Biviers

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Biviers
Image illustrative de l'article Biviers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Meylan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
René Gautheron
2014-2020
Code postal 38330
Code commune 38045
Démographie
Gentilé Bivierois
Population
municipale
2 325 hab. (2013)
Densité 377 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 25″ N 5° 48′ 14″ E / 45.2402777778, 5.8038888888945° 14′ 25″ Nord 5° 48′ 14″ Est / 45.2402777778, 5.80388888889
Altitude 400 m (min. : 311 m) (max. : 1 388 m)
Superficie 6,17 km2
Localisation

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Biviers

Biviers est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Biviérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Biviers est une commune située dans la vallée du Grésivaudan, à environ une dizaine de kilomètres de Grenoble. Elle compte 2 504 habitants[1].

De nombreux points de la commune liés à la topographie permettent d'avoir un diaporama. En effet, il est ainsi possible, par temps dégagé, d'apercevoir le Mont-Blanc, distant à vol d'oiseau de près de 200 km, et le mont Aiguille. Le site offre également une vue de toute la chaîne de Belledonne et de la Chartreuse, avec en ligne de mire, la Dent de Crolles, la Croix de Chamrousse, la Croix de Belledonne... ainsi que sur le Trièves et les contrefort du Vercors, au-dessus de Grenoble et le Moucherotte.

Depuis les points de Saint-Hugues de Biviers, de l'église et du prieuré et de toute la partie amont de cette ligne, Biviers offre une vue de l'ensemble du bassin grenoblois.

Sise au pied du massif de Chartreuse, le long du Mont du Saint-Eynard, dont le relief et la falaise s'offrent sur toute sa longueur, cette configuration offre à Biviers et à ses communes voisines un micro-climat nommé usuellement de "petit Nice"[2]. En effet, la commune de Biviers bénéficie d'un paysage et d'un relief, d'une flore et d'une faune particuliers, complétés par la grande amplitude d'altitude entre son point bas (317 m) et son point haut (1 100 m). Ce micro-climat s'étend de Corenc à Saint-Nazaire-les-Eymes et est géologiquement connu. Il s'explique par l'orientation de la falaise du Saint-Eynard. La végétation locale accueille certaines espèces de pins, ainsi que l'amélanchier, pour ses qualités contre les éboulis de pierres, deux espèces végétales que l'on retrouve près de la côte d'Azur et en Provence.

Biviers, par son exposition géographique et son micro-climat, le tout renforcé en partie par sa topographie, eu une forte activité viticole[3], jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale (1939-1945). Mais face à la concurrence et aux qualités de vignobles tels les vins de Chignin (Savoie) et malgré les qualités d'expositions géographique et climatique, complété par l'attribution de subventions pour défricher et réduire les productions viticoles, l'espace viticole de Biviers céda de 1945 à 1970, peu à peu. C'est ainsi que les premiers lotissements furent construits à Biviers, les grandes familles propriétaires du foncier ayant meilleur partie à vendre le foncier[4]. Cette tendance est amplifiée par les besoins de logements et les retombés économiques du développement du bassin grenoblois entre 1955 et 1980. Les J.O de 1968 ont permis de financer de nombreuses infrastructures routières, telles que l'autoroute Lyon-Grenoble, la voie express Grenoble - Le-Touvet qui, en 1975, se transformera en autoroute Grenoble Chambéry.

Histoire[modifier | modifier le code]

Biviers est une commune qui date de la fin du XVIIIe siècle. Il y avait beaucoup de fermes de viticulteurs, paysans et agriculteurs.

La mairie : une histoire...[modifier | modifier le code]

En 1792, le conseil municipal décide de vendre la mairie, trop délabrée, pour racheter l’ancien presbytère. Le curé et un valet de la mairie habiteront dans la maison, composée au rez-de-chaussée d’une écurie, d'une cuisine, d'une salle et de quatre celliers et, à l’étage, de deux chambres et deux cabinets. Au nord, il y a un emplacement au-dessus de la cave, où l’on construira une salle pour le conseil municipal. La commune étant pauvre, ce n'est qu'en 1818 qu’une armoire fermant à clé sera achetée, pour conserver les documents officiels.

Il faudra attendre 1841 pour qu’une grande bâtisse soit achetée pour transférer la maison communale. Sise chemin de Moydieu, elle est massive, banale. Elle a été agrandie, intégrant la maison du vigneron traditionnelle. En 1634, elle apparait sur le parcellaire comme propriété de la famille de Moydieu, dont les membres sont conseillers du Parlement de Grenoble. Maison des champs, elle fournissait à cette famille fruits et légumes, vins et rentes. Au début du XVIIe siècle, elle a été transformée ; on retrouve une entrée sur la façade ouest, qui accède à l’étage par un escalier droit de 120 cm de large. Les marches sont des blocs de calcaire reposant sur les murs d’échiffre, une accolade plate apparait sous plâtre et peinture au-dessus de la porte de l’étage et un plafond à la française dans une pièce signent l’époque.

En 1977, la mairie est transférée chemin de l’Église, après avoir acquis l'ancienne villa de la famille Michal-Sisteron[5].

Les maires de Biviers depuis la fin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Époque Dates élection

Nominations

! . Nom des Maires . Nbre de mandats Mode d'élection ...............
XVIIIe siècle 1790 Jacques Perrard 1 Agent municipal [maire]

Élu par les électeurs dits « actifs »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1959 Roger de Boisremond    
1959 1989 Louis Charpentier sans étiquette agriculteur
Mars 1989 Mars 1995 Jacques Eybert-Prud'Homme sans étiquette  
Mars 1995 Mars 2001 Martine Prolongeau    
Mars 2001 Mars 2008 Claudie Darnault    
mars 2008 Mars 2014 Jannick Mousin Sans étiquette  
Mars 2014 en cours René Gautheron Sans étiquette  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 325 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
616 604 695 645 714 760 739 690 651
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
619 589 610 589 589 583 610 540 534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
554 488 440 360 409 416 396 483 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
679 964 1 733 2 147 2 258 2 383 2 391 2 348 2 360
2013 - - - - - - - -
2 325 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

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Comme Montbonnot-Saint-Martin, Biviers est divisée pour la continuation de la scolarité. Il y a deux parties séparées par le torrent de l'Aiguille :

  • les élèves résidant rive droite vont au collège du Grésivaudan à Saint-Ismier ;
  • les élèves résidant rive gauche vont au collège Lionel-Terray à Meylan.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le parc et les décors intérieurs et extérieurs du château font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 27 octobre 1948[8]. Le parc du XVIIIe siècle est aussi répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[9]. Le château et son parc fut vendu par la famille Forest durant les années 1950, à l’œuvre des villages d'enfant. Aujourd'hui, le château de Franquières est un institut thérapeutique éducatif et pédagogique (ITEP)[10] qui accueille des enfants en difficulté, essentiellement par leur décalage avec les enfants du même âge. L'OVE leur apporte une structure d'accueil personnalisée et encadrée.
Le château fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 4 novembre 1960[11]. Seules les façades et les toitures sont inscrites.
  • Château de Montbives ou Montviol
Cette ancienne maison forte du XIIe siècle fut dans un premier temps une salle de garde, en liaison avec la Tour d'Arces de Saint-Ismier, afin de contrôler et surveiller les voies d'accès en provenance de la Chartreuse, par le pas de la Branche et le col de la Feta. Ce poste de garde était sous la gestion de la famille d'Arce qui, avec le château de Méribel à Montbonnot, contrôlait militairement le secteur.
À la Renaissance, la famille d'Arce ne suivra pas l'évolution économique en se diversifiant vers des activités de négoces ou de commerce, comme cela fut pour de nombreuses familles d'armes à cette époque.
  • Église romane

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abel Servien, né à Biviers. ministre de Louis XIV et négociateur du traité de Westphalie (1644-1648)[12]
  • Dominique Dubarle (né en 1907 à Biviers), religieux et philosophe. Il collabora avec Leprince-Ringuet à résoudre des problèmes de physique nucléaire, il a écrit Humanisme scientifique et raison chrétienne (1964), La Civilisation et l’atome (1964), Approche d’une théologie de la science (1967).
  • Claude Berri, producteur-réalisateur de cinéma français. De confession juive, il a été caché à Biviers durant la Seconde Guerre mondiale. Le film Le Vieil Homme et l'Enfant, tourné en 1966 en partie sur Biviers et à Saint-vincent-de-Mercuze (Isère), retrace les années de Claude Berri dans la Guerre 1939-1945, lors de son séjour à Biviers.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Biviers Blason Coupé : au premier d'azur à la chaîne de montagne de sinople chargée de deux torrents aussi d'azur ondoyant en pal et mouvant de deux cols de la chaîne, accompagnés en pointe de deux châteaux couverts d'argent posés sur les berges extérieures et d'une tour couverte du même posée en chef sur la berge commune ; au second de gueules à la chouette contournée surmontée à dextre d'une étoile de huit rais, le tout d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chiffres clés pour l'ensemble des communes de moins de 10 000 habitants enquêtées en 2004, en 2005 ou en 2006, INSEE (consulté le 13 décembre 2007).
  2. Les différents professeurs de l'institut de géologie et géographie de Grenoble dont l'un de ces anciens président est un Bivierois, expliquent aisément ce phénomène par le relief de la Falaise du St-Eynard et son exposition au soleil, créant ainsi une réverbération et une restitution énergétique.
  3. Mémoire d'étude de Denis C. Historien Conseil et spécialiste de l'aménagement du territoire et des risques naturels
  4. Entretien avec l'ancien président de la société des sulfates de Biviers de en 1950 lui-même agriculteur et qui sera par la suite Maire de Biviers durant plusieurs mandats. Les sulfates sont utiliser pour traiter les vignes.
  5. Journée du Patrimoine 2013 - extrait des animations faites par la commune
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  8. « Château de Franquières (intérieur et extérieur) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Liste des lieux et monuments de la commune de Biviers à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Oeuvre Village d'enfants - Biviers »
  11. « Château de Biviers », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Livret rédigé par Augustin Jacquemont, lors des journées du patrimoine du 16 et 17 septembre 2000, complété par une bibliographie de Madame Helene Duccini

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]