Chuzelles

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Chuzelles
Chuzelles
Mairie de Chuzelles.
Blason de Chuzelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Vienne Condrieu Agglomération
Maire
Mandat
Nicolas Hyvernat
2020-2026
Code postal 38200
Code commune 38110
Démographie
Population
municipale
2 221 hab. (2018 en augmentation de 10 % par rapport à 2013)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 11″ nord, 4° 52′ 42″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 361 m
Superficie 13,03 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vienne-1
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Chuzelles
Liens
Site web chuzelles.fr

Chuzelles est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chuzelles est une commune d'une superficie de 1 303 ha.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située :

  • à 8 kilomètres au nord de Vienne ;
  • à 22 kilomètres au sud de Lyon ;
  • à 4 kilomètres de la sortie 16 de l'autoroute A46.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Chuzelles est traversé principalement par la rivière la Sévenne, et ses affluents, notamment le béal du Rival, le ruisseau des Martinières, l'Abereau et la combe Boussole.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chuzelles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (77,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,8 %), forêts (15,3 %), prairies (15,2 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %), zones urbanisées (10,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Pauphile
  • Saint-Maxime
  • Le Verdier
  • Saint-Maurice
  • Les Dauphines
  • Centre Village
  • Les Martinières
  • Saint-Hippolyte
  • les Serpaizières
  • Les Pins

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1903 Antoine Montagnon    
1903 1919 Eugène Manin    
1919 1929 Eugène Colombier    
mai 1929 avril 1959 Jean-Pierre Palin    
mars 1959 avril 1979 Pierre Gery    
avril 1979 mars 1989 Jean Chaintreuil    
mars 1989 mars 2001 Joseph Plantier    
mars 2001 mars 2008 Gilles Bourguignon    
mars 2008 mai 2020 Marielle Morel   Agent technique[8]
mai 2020 En cours Nicolas Hyvernat   Ingénieur ou cadre technique d'entreprise[9]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 2 221 habitants[Note 3], en augmentation de 10 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
616591602610578595587537471
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5175345455225806237051 0171 209
1990 1999 2005 2010 2015 2018 - - -
1 6811 9582 0322 0522 0082 221---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Le , les armoiries de la commune furent officiellement enregistrées dans l'« Armoirial de France et d'Europe »[14].

Devise[modifier | modifier le code]

Devise : « ubi bene, ibi patria », en lettres romanes de gueules sur listel d'or, signifiant : Là où l'on est bien, là est la patrie.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Époque gallo-romaine : l'implantation en certains points (qui deviendront bien plus tard des hameaux du village) est très vraisemblable.
  • 845 : Le nom Chuzelles est mentionné pour la première fois, sous sa forme latine de villa « caucilla », dans un acte de vente, attestant l'existence d'exploitations agricoles dans les zones correspondant à « Thiers », « Saint-Maxime », « Saint-Maurice ».
  • Dès le XIVe siècle, les familles se succédant à la tête de la seigneurie locale sont connues, parmi lesquelles quelques grands noms de l'histoire dauphinoise, les Maubec, par exemple.
  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Chuzelles, comme toutes les paroisses sous l'Ancien Régime, est lourdement frappée par les impôts. La population est en plus confrontée aux nombreux passages des gens de troupes en Dauphiné, et doit contribuer à l'« effort » de la province (dégâts causés par les inondations du Drac, construction des fortifications de Grenoble, etc). Et parfois la rivière Sévenne déborde.
  • 1628-1629 : épidémie de peste.
  • 1692-1694 : Chuzelles est touchée comme tout le royaume par la grande crise démographique. À « Saint-Hippolyte », par exemple, on enregistre (en 1692) 6 naissances pour 18 décès.
  • 1875 : le décret no 4602 du crée Chuzelles par séparation de la commune de Villette-Serpaize[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La baie campanaire de Saint-Maxime est dépourvue de sa cloche en 2007 pour cause de restauration.
Pour les illuminations 2008, la baie campanaire a retrouvé sa cloche après rénovation.
  • Chapelle Saint-Maxime : édifiée dans la première moitié du XIe siècle par les moines de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne, elle a conservé son aspect primitif.
  • Église Saint-Hippolyte : sa partie nord daterait du XIIe siècle. Une de ses cloches a été fondue en 1584. Des travaux de rénovation furent exécutés au début des années 1960. L'électricité et l'intérieur viennent d'être terminés fin 2009. Une réussite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités et équipements collectifs, associatifs, culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

  • Salle communale des Poletières
  • Chorale La Clé des Chants Chuzelles
  • Chuzelles Histoire et Patrimoine, association pour la sauvegarde du patrimoine
  • Centre Mille Loisirs,
  • Arts et Loisirs à Gogo
  • Saint Vincent Chuzelles
  • La Fanfare de Seyssuel-Chuzelles

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Résultats municipales 2020 à Chuzelles », sur lemonde.fr (consulté le 22 juillet 2020).
  9. « Répertoire national des élus », sur data.gouv.fr (consulté le 4 janvier 2021).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Brevet référencé 1997-1279, publié et déposé au Ministère de l'Intérieur et à la Bibliothèque Nationale (1er trimestre 1998)
  15. No 4602 - Décret du Président de la République française sur Gallica, dans le Bulletin des lois de la république française, XIIe série, deuxième semestre de 1875, p. 583 : le nom est orthographié Chazelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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