Jacques Feyder

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Jacques Feyder
Nom de naissance Jacques Léon Louis Frédérix
Naissance
Ixelles, Belgique
Nationalité d'origine : Drapeau de Belgique Belge
naturalisation : Drapeau de France Français
Décès (à 62 ans)
Prangins, Suisse
Profession Réalisateur, scénariste, acteur, producteur de cinéma
Films notables L'Atlantide,
La Kermesse héroïque

Jacques Frédérix dit Jacques Feyder, est un réalisateur, scénariste, acteur, producteur de cinéma et monteur d'origine belge, naturalisé français, né le à Ixelles (Belgique), mort le (à 62 ans) à Prangins (Suisse).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Feyder débute au théâtre en 1908, et il est figurant dans plusieurs films avant de devenir l'assistant de Gaston Ravel de 1912 à 1915. Il tourne en Afrique son premier grand film, L'Atlantide en 1921, dans des décors naturels, pendant huit mois. Cette œuvre révèle sa maîtrise de la peinture des grands espaces, maîtrise que l'on retrouve dans un autre chef-d'œuvre, Visages d'enfants (tourné en 1923, sorti en 1925), tourné en grande partie en décors naturels dans le Haut-Valais. La critique de l'époque a bien souligné cette authenticité de cadre. Pour L'Atlantide, déjà, Feyder avait refusé de tourner ses extérieurs en France où les paysages désertiques de Fontainebleau auraient pu faire l'affaire. Il a tenu à partir pour le Sahara, sur les lieux mêmes décrits par Pierre Benoît pour tourner ses extérieurs. Pour Visages d'enfants, Feyder emmène sa troupe dans le Haut-Valais, où sont tournés tous les extérieurs pendant le printemps et l'été de 1923. D'authentiques paysans, dont beaucoup n'ont jamais vu une caméra, ni même assisté à une projection de film, composent la figuration. Ces scènes sont tournées dans le village de Grimentz, où Feyder et Françoise Rosay reviendront près de 20 ans plus tard pour la réalisation d'Une femme disparaît. Seuls les intérieurs du chalet et la chapelle, enterrés sous l'avalanche, tout comme certains raccords, sont tournés en studio à Paris.

Si l'exemple des films suédois a été bien compris par Feyder lors du tournage de Visages d'enfants, l'influence de Gance et même de D. W. Griffith sont tout aussi sensibles, notamment avec le montage accéléré de La Roue que Feyder utilise dans Visages d'enfants pour traduire le désarroi du jeune orphelin lors de l'enterrement de sa mère.

Henry Roussell et Albert Préjean (à droite) dans Les Nouveaux Messieurs (1929).

Visages d'enfants, production coûteuse, assoit la réputation de Jacques Feyder comme cinéaste prodigue. Le triomphe de L'Atlantide n'a pas effacé dans l'esprit des producteurs les exigences du réalisateur qui ont fait de ce film le plus coûteux de la production française. Le tournage en extérieurs a fortement augmenté le budget : prévu pour deux mois, le tournage dans le Haut Valais s'étire sur quatre. Des déboires d'ordres financiers mettent en péril le destin commercial du film. Soucieux d'assurer une meilleure diffusion à leurs films – à l'instar des Artistes Associés –, Feyder et ses confrères Max Linder et René Hervil avaient créé un consortium, les Grands Films Indépendants. Mais un désaccord survient entre Feyder et l'administrateur à la suite duquel les bobines impressionnées de Visages d'enfants sont mises sous séquestre.

Feyder doit attendre un an – pendant lequel il tourne l'Image à Vienne pour la Vita-Film – avant d'achever son montage. Présenté en janvier 1925 Visages d'enfants sort enfin en mars de la même année, salué comme un film charnière par la critique et boudé aussitôt par le public. Jean Mitry, historien et théoricien français du cinéma, écrit cependant : « s'il me fallait retenir un seul film de toute la production française des années 1920, c'est assurément Visage d'enfants que je retiendrai ».

En 1928, Feyder part pour Hollywood où il est sous contrat avec la MGM jusqu'en 1933. Il réalise entre autres deux films avec la star Ramon Novarro, Daybreak et Le Fils du radjah, où l'on reconnaît sa recherche de lumière et son sens de la poésie.

Le Prix international de la mise en scène lui est décerné en 1936 à la Mostra de Venise pour La Kermesse héroïque.

Il est naturalisé français en 1928.

Il épouse l'actrice Françoise Rosay, qu'il fait tourner dans ses principaux films : La Kermesse héroïque, Le Grand Jeu. Deux de leurs enfants sont réalisateurs, Paul Feyder et Bernard Farrel. Le troisième, Marc Fréderix, est décorateur.

J.Feyder a habité au 195 rue de l'Université (Paris).

Un lycée porte aujourd'hui le nom de Jacques-Feyder à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Monteur[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]