Seyssinet-Pariset

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Seyssinet-Pariset
Hôtel de ville de Seyssinet-Pariset.
Hôtel de ville de Seyssinet-Pariset.
Blason de Seyssinet-Pariset
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton canton de Fontaine-Seyssinet
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Marcel Repellin
2014-2020
Code postal 38170
Code commune 38485
Démographie
Population
municipale
12 133 hab. (2014en diminution de -0.72 % par rapport à 2009)
Densité 1 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 51″ nord, 5° 41′ 49″ est
Altitude 262 m (min. : 209 m) (max. : 1 565 m)
Superficie 10,65 km2
Localisation

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Seyssinet-Pariset
Liens
Site web www.ville-seyssinet-pariset.fr

Seyssinet-Pariset est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune, qui se localise dans l'aire urbaine de Grenoble, est adhérente de la métropole Grenoble-Alpes Métropole depuis la création de cette communauté d'agglomération.

La plus grande partie de cette commune, souvent dénommée sous le simple vocable de Seyssinet, est située dans la banlieue immédiate de la ville de Grenoble, dont elle n'est séparée, à l'est, que par le cours du grand torrent alpin, le Drac. Le village de Pariset est, quant à lui, situé sur les premières pentes du massif du Vercors, le long de la route de Lans-en-Vercors.

À la suite d'un nouveau découpage territorial mis en application à l'occasion des élections départementales de 2015, le territoire de la commune est rattaché au de canton de Fontaine-Seyssinet.

Ses habitants sont appelés les Seyssinettois et les Seyssinettoises. La mairie est située à 215 m d'altitude et le centre du hameau de Pariset est situé à 650 m d'altitude[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Carte du territoire de Seyssinet-Pariset.

Le territoire communal de Seyssinet-Pariset est situé entre le massif du Vercors et la berge occidentale du Drac, affluent de l'Isère. La ville est membre de la métropole Grenoble Alpes Métropole.

Seyssinet-Pariset (hôtel de Ville) est située à environ 4 km du centre de Grenoble, préfecture de l'Isère, à 98 km de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et 575 km de Paris (par la route)[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Seyssinet-Pariset est entièrement situé à l'ouest du Drac, c'est-à-dire sa rive gauche. Ce territoire est partagé en deux parties nettement distinctes : l'une (la moins importante en superficie), établie à l'est de la commune, est un secteur fortement urbanisé s'étendant à proximité du Drac, affluent de l'Isère, et l'autre installé à l'ouest des terres communales, est un secteur, peu urbanisé, à vocation rurale et montagnarde se situant dans les hauteurs.

La limite de partage de ces deux territoires se situent au niveau des falaises du massif du Vercors et seule, une échancrure dans cette falaise permet le passage d'une route conduisant au massif en traversant les anciens bourgs médiévaux de Seyssinet-village et Pariset.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Nizier-du-Moucherotte / Engins Fontaine Fontaine / Grenoble Rose des vents
Saint-Nizier-du-Moucherotte N Grenoble
O    Seyssinet-Pariset    E
S
Saint-Nizier-du-Moucherotte Seyssins Seyssins

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat des communes du bassin Grenoblois se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une légère influence méditerranéenne, ce qui entraîne des étés assez chauds mais plutôt humides. Le bassin grenoblois comporte un bon ensoleillement (2100 heures par an) mais des précipitations généralement abondantes (entre 900 et 1 000 mm par an). L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat car elles impliquent un effet de cuvette avec des chaleurs quelquefois torrides, l'été, et un froid assez conséquent, l'hiver. D'autres phénomènes liés aux vents tels que l'effet de foehn sont également bien connus dans la région.

Article connexe : Climat de l'Isère.

Tableau des températures[modifier | modifier le code]

  • Températures minimales et maximales enregistrées en 2012, 2013 et 2014 à Seyssinet-Pariset
2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0 −3,2 2,3 7 9,8 14,6 13,5 15,5 11,5 8,5 3,6 0,1
Température maximale moyenne (°C) 8,4 4,2 18,4 17,6 23,4 26,9 27,7 29,5 23,1 18,2 12 6,6
Source : Source linternaute-climat de Seyssinet 2012 sur linternaute.com, d'après Météo France.
2013
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −2 2,7 6,4 8,5 12,7 16,3 14,9 11,8 10,5 3 −1,7
Température maximale moyenne (°C) 5,4 5,3 12,1 17,7 18,4 25 29,6 27,8 23,6 19,5 9,1 9,1
Source : Source linternaute-climat de Seyssinet en 2013 sur linternaute.com, d'après Météo France.
2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1,1 2 2,7 6,8 8,7 13,9 14,7 14,3 12,6 10,2 5 1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 10,7 16,4 19,9 21,5 27,6 24,8 25,4 23,5 21,3 13,9 8,1
Source : Source linternaute-climat de Seyssinet en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière (le Drac) au débit torrentiel et quelques rus ou ruisseaux qui sont tous ses affluents.

Le Drac[modifier | modifier le code]

Le Drac entre Grenoble et Seyssinet.

Le Drac, principal affluent de l'Isère, longe la partie orientale de la commune sur toute la longueur du territoire. Cette rivière, parfois qualifiée de torrent, naît dans le Champsaur, dans le département des Hautes-Alpes à un peu plus de 2 000 mètres d'altitude et finit par se jeter dans l'Isère, à la limite nord du territoire de la commune[3].

Ce torrent, dénommé quelquefois « Dragon » dans la tradition dauphinoise, connu pour ses crues dévastatrices, a fait l'objet de longs travaux d'endiguement au cours des XVIIe et XVIIIe siècles pour ensuite être franchi par trois ponts au niveau de la commune au cours du XIXe siècle et du XXe siècle.

Les autres cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau du Bouteillart
  • Le ruisseau des Arcelles

Transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun locaux[modifier | modifier le code]

Le tramway de la ligne C à son terminus de Seyssins, non loin de Seyssinet-Pariset

Le territoire communal est sillonné par trois lignes de bus et une ligne de tramway du réseau de Transports de l'agglomération grenobloise qui la relie avec les autres communes de l'agglomération grenobloise.

Des correspondances existent avec la ligne B, la ligne C, et la ligne E, au niveau du territoire de la Ville de Grenoble :
  • La ligne de bus C6 (dite ligne "chrono") qui relie Seyssinet-Pariset avec le Polygone scientifique de Grenoble et la commune de Saint-Martin-d'Hères (Henri Wallon);
  • La ligne de bus 19 qui relie Seyssinet-Pariset avec la commune de Sassenage (l'Ovalie) et la commune de Fontaine;
  • La ligne de bus 20 qui relie Seyssinet-Pariset avec la commune deVeurey-Voroize (Mairie).

La ville héberge également un espace de stationnement mis à la disposition des usagers des transports en commun de la SEMITAG et dénommé « Parking-Relais »

 P+R Seyssinet-Pariset Hôtel de Ville Seyssinet-Pariset 75 places  C C6 20

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare ferroviaire SNCF de Grenoble, située à environ 3,5 km du centre de la commune. La gare routière est située à proximité de la gare ferroviaire. Les deux services sont reliés à la ville de Seyssinet par les transports en commun.

Transports individuels[modifier | modifier le code]

Métrovélo est un parc service de location payante et de consigne de vélos géré par Grenoble Alpes Métropole mis à la disposition des habitants de l'agglomération et des visiteurs. Un box de consigne dit « MétroVélo Box » est situé sur le territoire de la commune à proximité de l'hôtel de ville.

Article connexe : Métrovélo.

De nombreuses pistes cyclables sillonnent le territoire communal, notamment le long de la digue du Drac, sur l'avenue de l'Europe et l'avenue Victor Hugo réaménagées à lors de l'installation de la ligne de tramway.

La commune possède, en outre un secteur piétonnier notable, situé autour du centre commercial de la Fauconnière et du Parc Lesdiguières.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Seyssinet-Pariset depuis l'échangeur du Pont de Catane

Située dans l’agglomération grenobloise, le territoire de Seyssinet-Pariset se situe à un point de convergence de plusieurs lignes routières et autoroutières.

  • L'autoroute A480 (rocade ouest de Grenoble)
Il s'agit d'une autoroute urbaine totalement gratuite desservant l'ouest de l'agglomération de Grenoble sur une distance de 12,5 km. Cette autoroute qui a tout d'abord porté le numéro B48 jusqu'en 1982 présente une sortie vers Seyssinet-Pariset à la hauteur du Pont de Catane.
sortie 3 : Grenoble-centre, Seyssinet-Pariset, Z.I. des Vouillands
L'ancienne route nationale 532 ou RN 532 est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). En 2006, la RN 532 a été déclassée dans le département de l’Isère en RD 1532.
Cette route traverse le territoire de Seyssinet-Pariset depuis le nord-ouest (commune de Fontaine) vers le sud-est.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

À l'origine, les bourgs de Seyssinet et de Pariset, tous les deux situés sur les premiers contreforts du massif du Vercors à trois kilomètres de distance, l'un de l'autre, ne furent que deux modestes villages dont les centres urbains se concentraient autour de son église pour Seyssinet et son château médiéval pour Pariset.

Ces bourgs ancestraux furent établis en hauteur, pour ne pas avoir à subir les crues violentes du Drac, le grand torrent alpin voisin qui a longtemps ravagé, avec l'Isère, la plaine de Grenoble.

Progressivement, à la suite de la construction de digues protégeant des crues, puis durant la révolution industrielle, la commune s'est transformée en une ville de banlieue comme sa voisine, la commune de Fontaine, bien que cette dernière, avantagée par la présence de deux ponts la reliant directement à Grenoble et son agglomération, connut une progression démographique plus rapide au cours des XIXe siècle et XXe siècle. la construction du pont de Catane en 1963 encouragea cependant l'urbanisation de la commune et aujourd'hui, celle-ci présente, dans sa partie basse une vocation urbaine très nette et assez dense où se côtoient quelques grands ensembles et des villas de type pavillonnaire. Au fur et à mesure de l'augmentation de sa population, des quartiers plus ou moins disparates se sont créés pour finir par créer un ensemble urbain caractéristique de la rive gauche du Drac ou situent également les villes voisines de Sassenage et de Seyssins.

Cependant, les hauteurs de la commune où se situe notamment le village de Pariset ont gardé un fort aspect rural du fait de la configuration géologique d'un territoire typiquement montagnard.

Les secteurs de la commune[modifier | modifier le code]

La commune est divisé en de nombreux quartiers mais on peut facilement identifier cinq secteurs principaux :

  • La partie orientale proche du Drac située au nord et à l'est de la route nationale 532 dite route de Valence (boulevard de l'Europe) où se situe notamment le lycée Aristide Bergès et l'hôtel de ville,
  • La partie orientale également proche du Drac, mais située au sud de cette même route avec notamment le centre commercial de « la Fauconnière », le collège Pierre Dubois et le stade,
  • La partie septentrionale située à l'ouest de cette même route, face à la falaise avec la gendarmerie avec notamment la rue du Moucherotte comme artère centrale,
  • Les deux parties occidentales avec l'ancien village de Seyssinet, situées sur une élévation de la route et le village de Pariset, ancienne commune devenu simple hameau et qui domine le territoire communal avec son donjon ruiné et son émetteur hertzien.

Le découpage INSEE de Seyssinet-Pariset (Ilots Regroupés pour l'Information Statistique, dit "IRIS") a divisé la commune en douze secteurs distincts [4] :

Secteurs de Fontaine
Secteur IRIS Réf. INSEE
Les Îles-Nord 0 101
Les Îles-Sud 0 102
La Fauconnière 0 103
Pacalaire 0 104
Le Village 0 105
Haut de la commune 0 106

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Il existe à Pariset, deux sites préhistoriques importants pour la connaissance du peuplement de la région[5]

Dans la grotte dite « des Sarrasins », au pied de la Tour sans venin, des fouilles effectuées en 1880 puis durant les années 1965 à 1971 ont livré sur trois mètres d'épaisseur, des vestiges s'étalant sur toutes les périodes, du Néolithique récent au Moyen Âge, depuis le début de la mise en valeur agricole des flancs du Vercors[6].

Au Chatelas, une nécropole avec sept inhumations fut découverte en 1915. Une abondance de bracelets de bronze permit de la dater de la fin du premier âge du Fer (Hallstatt), vers le VIe siècle av. J.-C.[7].

Moyen-Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Dans les environs de la nécropole se trouvent les vestiges de la motte du Chatelas, à 80 m du rocher du Chatelas[7].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

En 1753, le village et la région de Grenoble connaissent le premier tremblement de terre dont l'Histoire ait gardé trace[8].

Époque Contemporaine[modifier | modifier le code]

Le Tramway Grenoble - Villard-de-Lans sur un viaduc à Pariset au début du XXe siècle.

À l’origine, la petite commune de Pariset se composait de trois parties bien distinctes mais reliées par un tramway : Seyssinet, Pariset et Saint-Nizier. Ces « bourgs » étant très éloignés les uns des autres, et les métiers très divergents, le conseil municipal étudia le projet de division de cette grande commune en deux nouvelles.

En 1926, le projet est adopté à la majorité : deux communes doivent voir le jour : Seyssinet et Pariset-Saint-Nizier mais à la suite d’une nouvelle enquête, les nouveaux conseils municipaux remarquent que Pariset désire être rattachée à Seyssinet. Pour finir les deux nouvelles communes seront Seyssinet-Pariset et Saint-Nizier-du-Moucherotte. Durant la période d'entre-deux-guerres, la commune s'appela : Seyssinet-Pariset-la Tour Sans Venin, mais le dernier lieu-dit fut enlevé, par la suite, afin d'alléger le nom de la commune. La gare du chemin de fer de Grenoble à Villard-de-Lans, implantée à Pariset, était dénommée « Pariset-la Tour Sans Venin ». Cette mesure de changement de dénomination, coup après coup, reste assez exceptionnelle dans l’histoire de la IIIe République.

Aujourd’hui très proche de Grenoble, le centre de la commune s’en rapproche encore depuis l’ouverture de la troisième ligne de tramway de l’agglomération grenobloise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire actuel de la commune est Marcel Repellin (Divers Droite), élu jusqu'en mars 2020. Celui-ci est assisté dans sa fonction par neuf maires adjoints et sept conseillers délégués.

Le conseil municipal est actuellement composé de 2 groupes politiques et 33 membres élus.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1947 à 1995
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 avril 1949 Marcel Balme    
avril 1949 mars 1965 Joseph Guettat    
mars 1965 novembre 1970 Louis Carrel    
novembre 1970 mars 1995 Edmond Aguiard DVD  
25 juin 1995 maire actuel Marcel Repellin DVD Retraité de l'Éducation Nationale

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Seyssinet-Pariset, depuis le [réf. nécessaire], est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 12 133 habitants, en diminution de -0,72 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571 673 730 734 914 957 973 1 006 936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
944 932 930 914 904 886 903 992 904
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
861 846 970 951 1 342 1 319 1 358 1 612 2 072
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
4 539 10 869 12 157 12 893 13 241 13 074 12 826 12 227 12 133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède un ensemble d'établissements scolaires couvrant les besoins du territoire ouest de l'agglomération composé de plusieurs écoles maternelles, primaires, d'un collège et d'un lycée. On peut également mentionner l'école municipale agréée de musique et de danse.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

La commune de Seysinet-Pariset présente sur son territoire trois groupes scolaires comprenant pour chacun une école maternelle et une école primaire ainsi qu'une école maternelle et uen école primaire séparée. Ces groupes scolaires sont [13].

  • Le Groupe scolaire « Vercors »;
  • Le Groupe scolaire « Chamrousse »;
  • Le Groupe scolaire « Moucherotte »;
  • L'école maternelle « Chartreuse » et l'école primaire « du village »

Enseignement Secondaire[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]

Le Collège public « Pierre Dubois » est situé avenue du Général-de-Gaulle, proche du centre entre de la commune.

Lycée[modifier | modifier le code]

Le Lycée polyvalent général et tertiaire « Aristide Bergès » situé 10 avenue Aimé Bouchayer, non loin de la limite avec la commune voisine de Fontaine.

Santé et social[modifier | modifier le code]

Équipements et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune de Seyssinet-Pariset héberge plusieurs installations sportives sur son territoire[14] :

  • Deux gymnases (Gymnase Louis Carrel et Gymnase Nominé)
  • Six courts de tennis en plein air et deux courts de tennis couverts
  • Un équipement de skate park
  • Un terrain de boules lyonnaises
  • Une piscine (située allée des glycines)

et le centre sportif J. Guétat avec son stade, sa poste d'athlétisme et ses Plateaux d'évolution d'Education Physique et Sportive pour les adultes et les scolaires.

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

La commune possède de nombreuses associations sportives sur son territoire dont un club de Football (l'amicale club Seyssinettois)

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville de Seyssinet-Pariset dispose de plusieurs lieux de cultes chrétiens, et notamment une église Catholique au centre du village, ainsi qu'une église Protestante Évangélique dans la Zone Industrielle de la Percevalière.

Médias[modifier | modifier le code]

Afin d'informer les résidents de la commune et les visiteurs, la municipalité de Seyssinet-Pariset a installé sur plusieurs panneaux d'affichage électronique municipaux, situés dans des différents secteurs de la commune.

Journaux[modifier | modifier le code]

Historiquement, il y a, le quotidien régional Le Dauphiné libéré qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ses quartiers ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales.

Article connexe : Le Dauphiné libéré.

Un journal, publié de façon périodique, existe au niveau local : « La Gazette » est une revue d'information municipale publié mensuellement et distribué gratuitement aux habitants de la commune. Les anciens numéros peuvent être consultés sur le site de la commune [15].

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur artisanal et commercial[modifier | modifier le code]

Secteur industriel[modifier | modifier le code]

L'éditeur de logiciels Hardis est installé sur la zone d'activité de la Tuilerie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Église de Seyssinet.

L'église Saint-Pierre de style roman remanié est déjà citée dans un document du XIIe siècle[7] comme église paroissiale. Selon le site de la mairie, celle-ci a probablement été construite sur les vestiges de l'ancienne chapelle du château seigneurial.

Le Château des Combes[modifier | modifier le code]

Situé en contrebas de l'église Saint-Pierre et dénommé à l'origine, « château de Combe », car situé dans un pli de la montagne dénommé « clos-aux-combes », le « château des Combes » a été érigé en 1634 sous sa forme actuelle, avec ses deux tours, mais avec un toit à faible pente et tuiles romaines[16]. Selon la tradition religieuse catholique, ce château aurait abrité François de Sales, alors évêque de Genève lors de ses venues à Grenoble en 1616 et en 1618. Propriété privée, ce châtau peut néanmoins être visité à l'occasion de certains événements locaux[17].

Le Château de Beauregard[modifier | modifier le code]

Cette demeure est un château de plaisance datant du XVIIIe siècle[7], est classé comme Monument historique par arrêté du 15 décembre 1997 : le grand salon et la chambre contiguë situés au rez-de-chaussée sont classés, tandis que le château en totalité, sauf les pièces classées, et son parc en totalité, y compris les serres et les fabriques, sont inscrits[18].

La Tour sans venin[modifier | modifier le code]

La tour sans venin

Située en contrebas du hameau de Pariset et dominant la dépression grenobloise, la « Tour sans Venin », aujourd'hui en grande partie ruinée, correspond aux vestiges du donjon de l'ancien château de Pariset dont l'origine remonte au XIe siècle[7]. Une légende locale narre les exploits du seigneur de Pariset qui aurait rapporté, à la suite d'une croisade menée en Terre Sainte un bouclier rempli de terre prélevée sur le sol même du Saint-Sépulcre et répandit celle-ci sur le sol autour de son château ou se situe actuellement la tour, ce qui aurait entraîné la disparition définitive de tous les serpents et autres reptiles dont certain sont venimeux, d'où le nom donné à cette tour[19].

Ce monument, parfaitement accessible depuis la route de Lans-en-Vercors, est connu parmi les sept merveilles du Dauphiné. Au pied de cette ruine, le visiteur peut découvrir un vaste panorama sur l'agglomération grenobloise.

Au pied de cette tour ruinée, subsiste une petite chapelle romane du XIIIe siècle qui est restée intacte. Près de celle-ci, il a été découvert une grande pierre plate, probablement un ancien autel, présentant une inscription latine : « ISIDI MATRI SEX- CLAUDIUS VALERIANUS ARAM CUM SUIS ORNAMENTIS UT VOVERAT D-D », qui a été traduite en ces termes : A Isis mère, Sextius Claudius Valeriannus a dédié cet autel avec ses ornements[20][21].

Le site accueille, en outre, un émetteur de télévision dénommé « Grenoble 2 - La tour sans venin », assurant la couverture hertzienne correspondant à la diffusion de la Télévision numérique terrestre de la région grenobloise. Les opérateurs concernés sont TDF et Towercast[22].

Articles connexes : Tour sans Venin et Donjon.

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison de Maria Alejandra.
  • Le Manoir des Eybert, du XVIIe siècle (actuel château Bietrix).
  • Le Manoir de la Coste, bâti sur les ruines de la maison forte de Colonges.
  • La motte castrale du Chatelas[7].
  • Le château de Seyssinet, dit La Batie, du XIIIe siècle, se situait à côté de l'église. En 1790 avait déjà disparu sans laisser de traces[7].
  • Les vestiges de la maison forte du Grand Pariset, qui n'est pas citée dans les textes anciens, sont éloquentes. Selon Eric Tasset, cette maison forte pourrait correspondre à celle de Didier de Brive, non encore localisée. Cependant, selon l'enquête de 1339, d'autres maisons fortes aujourd'hui disparues existaient dans la paroisse de Pariset au Moyen Âge : les maisons fortes de Pariset, d'Eyssalteriis et de Renest[7].
  • Maison forte de Vizan-Bel-Air, au lieu-dit Visan[7].
  • Maison forte des Colognes, citée en 1339 ; Albert de Vernisy suppose la reconnaitre dans l'ancienne maison à l'angle de rue H. Berlioz et rue A. Chollier, tandis que pour Eric Tasset cela est difficilement dimostrable, surtout car le hameau dit Cologne se trouve au Nord et pas au Sud de Seyssinet sur la carte de Cassini du XVIIe siècle. Au même temps, Eric Tasset suggère que la maison indiquée par de Vernisy pourrait correspondre à la maison de Soffrariis ou à celle de Lucara, présentes elles aussi dans l'enquête de 1339[7].
  • Manoir des Roux de Commier, ou des Benoit, au village de Seyssinet. Aujourd'hui il y a des logements[7].
  • Manoir des Eybert, du XVIIe ou XVIIIe siècle, contre l'église Saint-Pierre de Seyssinet. Aujourd'hui il y a des logements[7].


Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Situé dans un léger creux, non loin de la « Tour sans Venin », le site de randonnée dénommé le « Désert de Jean-Jacques Rousseau » indique aux visiteurs la présence du célèbre philosophe dans les hauteurs de Seyssinet-Pariset comme lieu de méditation lors de son passage à Grenoble durant le XVIIe siècle.
Eugène Faure est un peintre français à vocation régionale, né le dans le village de Seyssinet. Celui-ci, après avoir essayé la sculpture, fut un peintre de genre, un paysagiste et un portraitiste qui a peint ses amis dont le peintre Jean Achard, . Ses tableaux sont principalement conservés au Musée de Grenoble.
Marcel Trillat est un journaliste, réalisateur de films documentaires et auteur français. Il reste connu pour de nombreux reportages télévisés et débuta à l'ORTF en 1965 en collaborant au magazine Cinq colonnes à la Une, puis il devint directeur adjoint de l’information en 1989 sur Antenne 2. Il fut également administrateur, élu CGT, de France Télévisions.

Seyssinet-Pariset dans les arts[modifier | modifier le code]

Seyssinet dans la littérature[modifier | modifier le code]

Les rêveries du promeneur solitaire édition de 1782.
Inspiré par la nature autour de Grenoble, le célèbre philosophe Jean-Jacques Rousseau flâne et utilise les hauteurs de Seyssinet-Pariset comme lieu de méditation[23]. De nombreux panneaux, situés à l'angle d'un virage la route de Lans-en-Vercors, à l'orée du bois des Vouillants indique le site du « Désert » (dénommé à l'époque « désert de l'écureuil ») ou le philosophe aimait à observer la végétation et déguster certaines baies sauvages comme il le relate lui-même dans son ouvrage dénommé « Les Rêveries du promeneur solitaire » au cours de sa septième promenade (extrait) :
« Durant mon séjour à Grenoble je faisais souvent de petites herborisations hors de la ville avec le sieur Bovier avocat de ce pays-là, non pas qu’il aimât ni sût la botanique, mais parce que s’étant fait mon garde de la manche, il se faisait, autant que la chose étoit possible, une loi de ne pas me quitter d’un pas. Un jour nous nous promenions le long de l’Isère dans un lieu tout plein de saules épineux. Je vis sur ces arbrisseaux des fruits mûrs j’eus la curiosité d’en goûter et, leur trouvant une petite acidité très-agréable, je me mis à manger de ces grains pour me rafraîchir ; le sieur Bovier se tenoit à côté de moi sans m’imiter et sans rien dire. Un de ses amis survint, qui me voyant picorer ces grains me dit : eh ! monsieur, que faites-vous là ? Ignorez-vous que ce fruit empoisonne ? Ce fruit empoisonne, m’écriai-je tout surpris. Sans doute, reprit-il, et tout le monde fait si bien cela, que personne dans le pays ne s’avise d’en goûter."... »

Seyssinet dans la peinture[modifier | modifier le code]

La Tour sans Venin, tableau de Jean Achard (1807 - 1884).
De nombreux site des villages de Seyssinet et Pariset ont été représentés dans des toiles peintes par des peintres locaux, dont notamment la Tour sans venin par le peintre Jean Achard[24]. Celui-ci n'ayant jamais obtenu la consécration de son vivant, il revient finir ses jours à Grenoble à partir de 1870 et il est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble.
Jacques Louis Gay, né à Voreppe en 1851 a peint de nombreux tableaux régionaux dont une huile sur toile, représentant les berges du Drac et dénommé, « les rives du Drac ou le casque de Néron ».

Seyssinet au cinéma[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Seyssinet-Pariset Blason Parti : au premier de gueules à une bisse couronnée d'or, au deuxième d'argent à une tour de gueules maçonnée de sable ; au chef d'or chargé d'un dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules[25].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie, page sur la superficie et l'altitude
  2. « Seyssinet-Pariset - Paris », sur fr.distance24.org (consulté le 12 juin 2016)
  3. Site de la ville de Fontaine / page sur le Drac.
  4. site INSEE, découpage IRIS de Seyssinet-Pariset
  5. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, vol. fasc. 2, Gallia-Préhistoire, (présentation en ligne), p. 345-348
  6. Site de Ascop.net, page sur la grotte des Sarrasins
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 543-552
  8. Fontaine au temps jadis de Serge Echalon et Jean Escalon, page 171
  9. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Site de la mairie de Seyssinet sur les écoles
  14. Site de la mairie de Seyssinet, page sur l'équipement sportif
  15. « Recherche | Ville de Seyssinet Pariset », sur www.ville-seyssinet-pariset.fr (consulté le 12 juin 2016)
  16. « Les châteaux de la Renaissance à Seyssinet. », sur Rive gauche,‎ (consulté le 12 juin 2016)
  17. « CLOS AUX COMBES | Ville de Seyssinet Pariset », sur www.ville-seyssinet-pariset.fr (consulté le 12 juin 2016)
  18. « Château de Beauregard », notice no PA38000002, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Dictionnaire Amboise Dauphiné et Ardèche Éditions d'Amboise, page 328
  20. Site de SPHAD
  21. Site d'Isère-annuaire, page sur la tour sans venin
  22. « TVNT.net - Le forum de la TNT • 38 - Isère [Grenoble - Chamrousse] : Les zones de couverture », sur www.tvnt.net (consulté le 12 juin 2016)
  23. FMarmotte5, « Le Désert de Jean-Jacques Rousseau, Seyssinet-Pariset, Isère. - Le blog de FMarmotte5 », sur Le blog de FMarmotte5 (consulté le 12 juin 2016)
  24. Né Jean Alexis Achard.
  25. Site internet de la commune de Seyssinet-Pariset

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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