Noyarey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Noyarey
Noyarey
Entrée de la ville de Noyarey en 2017
Blason de Noyarey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Denis Roux
2014-2020
Code postal 38360
Code commune 38281
Démographie
Population
municipale
2 257 hab. (2015 en augmentation de 0,62 % par rapport à 2010)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 54″ nord, 5° 37′ 42″ est
Altitude 225 m
Min. 191 m
Max. 1 649 m
Superficie 16,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Noyarey

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Noyarey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Noyarey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Noyarey
Liens
Site web www.noyarey.fr

Noyarey est une commune française située en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de l'Isère. La commune qui se situe au nord-ouest de Grenoble fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole.

Géographiquement, le territoire de la commune de Noyarey est bordée par l'Isère sur sa limite orientale et par les falaises du massif du Vercors sur sa partie occidentale. Une grande partie du territoire de la commune est d'ailleurs située en zone de montagne.

À la suite d'un nouveau découpage territorial mise en application à l'occasion des élections départementales de 2015, le territoire de la commune se situe désormais sur le territoire du canton de Fontaine-Vercors.

Ses habitants sont appelés les Nucérétain(e)s[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Plan de Noyarey

Situation[modifier | modifier le code]

Son territoire est situé en partie sur les premiers contreforts des falaises du Massif du Vercors et dans la vallée de l'Isère. La commune se place également au nord-ouest de Grenoble et au sud-est de Voiron. Noyarey est partiellement intégrée au parc Naturel Régional du Vercors depuis 2008.

Noyarey est située à 32 km de Villard-de-Lans, 95 km de Lyon, préfecture et siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 13 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, 299 km de Marseille et 565 km de Paris[2].

Son territoire, traversé par l'ancienne RN 531, ancienne route nationale française reliant Bourg-de-Péage à Grenoble, est également longé dans son côté oriental (sur la rive opposé de l'Isère) par L'autoroute A48, autoroute permettant la liaison de Lyon ou Valence à Grenoble.

Description[modifier | modifier le code]

Noyarey présente un petit bourg central historique qui se situe sur une butte, à proximité immédiate des falaises du massif du Vercors. La hameau de Saint-Jean, seconde petite agglomération s'est construite originellement sur une autre butte, située entre un et deux kilomètres plus au sud de la butte du bourg central, mais toujours à proximité de la montagne.

L'ensemble des habitations étaient donc, à l'origine, situées sur ces élévations séparées, ceci afin d'éviter les crues dévastatrices de l'Isère au printemps. Cependant, au fil du temps, avec l'urbanisation qui s'est développée au cours des deux derniers siècle et l'endiguement de l'Isère, les deux hameaux ont fini par se rejoindre le long de la route de Grenoble à Valence, située en contrebas, donnant ainsi à la petite agglomération son aspect unique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

À l'instar de toutes les communes du bassin Grenoblois, le climat de Noyarey se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une légère influence méditerranéenne (les étés sont chauds mais plutôt humides). Le bassin comporte un bon ensoleillement (2 100 heures par an) mais des précipitations généralement abondantes (entre 900 et 1 000 mm par an). L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat car elles entraînent un effet de cuvette avec des chaleurs torrides, l'été et un froid assez conséquent, l'hiver. D'autres phénomènes liés aux vents tels que l'effet de foehn sont également bien connus dans la région.

Article connexe : Climat de l'Isère.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2012, 2014 et 2016[modifier | modifier le code]

  • 2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0 −4,7 2,3 7 10,6 14,6 15,5 15,1 11,5 8,9 3,6 0,1
Température maximale moyenne (°C) 7,2 4,2 18,4 17,6 23,4 26,9 27,7 29,5 23,1 18,2 12 6,6
Source : Climat de Noyarey en 2012 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2,2 2,7 7,2 9,2 13,9 15,1 14,3 12,6 9,5 5 1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,3 16,4 19,9 21,5 27,6 24,8 25,4 24,4 21,3 13,9 8,1
Source : Climat de Noyarey en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 3 2,7 7,1 9,5 14,5 15,7 14,6 12,9 7 3,9 −3,8
Température maximale moyenne (°C) 9,3 11,3 13,4 17,1 21,3 25,8 28,8 29,1 26,6 16,8 11,6 6,6
Source : Climat de Noyarey en 2016 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Noyarey est situé, pour sa partie orientale, dans la plaine alluviale occupée par le lit de l'Isère, au débouché d'une petite vallée encaissée dont le fond suit sensiblement la limite entre les calcaires du Jurassique terminal, étage du Tithonien, avec des alternances marno-calcaires datant du Crétacé.

Entre le vieux bourg de Noyarey et l'ancien bourg (ou faubourg) de Saint-Jean, la plaine alluviale s'appuie sur le rebord oriental d'un plateau en partie boisée qui s'avance vers le lit de la rivière. Cette éminence est organisée en une alternance de marnes, de calcaires argileux et de calcaires bioclastiques. Trois éperons rocheux s'en détachent, formant ainsi des faisceaux de bancs nettement plus calcaires.

Au niveau occidental de son territoire, la commune se situe sur le flanc oriental de l'anticlinal du Sornin (dénommé localement la "Dent du Loup") appartenant au massif du Vercors et que la trouée de l'Isère tranche ici en biseau et en occupant une bonne partie du flanc de la vallée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pont barrage de Noyarey Saint-Egrève

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière et quelques rus et ruisseaux qui sont ses affluents ou sous-affluents, dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

  • L'Isère
Cette rivière qui borde l'est du territoire communal, mais assez loin du bourg ce qui s'explique pour des raisons historique face aux risques de crues. Cette rivière est donc située à la limite orientale du territoire de Noyarey
Un barrage EDF, mis en service en 1992, est situé sur l'Isère entre les communes de Noyarey et de Saint-Égrève, construit à 2,8 km en aval du confluent Isère-Drac. L’usine ou centrale est directement intégrée au barrage. La hauteur totale du barrage est de 40 mètres avec cinq passes équipées de vannes de 20 mètres. La puissance installée est de 46 mégawatt[4].
  • Les rus et ruisseaux
    • Le ruisseau de l’Argentier, torrent originaire du massif du Vercors, ayant sa source au-delà du hameau d'Ézy.
    • Le ruisseau de Séblou
    • Le ruisseau de la gorge
    • Le ruisseau de la Thouvière
    • Le ruisseau des Lausses
    • Le ruisseau de l'école

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A48 (autoroute Lyon - Grenoble)[modifier | modifier le code]

L’autoroute A48 est une autoroute permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle est connectée avec l'A480 à Sassenage et avec l'A49 à Voreppe, non loin de Veurey-Voroize. Cette autoroute est gérée par la société AREA.

La bretelle de sortie n°12 permet de rejoindre l'entrée nord de la commune de Noyarey, après la traversée de Veurey-Voroize par la route départementale 1532. La sortie n°13 nécessite l'usage d'une rond-point avant Voreppe.

Sortie 12 Veurey et Sortie 13 Voreppe à 51 km à 45 km : Valence par RD 1532, Voreppe.

La bretelle de sortie n°14 permet de rejoindre l'entrée sud de la commune de Noyarey, après le premier rond-poitn situé sur la route départementale 1532.

Sortie 14 Saint-Égrève nord à 52 km : Saint-Égrève, Fontanil-Cornillon, Autrans, Villard-de-Lans

L'ancienne route nationale 532 (RD 1532)[modifier | modifier le code]

RD 1532 à l'entrée de Noyarey

L'ancienne route nationale 532 ou « RN 532 » est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). En 2006, la route nationale 532 a été déclassée dans le département de l’Isère en « RD 1532 ». Cette route traverse le territoire de Noyarey depuis le nord, limite de la commune de Veurey-Voroize) et vers le sud, commune de Sassenage sous la dénomination d'avenue Saint-Jean.

Les routes secondaires[modifier | modifier le code]

  • La route départementale 74 relie le bourg central de Noyarey au hameau d'Ézy
  • La route départementale 105F relie la route départementale 1532 à L’autoroute A48 et à la route départementale 1075 à Saint-Égrève.

Transports publics locaux[modifier | modifier le code]

La commune de Noyarey qui fut, en 1895, relié à Grenoble par une ligne de l'ancien réseau du premier réseau de Grenoble, est toujours reliée au réseau de transports en commun de l'agglomération de Grenoble (réseau TAG), notamment par deux lignes de bus.

Les différentes lignes de bus desservant la commune sont :

  • La ligne de bus Proximo n°20
qui relie Noyarey avec la commune de Veurey-Voroize (Mairie) et la commune de Seyssinet-Pariset (Hôtel de Ville).
  • La ligne de bus Flexo n° 52
qui relie Veurey-Voroize avec la Gare de Saint-Égrève-Saint-Robert
  • La ligne de bus Flexo n°53
qui relie Fontaine avec la commune de Noyarey (Parc des biches).

Autres modes de transports[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare ferroviaire SNCF de Saint-Égrève-Saint-Robert desservie par les trains régionaux du réseau TER Rhône-Alpes, celle-ci étant située à environ 5 km du centre de Noyarey.
Cette gare est reliée directement à la Gare de Grenoble, elle-même desservie par des TGV circulant sur les grandes lignes notamment en direction de Paris et Lyon.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 30 km. On peut rejoindre cet aéroport par la gare routière de Grenoble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux, Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Noyarey, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[5]. Les principaux hameaux et lieux-dits sont indiqués en caractères gras.

  • Ézy
  • Combe Clause
  • Les Veillères
  • Trucherelle
  • Le Pailler
  • Mont Roux
  • Carron
  • Caderousse
  • Le Maupas
  • Moirot
  • La Vanne
  • Mollard des îles
  • Les Glairons
  • Les Chaulnes
  • Le Poyet
  • Saint-Jean
  • Le Meney
  • Pra Paris

Principaux hameaux[modifier | modifier le code]

  • Saint-Jean
Cet ancien hameau est depuis le XXe siècle intégré dans l'agglomération centrale du village. Il est remarquable par le fait qu'il héberge le plus grand immeuble d'habitation de la commune.
Hameau des Chaulnes
  • Ezy
Autrfois orthographié sous le nom d'Hayzi[Note 1] Petit hameau de montagne, situé sur les hauteurs boisés du Vercors et sur lequel se développe une agriculture de montagne (ovins et bovins essentiellement) formant une vaste clairière.
En 1870, un archéologue, Villot, fit des fouilles dans la Grotte des fées, située sur la route qui mène au hameau d'Ezy avant d'arriver au second hameau de montagne de Noyarey appelé Trucherelle. Il y découvrit entre autres : un grattoir frontal sur éclat épais, un éclat retouché sur les deux faces et trois tessons de céramique dont un bouton et un téton foré. Dans les réserves du Musée dauphinois se trouvent un fragment de bord de vase trouvé dans cette grotte ainsi que le fragment d’un objet indéterminé.
  • Les Glairons
Ce hameau situé entre Saint-Jean et les Chaulnes, terme voulant indiquer que le domaine se situe à proximité d'un terrain sablonneux[6] ce qui s'avère exact de par la présence du bassin limoneux de l'ancien lit l'Isère qui jouxte les hauteurs de l'ancien village de Saint-Jean.
  • Les Chaulnes
Ce lieu-dit, très proche de l'ancien hameau de Saint-Jean correspond à l'ancien domaine du seigneur de la région, le baron de Sassenage puis du Marquis de Chaulnes qui rachètera le domaine au XVIIe siècle et dont le château peut aujourd'hui encore être observé à l'entrée Sud de l'agglomération de Noyarey (route de Sassenage).
  • Pra Paris
Cet important hameau dont l'appellation est partagée avec la commune de Sassenage est traversée par la RD 105F qui conduit au barrage de Saint-Égrève. Ce hameau comprend des lotissements et il se situe entre la route de Valence et l'Isère, à l'extrême sud du territoire communal.

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

Le bourg de Noyarey au pied de la Buffe

De 2009 à 2013, la commune de Noyarey a élaboré son premier Plan Local d'Urbanisme, projet dirigé par l'urbaniste de la commune et le bureau d'études "les pressés de la cité".

Ce document de planification a été reconnu pour sa qualité et a obtenu le Premier prix régional Rhône-Alpes 2012 sur "l'éco-responsabilité et le développement durable"[7] organisé par le Réseau Régional sur l’Eco-responsabilité et le Développement Durable (RREDD). Le RREDD est composé notamment de l'Agence régional de l'environnement de la région Rhône-Alpes (Rhône-Alpes Énergie Environnement - RAEE), qui a publié un communiqué de presse relatif aux lauréats de ce concours[8].

De nombreuses communes utilisent désormais ce document comme exemple pour une bonne intégration des questions de développement durable dans leur PLU, et notamment, une bonne intégration de la trame verte et bleue française.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La collectivité de Grenoble Alpes Métropole détient la gestion du cycle de l’eau sur l'ensemble des 49 communes de son territoire assurant la protection des ressources, la production d’eau potable, la distribution aux usagers, ainsi que la collecte et le traitement des eaux usées[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village se dénommait Nuceretum au Xe siècle.

L'origine du nom de la commune est probablement liée à la culture de la noix, répandue autrefois dans cette région, mais inexistante aujourd'hui en raison de l'incompatibilité entre les vents de la vallée et la culture des noyers. Une autre explication de l'origine du nom Noyarey viendrait des nombreuses personnes "noyées" par les eaux tumultueuses de l'Isère, avant son endiguement[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Histoire de l'Isère.

L'histoire de Noyarey et du domaine de Chaulnes ont été relatés dans un seul ouvrage littéraire. Celui-ci a été écrit par le chanoine Cyrille Thelliez et se dénomme Noyarey village fleuri édité par l'imprimerie Eymond en 1961 et qui sert de source principale à une grande partie de cet historique[11]. Les autres sources sont cependant indiquées.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants furent les Voconces, tribu gaulois originaire du Sud de la Gaule et une autre tribu qui leur est associée, les Vertamocores et qui donneront leur nom au massif du Vercors. Ces tribus se seraient installés sur les plateaux dominant la vallée de l'Isère qui surplombe le village actuel. Ils se sont ensuite regroupés sur les buttes dominant la rivière l'Isère.

Le site de Noyarey, proche d'une grande courbe de l'Isère, située un peu plus au nord (commune de Veurey-Voroize), correspond également à la limite méridionale du territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné.

L'énigme du « passage d'Hannibal »[modifier | modifier le code]

Hannibal traversant les Alpes
Hannibal traversant les Alpes en 218 av. J.-C. (Münchener Bilderbogen).

Professeur émérite d’histoire ancienne à l’Université de Newcastle au Royaume-Uni , John Francis Lazenby, auteur d’un ouvrage spécialisé sur le général carthaginois Hannibal Barca narre dans celui-ci toute l’épopée du célèbre conquérant et celui-ci émet une théorie à propos de la traversée des Alpes, en ce qui concerne la première attaque des Allobroges.

Ce professeur d'Histoire suggère, en effet, qu’Hannibal n’aurait pas voulu traverser l’Isère et aurait donc cheminé sur la rive gauche, mais qu'au-delà de Saint-Nazaire-en-Royans la poursuite de cet itinéraire était impossible à l’époque et qu'il aurai donc contraint le général carthaginois a traverser les gorges de la Bourne. Le camp d’Hannibal se serait alors situé à proximité du village actuel de Choranche. Le chemin suivi par Hannibal passerait ensuite sur la route jouxtant l'Isère qui rejoint Grenoble par une route située entre Sassenage et Noyarey [12].

D'autres historiens, dont l'académicien et historien militaire Paul Azan ou Marc Antoine de Lavis-Trafford, évoquent la possibilité que ce grand général et stratège carthaginois ait pu passer par Montaud pour ensuite longer l'Isère depuis les territoires actuels de Veurey-Voroize, Noyarey et Sassenage avant de remonter le Grésivaudan et de traverser les Alpes. Aucune source archéologique (armes, ossements) n'ayant encore été découverte à Montaud et dans ses environs immédiats, rien ne peut étayer cette hypothèse séduisante, ni l'infirmer, d'ailleurs. La thèse reste donc, jusqu'à présent, recevable[13].

Une étude plus récente (2009) du préhistorien Aimé Bocquet, fondée sur le peuplement au IIIe siècle av. J.-C., ne fait pas passer les troupes d'Hannibal par la région grenobloise et le Grésivaudan mais par le versant occidental de la Chartreuse pour atteindre le col du Petit Saint Bernard[14]. [2]

Article connexe : Deuxième guerre punique.
Article connexe : Passage des Alpes par Hannibal.

Un site web bien documenté présentent les différentes hypothèses, ainsi que les textes originaux (traduits) de Tite-Live et de Polybe sur la question[15].

Moyen-Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Ruine de la chapelle du château de Chaulnes

La présence de l'Isère a permis le commerce de la pêche et la batellerie.

Initialement, les barons de Sassenage étaient les seigneur des lieux et ceux-ci possédaient un modeste édifice situé sur le secteur des Glairons. Anne de Montaud, mère de Philibert de Sassenage vendit durant l'année 1531, les lieux de « Veurey et de Noyaray »  à François Vachon.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

En 1613, Antoine de Chaulnes, président du bureau des finances de Grenoble et seigneur de la Bâtie-Meylan achête les terres de Noyarey à Marc de Vachon. Après quelques avatars liés à des cessions de terres et de ventes successives, le domaine de Noyarey redevint possession de la famille de Chaulnes par l’intermédiaire de Marguerite de Cissé, épouse de Claude de Chaulnes.

on fils, Joseph de Chaulnes, en sa qualité de seigneur des lieux, obtiendra l'érection de ce domaine en marquisat par lettres patentes datant de mars 1684 et enregistrées au Parlement du Dauphiné le [16]. Le frêre de Joseph de Chaulnes, dénommé Paul de Chaulnes et qui fut évêque de Grenoble entre 1721 et 1725 lui succédera à la tête du domaine.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Portrait de Jean de Caulet

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Guinetière de Chaulnes, dernier descendant de cette branche de cette famille et sans héritier directe lègue à sa mort les « pauvres de l’hôpital général de Grenoble » en 1741, les terres de Noyarey et de Veurey. En 1743, l’hôpital, endetté, vend ces mêmes terres à Jean de Caulet, évêque de Grenoble de 1727 à 1771, membre d'une grande famille d'origine toulousaine qui l'utilise comme résidence d'été[17].

Le château deviendra ensuite la propriété de son neveu Tristan de Caulet, marquis de Grammont chevalier de Saint-Louis et membre de la compagnie Beauveau des Gardes du corps du Roi[18].

Après la Révolution française[modifier | modifier le code]
Paysage à Noyarey, 1906

A la Révolution, les terres de Noyarey sont démembrés et les parcelles de l'ancien domaine sont vendues à plusieurs paysans du lieu.

Le château de Chaulnes passera ensuite de mains en mains depuis la famille du baron Joseph-Marie Thomas, né en 1771 et qu particpera à de nombreux aménagement au sein de la communauté nucérétaine.

De 1895 à 1938, la commune fut desservie par une ligne de tramway qui la reliait à Grenoble via Sassenage et Fontaine. La gare de tramway, située au pied du "maupas" (intersection de la rue du Maupas et de la RD1532) est aujourd'hui un hôtel.

Article connexe : Ancien tramway de Grenoble.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal est composé de 19 élus dont un maire, cinq adjoints, neuf conseillers délégués et quatre conseillers d'opposition.

En 2017, le maire de la commune est le vice-président du syndicat intercommunal de la rive gauche du Drac Conseiller métropolitain, président de la commission « Développement et Attractivité » de la Métro. la première adjointe est également Conseillère métropolitaine.

La mairie, la bibliothèque municipale et le bureau de la police municipale sont situés dans le même bâtiment, en contrebas du bourg, à proximité de la route de Grenoble à Valence (RD 532).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections locales[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2014[19]
Candidat 1erTour Sièges au Conseil muncipal
Noyarey de la commune
Liste conduite par Denis Roux (DIV) 52,56 % 15 sièges attribués
Liste conduite par Gérard Fey (DIV) 47,44 % 4 sièges attribués

Votants : 69,26 %

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2017[20]
Candidat 1er tour 2e tour
Noyarey Ensemble de la France Noyarey Ensemble de la France
Emmanuel Macron 27,92 % 24,01 % 67,57 % 66,10 %
François Fillon 18,18 % 20,01 %
Jean-Luc Mélenchon 19,41 % 19,58 %
Marine Le Pen 0 % 19,05 % 32,43 % 33,90 %
Benoît Hamon 5,7 % 6,36 %
Votants 81,17 % 77,77 % 78,77 % 74,56 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Noyarey depuis 1946
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1951 Jean Pellet    
1951 1966 Charles Ferrère    
1966 1971 Raymond Demenge    
1971 1972 Charles Ferrère    
1972 1977 Louis Benilan    
1977 1989 François Jorquera    
1989 1990 Vincent Rivier    
1995 1998 Colette Duc    
1998 en cours Denis Roux SE puis UDI Chef d'entreprise
Vice-président du Parc Naturel Régional du Vercors[22]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec une ville européenne

Ville italienne de la province de Côme dans la région Lombardie, située dans le nord de l'Italie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2015, la commune comptait 2 257 habitants[Note 2], en augmentation de 0,62 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 703 789 816 1 002 1 077 1 115 1 049 1 009
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
973 921 910 860 821 735 768 710 727
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
732 717 707 652 677 701 686 679 802
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
828 1 064 1 187 1 561 1 950 2 104 2 069 2 064 2 263
2015 - - - - - - - -
2 257 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Noyarey compte deux écoles[28] :

  • L'école maternelle "La coccinelle"
  • L'école maternelle "Le Mûrier"

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Structure médico-sociale[modifier | modifier le code]

La commune héberge sur un territoire une maison de retraite dénommée Résidence Les Vergers. Il s'agit d'un établissement d'Hébergement pour Personnes âgées dépendantes (EHPAD) privé à but non lucratif qui présente une capacité totale d'accueil de 80 places. Cet établissement dispose d'une unité pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer[29].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La bibliothèque municipale est située près de la mairie[30]

Équipements et clubs Sportifs[modifier | modifier le code]

La ville possède une équipe de Football, le Noyarey Football club et une équipe de Volley ball, l' Association Nucérétaine de Volley Ball (ANVB).

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite[modifier | modifier le code]

La mairie publie un journal local destiné aux habitants de la commune

  • Noyarey actu
Distribué de façon trimestrielle dans les boîtes aux lettres des résidents de la commune, les anciennes éditions de ce journal sont consultables sur le site internet de la mairie[31]

Un grand organe de la Presse écrite régionale, dont le siège site dans la commune voisine de Veurey-Voroize est distribué sur le territoire de la commune de Sassenage et de Noyarey, en vente chez les marchands de journaux locaux.

  • Le Dauphiné libéré
Historiquement, le quotidien à grand tirage régional Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble-Vercors, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse dont dépendent les membres de la communauté catholique de Noyarey est dénommée « Paroisse Saint Michel du Drac » et son siège (secrétariat paroissial est situé dans la commune de Fontaine. Un site internet dédié à cette activité cultuelle permet de connaitre toutes les informations sur ce sujet[32]

Économie[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole[modifier | modifier le code]

Le territoire communal comprend encore quelques zone agricoles, notamment à proximité de l'Isère, secteur peu construit et dans la zone montagneuse, notamment sur le secteur du hameau d'Ézy qui héberge quelques fermes et une bergerie[33] :

  • la ferme du Souillet comprenant trente-cinq hectares de terrain dont dix hectares de forêt et une élevage de 150 agneaux en 2005[34].
  • la ferme d'Hadrien
  • la bergerie d'Ézy

Le secteur artisanal et commercial[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de centre commercial ni d'enseignes isolées appartenant à une chaîne de grande distribution, la proximité des villes plus importantes (Saint-Égrève, Fontaine) drainent la population locale vers des hypermarchés et des enseignes spécialisées.

Le secteur industriel[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous les entreprises dont le siège est installé sur le territoire de la ville de Noyarey :

  • Isea France dont le siège est implanté à Noyarey est une société spécialisée dans la production et la distribution de rideaux et de grilles ainsi que des portes de garage[35].
  • Isère Froid Développement est une société installée à Noyarey est spécialisée dans le la réparation de machines et équipements mécaniques[36].
  • Cybel Process est une société spécialisée dans le commerce de gros, ainsi que des fournitures et des équipements industriels divers[37].
  • Balthazard & Cotte est une carrière, filiale du groupe Lhoist.
Le Groupe Lhoist est une société belge spécialisée dans la production et la vente de chaux et dolomie, et dans la recherche et développement d'application de ces produits.

Le secteur hôtelier et touristique[modifier | modifier le code]

Le château de Chaulnes a été aménagé en établissement de restauration pour mariages et séminaires. La commune compte également deux restaurants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine monumental[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de Chaulnes

Noyarey compte un patrimoine bâti remarquable, composé notamment de plusieurs châteaux et maisons bourgeoises[38] :

Le château de Chaulnes[modifier | modifier le code]
Pour un article plus général, voir Château de Chaulnes.

Le château de Chaulnes, situé à l'écart du bourg de Saint-Jean à l'entrée du territoire communal depuis Sassenage[39], fut une demeure du seigneur de Sassenage construite au XVIIe siècle[40], puis celle de la Maison dauphinoise de Chaulnes et conserve notamment un beau parquet de cette époque.

En 1839, le château compte 30 fenêtres. Dans le courant de la décennie de 1840, le baron Thomas qui a racheté le château à la famille de Caulet fait ajouter les tours qui déplacent la façade, autrefois tournée vers Sassenage, face à l'Isère. Des travaux d’agrandissement sont entrepris entre 1851 et 1869 : en 1858, on compte 36 fenêtres, en 1869, on en compte 52. Présence d'une belle terrasse avec orangerie.

La famille de Chaulnes, originaire de Picardie mais venant de Tonnerre en Bourgogne[41], avait acquis ce domaine au XVIIe siècle, et donna un temps son nom au village. L’évêque et marquis du lieu, Paul de Chaulnes, en avait fait sa résidence d’été jusqu'à sa mort en 1725. Puis le château fut la propriété des pauvres de l’hôpital général de Grenoble de 1741 à 1743, année du rachat du domaine par Jean de Caulet, également évèque de Grenoble jusqu'en 1771. À l’époque des premiers cadastres (1839) le château qui également dénommé sous le nom de château des Glairons[42], c’est le baron Joseph-Marie Thomas, né en 1771 qui est désigné propriétaire. Cet ancien militaire devenu maire de Noyarey y résidera jusqu’à sa mort.

Le château est de nos jours a été réaménagé en site d'accueil de mariages, de séminaires et autres événements privés et publics[43].

Le Château Gillet[modifier | modifier le code]

Cet édifice est situé au lieu dit "Mont-Roux" et construit sans doute au XVIIe siècle, sauf la tour d’angle, d'inspiration architecturale du XIXe siècle. Le pavillon situé au sommet du terrain est mentionné à partir de 1848 dans les archives de la mairie.

Le Château Gaché[modifier | modifier le code]

Cet édifice, connu également sous le nom de Villa Eyrard est situé rue abbé Cuchet et construit autour de 1850. Son parc est aujourd'hui appelé "Parc des Biches". Des travaux de réhabilitation du château ont été effectué en 2017[44]

Maison Rivier[modifier | modifier le code]

Les archives de la commune font mention d'un certain Jean Rivier qui acquiert un domaine de 300 ha en 1611, au bord duquel il construit cette maison typiquement dauphinoise (plan, toit, matériau) qui a été très peu transformée depuis le XVIIe siècle. Les plafonds sont dits « à la française » (poutres parallèles). Vers 1820 la maison s’agrandit d’un étage (24 fenêtres puis 38 entre 1839 et 1844 ; 1 porte et 59 fenêtres en 1858). Construction d’un « cabinet de bain » entre 1839 et 1844. Pendant la guerre de 1914 – 1918, la propriété fut transformée aux frais de la famille en hôpital pour les soldats convalescents. La famille monta au début du XXe siècle une exploitation de pierre à ciment, dont une galerie existe encore près de la pharmacie.

Maison Chavanne[modifier | modifier le code]

Cette maison ancienne située au 180 chemin des noyers, cette maison bourgeoise a été construite autour de 1845, suite à la démolition d’une maison de 16 fenêtres laissant la place à cette nouvelle construction. En 1858, la maison de maître comprend 24 portes et fenêtres. En 1923 la maison compte 18 fenêtres et une nouvelle construction est mentionnée.

Domaine de Clairfontaine[modifier | modifier le code]

La maison de ce domaine a été construite vers 1730 par un notaire royal comme « résidence vivrière », c’est-à-dire une grosse ferme, qui à l’origine avait un toit de tuiles. La source d'eau privée était captée en haut du chemin du Diday, et canalisée avec des droits de passage aux riverains depuis 1750. En 1806 est construite la fontaine que l'on peut voir à l'entrée du domaine. L’habitation principale a été surélevée d’un second étage en 1855 (29 fenêtres déclarées). De cette époque (second Empire) datent le papier peint de la salle à manger, et le toit couvert en ardoises. Les anciens communs sont aménagés pour loger le personnel et un petit établissement thermal est aménagé. La maison bourgeoise compte 41 fenêtres en 1861.

La Maison Anthoard[modifier | modifier le code]

La présence de cette maison est attestée dès le XVIIIe siècle.

Fontaines publiques[modifier | modifier le code]

Le village est parsemé de demeures et fontaines anciennes. Parmi les vieille demeures on signale une maison du XVe siècle, avec porte et fenêtres en meneau sur le chemin des Noyers[40]. Le fontaines datent de la fin du XVIIIe et XIXe siècle) récoltant les eaux de la montagne vercoranne. Depuis 2003, deux fontaines ont été restaurées et la commune a été distinguée pour son action. Elle a reçu le « prix départemental des Rubans du patrimoine ».

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Paul de Noyarey
  • Église Saint-Paul du XIe siècle : Cette église romaine, renouvelée entre 1836 et 1848, conserve un clocher du XIIe siècle[40] (Paroisse Saint-Paul de Noyarey).
  • Chapelle du château de Chaulnes : petite chapelle dont la date de construction est inconnue et que l'on peut découvrir dans un état très dégradée, sur une hauteur en face du château.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La quasi-totalité de la commune est classée en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) de type II[45].

Elle compte par ailleurs l'une des dernières forêt d'origine alluviale du département de l'Isère, classée en ZNIEFF de type I : le Bois du Gélinot[46] (parfois appelé "Bois du Mollard des Iles" par l'administration).

Noyarey possède de nombreux corridors écologiques et biologiques qui permettent notamment à la faune locale de circuler entre les deux massifs du Vercors et de la Chartreuse, via la limite entre Voreppe et le Fontanil-Cornillon.

Noyarey est adhérente du parc naturel régional du Vercors.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évêque catholique français du Grenoble de 1721 à 1725 fut le dernier représentant de la famille de Chaulnes à avoir été le seigneur des terres de Noyarey.
Évêque catholique français, évêque de Grenoble de 1727 à 1771, après avoir racheté les terres à l'hôpital de Grenoble, héritier de Paul de Chaulnes, fut également le seigneur des terres de Noyarey.
Ce maire de Grenoble de 1831 à 1835 est inhumé au cimetière de Noyarey. Plusieurs de ses descendants deviendront par la suite maire de Noyarey : Vincent Rivier (entre 1898 et 1922) puis Augustin Rivier (entre 1929 et 1946) et enfin Vincent Rivier (pour un cours mandat entre 1989 et 1990).
  • Jean-Baptiste Pellefournier (1819 - 1891)
Simple soldat d'une expédiction scientifique et militaire sur l'Île Sain-Paul, située dans le sud de l'océan Indien, à 1 280 km au nord-nord-est des îles Kerguelen. Il laissa de une inscription sur une pierre de l'île lors de son passage en juillet 1843 lorsque le capitaine Martin Dupeyrat « prit possession au nom de la France ». Il y indiqua son nom et celui de sa commune d'origine, Noyarey et il s'agit du seul vestige matériel, bien qu'indirect (et découverte en 2009), qui subsiste de la prise de possession de cette île[47]
  • François Ragis (XIXe siècle):
Un entrepreneur de maçonnerie, qui réalisa avec son associé Thouvard le Musée-bibliothèque de Grenoble, alors placé sous les directives des architectes Charles-Auguste Questel et Henri Riondel. Ragis est également inhumé au cimetière de Noyarey.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
d'azur au chevron d'or, qui porte les trois clous de la passion
Commentaires : Le Blason du village représente les armes de la famille de Chaulnes qui fut maître des lieux pendant un siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Répertoriée aux Archives départementales de l'Isère, sous ce nom jusqu'en 1849
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 22 juillet 2008.
  2. Site annuaire mairie, page sur la commune de Noyarey
  3. Site géolalp, page sur Noyarey et la dent du Loup
  4. Site de l'ASCOP, page sur le barrage de Saint-Égrève-Noyarey ]
  5. Site géoportail, page des cartes IGN
  6. Site géotech, page toponymie et géotechnique
  7. « Premier prix régional Eco-responsabilité et Developpement Durable pour le PLU de Noyarey - Cyril Truchet-Demare. » (consulté le 28 octobre 2016)
  8. « Communiqué de presse  : les lauréats du concours 2012 "éco-responsabilité et développement durable". » (consulté le 28 octobre 2016)
  9. Site des eaux de Grenoble, page sur Noyarey
  10. Site de la ville de Noyarey, page "Histoire et Patrimoine"
  11. Site abebooks, livre "Noyarey village fleuri"
  12. « Hannibal Barca », sur Hannibal Barca (consulté le 23 novembre 2015)
  13. site de "regarddtullins" sur Hannibal à Montaud ?
  14. Aimé Bocquet, Hannibal chez les Allobroges. La Fontaine de Siloé, 2009
  15. « Hannibal dans les Alpes », sur hannibal-dans-les-alpes.com (consulté le 23 novembre 2015)
  16. Google Books. "Archives généalogiques et historiques de la Noblesse de France" Volume 1, page 15
  17. Site de JC Truffet, page sur "Chaulnes"
  18. Google Books, État Nominatif Des Pensions, Traitemens Conservés, page 36
  19. [1]
  20. Résultats sur le site de l'Express
  21. site de la ville de Sassenage, revue sur l'histoire de la ville, page 11
  22. Profession de foi du candidat Denis Roux
  23. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  28. Site de la mairie de Noyarey, page sur les écoles
  29. Site Humanis, page sur l'EHPAD de Noyarey
  30. Site de la mairie muncipale, page sur la bibliothèque
  31. Site de la ville de Noyarey, page sur le bulletin municipal
  32. « Paroisse Saint Michel du Drac, Diocèse de Grenoble - Vienne », sur diocese-grenoble-vienne.fr (consulté le 23 novembre 2015)
  33. Site de la commune de Noyarey, page "agriculture"
  34. Site du Sillon38, page sur la ferme du Souillet
  35. Site société.com, page sur isea France
  36. Site société.com, page sur Isère froid développement
  37. Site société.com, page sur Cybel Process
  38. "Les Belles demeures de Noyarey", travail réalisé par la Commission Patrimoine de la commune de Noyarey en septembre 2008.
  39. « Château de Chaulnes », sur Château de Chaulnes (consulté le 28 octobre 2016)
  40. a, b et c Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 379-380
  41. Google Books, Dictionnaire de la Noblesse, page 363
  42. Répertoriée aux Archives départementales de l'Isère, côte 6136W82, parcelles D7/20 et D7/22
  43. Site du château de Chaulnes
  44. Site du journal le Dauphiné, article : "le château Gaché réhabilité"
  45. Liste des ZNIEFF dans la commune: Noyarey (Isère), sur le site inpn.mnhn.fr, consulté le 4 février 2013
  46. Museum national d'Histoire naturelle, « INPN, ZNIEFF 820032113 - Boisements du Mollard des Iles - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 28 octobre 2016)
  47. Site transpol'air page sur Pelleforurnier de Noyarey

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]