Brié-et-Angonnes

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Brié-et-Angonnes
Vue générale de Brié.
Vue générale de Brié.
Blason de Brié-et-Angonnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Pont-de-Claix
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Bernard Charvet
2014-2020
Code postal 38320
Code commune 38059
Démographie
Gentilé Briataux
Population
municipale
2 486 hab. (2013)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 12″ Nord 5° 48′ 00″ Est / 45.12, 5.8
Altitude Min. 306 m – Max. 737 m
Superficie 9,70 km2
Localisation

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Brié-et-Angonnes
Liens
Site web www.brie-et-angonnes.fr

Brié-et-Angonnes est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Briataux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le plateau d'Herbeys et de Brié-et-Angonnes vu depuis les Crêtes d'Herbeys.

La commune fait partie de l'aire urbaine de Grenoble.

Brié-et-Angonnes se situe sur un plateau, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Grenoble. La commune se compose de plusieurs hameaux dont trois sont plus grands que les autres : Brié, Angonnes et Tavernolles. Ce dernier a longtemps appartenu à Poisat, et il fait partie de la commune depuis les années 1970, comme le hameau de Mont Rolland, avant attaché à Jarrie[1].

Toponyme[modifier | modifier le code]

Brié signifie forteresse en gaulois (« Brig »), tandis que les Angonnes vient du latin « dans les courbes », probablement à indiquer les virages d'une ancienne voie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle des Angonnes.

Brié-et-Angonnes se trouve sur la route commerciale alpine depuis l'antiquité, route qui deviendra ensuite voie romaine. Deux bracelets en bronze provenant d'une tombe des VIe et Ve siècles av. J.-C. marquent la voie du col du Lautaret entre Grenoble et Vizille. Une tombe de l'âge du Fer a été découverte à Brié, tandis qu'un lieu-dit Briançon ou de Brigantio (oppidum en langue gauloise) est cité mais pas localisable[2],[3].

Une maison forte est présente à Brié en 1339. Elle est déjà associée aux Angonnes, qui répresente l’une des sept mistralies du mandement de Vizille. Aux Angonnes est bâtie la chapelle Saint-Hyppolite au début du XIIe siècle.


Au cours des XVIe siècle et XVIIe siècle, les hameaux du plateau sont secoués par les guerres de religion entre catholiques et protestants qui ensanglantèrent la France. La bataille de Jarrie, qui a eu lieu sur le plateau d'Herbeys, Brié et Haute-Jarrie le 19 août 1587, fut une des plus meurtrière pour la région grenobloise, avec 1500 morts, presque tous Suisses[4]. Le lieu-dit « champ des Suisses » aux Angonnes, entre l'oratoire et l'ancien presbytère au-dessous de la chapelle des Angonnes, rappelle le lieu où furent recueillis les corps des combattants[5].

Le mémorial au rond-point de Tavernolles.

À l'époque révolutionnaire, les paroisses sont supprimées, l'église Saint-Hyppolite devient une chapelle, et naît la commune de Brié-et-Angonnes. Le 7 mars 1815, Napoléon Ier dans son retour de l'île d'Elbe, rencontre à la hauteur du château de l’Enclos de Tavernolles le 7e régiment d'infanterie commandé par le colonel de La Bédoyère. Envoyé par le général Marchand afin de stopper le retour de Napoléon, La Bédoyère qui a prémédité son coup depuis son départ de Grenoble, se rallie à l'Empereur. Napoléon arrive le soir à la porte de Bonne à Grenoble après une halte à l'auberge Ravanat d'Eybens[6]. En 1996, une plaque est inaugurée au rond-point de Tavernolles afin de rappeler que cette rencontre était le dernier obstacle au retour politique de Napoléon[7].

De 1875 à 1879, à l'actuelle limite communale entre Brié-et-Angonnes et Bresson[Note 1], fut bâti le fort de Montavie, en protection de la route Napoléon, du plateau de Champagnier et des collines de Montchaboud. Il est l'un des sept forts constituant la ceinture fortifiée de Grenoble chargé de surveiller le carrefour des vallées alpines de Grenoble, entre le fort des Quatre Seigneurs et le fort de Comboire.

Le 29 novembre 1942, quand l'armée nazie occupa la zone libre, le commandant Albert de Seguin de Reyniès dissout le 6e Bataillon de chasseurs alpins, à la hauteur de l'école du Barlatier, où se trouve aujourd'hui un mémorial : il s'agit du « premier acte de la résistance armée dans le Vercors et le Grésivaudan »[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, à Brié.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Robert Meyer    
2014 en cours Bernard Charvet SE[9] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 486 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
508 535 553 624 650 663 642 655 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
568 614 563 575 619 569 546 524 571
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
539 514 447 372 381 403 391 381 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
467 666 1 511 1 617 1 619 1 833 2 267 2 343 2 452
2013 - - - - - - - -
2 486 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saints-Pierre-et-Paul[modifier | modifier le code]

L'église Saints-Pierre-et-Paul.

L'église Saints-Pierre-et-Paul de Brié, fondé en 432 après-Christ, est considérée une des plus anciennes églises de l'Isère. Les Chartreux, dont le 9e prieur général, Guigues, naquit à Brié, laissèrent leurs empreintes : les absides et le chœur. La nef actuelle, rénovée, date du XIXe siècle[12].

Chapelle des Angonnes[modifier | modifier le code]

La chapelle des Angonnes, dédiée à Saint-Hippolyte est une église médiévale qui fut la paroisse des Angonnes en 1339, labellisée Patrimoine en Isère en 2008[13]. Elle conserve un maître autel retable, un autel baroque rural unique dans son genre en Isère, des toiles peintes conservée dans la nef, dont notamment il faut citer une copie de la Pietà d'Annibale Carracci, une Crucifixion peinte par Paul Dorival (1604 - 1684) en 1663 environs qui a été classée Monument Historique. Au titre des objets classé appartient aussi un reliquaire en bois doré, datant du XVIIIe siècle, qui contient certaines reliques de Saint-François de Sales et de Sainte-Jeanne de Chantal[14].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • le manoir de l'Enclos, entre Brié et Tavernolles, se trouve à 600 m à Sud de Tavernolles. Il s'agit de l'ancienne maison de campagne de Pierre-Antoine de Chalvet, conseilleur au Parlement du Dauphiné[15],[16].
  • le manoir des Bourins, à Brié, lié à une ancienne ferme des Bourrins, fut la demeure du docteur François Billerey. Il se trouve 500 m au Sud-Ouest du hameau des Angonnes[15],[17].
  • le manoir des Angonnes, aux Angonnes, est marqué sur la carte de Cassini du XVIII siècle. Il peut être identifié soit dans le bâtiment du virage de la D112, au-dessus de l'église, soit dans le bâtiment au-dessous de l'église. Les deux présentent une tour circulaire et datent entre le début du XVIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle[15]
  • le domaine Hache, aux Rivaux, devint propriété de la famille d'ébénistes Hache en 1747[15],[18]
  • le mulin cooperatif ou Moulin Neuf, à Tavernolles, démarra son activité en 1909 ; il fut renouvelé en 1936 ; aujourd'hui il appartient à Grenoble-Alpes Métropole il est reconverti en musée[15],[19].
  • les deux pavillons des Lombards, aux Lombards, à l'ouest de la commune[15],[16]
  • la maison de Claude Bailly, aux Métraux

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • l'étang des Longs, aux Longs, labellisé « petit site naturel », qui conserve une population de Triton crêté[20].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • le musée du Moulin-Neuf[15]
  • la bibliothèque à Tavernolles

Personnalités[modifier | modifier le code]

François Billerey (1775-1839).
  • Jean-François Hache dit Hache l’Aîné : (1730 Brié et Angonnes – 1796), ébéniste de père en fils, seul à utiliser les loupes et les racines du noyer. Christophe André Hache ou Hache Bibi, frère de Jean-François lui succéda en 1781.
  • Gaspard de Galbert de Rochenoire, seigneur des Angonnes, né en 1753, marin sous les ordres de l'amiral d'Estaing aux Amériques, puis député de la Guadeloupe aux États généraux, magistrat.
  • Henry Bizot (1901-1990), financier français.
  • le docteur François Billerey (1775-1839) poussa la création de plusieurs stations thermales en Dauphiné, notamment celle d'Uriage. Mort dans son château à Brié-et-Angonnes le 27 octobre 1839, il est enterré au cimetière des Angonnes, à côté de la chapelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À l'époque de sa construction, le fort de Montavie était sur le sol des communes de Poisat et Bresson.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b 1792 - Une commune révolutionnaire, http://www.brie-et-angonnes.fr, accès le 24 avril 2016.
  2. Aimé Bocquet, « L'Isère préhistorique et protohistorique », Gallia préhistoire, vol. 12, no 1,‎ , p. 121-258 (lire en ligne)
  3. Aimé Bocquet, Le passé de l'Oisans et la voie Grenoble -le Col du Lautaret, accès le 4 mai 2016.
  4. « La Bataille de Jarrie, le 19 août 1587 », sur www.sudgrenoblois-tourisme.com (consulté le 24 avril 2016).
  5. Robert Aillaud et Bernard Honoré, « 1587 - La bataille de Jarrie », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 24 avril 2016).
  6. isere-tourisme.com, Bicentenaire du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, page 12.[PDF]
  7. La pierre qui soutien la plaque faisait partie du Petit Hotel de l'Empereur, jadis route d'Eybens, qui avait accueilli Marie-Antoinette d'Autriche. Voir la Gazette des Briataux. Bulletin municipal de Brié-et-Angonnes, n. 18, janvier-février 2007, p. 8.
  8. « 1942 - Le 6ème BCA », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 24 avril 2016).
  9. ledauphine.com du 4 décembre 2014, Bernard Charvet restera maire de Brié-et-Angonnes.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  12. « Église Saints-Pierre », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 3 mai 2016).
  13. « Les labels patrimoine en Isère », sur www.isere-patrimoine.fr (consulté le 4 août 2014)
  14. « La Chapelle des Angonnes », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 3 mai 2016).
  15. a, b, c, d, e, f et g Tasset 2005, p. 185-187
  16. a et b Ménard 1994
  17. P. Dreyfus, Les rues de Grenoble,
  18. « La propriété Hache », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 3 mai 2016).
  19. « Le moulin coopératif », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 3 mai 2016).
  20. Suzanne Ehrhard, « Aux Longs », sur www.brie-et-angonnes.fr (consulté le 2 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 185-187
  • Annick Ménard (dir.), Patrimoine en Isère : Pays de Vizille, Grenoble, Département de l'Isère, coll. « Inventaire du patrimoine »,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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