Noyarey

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Noyarey
Paysage à Noyarey en 1906.
Paysage à Noyarey en 1906.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Denis Roux
2014-2020
Code postal 38360
Code commune 38281
Démographie
Population
municipale
2 287 hab. (2014)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 54″ nord, 5° 37′ 42″ est
Altitude 225 m (min. : 191 m) (max. : 1 649 m)
Superficie 16,86 km2
Localisation

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Liens
Site web www.noyarey.fr

Noyarey est une commune française située en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de l'Isère.

Ses habitants sont appelés les Nucérétain(e)s[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le barrage de Saint-Égrève - Noyarey.

La commune de Noyarey fait partie de la métropole de Grenoble (Grenoble-Alpes Métropole). La commune appartient au canton de Fontaine-Sassenage.

Située au pied des falaises du Massif du Vercors, dans la vallée de l'Isère (rivière), au nord-ouest de Grenoble et au sud-est de Voiron, elle est partiellement intégrée au parc Naturel Régional du Vercors depuis 2008.

Le cœur historique du village est double, construit originellement sur deux buttes afin d'éviter les crues dévastatrices de l'Isère au printemps :

  • l'un de ces cœurs se situe à l'intersection actuelle des chemin du Diday, chemin de la Vigne et de la route départementale 1532 ;
  • l'autre se situe à l'ouest des intersections actuelles rue du Maupas/RD1532 et rue Léon-Porte/RD1532.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Egrève, Sassenage, Engins, Autrans, Veurey-Voroize, Voreppe, Le Fontanil-Cornillon.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Ezy 
Petit hameau de montagne, situé sur les hauteurs boisés du Vercors et sur lequel se développe une agriculture de montagne (ovins et bovins essentiellement) formant une vaste clairière. : En 1870, un archéologue, Villot, fit des fouilles dans la Grotte des fées, située sur la route qui mène au hameau d'Ezy avant d'arriver au second hameau de montagne de Noyarey appelé Trucherelle. Il y découvrit entre autres : un grattoir frontal sur éclat épais, un éclat retouché sur les deux faces et trois tessons de céramique dont un bouton et un téton foré. Dans les réserves du Musée dauphinois se trouvent un fragment de bord de vase trouvé dans cette grotte ainsi que le fragment d’un objet indéterminé.
Les Chaulnes 
Ce lieu-dit correspond à l'ancien domaine du seigneur de la région, le baron de Sassenage, dont le château peut aujourd'hui encore être observé à l'entrée Sud de l'agglomération de Noyarey (château de Chaulnes).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants, des Voconces, peuple gaulois originaire du Vaucluse, se seraient installés sur les plateaux dominant la vallée de l'Isère qui surplombe le village actuel. Ils se sont ensuite regroupés près de la rivière pour constituer le village de Noyarey.

L'origine du nom de la commune est probablement liée à la culture de la noix, répandue autrefois dans cette région, mais inexistante aujourd'hui en raison de l'incompatibilité entre les vents de la vallée et la culture des noyers. Une autre explication de l'origine du nom "Noyarey" viendrait des nombreuses personnes "noyées" par les eaux tumultueuses du Drac et de l'Isère, avant sa canalisation lors de la "réparation royale".

La présence de l'Isère a permis le commerce de la pêche et la batellerie.

Blason Blasonnement :
d'azur au chevron d'or, qui porte les trois clous de la passion
Commentaires : Le Blason du village représente les armes de la famille de Chaulnes qui fut maître des lieux pendant un siècle.

De 1895 à 1938, la commune fut desservie par une ligne de tramway qui la reliait à Grenoble via Sassenage et Fontaine. La gare de tramway, située au pied du "maupas" (intersection de la rue du Maupas et de la RD1532) est aujourd'hui un hôtel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Noyarey
Période Identité Étiquette Qualité
1998 en cours Denis ROUX SE puis UDI Chef d'entreprise
1995 1998 Colette DUC    
1989 1990 Vincent RIVIER    
19XX 1989 François JORQUERA    
19XX 19XX François JORQUERA    
19XX 19XX François JORQUERA    
1977 19XX François JORQUERA    
1972 1977 Louis BENILAN    
1971 1972 Charles FERRERE    
1966 1971 Raymond DEMENGE    
14/03/1965 1966 Charles FERRERE    
08/03/1959 14/03/1965 Charles FERRERE    
06/05/1951 08/03/1959 Charles FERRERE    
1947 1951 Jean PELLET    
22/04/1946 XXX Jean PELLET    
27/02/1946 XXX Jean PELLET    
19/05/1945 XXX Augustin RIVIER    
22/08/1944 XXX Augustin RIVIER    
19/05/1929 XXX Augustin RIVIER    
17/05/1925 XXX Jérôme FRIER    
16/09/1922 XXX Jean-Baptiste SEIGLE    
03/08/1922 XXX H. RAGIS    
30/11/1919 XXX Vincent RIVIER    
17/05/1908 XXX Vincent RIVIER    
15/05/1904 XXX Vincent RIVIER    
07/10/1898 XXX Vincent RIVIER    
24/07/1898 XXX Vincent RIVIER    
10/07/1898 XXX François VIEUX-PELON    
20/05/1888 XXX Achille ROCHETTE    
12/07/1868 XXX Joseph ROUX    
28/11/1857 XXX BOSSUS-RAGIS    
24/08/1848 XXX Henri ROCHAS    
14/03/1848 XXX THIOLIER    
15/07/1844 XXX Joseph THOMAS    
1833   André Gerboud    
17/10/1830 XXX André GERBOUD    
20/12/1825 XXX Vincent PELON    
1824   André Gerboud    
1817 XXX VIAL DE SABLIGNY    
13/07/1815 XXX André GERBOUD    
10/04/1815 XXX LAURENCE    
1805, 19 thermidor An VIII XXX André GERBOUD    
An VIII, 16 floréal XXX LAURENCE    
An VIII XXX Vincent PELON    
An IV, 4 Frimaire 7 ventôse ROUX    
1793 An IV, 4 Frimaire ROCHAS    
1782 XXX Jacques BERTHOIN    
1725 XXX Jacques REAL    
21/06/1700 XXX Laurent TERRIER    
11/02/1629 XXX Jean PENOL    
... ... ... ...  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 287 habitants, en augmentation de 3,62 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 703 789 816 1 002 1 077 1 115 1 049 1 009
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
973 921 910 860 821 735 768 710 727
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
732 717 707 652 677 701 686 679 802
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
828 1 064 1 187 1 561 1 950 2 104 2 064 2 263 2 287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Urbanisme[modifier | modifier le code]

De 2009 à 2013, la commune de Noyarey a élaboré son premier Plan Local d'Urbanisme, projet dirigé par l'urbaniste de la commune et le bureau d'études "les pressés de la cité".

Ce document de planification a été reconnu pour sa qualité et a obtenu le Premier prix régional Rhône-Alpes 2012 sur "l'éco-responsabilité et le développement durable"[6] organisé par le Réseau Régional sur l’Eco-responsabilité et le Développement Durable (RREDD). Le RREDD est composé notamment de l'Agence régional de l'environnement de la région Rhône-Alpes (Rhône-Alpes Énergie Environnement - RAEE), qui a publié un communiqué de presse relatif aux lauréats de ce concours[7].

De nombreuses communes utilisent désormais ce document comme exemple pour une bonne intégration des questions de développement durable dans leur PLU, et notamment, une bonne intégration de la trame verte et bleue française.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Noyarey compte un patrimoine bâti remarquable, composé notamment de plusieurs châteaux et maisons bourgeoises[8] :

  • Château de Chaulnes[9] : demeure du seigneur de Sassenage construite au XVIIe siècle[10] et conservant notamment un beau parquet de cette époque. En 1839, le château compte 30 fenêtres. Autour de 1840, le baron Thomas fait ajouter les tours qui déplacent la façade, autrefois tournée vers Sassenage, face à l'Isère. Des travaux d’agrandissement sont entrepris entre 1851 et 1869 : en 1858, on compte 36 fenêtres, en 1869, on en compte 52. Présence d'une belle terrasse avec orangerie. La famille de Chaulnes, originaire de Picardie, avait acquis ce domaine au XVIIe siècle, et donna un temps son nom au village. L’évêque Paul de Chaulnes en avait fait sa résidence d’été jusqu’à sa mort en 1728. De 1741 à 1743, le chateau est la propriété des pauvres de l’hôpital général de Grenoble. A l’époque du cadastre (1839) c’est le baron Thomas qui est désigné propriétaire. Cet ancien militaire devenu maire de Noyarey y résidera jusqu’à sa mort.
  • Château Gillet : situé au lieu dit "Mont-Roux" et construit sans doute au XVIIe siècle, sauf la tour d’angle, d'inspiration architecturale du XIXe siècle. Le pavillon situé au sommet du terrain est mentionné à partir de 1848 dans les archives de la mairie.
  • Château Gaché : situé rue abbé Cuchet et construit autour de 1850. Son parc est aujourd'hui appelé "Parc des Biches".
  • Maison Rivier : les archives de la commune font mention d'un certain Jean Rivier qui acquiert un domaine de 300 ha en 1611, au bord duquel il construit cette maison typiquement dauphinoise (plan, toit, matériau) qui a été très peu transformée depuis le XVIIe siècle. Les plafonds sont dits « à la française » (poutres parallèles). Vers 1820 la maison s’agrandit d’un étage (24 fenêtres puis 38 entre 1839 et 1844 ; 1 porte et 59 fenêtres en 1858). Construction d’un « cabinet de bain » entre 1839 et 1844. Pendant la guerre de 1914 – 1918, la propriété fût transformée aux frais de la famille en hôpital pour les soldats convalescents. La famille monta au début du XXe siècle une exploitation de pierre à ciment, dont une galerie existe encore près de la pharmacie.
  • Maison Chavanne : située au 180 chemin des noyers, cette maison bourgeoise a été construite autour de 1845, suite à la démolition d’une maison de 16 fenêtres laissant la place à cette nouvelle construction. En 1858, la maison de maître comprend 24 portes et fenêtres. En 1923 la maison compte 18 fenêtres et une nouvelle construction est mentionnée.
  • Domaine de Clairfontaine : la maison a été construite vers 1730 par un notaire royal comme « résidence vivrière », c’est-à-dire une grosse ferme, qui à l’origine avait un toit de tuiles. La source d'eau privée était captée en haut du chemin du Diday, et canalisée avec des droits de passage aux riverains depuis 1750. En 1806 est construite la fontaine que l'on peut voir à l'entrée du domaine. L’habitation principale a été surélevée d’un second étage en 1855 (29 fenêtres déclarées). De cette époque (second Empire) datent le papier peint de la salle à manger, et le toit couvert en ardoises. Les anciens communs sont aménagés pour loger le personnel et un petit établissement thermal est aménagé. La maison bourgeoise compte 41 fenêtres en 1861.
  • Maison Anthoard : présence attestée dès le XVIIIe siècle.
  • Église Saint-Paul du XIe siècle : Cette église romaine, renouvelée entre 1836 et 1848, conserve un clocher du XIIe siècle[10] (Paroisse Saint-Paul de Noyarey).

Le village est parsemé de demeures et fontaines anciennes. Parmi les vieille demeures on signale une maison du XVe siècle, avec porte et fenêtres en meneau sur le chemin des Noyers[10]. Le fontaines datent de la fin du XVIIIe et XIXe siècle) récoltant les eaux de la montagne vercoranne. Depuis 2003, deux fontaines ont été restaurées et la commune a été distinguée pour son action. Elle a reçu le « prix départemental des Rubans du patrimoine ».

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La quasi-totalité de la commune est classée en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) de type II[11].

Elle compte par ailleurs l'une des dernières forêt d'origine alluviale du département de l'Isère, classée en ZNIEFF de type I : le Bois du Gélinot[12] (parfois appelé "Bois du Mollard des Iles" par l'administration).

Noyarey possède de nombreux corridors écologiques et biologiques qui permettent notamment à la faune locale de circuler entre les deux massifs du Vercors et de la Chartreuse, via la limite entre Voreppe et le Fontanil-Cornillon.

Noyarey est adhérente du parc naturel régional du Vercors.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La tombe de Vincent Rivier.

Vincent Rivier, maire de Grenoble de 1831 à 1835 est inhumé au cimetière de Noyarey. Plusieurs de ses descendants deviendront par la suite maire de Noyarey : Vincent Rivier (entre 1898 et 1922) puis Augustin Rivier (entre 1929 et 1946) et enfin Vincent Rivier (pour un cours mandat entre 1989 et 1990).

François Ragis, entrepreneur de maçonnerie, qui réalisa avec son associé Thouvard le Musée-bibliothèque de Grenoble, est également inhumé au cimetière de Noyarey.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 22 juillet 2008.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Premier prix régional Eco-responsabilité et Developpement Durable pour le PLU de Noyarey - Cyril Truchet-Demare. » (consulté le 28 octobre 2016)
  7. « Communiqué de presse  : les lauréats du concours 2012 "éco-responsabilité et développement durable". » (consulté le 28 octobre 2016)
  8. "Les Belles demeures de Noyarey", travail réalisé par la Commission Patrimoine de la commune de Noyarey en septembre 2008.
  9. « Château de Chaulnes », sur Château de Chaulnes (consulté le 28 octobre 2016)
  10. a, b et c Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 379-380
  11. Liste des ZNIEFF dans la commune: Noyarey (Isère), sur le site inpn.mnhn.fr, consulté le 4 février 2013
  12. Museum national d'Histoire naturelle, « INPN, ZNIEFF 820032113 - Boisements du Mollard des Iles - Description », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 28 octobre 2016)
  13. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]