Trièves

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Trièves
Vue depuis les hauts plateaux du Vercors.
Vue depuis les hauts plateaux du Vercors.
Massif Vercors / Diois / Dévoluy (Alpes)
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Coordonnées géographiques 44° 48′ N 5° 40′ E / 44.8, 5.6744° 48′ Nord 5° 40′ Est / 44.8, 5.67

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Trièves

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Trièves
Orientation nord
Longueur 30 km
Type
Écoulement Ébron
Voie d'accès principale A51 - RD1075, ligne ferroviaire Grenoble-Veynes

Le Trièves est une région du sud du département de l'Isère, dans les Alpes françaises. Il est délimité géographiquement :

Ce territoire montagneux, situé à l'extrémité méridionale du Sillon Alpin dont il est le cul-de-sac, réunit une trentaine de communes, formant deux cantons organisés autour de leurs chefs-lieux : Clelles et Mens. Situé sur l'axe Grenoble-Marseille, il est traversé par la RN 75 et la ligne SNCF Grenoble-Veynes.

Géographie physique et histoire géologique[modifier | modifier le code]

Constitutant l'extrémité sud du sillon alpin, le Trièves est un territoire de moyenne montagne (entre 500 et 1200 mètres d'altitude) lové entre les massifs qui l'entourent de trois côtés : ouest (massif du Vercors), sud et est (chaînon de l'Obiou - massif du Dévoluy). Seul le côté nord est ouvert, mais il est séparé du territoire voisin de la Matheysine par les profondes gorges du Drac. C'est donc une sorte de forteresse naturelle, qui a donné son caractère aux paysages et aux habitants de cette région.

Le Trièves appartient encore aux Alpes du Nord mais se situe juste à la limite géographique des Alpes du Sud, sur l'autre versant du col de la Croix-Haute. Cette situation, ainsi que le relief particulier du Trièves, s'expliquent par son histoire géologique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un gros bloc de calcaire dont la partie supérieure est plate, horizontale et sans aspérités, située au-dessus de Mens, sur le chemin du Chatel, est considérée comme une « pierre des sacrifices ».

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le fond de population est possiblement ligure. À la période gauloise, les habitants du Trièves s'appelaient les Tricorii (c'est-à-dire en gaulois « les trois tribus » ou plus probablement « les trois armées » voir aussi Petrocorii), et avaient des liens avec la puissante tribu des Voconces.

Sans doute à la recherche de nouveau pâturages et de nourriture pour l'hiver, une partie de ces Ligures méditerranéens, remontèrent le haut pays alpin pour arriver jusqu'au Trièves actuel[réf. nécessaire].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Trièves jouit d'une diversité naturelle remarquable de par sa situation géographique et son altitude (de 850 à 2 900 mètres). On y compte de très nombreuses espèces de plantes aux vertus médicinales (en attente de développement) ainsi qu'une faune variée. Ce qui frappe au premier coup d'œil est l'équilibre de ce haut plateau autour duquel s'élancent les monts qui le bordent et qui donnent au promeneur un sentiment de paix et de bien-être.

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

Le mont Aiguille est une des sept merveilles du Dauphiné. Il culmine à 2 087 mètres d'altitude et a été gravi en 1492. Il se nommait autrefois le mont Inaccessible.

Développé par le Père De Mons, prêtre érudit et spécialiste de l'histoire du Trièves (notamment au sujet des guerres de religion), le site de Notre-Dame d'Esparron reçoit les personnes en quête de paix.

Vie économique et sociale[modifier | modifier le code]

Un troupeau de chèvres de retour de l'alpage sur la place de Chichilianne entre 1900 et 1920.

L'agriculture reste l'activité principale du secteur. L'élevage caprin dans le Trièves était très développé entre 1860 et 1914, pour suivre la demande des peaux pour l'artisanat et l'industrie de la ganterie grenobloise. Cet élevage intense permettait aussi de produire et commercialiser une grande quantité de fromage produit à partir du lait de chèvre[1].

Après avoir souffert de l'exode rural dans les années cinquante et soixante, le Trièves est devenu un lieu de résidence secondaire des Grenoblois.

L'activité économique locale a été relativement réduite. On compte encore des industries traditionnelles, qu'il s'agisse de l'industrie agro-alimentaire (laiteries, fabrique de ravioles du Trièves) ou de l'industrie du bois (scieries), tandis que l'hôtellerie est en développement (notamment avec le développement des gîtes ruraux).

Un territoire pionnier du développement durable[modifier | modifier le code]

Les communes du Trièves sont récemment devenues membres du réseau des villes en transition visant à limiter la consommation d'énergie pour prévenir le pic du pétrole et limiter les émissions de carbone[2].

Un avenir entre ville et campagne[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Muller, L'Isère 1900-1920. Mémoire d'hier, éd. Gérard Tisserand, 2000 (ISBN 2-84494-044-7), page 21
  2. site Trièves après-pétrole