Château de Sassenage

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Château de Sassenage
image illustrative de l’article Château de Sassenage
Le château et ses jardins
Période ou style Classique français
Type Château de Plaisance
Architecte Laurent Sommaire
Début construction 1662
Fin construction 1669
Propriétaire initial Charles-Louis-Alphonse de Sassenage
Destination initiale Résidence
Propriétaire actuel Personne privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1942)[1]
Site web http://www.chateau-de-sassenage.com
Coordonnées 45° 12′ 37″ nord, 5° 39′ 35″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Commune Sassenage

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Château de Sassenage

Le château de Sassenage, autrefois dénommé château Bérenger[2] est un monument historique situé dans la commune de Sassenage, dans le département de l'Isère et la région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois, dans la province du Dauphiné.

Construit au XVIIe siècle, l'édifice se dresse au cœur d'un vaste domaine arboré. Il est la propriété de la Fondation de France. Il a été récemment restauré et a succédé à un ancien château fort du XIIIe siècle.

Historiquement, cette vaste demeure seigneuriale est la troisième à avoir été construite sur le même site, au pied des falaises du Massif du Vercors septentrional par les puissants seigneurs de Sassenage, membres d'une des plus anciennes et prestigieuses familles du Dauphiné, alors territoire rattaché au Saint-Empire Romain germanique, avant de passer sous l'autorité directe du roi de France, après le transport du Dauphiné à la France en 1349. Le château actuel a conservé une grande partie de son mobilier d'origine, ses décors et ses tableaux (notamment une collection relative à la déesse Psyché et sa cuisine avec son mobilier d'époque).

Le château et son domaine restent, selon certaines périodes, accessible au public pour des visites guidées et payantes. Depuis juillet 2016, le château abrite également les services de l'office de tourisme de la ville de Sassenage, géré par Grenoble Alpes Métropole. Les bâtiments, le parc et l'allée de marronniers conduisant à l'ensemble du domaine font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [1] et appartient aujourd'hui à la Fondation de France depuis 1971, à la suite d'un legs du dernier membre de la famille propriétaire du domaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un premier château, « castrum de Cassinatico », est attesté au XIIIe siècle. Le château actuel fut construit de 1662 à 1669 par Laurent Sommaire pour le baron Charles-Louis-Alphonse de Sassenage, marquis de Pont-en-Royans. Il s'agit d'un château de réception, dernière demeure construite par les seigneurs de Sassenage. La paroisse de Sassenage fut historiquement le siège d'une des quatre baronnies du Dauphiné et joua un rôle très important dans la construction de cette province. La Maison de Sassenage qui bénéficiait du titre serait issue des Lusignan-Poitiers[3].

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le château est situé dans le département de l'Isère, sur le territoire de la commune de Sassenage, à proximité de son bourg central et des cuves de Sassenage, non loin de la route de Valence, ancienne Route nationale 532, aujourd'hui simple route départementale reliant Grenoble à Valence, et en contrebas du lieu-dit « Les Côtes-de-Sassenage ».

Depuis l'ancienne route nationale, une rue, dénommé allée du château, et bordée de platanes permet d'accéder jusqu'à son portail d'entrée avec sa grille en fer forgé. Un vaste parking de stationnement pour les véhicules est situé à proximité immédiate de cette entrée.

Accès[modifier | modifier le code]

Le château de Sassenage est desservi par les lignes de bus 20, 50, 53 et 54 du service Transports de l'agglomération grenobloise.

Un parking pour voitures de tourisme est situé, le long de l'allée de platanes, en face de l'entrée principale. L'accès aux jardins du parc est libre. L'accès à l'antenne de l'office de tourisme situé au rez-de-chaussée du château est également libre. L'accès aux appartements et aux collections est payant.

Description[modifier | modifier le code]

Le Château[modifier | modifier le code]

Façade arrière du château

De style classique du XVIIe siècle, le château est construit de pierre calcaire et de pierre de molasse. L'ardoise du toit provient de Besse en Oisans et les tuiles de Saint-Quentin-sur-Isère. Un panneau sculpté représente la fée Mélusine et les blasons des membres de la famille Sassenage. L'intérieur présente une architecture des XVIIe et XVIIIe siècles. On note l'escalier à balustres et arcades en pierre, la cuisine voûtée organisée autour d'une cheminée monumentale, le mobilier signé des ébénistes Hache ainsi que deux peintures de Louis Cretey. Le château abrite des sièges offerts par Louis XV à la famille Bérenger, branche qui a pris la suite de la famille de Sassenage au XVIIIe siècle. À noter que le château de Sassenage est l'un des rares châteaux dont les meubles et le décor sont en place depuis l'Ancien Régime. Ce mobilier, qui est en cours de restauration, contient des meubles de la famille Hache, dynastie d'ébénistes grenoblois des XVIIe et XVIIIe siècles, et aussi de nombreux meubles portant les estampilles des plus grands maitres ébénistes parisiens du XVIIIe siècle. Les pièces contiennent encore de nombreux tableaux assimilant le château à un véritable musée. Les boiseries du salon de compagnie ont été nettoyées, ce qui a permis de remettre au jour la peinture d'époque de ces boiseries.

Le domaine comprend, outre le château et son mobilier, un parc de huit hectares classé monument historique, des annexes et communs, ainsi que des archives remontant jusqu'au XIIe siècle.

Les jardins et le parc[modifier | modifier le code]

Jardins du château.

Les premiers jardins datent de la fin de la Renaissance et s'inspirent largement des jardins italiens ; labyrinthe de buis, grotte, statues en plomb, jeux d’eau. Pourtant, lors de la construction du château actuel, les jardins s'orientent vers une disposition plus régulière. Celui de Sassenage est l'un des plus grands du Dauphiné. Il sera complété par un jardin à l'anglaise à la fin du XVIIIe siècle. Il est agrandi au XIXe siècle, notamment en 1853, lorsque près de 3 000 arbres et arbustes y sont plantés.

Celui-ci présente un capital paysager et botanique très riche, particulièrement en raison de la présence d'un nombre relativement important d'arbres centenaires compte tenu de la surface assez modeste du jardin, tels que des cèdres du Liban, des noyers noirs d'Amérique, des platanes et d'autres essence plus communes comme le micocoulier.

Ce site présente également une grande prairie semi naturelle bénéficiant d'un entretien régulier depuis 1669. Restauré en 1999, cet ensemble paysager présente également des espèces issues du milieu aquatique et de nouvelles plantations sélectionnées dans la liste des végétaux achetés autrefois par le marquis de Sassenage à son pépiniériste grenoblois. De nombreuses fleurs et des plantes aquatiques forment la base d'un biotope caractéristique des milieux humides où les plantes annuelles de passage et de nombreux petits animaux se sont installés dans un site très bien préservé. Le jardin abrite également un ensemble de trois ruches et une initiation à l'apiculture y est proposé[4].

Des travaux de restauration du parc ont été entrepris par la Fondation de France, propriétaire du site. Ces travaux qui s'étendront de la fin de l'été 2017 à l'année 2019 se dérouleront en plusieurs phases : abattage des arbres malades, replantation de nouveaux arbustes et arbres et reconstitution de l'architecture du parc[5].

Le legs du château[modifier | modifier le code]

Siège de la Fondation de France à Paris.

En 1971, le château a été légué à la Fondation de France par la marquise Pierrette Élisa de Bérenger, fille de l’ancien ministre des travaux publics et de la marine, Pierre Baudin et de Françoise Jacqueline Alice Lafargue, épouse de Raymond de Bérenger (1872-1945), ancien maire de Sassenage et dernier descendant de la famille des Bérenger-Sassenage, dernière héritière des Bérenger-Sassenage. Elle léga également à cette fondation une part de sa fortune. Ce legs s'accompagnait de la création de la fondation Bérenger-Sassenage, sous l'égide de la Fondation de France, qui avait pour mission de gérer la donation afin de générer les fonds nécessaires à l'entretien du domaine.

Historiquement, ce legs fut effectué sous certaines conditions établies sur la base de ce texte écrit par la marquise de Sassenage : « Ce legs universel est destiné avant tout à perpétuer et à conserver le nom et la mémoire de la famille de BERENGER et particulièrement la propriété de Sassenage que je me suis attachée toute ma vie à entretenir et à conserver. Elle doit rester le témoin d’une famille qui s’éteint avec moi, qui a beaucoup compté dans l’histoire du Dauphiné particulièrement et dans celle de France. »[6]

La Fondation de France, créée en 1969, est un organisme privé et indépendant qui aide à concrétiser des projets à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social ou culturel, et venant en aide aux personnes ainsi qu'aux familles en difficulté.

En 2008, une décision de justice a interdit à la Fondation de France de vendre aux enchères certains éléments du mobilier du château, particulièrement ceux qui sont protégés au « titre des monuments historiques et des meubles d’intérêt régional »[7].

Raymond de Bérenger et son épouse Pierrette-Élisa (décédée en 1971) reposent dans le caveau de famille au cimetière Picpus à Paris.

Visites[modifier | modifier le code]

Propriété de la Fondation de France, celle-ci organise périodiquement par l'intermédiaire d'une équipe spécialisée des visites guidées (payantes) du château.

En 2016, ces visites ont lieu durant la période estivale du dimanche au jeudi. la même année, en mai, juin, septembre, des visites dominicales ont pu être être également organisées. Certaines visites peuvent bénéficier d'un accompagnement théâtralisé ou musical. Des visites à thèmes peuvent aussi être proposées comme l'ébénisterie ou la photographie[8]. Pendant la saison estivale des animations contées sont proposées pour les enfants accompagnés de leurs parents. Les horaires des visites pouvant être fluctuants aux cours des années, il est recommandé de s'informer des horaires d'ouvertures auprès de la fondation.

Le château dans les arts[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

« Point de lendemain » de Vivant Denon[modifier | modifier le code]

Le géologue et minéraliste Déodat Gratet de Dolomieu (1750-1801), issue de la famille Béranger-Sassenage par sa branche maternelle et proche ami de l'écrivain Dominique Vivant Denon, se rendait, durant sa jeunesse au Château de Sassenage ou vivait sa grand-mère. Il y fit la connaissance de la Marquise de la Tour du Pin, qui devint une de ses maîtresses, au travers d'une vie amoureuse plus que mouvementée. Vivant Denon (1747 - 1825), grand historien de l'art mais aussi écrivain s'inspira de cette vie aventureuse pour écrire un court roman paru en 1777 (puis réécrite en 1812) et dénommé « Point de Lendemain » qui fut ensuite adaptée en pièce de théâtre par l'auteur dramatique Paul Hervieu en 1890.

Le 24 février 2012, la compagnie théâtrale « Les pierres du ruisseau » accompagné musicalement par « le trio des menus plaisirs » donnent une interprétation de cette nouvelle libertine sous la forme d'une soirée artistique en s'inspirant d'une pratique assez répandue dans certains milieux aristocratique sous la Restauration[9].

« Les Liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos[modifier | modifier le code]

Général d'artillerie plus qu'écrivain, Pierre Choderlos de Laclos passa cependant à la postérité pour un roman qualifié de chef d'œuvre dénommé « Les Liaisons dangereuses » et écrit entre 1779 et 1782.

L'auteur, né à Amiens, et militaire de vocation a parcouru tout le territoire français et son inspiration peut être multiple mais l'influence du court roman de Vivant Denon, « Point de Lendemain », écrit deux années auparavant, a pu être considérée comme prédominante [10]. Il est également établi que le général Choderlos, lors d'un passage dans une garnison de Grenoble, fit connaissance de Déodat Gratet de Dolomieu, « inspirateur » du roman de Vivant Denon durant la période d'écriture des liaisons et s'inspirer là encore de la vie tumultueuse du futur grand savant, descendant de la famille des Béranger-Sassenage, homme très athlétique et séduisant, selon les descriptions même de l'époque pour créer le personnage du Vicomte de Valmont en l'associant avec d'autres figures aristocratiques de son temps, tel que le seigneur d'Allevard, lui aussi dauphinois[11].

Le , la compagnie théâtrale « Les pierres du ruisseau » donne une nouvelle représentation au Château de Sassenage basée sur le roman de Choderlos de Laclos, Guillaume Hochequai étant l'auteur de cette adaptation théâtrale[12].

« La Lenteur » de Milan Kundera[modifier | modifier le code]

Il s'agit du septième roman de l'écrivain franco-tchécoslovaque Milan Kundera et qui fut son premier rédigé en français. Le récit, écrit en 1993 et publié en 1995 évoque la tenue d'un colloque d'entomologiste se tenant dans un château au fin fond d'une province française.

Ce roman, très déroutant, présentent deux personnages principaux assistant à cette réunion dans ce château, l'un étant l'auteur, Milan Kundera et l'autre étant un personnage libertin du XVIIIe siècle, inspiré du roman de Vivant Denon, « Point de lendemain », auteur qui s'inspira lui-même de la vie des familles aristocratiques du Dauphiné dont celle des Béranger-Sassenage.

Article connexe : La Lenteur.

« Le Chant des sorcières » de Mireille Calmel[modifier | modifier le code]

Ce roman écrit par la romancière Mireille Calmel, auteure de récits de fictions et d'aventures historiques, généralement inspiré de l'époque médiévale est paru en trois tomes et constitue la première partie de la saga de « La Légende des Hautes Terres ». La parution de ces tomes s'est étalé entre les années 2008 et 2009[13].

L'action de ce roman se situe dans l'ancien château de Sassenage au XVe siècle et évoque, de façon très romancée, la vie à la cour de Philippine-Hélène Béranger de Sassenage en relatant également le passage hypothétique d'un prince turc connu dans l'histoire sous le nom de Zizim et amoureux de son hôtesse, sans oublier l'évocation du personnage de la fée Mélusine.

Musique[modifier | modifier le code]

Le Festival Berlioz[modifier | modifier le code]

A l'occasion de l'édition 2016 du festival Berlioz, manifestation estivale s'organisant dans le département de l'Isère d'où est originaire le célèbre musicien français Hector Berlioz, l'ouverture du programme musical s'effectuera dans le domaine du Château de Sassenage.

Cette manifestation affichée comme « Concerts et danses pour petits et grands au pays de la Fée-serpent »[14]. Le chef d'orchestre français Patrick Souillot dirigera à cette occasion, l'Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble.

Personnages et personnalités liés au Château de Sassenage[modifier | modifier le code]

Mélusine[modifier | modifier le code]

Mélusine, dont le personnage est représenté sur la façade du château de Sassenage, est une femme légendaire originaire du Poitou, souvent vue comme fée, est une image célèbre des contes populaires et chevaleresques du Moyen Âge qui, étymologiquement, signifie « merveille » ou « brouillard de la mer ». Pour les Lusignan, on l’appelle « Mère Lusigne » (la mère des Lusignans), fondatrice de leur lignée.

Selon la légende, Raimondin (l'ancêtre de la famille des Béranger-Sassenage) et Mélusine se marièrent. Cependant, Mélusine posa une condition, Raimondin devait accorder la permission à sa femme de se retirer seule dans ses appartements tous les samedis et de ne jamais découvrir son secret. Après des années, Raimondin brisa son serment et il surprit Mélusine dans son bain, or celle-ci était sous l'apparence d'un être hybride, mi-femme et mi-serpent. Mélusine étant découverte, elle se transforma en dragon et s'enfuit pour se réfugier dans les grottes de Sassenage qu'elle ne quitta jamais. Elle ne se manifesta pas durant les siècles suivants, sauf pour annoncer la mort des membres de la famille seigneuriale en poussant des cris. [15].

La Maison des Sassenage[modifier | modifier le code]

blason des Sassenage

Illustre famille du Dauphiné dont elle possède une des quatre grandes baronnies, la Maison de Sassenage serait issue des Lusignan-Poitiers[3]. Le membre le plus ancien de cette famille est Hector, descendant de Girard de la Maison du Forez et qui reçut les terres de Sassenage et de Royans au XIe siècle, celles-ci fut ensuite partagé en deux branches, la première dite ainée représentant le fief de Sassenage, la seconde dite cadette, représentant le fief du Royans. Cette première Maison de Sassenage s'éteint vers 1350 en la personne de Béatrix de Sassenage, fille de François Ier, baron de Sassenage, sans postérité mâle.

La Maison des Béranger-Sassenage[modifier | modifier le code]

blason des Béranger-Sassenage

En 1292, Aymar de Béranger, seigneur suzerain du Royans et donc rattaché à la branche cadette de la Maison des Sassenage contracta mariage avec Béatrix, dernière descendante de la branche aînée. Son petit-fils Henri Béranger prit ensuite le titre de Baron de Sassenage. Sans postérité de ce dernier, le titre passa ensuite à son neveu Henri II, lui-même Béranger.

À la suite de mariages successifs, la branche des Béranger s'allia plusieurs fois à la branche des Béranger-Sassenage donnant toute légitimité à cette branche quelque peu bâtarde[16].

Laurent Sommaire[modifier | modifier le code]

Laurent Sommaire est l'architecte valentinois qui sur la commande de Charles de Sassenage dessine les plans du nouveau château. Charles est financièrement aidé, pour la construction de l'édifice par son Denis Salvaing de Boissieu, premier président de la Chambre des Comptes de Grenoble et dont il a épousé la fille. Laurent Sommaire édifie la nouvelle demeure des Béranger-Sassenage sur une base architecturale simple en utilisant des matériaux locaux (pierre calcaire issue des falaises du Vercors). Les travaux vont se dérouler sur une période de huit années pour s'achever en 1669.

La Famille Hache[modifier | modifier le code]

L'ébéniste Thomas Hache, fils d’un ébéniste toulousain, s’installe dans le Dauphiné, à Grenoble en 1695. Son fils, Pierre Hache, lui succède dans son atelier à compter de 1725. La création de l’estampille « Hache à Grenoble », lui permette d'être reconnu dans ses œuvres. Il utilise également des bois des Alpes pour réaliser ses marqueteries. En outre, il met au point un procédé permettant de teinter les bois régionaux, notamment en vert ou en rouge. Un grand nombre de ses créations sont exposées au château[17].

Le docteur Antoine-Henri Ducoin[modifier | modifier le code]

Afin d'accueillir des personnes déshéritées (notamment des jeunes filles), la manufacture de Sassenage est créée en 1772 par le docteur Antoine-Henri Ducoin. Cette création est effectuée à la demande du roi Louis XV et suite à la saturation du lieu d'accueil de Grenoble. Celle-ci s'installe à ses débuts dans le château Béranger. La famille désirant récupérer son château, le Dr Ducoin fait édifier en 1786, à quelques centaines de mètres de là, une grande demeure qui sera dénommée, lechâteau des blondes[18].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Vues extérieures[modifier | modifier le code]

Vues sur le mobilier et l'aménagement[modifier | modifier le code]

Vues sur le parc et jardins[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lise Soulbieu en 2015

Un seul ouvrage, publié en 2015, est entièrement consacré au Château de Sassenage et il a été rédigé par Lise Soulbieu, médiatrice culturelle au Château de Sassenage :

  • Lise Soulbieu, "Le château de Sassenage : Gardien de la mémoire familiale", Grenoble, P.U.G, (ISBN 9782706123962)

Les autres ouvrages évoquent partiellement le château dans un contexte historique et géographique plus large :

  • Patrick Ollivier-Eliott, "Vercors Safari Patrimoine" page 175 à 191, Montmélian, La Fontaine de Siloé, (ISBN 9782842064846)
  • Céline Muller, "Sassenage en Dauphiné", Tours, Alain Sutton, (ISBN 9782842539115)
  • Pierre Faucheux, "Merveilles des châteaux de Savoie et du Dauphiné", Paris, Hachette,

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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