époux, issu de la famille propriétaire, fut maire de Saint-Geoire de 2001 à 2007. Les douves et le pont-levis qui permet d'accéder au château témoignent de ce que fut la maison forte de Longpra au Moyen Âge ; une demeure austère et bien défendue.

Saint-Geoire au XIXe siècle illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

Dès 1755, Pierre-Antoine Pascalis de Longpra, conseiller au Parlement de Grenoble, fait réédifier la maison forte selon les canons architecturaux du Grand Siècle. Il recourt aux maçons et charpentiers de la Valdaine ainsi qu'au concours d'ébénistes venus de Grenoble dont la célèbre famille Hache. Le résultat est un ravissant château classique, adapté aux réceptions fastueuses de la noblesse dauphinoise.

Durant la révolution, qui est d'ailleurs « née » en 1788 à Vizille, au sud de Grenoble, la Valdaine reste à l'écart de la tourmente, et est fidèle au catholicisme contre-révolutionnaire. Le château de Longpra abrite le clergé non jureur, et la population environnante y vient entendre clandestinement la messe.

En 1881, la vaste commune de Saint-Geoire est amputée de trois de ses hameaux qui sont érigés en communes : Massieu, Saint-Sulpice-des-Rivoires et Velanne. Enclave très rurale, la Valdaine voit cependant se développer au XIXe siècle, tout le long de l'Ainan, des usines spécialisées dans le textile.

Le 7 juin 2002, à la suite de violents orages, des coulées de boue et une crue subite de l'Ainan noient plusieurs habitations et équipements de Saint-Geoire-en-Valdaine où l'on dénombre une victime. De nombreuses autres communes de la Valdaine sont touchées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 juin 2007 M. Albert Pasquier de Franclieu UMP -
juillet 2007 mars 2008 Mme Caroline Hourrègue DVD -
Mars 2008 en cours M. Michel Cudet UDI Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 397 habitants, en augmentation de 0,97 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 617 3 440 4 397 4 417 4 635 4 404 4 383 4 437 4 350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 019 3 884 3 937 3 723 3 649 3 606 2 052 2 002 2 087
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 047 2 112 2 107 1 720 1 714 1 585 1 478 1 358 1 359
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 341 1 333 1 351 1 570 1 819 1 979 2 348 2 390 2 397
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

La baisse de plus de 1500 habitants entre 1881 et 1886 s'explique par la naissance des communes de Massieu, Saint-Sulpice-des-Rivoires et de Velanne par détachement de la commune de Saint-Geoire-en-Valdaine en 1884[8].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête Médiévale ; tous les ans, le dernier week-end du mois d'août a lieu la fête médiévale de la Saint-Sulpice. Avec tous les vestiges du passé dans Saint-Geoire et dans la vallée de l'Ainan, cette fête donne depuis cinq ans un caractère médiéval à la ville[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Château de Longpra et Église Saint-Georges.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Longpra[modifier | modifier le code]

Le château de Longpra est un exemple d'architecture dauphinoise du XVIIIe siècle. C'est un monument privé, classé et inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 25 août 1997[10]. Il présente une exposition permanente d'outils et de tours à bois du XVIIIe siècle et une autre sur l'histoire des Pères Chartreux[11]. Il est bâti à la place d'une maison forte déjà connue en 1304[12].

L'église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Georges est un monument historique classé par arrêté du 24 décembre 1907[13]. Cette église de style gothique (flamboyant pour son portail), fut construite entre les XIVe et XVe siècles sur l'emplacement d'une église plus ancienne, probablement du XIIe siècle dont témoignerait la base du clocher. La partie supérieure du clocher fut reconstruite au cours du XIXe siècle, durant cette même époque la façade occidentale fut déplacées d'une travée. Une peinture murale se situant dans l'église est classé au titre immeuble par les monuments historiques. Cette peinture représente la Cène et le Christ en croix, sur une partie de la peinture est inscrit la date de 1610, laissant donc penser la date à laquelle cette dernière fut réalisée[14].

Le château de Clermont[modifier | modifier le code]

Le château de Clermont, datant dès XIIIe siècle[12], est le plus ancien des sept châteaux que compte la commune. Ce château tient son nom de la famille éponyme, la maison de Clermont-Tonnerre, une ancienne famille noble dauphinoise dont la filiation remonterait au IXe siècle[15]. Cette famille transforma au cours du XVe siècle le château en palais à l’italienne, devenant ainsi une résidence plus confortable que leur forteresse de Chirens[16]. Le château fut ensuite détruit lors de la seconde moitié du XVIe siècle pendant les guerres de religion et reconstruit aux alentours de l'année 1846 dans le style qu'il avait au cours de la Renaissance.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le donjon de Saint-Cierge. Reste du château delphinal.
  • Le château de la Rochette, du XIXe siècle, bâti à la place d'une construction plus ancienne[12].
  • Le château de Lambertière, du XVIIIe siècle, bâti par la famille Dode[12].
  • Le château de Montcla et l'abbaye royale de Saint-André, aujourd'hui hôtel de ville.
  • Le château de Cabarot
  • Le château de l'Etergne
  • La vieille forge.
  • L'auberge du Val d'Ainan.
  • La motte castrale du Châtelar, du XIe siècle[12].
  • La Ferme d'Hauterives, du XIIIe et XIVe siècles, fait partie des dépendances du château de La Rochette[12].


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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Dode de la Brunerie né en 1775 était un officier militaire qui devint maréchal de France en 1847 sous Louis-Philippe Ier.
  • Pierre Argoud né le 26 juin 1763 était un général de brigade de la Révolution Française, nommé le 12 novembre 1793. Blessé grièvement de quatre blessures le 30 avril 1795 devant Mayence. Arrêté le 20 juillet 1802 pour propos séditieux, condamné à la déportation en Guyane, il meurt le 25 octobre 1804 à Cayenne.
  • François Alexandre Michal de la Bretonnière (1767-1828), général des armées de la République et de l'Empire y est né et décédé.
  • François Michal-Ladichère, né à Saint-Geoire en 1807, avocat puis magistrat, député de l'Isère (1871) puis sénateur et président du conseil général de l'Isère.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Geoire-en-Valdaine Blason De gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir.
Devise 
« [etiam] si omnes ego non » (si tous [t’abandonnent], moi pas!).
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte géographique : ’’Fonds IGN Scan 25 (C), échelle 1/25.000 ‘’
  2. Fiche de présentation de la ZNIEFF du "Val d'Ainan" sur le site de la direction régionale de l’environnement Rhône-Alpes. http://www.rhone-alpes.ecologie.gouv.fr/include/patnat/znieff2g/3814.pdf
  3. Plank André. L'origine du nom des communes du département de l'Isère. p 192, Bourg-d'Oisans, L'atelier, 2006, (ISBN 2-84424-043-7).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Démographie de Saint-Geoire-en-Valdaine sur Cassini
  9. Site des Médiévales de Saint-Geoire en Valdaine
  10. « Domaine de Longpra », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. site Château de Longpra
  12. a, b, c, d, e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 697
  13. « Eglise Saint-Georges », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. peinture murale
  15. Sur le site de la ville de Saint-Geoire-en-Valdaine
  16. Lacrampe Corinne, Valdaine et vert pâturage, Isère Magazine, octobre 2007, p. 44