Saint-Georges-d'Espéranche

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Saint-Georges-d'Espéranche
Saint-Georges-d'Espéranche
La place de la fontaine en 1905.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton La Verpillière
Intercommunalité Communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné
Maire
Mandat
Camille Lassalle
2014-2020
Code postal 38790
Code commune 38389
Démographie
Population
municipale
3 311 hab. (2016 en augmentation de 3,02 % par rapport à 2011)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 24″ nord, 5° 04′ 42″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 460 m
Superficie 24,65 km2
Localisation

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Liens
Site web Saintgeorgesdesperanche.fr

Saint-Georges-d'Espéranche est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune fait partie de l'aire urbaine de Lyon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Georges-d'Espéranche est situé à 30 kilomètres au sud-est de Lyon, à mi-chemin entre Vienne et Bourgoin-Jallieu. Le village est installé sur un petit plateau, dans une région de collines morainiques résiduelles d'un ancien glacier, les « Terres froides » du Bas-Dauphiné. La commune s'étend sur les plaines qui l'entourent, au nord-ouest (plaine de Lafayette) et à l'est (plaine de l'Amballon).

Saint-Georges-d'Espéranche et les communes avoisinantes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Georges pourrait provenir du dépôt en un lieu proche des reliques du saint évêque Georges de Vienne, mises en sécurité lors de l'attaque de Vienne par les Sarrasins en l'an 737[1].

L'Espéranche associée à ce toponyme réfère à la proximité d'un ruisseau nommé la Péranche (« Saint-Georges-ès-Péranche »).

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention de Saint-Georges-d'Espéranche date du IXe siècle[2]. Dans une charte de l'église de Vienne datant de l'an 857, il est fait mention d'une « Terra Castellum Deperenchi, Terra Sant Georgii » (« Terre du château Depéranche, Terre de Saint-Georges »)[3]. On retrouve ce toponyme au XIIIe siècle sous une forme identique.

Au début du XIIe siècle, les moines de l'abbaye de Bonnevaux (située entre Saint-Jean-de-Bournay et Lieudieu) développent au nord-est du lieudit Saint-Georges un vaste territoire appelé « Grange de Péranche ». En 1250, Pierre de Savoie, frère du comte de Savoie Amédée IV, achète le hameau de Saint-Georges et la grange de Péranche, et fait de la « ville neuve de Saint-Georges » sa résidence, qu'il entoure de murailles. 20 ans plus tard le comte Philippe Ier de Savoie y fait construire un château monumental à 4 tours octogonales, qui sera jusqu'en 1355 la résidence d'été de la Maison de Savoie[4],[5]. Les travaux sont menés par Jacques de Saint-Georges, dit Maître Jacques, qui a déjà construit des châteaux en pays savoyard, et qui travaillera plus tard pour le roi d’Angleterre Édouard Ier, et deviendra « Maître des travaux du Roi pour le Pays de Galles »[4]. Plusieurs souverains et des papes séjournent à Saint-Georges, des traités y sont signés.

Le traité de Paris (1355), qui suit le « transport » du Dauphiné à la couronne de France, donne à la France les possessions dauphinoises de la Maison de Savoie : Saint-Georges est désormais français. C'est alors un important centre commercial. Les halles sont construites. Mais en 1360 la population paie un lourd tribut à la grande peste : 30% de morts, et des familles entières disparues. Le château change de mains plusieurs fois. Seule la famille de Poisieu en gardera la propriété pendant plus de cent ans[4].

En 1562, l’église est pillée par le Baron des Adrets. En 1680, l’église est dotée d'un clocher-tour de 6 mètres de côté et de 17 mètres de hauteur, bâti en molasse.

À la Révolution, les droits de propriété sont solennellement brûlés sur la place du village, mais, sur rapport du citoyen Chabord, ingénieur des Ponts et chaussées au Département de l'Isère, en date du « 20 fructidor de l'an deuxième de la république française une et indivisible » (11 septembre 1794), le château ne sera pas totalement détruit, afin de conserver les douves, dont l'eau est indispensable aux habitants « pour abreuver leurs bestiaux, laver leur linge, pour éteindre les incendies »[4].

En 1829, le général de la Fayette, en campagne contre le gouvernement de Charles X, est de passage dans la région. Les habitants organisent au pied du village, sur la route de Vienne, au lieudit Mongolet, une fête qui durera trois jours ; depuis, ce carrefour a pris le nom de La Fayette, avec son auberge.

En 1880, la commune se dote d'une école de garçons, dix ans plus tard d'une école de filles, et en 1893, d'une nouvelle école qui délivre un diplôme de greffage de la vigne, car les vignes sont victimes du phylloxéra. En 1886 le cimetière, qui jouxtait l'église, est réinstallé sur un petit sommet venté. À la fin du siècle, le château est abaissé d’un étage, une tour s'écroule, et la seule tour restante est tronquée. La vieille église menaçant ruine, une nouvelle est construite en 1903. Les murs forts du château sont abattus, les pierres vendues aux villageois, et la place du village est créée[4].

La gare vers 1925.

En 1909, la commune est reliée à Lyon et à Saint-Marcellin via La Côte-Saint-André par un chemin de fer à voie étroite géré par les Tramways de l'Ouest du Dauphiné (TOD), puis Voies Ferrées du Dauphiné (VFD). Les autocars les remplaceront en 1937.

L'électricité est installée en 1920, l'eau courante en 1927.

En 1943, un avion anglais s’écrase au village ; un monument sera dressé en souvenir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 En cours Camille Lassalle DVD Retraité fonction publique[6]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2016, la commune comptait 3 311 habitants[Note 1], en augmentation de 3,02 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 6201 6401 8952 8722 0782 2482 4032 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2092 2472 2592 2261 8681 8541 8191 7611 688
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6711 5701 5421 3221 3361 3541 2231 2721 249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3691 4111 5891 9812 2212 8402 9823 0923 302
2016 - - - - - - - -
3 311--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ouvert en 1996, le collège accueille 507 élèves des communes de Saint-Georges, Charantonnay, Oytier-Saint-Oblas, Artas ; le collège accueille également un groupe d'élèves à besoins éducatifs particuliers (IME).

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour du vieux château

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maitre Jacques (1235-1309), est l'architecte du château de Saint-Georges-d'Espéranche[14].
  • Jean-Nicolas Laverlochère (1813-1884), né à Saint-Georges-d'Espéranche, est un religieux oblat, missionnaire au Canada, responsable de l’œuvre de la Propagation de la Foi chez les Indiens du Nord-Canada ; une ville du Québec porte son nom[15].
  • Camille Latreille (1870-1927), né à Saint-Georges-d'Espéranche et maire de la commune en 1926, est un professeur de littérature à la faculté des lettres de Lyon et auteur de nombreux ouvrages érudits ; il est le père de l'historien André Latreille, qui a lui-même souvent séjourné à Saint-Georges dans la maison familiale.
  • Abbé Chaperon (1877-1951), né à Saint-Georges-d'Espéranche, est un prêtre catholique français, aumônier militaire, qui a fondé l’orphelinat « Notre Montagne ».

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Georges-d'Espéranche Blason Tiercé en barre, au premier de gueules à la croix d'argent ; au deuxième d'azur chargé en chef de Saint Georges d'or monté sur un cheval d'argent terrassant d'une lance de sable un dragon de gueules et d'argent, en pointe un chêne planté de sinople ; au troisième d'or au dauphin d'azur, barbé, oreillé, crêté et peautré de gueules[16].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Georges-d'Espéranche sur le site des Compagnons de Maître Jacques, consuté le 6 avril 2019
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises - Page 1595 -{id|R8hnAAAAMAAJ}.
  3. Michelle Berger - Histoire des communes de l'Isère: Généralités. Arrondissement de Vienne - Page 260 - {id|dr8RAQAAMAAJ}.
  4. a b c d et e Saint-Georges d'Espéranche, Historique du village sur le site des Compagnons de Maître Jacques.
  5. La chapelle palatine Saint-Georges est citée au XIVe siècle - voir : Daniel de Raemy, Le donjon de Semur-en-Auxois, un château savoyard ?, dans Places fortes et centres d'échanges, Actes du 21e colloque de l'A.B.S.S, Semur-en-Auxois (15-16 octobre 2011), Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 2014, (ISSN 0989-9200), p. 201.
  6. http://operations.evenement.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-georges-d-esperanche,38389/elections/presidentielle-2017/
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. « Grange du Guillolet », notice no PA00125739, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00132817, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  14. Saint Georges d'Espéranche : Son Histoire, site des Compagnons de Maitre Jacques, consulté le le 9 avril 2019.
  15. "Georges Salamand, La guirlande des Dauphinois, éditions des Affiches de Grenoble et du Dauphiné, 2010.
  16. Site internet de la commune de Saint-Georges-d'Espéranche.