Sainte-Eulalie-en-Royans

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Sainte-Eulalie-en-Royans
Sainte-Eulalie-en-Royans
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Royans-Vercors
Maire
Mandat
Olivier Testoud
2020-2026
Code postal 26190
Code commune 26302
Démographie
Gentilé Aulayens, Aulayennes
Population
municipale
546 hab. (2018 en diminution de 3,53 % par rapport à 2013)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 54″ nord, 5° 20′ 32″ est
Altitude 286 m
Min. 178 m
Max. 1 053 m
Superficie 6,14 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sainte-Eulalie-en-Royans

Sainte-Eulalie-en-Royans est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'entrée du village, venant de Saint-Laurent.

Sainte-Eulalie-en-Royans est située à 7 km au nord-est de Saint-Jean-en-Royans (ancien chef-lieu de canton) et à 34 km à l'est de Romans-sur-Isère.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

En 2014, elle a été classée à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Eulalie-en-Royans, la cascade blanche.

La commune de Sainte-Eulalie-en-Royans est arrosée par la Vernaison, affluent de la Bourne. Elle forme, au nord, une limite naturelle avec les communes de Châtelus et Pont-en-Royans.

La Cascade blanche, cascade remarquable, est située non loin du village[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La réalisation du tunnel du Grand Goulet, inauguré en 2008, fait du village l'un des accès au massif du Vercors[réf. nécessaire].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Eulalie-en-Royans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,3 %), zones agricoles hétérogènes (29 %), terres arables (20,6 %), zones urbanisées (5,4 %), prairies (3,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Petit village de plateau[10].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1086 : mention de la paroisse : ecclesia Sancte Eulalie in episcopatu Diensi (cartulaire de Romans, 161).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella Sancte Eulalie (pouillé de Die).
  • 1356 : mention de la paroisse : parrochia Sancte Heulhaillye (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1450 : mention de la paroisse : cura de Sancta Heauleria (Rev. de l'évêché de Die).
  • 1456 : Saincte Eulalie en Royans (archives de la Drôme, E 2301).
  • 1463 : Sanctus Hilarius in Royano et Sanctus Heularius (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1463 : mention de la paroisse : parrochia Sancti Hilarii in Royano et parrochia Sancti Hilarii Dyensis diocesis (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1484 : Sancta Eularia (archives de la Drôme, E 2126).
  • 1511 : Sainct Hylaire (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1566 : Sainct Yllaire (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1576 : Saincte Heulalie (rôle de décimes).
  • 1606 : Sainte Hullalie au mandement du Pont en Royans (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1680 : Saint Hylaire (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1693 : Saint Ylaire et Sainte Ulalie (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1705 : Sainte Hulalie et Saint Hilaire (dénombrement du royaume).
  • 1775 : Sainte Ulalie (Aff. du Dauphiné).
  • 1777 : la communauté de Sainte Eullalie et Saint Hillaire (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix).
  • 1788 : Sainte Hulalie en Royans (Alman. du Dauphiné).
  • 1789 : Saint Hylaire (instruct. pour les communautés).
  • 1793 : Combe fores [appellation révolutionnaire].
  • 1891 : Sainte-Eulalie, commune du canton de Saint-Jean-en-Royans.

Le  : la commune prend le nom de Sainte-Eulalie-en-Royans[12].

Étymologie[modifier | modifier le code]

La commune porte le nom d'une jeune Espagnole qui fut martyrisée sous Dioclétien (303-305) pour n'avoir pas voulu renier sa foi chrétienne.
Cette dernière est chantée par la Cantilène de Sainte Eulalie, composée vers 880, un des plus anciens textes conservés en langue romane. Il y a en France méridionale dix autres communes de ce nom[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune fait partie de la tribu gauloise des Voconces[10].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Présence romaine[10].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[11] :

  • XIIIe siècle : possession des dauphins du Viennois, puis des évêques de Die[10].
  • Au point de vue féodal, la terre dépendit toujours de celle de Pont-en-Royans.

Démographie[11] :

  • 1688 : 55 familles.
  • 1706 : 243 habitants.
  • 1789 : 81 chefs de famille.

Avant 1790, Sainte-Eulalie était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et du bailliage de Saint-Marcellin.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont les dîmes appartenaient premièrement au chapitre de Romans et dès le XIVe siècle au prieur de Pont-en-Royans qui présentait à la cure[11].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune fait partie du canton de Saint-Jean-en-Royans[11].

De 1901 à 1931, le village est desservi par la ligne de chemin de fer secondaire des chemins de fer départementaux de la Drôme reliant Bourg-de-Péage à Sainte-Eulalie[13]. La commune disposait alors de deux gares, celle du bourg, mise en service dès 1901 et celle du terminus situé au pont des Foulons (en limite de Pont-en-Royans – Isère), ouverte en 1904[2].

L'histoire de la commune est marquée par un passé industriel. On comptait 350 emplois dans les années 1970 à 1990[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Jean-Marc Estassy    
2008 2014 Jean-Marc Estassy   maire sortant
2014 2020 Alain Revol   retraité
président de la CC Le Pays du Royans (2014 à 2016)
vice-président de la CC du Royans-Vercors (depuis 2017)
2020 En cours Olivier Testoud[14][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Jean-en-Royans[15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune a intégré le canton de Vercors-Monts du Matin.
Elle se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Valence du département de la Drôme.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Drôme.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes Le Pays du Royans créée en 1997. Le , cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former la communauté de communes du Royans-Vercors.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 546 habitants[Note 2], en diminution de 3,53 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
253244264348385322300334327
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318340315298328309309300301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287266262268267249272283298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
324282360386402507501549548
2018 - - - - - - - -
546--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sainte-Eulalie-en-Royans, l'école.

Sainte-Eulalie-en-Royans dépend de l'académie de Grenoble.

Les élèves commencent leur scolarité à l'école primaire de la commune, qui accueille 40 écoliers[19][Quand ?].

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Vogue : le deuxième dimanche de février[10].
  • Fête de la cascade en été[10].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche[10].
  • Randonnées (passage du GR9)[10].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : noyers, pâturages (bovins)[10].

  • Produits locaux : fromages, ravioles du Royans[10].

L'activité économique du village est centrée sur l'agriculture, avec la culture du tabac, de la noix, du maïs, ainsi que de la production laitière[2].

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

  • Un bar associatif[2].
  • Plusieurs artisans[2].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune propose des chambres d'hôtes et des gîtes[2].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maisons anciennes[10].
  • Lavoir[10].
  • Église du XIXe siècle[10].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Artisanat d'art[10].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La cascade blanche, cascade remarquable, est située non loin du village.

La commune fait partie du Parc naturel régional du Vercors[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Sainte-Eulalie-en-Royans possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. a b c d e f et g « Ste Eulalie-en-Royans », sur http://cc-royans-vercors.org (consulté le ).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a b c d e f g h i j k l m n et o Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Sainte-Eulalie-en-Royans.
  11. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 337.
  12. Décret du 5 janvier 1965 portant changement de noms de communes, JORF no 7 du 9 janvier 1965, p. 213, sur Légifrance.
  13. « Bourg-de-Péage - Sainte Eulalie en Royans », Le Chemin de fer départemental de la Drôme (consulté le ).
  14. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. fiche de l'école primaire de la commune sur le site de l'éducation nationale