Veurey-Voroize

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Veurey-Voroize
Veurey-Voroize
Vue sur l'église de Veurey-Voroize depuis la tour des Templiers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Guy Jullien
2014-2020
Code postal 38113
Code commune 38540
Démographie
Population
municipale
1 444 hab. (2015 en augmentation de 4,64 % par rapport à 2010)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 20″ nord, 5° 36′ 56″ est
Altitude Min. 178 m
Max. 1 620 m
Superficie 12 km2
Localisation

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Liens
Site web www.veurey-voroize.fr

Veurey-Voroize est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes, correspondant à l'ancienne province du Dauphiné. Veurey-Voroize est également une des 49 communes adhérentes de la métropole Grenoble-Alpes Métropole.

Géographiquement, le territoire de la commune de Veurey-Voroize est bordée par l'Isère sur sa limite orientale et par le massif du Vercors dans sa partie occidentale. Une grande partie du territoire de la commune est d'ailleurs située en zone de montagne.

À la suite d'un nouveau découpage territorial mise en application à l'occasion des élections départementales de 2015, le territoire de la commune se situe désormais sur le territoire du canton de Fontaine-Vercors.

Ses habitants sont appelés les Veurois et les Veuroises.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Veurey-Voroize.

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé en partie sur les premiers contreforts des falaises du Massif du Vercors, mais également dans la vallée de l'Isère, sur la rive gauche de cette rivière, le territoire communal se positionne également au nord-ouest de Grenoble et au sud-est de Voiron. Veurey-Voroize est partiellement intégrée au parc Naturel Régional du Vercors depuis 2008.

La commune se situe à 15 km au nord-ouest de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, à 93 km au sud-est de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à 297 km de Marseille et à 563 km de Paris[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le village possède encore au début du XXIe siècle une assez forte connotation rurale même si celui-ci a connu un triplement de sa population depuis le début des années 1960.

Selon Patrick-Olivier Eliott, auteur du livre "Vercors-Safari Patrimoine" édité en 2010, le bourg central semble « être un doux labyrinthe aux ruelles étroites »[2]. La plus grande partie du village est, en effet, nichée sur une petite élévation au pied de la montagne de la Cuche[3], sommet de la bordure septentrionale du massif du Vercors et entaillée par le cours d'un torrent, la Voroize qui traverse son bourg central. Cette commune présente donc, au niveau de son bourg central et de quelques hameaux (notamment le quartier dénommé les Jayères), d'importantes dénivellations.

Quelques ilots d'habitations plus récentes, composées de petites villas et d'immeubles de type résidentiel se situent en contrebas (tel que le quartier dénommé Les Cordées), au niveau d'une vallée de l'Isère relativement resserrée, au débouché d'un défilé répertorié par les géographes sous le nom de cluse de Voreppe[4] .

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montaud / Saint-Quentin-sur-Isère Saint-Quentin-sur-Isère Voreppe Rose des vents
Montaud N Voreppe
O    Veurey-Voroize    E
S
Autrans-Méaudre en Vercors Noyarey Voreppe
Le Fontanil-Cornillon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le « calcaire à polypiers de l'ancienne carrière du Bec de l'Echaillon », est un site géologique remarquable de 3,12 hectares qui se trouve sur les communes de Veurey-Voroize et Saint-Quentin-sur-Isère. Ce site d'intérêt sédimentologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » en 2014[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière et quelques ruisseaux dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

  • L'Isère, rivière qui borde l'est du territoire communal, mais assez loin du bourg ce qui s'explique pour des raisons historique face aux risques de crues. Cette rivière est donc située à la limite orientale du territoire de Veurey-Voroize.
  • La Voroize, torrent originaire du massif du Vercors, ayant sa source sur le territoire de la commune, à la limite des communes de Montaud et de Noyarey.
  • Le Ruisset, petit cours d'eau canalisé en provenance de Noyarey et qui rejoint la Voroize au pied du bourg.
  • Le Torrent du Gorgeat qui s'écoule vers l'Isère depuis le hameau du Petit Port.

Climat[modifier | modifier le code]

À l'instar de toutes les communes du bassin Grenoblois, le climat de Veurey-Voroize se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une légère influence méditerranéenne (les étés sont chauds mais plutôt assez humides). Ce bassin présente un bon ensoleillement (2 100 heures par an) mais des précipitations généralement abondantes (entre 900 et 1 000 mm par an) du fait de la proximité de la montagne. L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat car elles entraînent un effet de cuvette avec des chaleurs torrides, l'été et un froid assez conséquent, l'hiver. D'autres phénomènes liés aux vents tels que l'effet de foehn sont également bien connus dans la région.

Article connexe : Climat de l'Isère.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2012, 2014 et 2016[modifier | modifier le code]

  • 2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0 −4,7 2,3 7 10,6 14,6 15,1 15,5 11,5 8,9 3,6 0,1
Température maximale moyenne (°C) 7,2 4,2 18,4 17,6 23,4 26,9 27,7 29,5 23,1 18,2 12 6,6
Source : [2] sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2 2,7 7,2 9,2 13,9 15,1 14,3 12,6 9,5 5 1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,3 16,4 19,9 21,5 27,6 24,8 25,4 24,4 21,3 13,9 8,1
Source : [3] sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 3 2,7 7,1 9,5 14,5 15,7 14,6 12,9 7 3,9 −3,8
Température maximale moyenne (°C) 9,3 11,3 13,4 17,1 21,3 25,8 28,8 29,1 26,6 16,8 11,6 6,6
Source : [4] sur linternaute.com, d'après Météo France.


Voie routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A48 (autoroute Lyon - Grenoble)[modifier | modifier le code]

L’autoroute A48 est une autoroute permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle est connectée avec l'A480 à Sassenage et avec l'A49 à Voreppe, non loin de Veurey-Voroize. Cette autoroute est gérée par la société AREA.

La bretelle de sortie n°12 et n°13 permet de rejoindre l'entrée est de la commune de Veurey-Voroize, après la traversée du pont sur l'Isère pour rejoindre la route départementale 1532. La sortie n°13 nécessite l'usage d'une rond-point avant Voreppe.

L'ancienne route nationale 532 (RD 1532)[modifier | modifier le code]

L'ancienne route nationale 532 ou « RN 532 » est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). En 2006, la route nationale 532 a été déclassée dans le département de l’Isère en « RD 1532 ». Cette route traverse le territoire de Veurey-Voroize depuis le nord, limite de la commune de Saint-Quentin-sur-Isère) et vers le sud, commune de Noyarey sous la dénomination d'avenue de Valence.

Les routes secondaires[modifier | modifier le code]

La route départementale 218 (RD218), anciennement dénommée route d'Autrans fut créée à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1968 organisés à Grenoble. Cette route qui monte jusqu'au bourg de Montaud est cependant fermée au-delà du hameau des Coings, la voie s’étant effondrée en 1992 et laissant le tunnel du mortier inaccessible par la route, le conseil départemental de l'Isère, gestionnaire de la voirie, n'ayant pas voulu engager des travaux longs et importants pour reconstruire la route pour des raisons de coût.

Modes de transport[modifier | modifier le code]

Lignes d'autobus[modifier | modifier le code]

La ligne de bus n°20 a remplacé en 2014 la ligne N°56 pour desservir Veurey-Voroize

La commune de Veurey-Voroize qui fut, entre 1895 et 1932, relié à Grenoble par une ligne de l'ancien réseau du premier réseau de Grenoble, est toujours reliée au réseau de transports en commun de l'agglomération de Grenoble (réseau TAG), notamment par deux lignes de bus.

  • La ligne de bus Proximo n°20
qui relie Veurey-Voroize (Mairie) avec la commune de Noyarey (Mairie), la commune de Fontaine et la commune de Seyssinet-Pariset (Hôtel de Ville).
  • La ligne de bus Flexo n°52
qui relie Veurey-Voroize (Mairie) avec la commune de Saint-Égrève (gare), reliant ainsi la commune avec la ligne E du tramway de Grenoble.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare ferroviaire SNCF de Gare de Saint-Égrève desservie par les trains régionaux du réseau TER Rhône-Alpes, celle-ci étant située à environ 7 km du centre de Veurey-Voroize.

Cette gare est reliée directement à la Gare de Grenoble, elle-même desservie par des TGV circulant sur les grandes lignes notamment en direction de Paris et Lyon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Veurey-Voroize est constituée d'un bourg central et de quelques hameaux dont certains ne constituent plus qu'une seule agglomération avec le bourg central. Il existe encore quelques exploitations agricoles dans la vallée et une très grande surface forestière sur les hauteurs.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux (ainsi que les écarts) qui composent le territoire de la commune de Veurey-Voroize, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[6]. Les principaux hameaux et lieux-dits sont indiqués en caractères gras.

  • les Bains
  • Saint-Ours
  • le Petit Port
  • Le Grand Clapier
  • Morestel
  • le Béril
  • le Verderet
  • le Chatelard
    • le Petit Chatelard
    • le Grand Chatelard
  • l'Egalen (ou Croix de l'Eygalen)
  • Lespinasse
  • Côte Maillet
  • Brunetière
  • la Charrière
  • l'Emporey
  • les Barmettes
  • Font Chaude
  • la Bournay
  • les Jayères
  • les Cordées
  • Bretonnières
  • les Perrières

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La collectivité de Grenoble Alpes Métropole détient la gestion du cycle de l’eau sur l'ensemble des 49 communes de son territoire assurant la protection des ressources, la production d’eau potable, la distribution aux usagers, ainsi que la collecte et le traitement des eaux usées[7].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine Castrum Voreii, dont la racine "Voreium" peut évoquer un rocher. le nom de la cité voisine de Voreppe semble avoir la même origine. Albert Dauzat compare l'élément "Vor" à celui de Voiron qu'il considère comme une évolution de l'indo-européen "kar" signifiant « pierre ». Le nom de Veurey a évolué avec le temps : (Voroi, Vorey, Vourey, Veurey). Le nom de Voroize qui a été ajouté est celui du torrent qui traverse le village pour ne pas confondre la commune avec celle de Vourey située quelques kilomètres plus au nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Histoire de l'Isère.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • La période gauloise

Durant cette période le site de Veurey-Voroize, proche d'une grande courbe de l'Isère, située légèrement plus au nord, correspondait à la limite méridionale du territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné actuel, faisant ainsi face aux limite du territoire de la tribu des Vertamocores, associée au peuple Voconce qui occupait le massif du Vercors, situé plus au sud .

  • L'hypothèse du passage de Hannibal
Route supposée de Hannibal. Document conservée par le Department of History (United States Military Academy)

Certains historiens, dont l'académicien et historien militaire Paul Azan, évoquent la possibilité que le grand général et stratège carthaginois Hannibal Barca ait pu passer par Montaud et Veurey-Voroize avant de traverser les Alpes, partir à la conquête de la péninsule Italienne et ainsi rencontrer les troupes de l'Empire romain qu'il vainquit par deux fois au lac de Trasimène et à Cannes (Italie).

Article connexe : Passage des Alpes par Hannibal.

Le scientifique, docteur en médecine et archéologue amateur français Marc-Antoine de Lavis-Trafford (1880-1960), installé à Bramans dans la vallée de la Haute-Maurienne, a notamment défendu la thèse du passage du général Hannibal Barca, de ses troupes, fantassins, cavaliers et ses célèbres éléphants par la basse vallée de l'Isère et donc par le site de Montaud, non encore édifié, mais seul accès possible pour ne pas entraîner les pachydermes dans les marais du Bec de l'Échaillon qui marque l'entrée de la cluse de Voreppe, impraticable jusqu'à une époque récente (ceux-ci sont situés à égal de distance des bourgs actuels de Saint-Quentin sur Isère et de Veurey-Voroize). Le Dr Lavis-Trafford fit effectuer des fouilles dans les environs immédiats du bourg de Montaud, mais elles ne donnèrent aucun résultat probant.

Aucune artefact de nature archéologique (armes, ossements) n'ayant encore été découverte à Montaud, Veurey-Voroize et leurs environs, rien ne peut donc étayer cette hypothèse, ni l'infirmer, d'ailleurs. La thèse reste donc, jusqu'à présent, recevable[8]. Un site web bien documenté présentent les différentes hypothèses, ainsi que les textes originaux (traduits) de Tite-Live et de Polybe sur la question[9].

  • La période romaine

Les carrières située au bec l’Echaillon (pointe septentionale du Vercors) ont été exploitées au cours du 1er siècle.

Des fouilles effectuées devant l’église Saint-Georges de Veurey ont permis de mettre au jour une villa romaine datant des deux premiers siècles de notre ère. Selon le livre évoquant l'Histoire des communes de l'Isère, le site actuel du village a probablement été un camp retranché établi par les généraux de César[10]. Diverses fouilles ont permis de mettre au jour une voie romaine, ainsi que 8 kg de monnaie à l’effigie des empereurs Valérien à Claude[11].

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Article connexe : Inondation de Grenoble en 1219.

Le , un violent orage apporte un surplus d'eau qui provoque la rupture du barrage en pleine nuit et la vidange complète d'un lac formé en 1191 en amont dans la plaine du Bourg-d'Oisans. Grenoble et les paroisses des vallées du Drac et de l'Isère, à l'instar de Veurey, subissent des inondations qui entraînent de nombreux dégâts, particulièrement au niveau de sa batellerie.

Propriété des seigneurs de Sassenage durant le Moyen Âge, la terre de Veurey passe en 1531 aux Vachon, illustre famille de parlementaires du Dauphiné installée à Virieu. L'inventaire de 1589 indique l'existence de vingt fours banaux au village et plusieurs moulins sur la Voroize, des vignes, des vergers, des noiseraies et des châtaigneraies. De nombreuses activités commerciales sont évoquées telles que des tisserands, des chapeliers, un maréchal-ferrant, des boulangers, des cordonniers[12].

Du XVIe siècle au XVIIe siècle, la terre de Veurey passe de la famille Vachon à la famille De Chaulnes (originaire de Noyarey), puis De Chissé.

Les Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Durant le XVIIe siècle, le couvent des Demoiselles de la Charité s'installe à Veurey. Au XVIIIe siècle, de nombreuses inondations associées à des hivers très froids affectent le village et les terres agricoles qui l'entourent.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de l'année 1852, un bac à péage permettait de relier les deux rives de l'Isère entre Voreppe et Veurey, cependant un pont est construit durant cette période et celui-ci est inauguré le pour être ouvert à la circulation le [13].

Une rame de tramway à vapeur à Veurey, entre 1895 et 1902.

De 1895 à 1938, la commune fut desservie par une ligne de tramway qui la reliait à Grenoble via Fontaine - Sassenage - Noyarey.

En 1928, une forte crue l'Isère, entraîne une très importante inondation de toute la vallée. Le 27 octobre, le Petit Dauphinois, journal régional de l'époque relate la montée des eaux en ces termes[14] :

«  Pour aller à Veurey, il faut donc passer contre le flanc de la montagne, par un sentier qui date de mardi seulement. Mais quel sentier ! Il monte à pic, puis redescend au niveau de l’eau... Enfin après une heure d’acrobatie une heure passée à la conquête d’un équilibre qui vous fuit sans cesse, vous arrivez au village. À Veurey, les belvédères sont nombreux qui permettent de contempler le triste spectacle de la plaine inondée. Toute la partie basse de Veurey est dans l’eau. Entre le pont et les premières maisons, les eaux courent à une vitesse terrifiante. Quant au pont, il parait avoir été désossé du côté de Voreppe où la maçonnerie seule a subsisté, supportant la pile qui penche d’une façon inquiétante...  »

En 1932, le conseil municipal de Veurey propose de transformer le nom de la commune en Veurey-Voroize afin d'éviter les confusions avec la commune voisine de Vourey, située de l'autre côté de l'Isère. Cette proposition sera officialisée la même année[15] .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Entrée de la mairie de Veurey-Voroize

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de ville se situant entre 1000 et 1500 habitants, le conseil municipal est composé de 15 membres dont un maire, quatre adjoints au maire, quatre conseillers délégués et cinq simples conseillers municipaux[16].

La mairie, son service de l'État civil, les bureaux des élus et divers services municipaux sont situés au cœur du centre ancien, à proximité du principal parc de la commune. Le bâtiment de l'hôtel de ville a été rénové avec l'ajout d'un bâtiment annexe en 2017.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales et territoriales de 2014, la liste dirigée par M. Guy Jullien (Veurey-Ensemble) obtient 419 voix et 100% des suffrages et est élué dés le premier tour[17]. Guy Jullien est ensuite reconduit dans ses fonctions de maire de la commune.

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2007 Daniel Zenatti - -
2007 en cours Guy Jullien DVG Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2015, la commune comptait 1 444 habitants[Note 1], en augmentation de 4,64 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
890 780 880 904 829 823 835 870 866
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
785 786 829 783 797 797 787 690 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
677 625 546 473 485 470 511 370 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
436 521 661 1 020 1 080 1 317 1 383 1 386 1 439
2015 - - - - - - - -
1 444 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune héberge sur son territoire deux écoles[23] :

  • Une école maternelle comprenant deux classes
  • Une école primaire comprenant quatre classes

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Équipement et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Le village compte divers équipements sportifs[24] :

  • Un stade de football dans le secteur des Glainettes
  • Un terrain omnisports (basket-ball / hand-ball) près de l'école primaire
  • Une salle polyvalente Louis-Richerot dans le bourg
  • Un skatepark dans le secteur des Glainettes
  • Un court de tennis dans le secteur des Glainettes

Médias[modifier | modifier le code]

La mairie publie un journal local destiné aux citoyens de la commune

  • Veurey-Voroize Mag Info
Ce périodique municipal est distribué tous les mois (une seule édition en juillet-août) dans les boîtes aux lettres des résidents de la commune. Les anciennes éditions de cette revue sont consultables sur le site internet de la mairie[25]

Un grand organe de la presse écrite régionale est distribué sur le territoire de la commune de Veurey-Voroize, en vente chez le marchand de journal local. Le siège de la société de Presse publiant ce quotidien est situé sur le territoire de la commune.

  • Le Dauphiné libéré
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble-Vercors, un ou plusieurs articles liés à l'actualité de la cité, ainsi que des informations au sujet d'éventuelles manifestations locales, de travaux routiers, et d'autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse dont dépendent les membres de la communauté catholique de Veurey-Voroize se dénommé « Paroisse Saint Michel du Drac » et le secrétariat paroissial est situé dans la commune de Fontaine. Un site internet dédié à cette activité cultuelle permet de connaitre toutes les informations sur ce sujet[26]

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur industriel et commercial[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Le centre de presse du quotidien Le Dauphiné libéré se trouve à Veurey-Voroize, ainsi que le centre de recherche et de production de Sofradir.

Sur le site de la Société Industrielle de Combustible Nucléaire (SICN) de Veurey-Voroize se trouve une ancienne usine de fabrication de combustibles nucléaires, arrêtée en 2002 et démantelée depuis par Areva[27].

Commerces[modifier | modifier le code]

Secteur agricole[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

La tour des Templiers
La Tour des Templiers[modifier | modifier le code]

Les vestiges de la maison forte dite Tour des Templiers,  Inscrit MH (1984, partiellement)[28], date du XIIIe siècle ou du XIVe siècle[29].

Construite sur une terrasse, la tour date probablement de la seconde moitié du XIIIe siècle mais elle ne fut reconnue comme commanderie de l'ordre des templiers qu'en 1314[30]. Cette tour est considérée comme le seul vestige d'un ancien château delphinal. Son plan de 13 mètres sur 15 mètres est presque rectangulaire et sa construction soignée s'ouvre du côté de la rivière par d'élégantes baies géminées surmontées chacune d'une fenêtre ronde trilobée[31].

Les châteaux de Saint-Ours[modifier | modifier le code]
  • Le château de Saint-Ours de l'Échaillon
Édifiée au cours du XIVe siècle, au hameau du Petit-Port[32],[29].
Il s'agit d'une maison forte, première demeure des seigneurs de Saint-Ours. Située à deux kilomètres au nord du bourg et entièrement restaurée au XXe siècle afin d'être aménagée en gite rural[33].
  • Le château de Saint-Ours à Veurey, habité par les seigneurs du château de Saint-Ours de l'Échaillon quand ceux-ci quittèrent la demeure au Petit Port au XVIe siècle[29].
Ce petit château à tour pointue situé à une centaine de mètres au sud de la Tour des Templiers. Le bâtiment fut ravagé par un incendie au cours du XVIIIe siècle, puis il fut reconstruit en 1850 dans un style sobre et abrite la médiathèque municipale[34].
Le château des Chorot de Boisverd[modifier | modifier le code]

Cet élégant manoir, érigé au cours XVe siècle, est situé à proximité de l'église Saint-Georges. L'édifice a fortement été remanié au fil des siècles depuis sa création. Un cèdre géant est installé dans son jardin[35]. Ce manoir a hébergé deux personnalités historiques[11]

Les autres monuments locaux[modifier | modifier le code]
  • Les anciennes maisons dans le village, notamment dans la rue de la Gilbertière, présentent des éléments de XIIIe ou XIVe siècle[29].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église.
  • Église Saint-Georges, en style néo-gothique, construite en 1853 sur les ruines d'une église du XIe siècle[29].
  • La croix de l'Eygalen[32].
  • Chapelle funearaire de Saint-Ours[29].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Étang des Perrières, petit plan d'eau de 0,3 ha.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Théodore Chabert (1758 - 1845)
Théodore Chabert est un général français de la Révolution et de l’Empire. Le cimetière du village accueille sa sépulture.
  • Vincent Rivier (1771 - 1838)
Vincent Rivier fut maire de Grenoble de 1831 à 1835. Sa sépulture est également située dans le cimetière municipal.
  • Mister V (né en 1993)
Yvick Letexier, plus connu sous le pseudonyme de Mister V est un humoriste, vidéaste et rappeur. Il a passé son enfance dans le village.

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Hippolyte Mouton, Notice historique sur Veurey-en-Dauphiné, Grenoble, impr. de G. Guirimand, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site annuaire mairie, page sur Veurey-Voroize
  2. Livre "Vercors-Safari Patrimoine" de P-P Eliott, édition "la fontaine de Siloé", 2010, page 256
  3. Site altitude Rando, page sur le tour de la Cuche
  4. Site DREAL Rhône-Alpes, page sur la cluse de Voreppe
  5. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  6. Site géoportail, page des cartes IGN
  7. Site des eaux de Grenoble, page sur Veurey-Voroize
  8. site de "regarddtullins" sur Hannibal à Montaud ?
  9. Site "hannibal dans les Alpes" présentant les différentes hypothèses
  10. Histoire des communes de l'Isère, 4e volume, « Grenoble et son arrondissement », p. 204. Édition Horvath
  11. a et b Site privé sur Veurey-Voroize, page sur l'histoire de la commune
  12. Histoire des communes de l'Isère, « Grenoble et son arrondissement », Édition Horvath, 1988, p. 209
  13. Histoire des communes de l'Isère, « Grenoble et son arrondissement », Édition Horvath, 1988, p. 211
  14. site Isère-Drac-Romanche, page sur les inondations de 1928
  15. Vercors Safari Patrimoine de P.O Eliott, Édition Siloë, 1970, page 257
  16. site de la mairie de Veurey-Voroize, page de la municipalité
  17. site le figaro pages sur les élections municipales à Veurey-Voroize en 2014
  18. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES> Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 6 décembre 2014.
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. Site de la mairie de Veurey-Voroize, page sur la vie scolaire
  24. Site Gralon, page sur les équipements sportifs de Veurey-Voroize
  25. [1]
  26. « Paroisse Saint Michel du Drac, Diocèse de Grenoble - Vienne », sur diocese-grenoble-vienne.fr (consulté le 23 novembre 2015)
  27. Première réunion de la Commission Locale d'Informations du site de SICN Veurey - Areva, 18 octobre 2010
  28. « Tour dite Tour des Templiers », notice no PA00117316, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. a, b, c, d, e et f Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 620-627
  30. Vercors safari patrimoine de Pierre Olivier Elliott, page 256, Édition la Fontaine de Siloë
  31. Site isère annuaire, page sur la tour des templiers de Veurey
  32. a et b Veurey-Voroize, portail de La Métro, accès le 19 juin 2010.
  33. Site Isère Tourisme, page sur le château de Saint-Ours
  34. Vercors safari patrimoine de Pierre Olivier Elliott, page 257, Édition la Fontaine de Siloë
  35. "Vercors safari patrimoine" de Pierre Olivier Elliott, page 258, Édition la Fontaine de Siloë