Lausanne

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Lausanne
Blason de Lausanne
Héraldique
La cathédrale de Lausanne depuis le centre-ville.
La cathédrale de Lausanne depuis le centre-ville.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Lausanne
Localité(s) et Communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Le Chalet-à-Gobet, Montblesson, Montheron, Ouchy, Vernand-Dessous, Vernand-Dessus, Vers-chez-les-Blanc
Communes limitrophes :
Bottens, Froideville, Montpreveyres, Savigny, Pully, Saint-Sulpice (VD), Chavannes-près-Renens, Renens (VD), Prilly, Romanel-sur-Lausanne, Le Mont-sur-Lausanne, Épalinges, Cugy (VD), Bretigny-sur-Morrens, Cheseaux-sur-Lausanne, Morrens, Jouxtens-Mézery, Crissier
Syndic Daniel Brélaz (depuis 2001)
Code postal 1000-1007
1010-1012
1014-1015
1017-1018
N° OFS 5586
Démographie
Gentilé Lausannois
Population 133 521 hab. (31 décembre 2014)
Densité 3 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 16″ N 6° 37′ 52″ E / 46.521, 6.63146° 31′ 16″ Nord 6° 37′ 52″ Est / 46.521, 6.631
Altitude 495 m (min. : 372 m) (max. : 929 m)
Superficie 4 138 ha = 41,38 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Lausanne
Liens
Site web www.lausanne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Lausanne est une ville de Suisse située à l'ouest du pays, sur la rive du lac Léman. Elle est la quatrième ville du pays en terme de population[3] après Zurich, Genève et Bâle. Elle est la capitale et plus grande ville du canton de Vaud[4] et le chef-lieu du district de Lausanne. Fin 2014, l'agglomération lausannoise comptait 402 900 habitants[5] et la commune de Lausanne en compte 141 680 (fin novembre 2015)[6]. En 2000, la métropole Lausanne-Genève[7] réunissait 1 200 000 habitants[8]. En 2012, l'agglomération lausannoise comptait 50% de la population du canton de Vaud et concentrait 60% des services d'emplois[9].

Dans l'agglomération lausannoise, se trouvent le Tribunal fédéral, le siège du Comité international olympique (CIO) ainsi que le siège de 55 fédérations sportives internationales, l'Université de Lausanne (UNIL) et l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lausonna viendrait du celtique lausa (signifiant dalle, pierre plate) et du suffixe celtique -onna, qui servait souvent à former des noms de cours d'eau. Lausonna a probablement désigné l'actuel Flon (rivière) ou une partie de ce cours d'eau avant de s'appliquer au vicus celtique, puis romain de Lousonna[10],[11]. Dernière hypothèse, séduisante : de l'occitan laus, lac + suffixe -onna : « la rivière du Lac ».

Premières mentions : Lousonnensium (100-200) ; Leuso[nn]ae (vers 200) ; Lacu Lausonio (vers 280) ; Lacus Losanenses (vers 350) ; civitas Lausanna (vers 400) ; in pago Lausonensi (866) ; actum Lausanne castro (890) ; Losanna (990)[10].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lausanne se situe en plein cœur de la Suisse romande. Son territoire est un site en pente qui descend depuis les collines du plateau suisse jusqu'à la rive nord du lac Léman. La ville s'étend sur un dénivelé de plus 500 mètres, du port d'Ouchy (374 m) au Chalet-à-Gobet (873 m), en passant par le centre-ville (495 m), l'aéroport de Lausanne-Blécherette (600 m) et le bois de Sauvabelin (640 m).

Le centre de la ville est bâti sur trois collines : la Cité, le Bourg et Saint-Laurent, reliées entre elles principalement par le Grand-Pont, le pont Bessières et le pont Chauderon. Cette morphologie s'explique par la présence de plusieurs cours d'eau ayant façonné les vallées et les collines du centre-ville. En effet, 16 rivières coulent sur le territoire de Lausanne[12]. Les plus connues sont le Flon, la Louve et la Vuachère.

La commune de Lausanne couvre une superficie totale de 41,37 km2. Sa partie la plus urbanisée s'étend de l'est de la Vuachère à l'ouest de la Chamberonne, remontant du bord du lac Léman au sud jusqu'à la limite du nord d'Epalinges. Elle comprend notamment le Centre-Ville, la gare CFF, la plupart des lieux de pouvoir et de culture, mais également de nombreux quartiers résidentiels, et abrite la majorité de la population de l'agglomération lausannoise.

De cette principale zone urbanisée s'étendant vers le nord-est, depuis le quartier de Praz-Séchaud, une étroite bande longeant les communes d'Épalinges et de Savigny jusqu'au pied du Jorat. Là-bas se trouve le col du Chalet-à-Gobet (873 m) où passe la route H1 Lausanne-Berne. Le plus haut point de la commune de Lausanne, également le plus haut du Jorat, culmine à 929 m.

En outre, la commune de Lausanne possède une enclave dans le secteur de Vernand, entre les communes de Cheseaux et de Romanel. Elle est délimitée au nord et à l'ouest par la vallée de la Mèbre (un affluent de la Chamberonne) et comprend notamment le Bois et la zone industrielle de Vernand. L'enclave de Vernand et le prolongement au nord-est, très boisés, sont appelés les zones foraines et constituent près de la moitié de la surface de la commune avec une superficie de 19,235 km2.

Quant à la banlieue lausannoise, elle s'étend à l'est vers Pully et Lutry, à l'ouest jusqu'à Morges en passant par Renens, Chavannes-près-Renens, Écublens, Préverenges, St-Sulpice, Prilly, Crissier et Bussigny, et au nord vers Épalinges.

En termes de pourcentage, la surface communale de Lausanne comprend ainsi 6% de bâtiments, 7,25 % d'édifices relevant du domaine public, 18,61 % de places, jardins et autres, mais aussi 13,48% de prés et de champs, 29,23% d'étendues boisées et enfin 25,43% de surfaces incultes si on prend en compte son territoire lacustre[13].

Vue de la ville depuis la cathédrale.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Lausanne se situe dans une région au climat océanique tempéré chaud sans saison sèche avec des étés tempérés (Cfb selon la classification de Köppen). Le territoire de la commune étant en pente, ce climat est naturellement plus doux au bord du lac (altitude : 375 m) qu’au sommet des collines (max. 900 m). La station de référence pour la ville de Lausanne se trouve dans la commune voisine de Pully à 456 mètres d’altitude, ce qui correspond pratiquement à la hauteur du centre-ville. Au mois de juillet, la température oscille en moyenne entre 15 °C la nuit et 24 °C l’après-midi, avec un ensoleillement maximal et des orages, et entre -0,5 et 3,5 °C au mois de janvier, avec peu de soleil dû au phénomène de brouillard de vallée. Les précipitations sont réparties tout au long de l'année, parfois sous forme de neige entre le mois de décembre et le mois de mars avec 21,5 jours de neige gisante par an[14].

La bise est un vent froid et sec venu du nord-est, fréquent en hiver. Il provoque alors une chute de température, un ciel dégagé et une impression de froid accentuée par les rafales de vent. L'importante masse d'eau du Lac Léman et la pente nord-sud face au soleil ont un effet sur le climat, qui est plus doux que dans les régions avoisinantes. Entre 2001 et 2012, la température la plus basse mesurée durant l'année à Pully a été de -13,0 °C (2012), la plus élevée de +37,1 °C (2003) et la plus forte rafale a approché les 100 km/h (2003)[15].

Relevé météorologique de Lausanne-Pully (456 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,5 0,5 2,7 5,6 9,4 12,7 15,1 14,6 12,1 8,4 3,7 0,6 7,1
Température moyenne (°C) 1,3 2,8 5,5 9,2 13,3 16,6 19,3 18,4 15,4 10,9 5,4 2,1 10
Température maximale moyenne (°C) 3,5 5,2 8,7 13 17,3 21,1 24,2 23,1 19,5 14,1 7,9 4,3 13,5
Ensoleillement (h) 57 88 141 172 191 212 245 221 182 126 74 54 1 763
Précipitations (mm) 83 73 81 84 101 115 91 111 100 93 97 88 1 116
Nombre de jours avec précipitations 10,5 9,7 10,9 10,7 12 11,3 9 9,8 8,1 8,4 10 9,9 120,3
Source : www.meteosuisse.ch (1961-1990)


Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Agglomération[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agglomération lausannoise.
Plan des communes de l’agglomération lausannoise en 2012. En foncé, les communes faisant aussi partie du PALM. En orange, Lausanne.

Lausanne est la ville-centre de l'agglomération lausannoise. Celle-ci s'étend sur les communes alentours de Lausanne en formant un triangle bordé au sud par le Lac Léman. Lausanne est la commune la plus grande et la plus peuplée de son agglomération, abritant plus d'un tiers de la population de l'agglomération[16].

Avec 402 900 habitants répartis sur 63 communes fin 2014, l'agglomération lausannoise est quant à elle la cinquième de Suisse[17]. Elle abrite d'ailleurs plus de la moitié de la population du Canton de Vaud. En outre, l'agglomération lausannoise ne doit pas être confondue avec le district de Lausanne, qui est simplement une subdivision administrative du Canton de Vaud[18].

En tant que ville-centre de son agglomération, Lausanne représente évidemment un pôle culturel et économique pour toute la région. Mais l'agglomération, telle que définie par l'office fédéral de la statistique, n'est qu'un objet statistique et n'est incarnée par aucune institution[19]. Face à la nécessité de penser une politique urbaine régionale, et en l'absence de fusion de communes périphériques avec la ville-centre, les autorités des communes de Lausanne et de ses alentours se sont réunis sous différents organismes ayant chacun un objectif bien précis.

Le plus petit d'entre eux mais l'un des plus anciens est Lausanne Région, créé en 1990 et regroupant Lausanne et 28 communes proches[20]. Travaillant sur demande des communes, Lausanne Région coordonne des groupes de travail qui réfléchissent et élaborent des stratégies liées à différents domaines comme le territoire, la mobilité ou la formation[21].

À une échelle supérieure, le PALM[22], Projet d'Agglomération Lausanne-Morges, est sans doute le plus médiatisé. Soutenu financièrement par la confédération suisse, le PALM regroupe 35 communes signataires. Ses quatre objectifs sont : l’amélioration qualitative du système des transports, une urbanisation clairvoyante, la préservation de l’environnement et l’amélioration de la sécurité du trafic[23]. On lui doit notamment le projet Métamorphose et l'implantation prochaine des lignes de BHNS et de tram à Lausanne[24].

Les communes ne sont pas les seules à se rassembler sous des entités régionales. En effet, en 2011, les Cantons de Vaud et de Genève ont signé un accord portant sur le développement et la promotion de la Métropole Lémanique, qui regroupe les agglomération genevoise et lausannoise[25]. La Métropole Lémanique représente un des pôles économique et de formation les plus importants d'Europe. Les objectifs de la Métropole Lémanique portent sur quatre axes prioritaires: la mobilité, l’accueil des fédérations sportives et organisations internationales, la promotion du pôle d’excellence dans le domaine de la santé ainsi que la formation et la recherche[25].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des quartiers de Lausanne.
Les quartiers de Lausanne

Lausanne possède 17 quartiers urbains disposés en escargot autour du centre, auxquels il faut ajouter les zones foraines[26].

Les plus anciennes rues et bâtisses de Lausanne se trouvent sur la colline de la Cité, qui constituait la ville de Lausanne jusqu'au Moyen Âge. Les habitations et les activités se sont ensuite étendues dans la ville basse, notamment dans les faubourgs de Saint-Laurent et de Saint-François[27]. Jusqu'au début du XIXe, la ville de Lausanne était encore contenue dans l'actuelle quartier du Centre. Les reste de la commune est alors constitué de campagnes et de domaines viticoles[28].

La révolution industrielle va changer la morphologie de la ville. À l'image d'autres villes d'Europe de l'Ouest, Lausanne connait une forte extension démographique, qui s'accompagne d'une urbanisation importante et dans l'ensemble mal maitrisée des zones rurales aux alentours de la vieille ville[29],[30]. La ville s'étend au sud, formant le quartier Sous-Gare/Ouchy et Montriond/Cour, à l'ouest vers Maupas/Valency et Sébeillon/Malley, au nord vers Vinet/Pontaise, Borde/Bellevaux et Vallon/Béthusy, et à l'est vers Mousquines/Bellevue et Florimont/Chissiez[28].

Entre 1888 et 1914, de nombreux immeubles d'habitation sont construits, densifiant les quartiers déjà urbanisés, et étendant la ville à l'ouest vers Beaulieu/Grey/Boisy et à l'est vers Montchoisi et Chailly/Rovéréaz. L'urbanisation commence même à dépasser les limites communales[31].

Au milieu du XXe siècle, le quartier du Centre voit sa population baisser au profit de commerces de plus en plus nombreux[29]. Puis, l'exposition nationale de 1964 donne un nouvel élan à la ville. Les marécages de Vidy sont remblayés pour abriter le site de l'expo nationale[31]. Le quartier de Montoie/Bourdonette, non loin de là, se développe. L'extension de la ville étant limité par le Lac Léman au sud, c'est alors le nord de la ville qui s'urbanise, avec les quartiers de Sallaz/Vennes/Séchaud, Sauvabelin et Bossons/Blécherette[28]. L'urbanisation gagne également les communes alentours.

Au début des années 1980, une nouvelle tendance urbanistique prend le dessus. Face aux limites de l'espace constructible disponible, elle entend limiter l'étalement urbain et le mitage du territoire, et encourager la densification urbaine. Cette tendance, voulue par les autorités de la ville et de la région, guide aujourd'hui les grands projets de quartiers et de transports.

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Lausanne vue du Lac Léman, les bâtiments sont orientés vers le lac.

Bien que Lausanne ait connu, entre 1838 et 1914, une urbanisation semblable à la plupart des villes d'Europe de l'Ouest[31], elle n'en garde pas moins plusieurs particularités. La plus visible est sans doute qu'elle est construite sur un site en pente, parsemé de vallées et de collines. Cette morphologie du terrain a donc souvent contraint la ville à une certaine exiguïté. Elle explique le faible taux de voies de communications larges, comme les boulevards ou les avenues, et la rareté des perspectives que dégagent ce genre d'aménagements[29]. Le tracé des rues se soumet à la pente. Pour autant, cette caractéristique de la ville construite en pente fait également de Lausanne une ville où la vue plongeante sur le Lac Léman est omniprésente.

Une autre particularité notable est dû au courant hygiéniste très présent dans l'urbanisme du XIXe[31]. En effet, la grande majorité des constructions de cette époque (et des suivantes) sont orientées vers le sud, afin de recevoir un maximum de lumière. La chance de Lausanne est que cette orientation au sud correspond également à l'aval de la pente et à la vue sur le lac. Cela est très visible lorsqu'on regarde Lausanne depuis le lac, tous les bâtiments semblent orientés dans la même direction.

Lausanne en 1900, l'urbanisation du quartier Sous-Gare empiète sur les campagnes.

Enfin, notons que l'ancien paysage rural qui occupait la majeure partie de la commune avant l'urbanisation n'a pas complètement disparu. En effet, Lausanne a conservé de nombreux sites non bâtis, transformés aujourd'hui en parc et jardins. En 2013, ces espaces verts représentent 19% de la surface communale[32].

Aujourd'hui, deux logiques se complètent pour lire le tissu urbain de Lausanne[33]. La première logique est radio-concentrique. Elle met en évidence un centre-ville plus dense, avec des bâtiments plus hauts et plus anciens, et qui abrite une importante part d'emplois. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre, la hauteur des bâtiments et la densité baisse, et les quartiers, plus modernes, sont de plus en plus résidentiels. Les familles se concentrent dans ces quartiers aux habitations plus grandes, tandis que le centre possède plus de petits logements et donc plus de célibataires ou de couples.

La seconde logique est linéaire d'est en ouest. Elle permet de comprendre la répartition socio-économique de la population. En effet, les quartiers de l'est de la ville abritent plutôt une population suisse, aisée et protestante, et qui a fait des études supérieures. Tandis qu'au fur et à mesure que l'on se déplace vers l'ouest, on rencontre une population plus pauvre, avec une part plus importante d'étrangers et de catholiques[33]. Cette logique est évidemment une grille de lecture résumée pour comprendre le tissu urbain et elle doit être lue avec nuance.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de la commune a culminé à 137 383 habitants en 1970 avant de passer par un point bas en 1997 à 123 295 habitants. Le nombre d'habitants s'est ensuite accru pendant les années 2000, s'approchant à nouveau du pic de 1970[34]. La population atteint les 140 228 habitants à fin 2014[35].

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Lausanne entre 1850 et 2010[36] :

Il y a actuellement des études pour le Projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM), qui vise une diminution de l'étalement urbain de l'agglomération, une augmentation de la population vers l'ouest déjà construit, et une diminution du trafic routier. Si le projet réussit, les 400 000 habitants et 30 000 emplois attendus dans l'agglomération devraient se trouver dans des zones peu polluées, avec des transports en commun, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

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La ville de Lausanne était déjà peuplée au IVe millénaire av. J.-C. Un vicus gallo-romain nommé Lousonna est fondé à partir de 15 av. J.-C. au bord du lac, dans le secteur actuel du quartier de Vidy. À la croisée de nombreuses voies de communication, celui-ci s'étend jusqu'au milieu du IIIe siècle, puis il commence à décliner lors des invasions germaniques ; il est finalement abandonné au milieu du IVe siècle au profit de la colline de la Cité, qui peut être défendue grâce à ses escarpements.

Lausanne est une des étapes de la Via Francigena, chemin de pèlerinage menant à Rome. Elle est mentionnée à ce titre par Sigéric, en 990, avec la mention LIV Losanna (numéro d'étape en partant de Rome). De 1032 à 1536, l'évêque et le chapitre de Lausanne, autour de la cathédrale Notre-Dame, dominent un petit État ecclésiastique qui s'étend de la Veveyse à la Venoge, comprenant notamment le vignoble de Lavaux. En 1275, la cathédrale de Lausanne est consacrée à la vierge Marie par le pape Grégoire X et l'empereur Rodolphe du Saint Empire. La cathédrale est la première de style gothique à avoir été bâtie hors du territoire français. La ville devient alors un haut lieu de pèlerinage marial, attirant chaque année plus de 70'000 pèlerins, près de 10 fois la population communale de l'époque. La cité vaudoise vit alors son apogée démographique et politique et se fait même nommer cité d'empire par l'Empereur.

Après une apogée démographique et politique au début du XIVe siècle, la ville s'endort et se dépeuple peu à peu[réf. nécessaire]. Cette situation est notamment due au fait que la principauté épiscopale de Lausanne, dirigée par l'évêque était encerclée par les terres du comte de Savoie ce qui empêchait à Lausanne d'entretenir des relations économiques avec l'étranger[réf. nécessaire]. C'est la ville de Genève, autrefois notablement moins peuplée que Lausanne[réf. nécessaire] qui va profiter du déclin de celle-ci pour lui prendre sa place de grande cité bourguignonne.

En 1476, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, mis en déroute à Grandson par les troupes de la Confédération des VIII cantons, vint à Lausanne pour y surveiller les préparatifs de l'expédition de revanche qu'il allait lancer contre eux. Mais les conséquences de la défaite des Bourguignons à Morat, le 22 juin 1476, furent des plus désastreuses[réf. nécessaire] pour Lausanne. Dès le 26 juin, croyant avoir affaire aux troupes confédérées, elle ouvrit sans résistance ses portes aux gens du comte de Gruyère, alliés des Suisses, qui pillèrent la ville durant toute une journée. Après cela, les vainqueurs du duc de Bourgogne, des Bernois, des Fribourgeois et des Bâlois furieux d'avoir été devancés[réf. nécessaire], mirent la ville à sac pendant trois jours et trois nuits, n'épargnant ni les églises, ni les couvents, ni même la cathédrale. Ces épreuves affectèrent sans distinction les lausannois[réf. nécessaire], aussi bien que dès 1478, un principe d'union politique entre tous les quartiers de Lausanne fut discuté. La fusion et la création d'un conseil communal seraient les seules chances[réf. nécessaire] de faire de Lausanne une égale de Berne, de Fribourg ou de Soleure. L'acte d'union fut finalement signé le 6 juillet 1481 dans le cloître attenant à la cathédrale, en présence des délégués des deux communautés et de l'église. Le 2 septembre suivant, monsieur Bagnyon devint le premier syndic de Lausanne pour la ville basse et Pierre Ravier pour la Cité.

En 1529, la ville de Lausanne signa un acte de combourgeoisie avec les villes de Berne et de Fribourg. Cet acte fut notamment utile lorsque des conflits entre les Lausannois et leur évêque éclatèrent et que les Bernois purent faire cesser. Ces conflits s'apaisèrent sous l'épiscopat d'Aymon de Montfalcon (1491-1515), évêque qui entretient de bons contacts avec les Suisse et qui promut les arts et les lettres[réf. nécessaire]. Les dissensions reprirent sous l'épiscopat de son neveu, Sébastien de Montfalcon qui décida de contester aux Lausannois plusieurs droits acquis en 1481 lors de la prise de leur indépendance politique ; l'évêque souhaitait également étendre son pouvoir temporel sur tout le pays de Vaud alors entre les mains savoyardes. Les Lausannois ne voyaient pas sans inquiétude le duc de Savoie, désireux de se mêler de leur vie politique, et c'est autant pour se prémunir de ses empiétements que pour s'affranchir de la tutelle de l'évêque qu'ils cherchèrent à conclure avec Berne, Fribourg et Soleure un traité de combourgeoisie comme ces villes en avaient entre elles. Avec Soleure, l'affaire tourna court. En revanche, au terme de laborieuses négociations[réf. nécessaire], le traité assurant une assistance politique, économique et militaire réciproque fut signé à berne le 7 décembre 1525. Il était renouvelable tous les cinq ans.

Malgré l'insistance de leurs alliés bernois, qui avaient passé à la Réforme protestante en 1528, les lausannois ne montrèrent guère d'empressement[réf. nécessaire] à accueillir les doctrines nouvelles et les prédicateurs envoyés pour les propager. S'ils s'étaient trouvés souvent en conflit avec leurs évêques, c'était pour des motifs politiques, mais non religieux[réf. nécessaire]. En exécution du traité de 1525 venant d'être renouvelé, les Lausannois fournirent en janvier 1536, un contingent de cent hommes d'armes à l'expédition bernoise qui, sous la conduite de Hans-Franz Naegli, fut envoyée pour débloquer Genève assiégée par les savoyards et le parti catholique. Les Lausannois prirent ainsi part, en toute naïveté[réf. nécessaire] à la conquête du pays de Vaud[Quoi ?], et entrèrent chez eux bien persuadés[réf. nécessaire] d'avoir contribué à l'honneur et au profit de leur ville. En traversant le pays de Vaud alors sous la domination spirituelle de l'évêque de Lausanne, les Bernois détruisirent bon nombre de châteaux, bourgs et églises et occupèrent les villes les unes après les autres. Après avoir libéré Genève, les Bernois prirent encore la ville de Vevey et le château de Chillon puis décidèrent de pénétrer dans les terres de la principauté épiscopale de Lausanne, en bafouillant ainsi le traité de combourgeoisie signé avec cette ville. L'évêque de Lausanne, prince du Saint Empire romain-germanique et comte de Vaud Sébastien de Montfalcon dut alors s'enfuir et la ville fut prise sans grande résistance. À partir de cette date, les Bernois purent en toute facilité propager la réforme. Le pays de Vaud est partagé en bailliages, chacun dirigé par un bailli, lui-même envoyé par Leurs Excellences de Berne. Les Bernois fondèrent l'université de Lausanne sous le nom d'Académia Lausannensis, la première université protestante de langue française en Europe[réf. nécessaire].

En 1536 commença pour Lausanne une période de domination bernoise marquant la fin de l'épopée d'une cité médiévale[réf. nécessaire]. La population de la cité passe de 8 000 à 5 000 habitants. Les bernois axent leurs débats politiques sur leur ville et non sur Lausanne[réf. nécessaire]. La ville perd en influence et ses marchés se vident[réf. nécessaire]. L'académie devient une des rares[réf. nécessaire] attractivités de Lausanne. Le siècle des lumières marque un tournant dans l'histoire de la Lausanne bernoise. L'académie accueille de plus en plus d'étudiants venus de tout le continent et des lettrés en tout genre passent à Lausanne qui devient un des grands rendez-vous intellectuels du continent[réf. nécessaire]. Mais, malgré la tentative de révolte populaire du major Davel en 1723, le pouvoir bernois est que peu critique et ébranlé.

Il faut attendre 1798 pour que les baillis soient chassés du pays de Vaud après plusieurs années de propagations de velléités d'indépendance[réf. nécessaire]. Lausanne est ensuite choisie comme capitale du canon du Léman, un des cantons de la République helvétique créée par Napoléon Ier en 1798. En 1803, l'acte de médiation est accepté par les Suisses et Lausanne devient la capitale du canton de Vaud. Dès lors commence une période de développements avec une forte hausse de la population[réf. nécessaire], l'augmentation de l'activité économique (bourse...)[réf. nécessaire] ainsi que l'arrivée du chemin de fer en 1856 avec rapidement[réf. nécessaire] l'Orient-Express. L'académie est mutée en université en 1890.

En 1906, l'ouverture du tunnel du Simplon, qui relie la Suisse à l'Italie, permet à toute la région lémanique de se développer et à Lausanne de devenir un carrefour ferroviaire international : le direct Paris - Rome et le fameux Orient-Express, de Paris à Istanbul et Athènes, par Venise et Belgrade, passent désormais par Lausanne. Ayant saisi l’impact qu’une liaison nord-sud allait avoir sur son développement, le Canton de Vaud et Lausanne participent à l’étude du projet à hauteur de 5 millions sur un total de 75 millions de francs que coûterait le percement du tunnel[37],[38]. Ils financeront aussi le tunnel routier du Grand-Saint-Bernard, ouvert en 1964.

En 1915, cherchant un pays symbolisant la paix et l'harmonie entre les peuples, Pierre de Coubertin décide de transférer le siège du CIO à Lausanne.

Le est signé le Traité de Lausanne, qui définit les frontières de la Turquie et reconnaît la légitimité du régime de Mustafa Kemal Atatürk.

À partir des années 1930, Lausanne se transforme profondément. De nombreux quartiers insalubres du centre-ville historique, où vivaient les classes les plus défavorisées, sont démolis. De nombreuses industries et autres tanneries malodorantes occupaient les vallées du Flon et de la Louve, rivières aujourd'hui canalisées. Les maladies y proliféraient, la prostitution y avait pris ses quartiers. Le quartier traînait une mauvaise réputation depuis des siècles. Finalement, de nombreuses rues du quartier du Rôtillon ont disparu, telles « La Rue du Pré » ou « La Ruelle des Cheneaux ». Ces quartiers situés au fond des vallées contrastaient fortement avec la ville moderne qui se développait au sommet des trois collines, notamment à Saint-François[39]. Du 16 juin et le 9 juillet 1932 s'est tenue la Conférence de Lausanne.

En 1940, Lausanne passe le cap des 100'000 habitants

Les tendances « hygiénistes », qui accompagnaient de facto la culture du thermalisme qui se développait en Suisse depuis le début du siècle, feront disparaître les derniers taudis de la Rue Centrale, Saint-Martin, de la ruelle du Petit Saint-Jean ou de la Rue Chenau-de-Bourg. À chaque « modernisation », l'activité industrielle s'est déplacée vers l'ouest, tout comme la prostitution, en suivant le tracé du Flon jusqu'à Malley.

Les années 60 voient le transfert de l'université et de l'EPFL sur la campagne de Dorigny au bord du lac, qui deviendra le plus grand campus de Suisse.

En 1964 s'est tenue l'Exposition nationale suisse de 1964. L'autoroute Lausanne-Genève est inaugurée à cette occasion, ainsi qu'une partie de l'autoroute de contournement.

En 1983, Lausanne est récompensée du Prix de l'Europe[40].

En 1989, Lausanne est la ville hôte du concours Eurovision de la chanson, à la suite de la victoire de Céline Dion qui représentait la Suisse avec la chanson Ne partez pas sans moi. Le concours s'est déroulé dans le Théâtre du Palais de Beaulieu.

2008 voit l'inauguration du M2, le plus petit et le plus raide des métros automatiques du monde, qui voit en 2015 plus de 25 millions de personnes circuler.

De nos jours, la ville se distingue comme une ville de la jeunesse, une ville d'étudiants (10% de la population), une ville de culture avec 25 musées et de nombreuses activités annuelles. La ville rempli aussi bien son rôle de capitale olympique et accueillera même en 2020 les jeux olympiques de la jeunesse d'hiver.

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Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Les Escaliers du Marché, avec la cathédrale à l'arrière-plan.
L'hôtel de Ville, avec la fontaine de la justice à l'avant-plan.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • La cathédrale Notre-Dame de Lausanne a été construite pour l'essentiel entre 1170 et 1230 environ. Elle est la plus importante cathédrale gothique de Suisse, tirant ses modèles du nord de la France (Laon) et du sud de l'Angleterre (Canterbury). Son célèbre Portail peint est l'un des rares en Europe à conserver encore des traces importantes de sa polychromie d'origine. La cathédrale a été restaurée dans les années 1870 par Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, qui décède à Lausanne en 1879, alors que le chantier bat son plein.
  • L’église Saint-Laurent a été bâtie entre 1716 et 1719 sur les vestiges d'une ancienne église médiévale. Elle se situe aujourd'hui au cœur du réseau de rues piétonnes du centre-ville[42].

Châteaux et fortifications[modifier | modifier le code]

  • Situé à proximité de la cathédrale et construit entre 1400 et 1430, le château Saint-Maire appartient maintenant au canton de Vaud et est le siège du gouvernement cantonal. Siège de l’Évêque jusqu'à la Réforme, en 1536, il devient ensuite le siège du pouvoir bernois en servant de résidence aux baillis, ce jusqu'en 1798. L'édifice gothique tardif a été restauré vers 1900 ; son aspect actuel résulte en grande partie de ces importants travaux (façade côté place, décor intérieur). La Chambre de l’Évêque conserve toujours un décor du début du XVIe siècle, notamment une remarquable cheminée finement sculptée.
  • La tour de l'Ale est un vestige encore sur pied du mur d'enceinte protégeant autrefois la ville.
  • Situé sur le rivage du lac Léman, le château d'Ouchy a été construit en 1170 par l'évêché de Lausanne (complètement reconstruit, à l'exception de la tour maîtresse, sous forme d'hôtel, dans les années 1890).
  • L'hôtel de ville de Lausanne a été édifié entre 1673 et 1675 entre la place de la Palud et la place de la Louve. En plus de ses fonctions administrative et politiques toujours en vigueur, l'Hôtel de Ville remplissait à l'origine également une fonction économique, abritant une halle marchande au rez-de-chaussée, ainsi qu'une fonction défensive grâce à son clocher qui avertissait des dangers[44].

Édifices publics[modifier | modifier le code]

  • Le palais de Rumine est un édifice de de style néo-renaissance florentine, construit en 1896 par l'architecte lyonnais Gaspard André à proximité du centre-ville et de la cité. Il sert aujourd'hui de musée.

Édifices de plaisance[modifier | modifier le code]

  • Le pavillon néoclassique de l'Abbaye de l'Arc,doté d'une grande terrasse pour l'exercice du tir, a été bâti à Montbenon en 1814 par l'architecte Henri Perregaux.

Architecture du XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Le palais de Beaulieu est un centre de congrès et d'expositions de 55 000 m2 construit en 1915 au nord de Lausanne et dans lequel se déroulent plus de 200 manifestations par année.
  • Le Tribunal fédéral, autorité judiciaire suprême de la Suisse, se trouve désormais dans le Parc de Mon-Repos dans un Palais construit en 1927.
  • Le plus ancien gratte-ciel de Suisse est la tour de Bel-Air, un bâtiment de seize étages construit en 1931 au centre-ville, il contient une salle de spectacle, des commerces et des bureaux.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Les Escaliers du Marché grimpent de la Place de la Palud jusqu'à la cathédrale. Ce cheminement s'est développé très progressivement. Au XIIIe siècle existait déjà, tout en haut de la montée, une rampe dite Escaliers de Notre-Dame qui aboutissait à la porte de la Cité. Au-dessous, cependant, le tracé se poursuivait par une rue. Le nom d'Escaliers du Marché n'apparaît qu'à partir du XIVe siècle. Déjà avant 1540, ils étaient en partie couverts d'un toit en tavillons, mais cette protection devait être encore très incomplète, à en croire le plan Buttet de 1638. Ce n'est qu'au début du XVIIIe siècle que les autorités se décident à faire couvrir l'ensemble du tracé, le gros du travail étant exécuté entre 1719 et 1719 en relation avec l'agrandissement de la Terrasse de la cathédrale, qui vient flanquer la rampe supérieure des escaliers. La création de la rue Pierre-Viret en 1911, décalant le haut de la rampe inférieure, rompt l'unité du cheminement. Dès 1975, un passage sous voie en rétablit toutefois la continuité[45].
  • Le quartier du Boulevard de Grancy, aménagé sous gare vers 1890, constitue, avec la rue du Simplon connexe, un ensemble urbanistique exceptionnel juxtaposant, au sud, immeubles résidentiels cossus et, au nord, habitations plus modestes, voire activités artisanales.

Places[modifier | modifier le code]

  • La place de la Palud et ses bâtiments des XVIIIe et XIXe siècles : chaque heure, de 8 h à 19 h, une horloge s'anime et présente quelques éléments d'histoire lausannoise. C'est sur cette place que se trouve l'hôtel de ville et ses arcades.
  • Ouchy et ses quais : endroit de détente pour les Lausannois avec ses quais, sa grande fontaine, son carrousel, sa place de jeux, ses jeux d'échecs et ses pistes de slalom pour rollers et skate-boarders.
  • La place Saint-François : en quelque sorte la place centrale de la ville de Lausanne. Une très grande partie des bus de la ville y passe. Très fréquentée, on peut y trouver restaurants, magasins et marchés.
  • La place de la Riponne : bordée par le Palais de Rumine et ses musées. Grand marché extérieur le mercredi et le samedi.
  • Le Flon : un lieu branché. On y trouve de nombreux commerces, des boîtes de nuit, des bars, des cinémas. Une petite patinoire y est montée en hiver.
  • La Vallée de la Jeunesse : vallée proche de la Maladière. Il s'agit d'un vestige de l'exposition nationale de 1964. Elle possède un parc et une vue sur le lac et les Alpes.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Quartier de Vidy au bord du lac Léman.

Lausanne est considérée comme l'une des villes les plus vertes d'Europe[46],[47]. Elle compte de nombreux parcs, dont notamment :

Fontaines[modifier | modifier le code]

La ville compte 310 fontaines. Elles ont fait l’objet d’un recensement en 2013. La plus emblématique d'entre elles, étant la fontaine de la justice, à la place de la Palud[48].

Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'Élysée, consacré à la photographie.

Théâtre et opéra[modifier | modifier le code]

  • Théâtre Vidy-Lausanne
  • Opéra de Lausanne
  • 2.21
  • Arsenic
  • Théâtre de Beaulieu
  • Contexte Silo
  • CPO Croix d'Ouchy
  • Grange de Dorigny
  • Théâtre Kléber-Méleau
  • Théâtre des Lutins
  • La Manufacture
  • L'Octogone
  • Le Petit Théâtre
  • Café-Théâtre Le Pois Chiche
  • Pulloff Théâtres
  • Espace culturel des Terreaux
  • Théâtre du Vide-Poche
  • Café-Théâtre de la Voirie
  • Théâtre Boulimie

Cinéma[modifier | modifier le code]

La Cinémathèque suisse siège à Lausanne, au Casino de Montbenon, où sont également projetés la plupart des films[49]. En 2010, la ville achète le cinéma Capitole pour le sauvegarder et le mettre à la disposition de la Cinémathèque[50]. La Cinémathèque suisse compte désormais deux salles :

Jusqu'au début des années 1990, la ville de Lausanne était considérée comme la ville romande du septième art. Avec le plus grand nombre de salles/sièges par habitant, Lausanne connaissait son apogée cinématographique. Depuis, plusieurs salles indépendantes (Romandie, CineQuaNon, Richemond) ont été fermées et le groupe Pathé a acquis ou construit de nombreuses salles. Aujourd'hui la ville a trouvé son équilibre, proposant une programmation éclectique aux érudits (Bellevaux, Zinéma), ainsi qu'une programmation grand public grâce aux multiplexes du Flon et des Galeries. Les cinémas lausannois sont :

Pour les plus jeunes, la lanterne magique club de cinéma réservé aux enfants et soutenu par la Ville de Lausanne[51], organise des projections hebdomadaires au cinéma Pathé Flon.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Chaque année, Lausanne prend part à plusieurs fêtes traditionnelles, comme la fête de carnaval, la fête nationale suisse et la fête de la musique.

Évènement incontournable de la vie culturelle lausannoise, Le Festival de la Cité se déploie chaque année en début juillet dans le quartier historique de la Cité. Festival des arts de rue, il mêle théâtre, musique, danse et cirque, créant un véritable évènement festif gratuit et ouvert à tous[52].

Parmi les autres festivals se déroulant à Lausanne, on compte également le festival Electrosanne, festival de musique électronique se déroulant chaque année à la fin de l'été dans différents clubs et rues de la ville, BD-FIL, festival international de bande dessinée, Polymanga, festival de mangas et de jeux vidéo, le LUFF (Lausanne Underground Film and Music Festival), un festival de cinéma et de musique.

Lausanne accueille aussi le Comptoir suisse, foire qui a lieu chaque année dans le Palais de Beaulieu, le Lunapark, fête foraine se déployant à Bellerive durant l'été, le Cirque Knie ainsi que la manifestation estivale Lausanne jardins.

Traditions[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Employeurs principaux[modifier | modifier le code]

Avec 8 400 employés, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) est le premier employeur de la ville. Viennent ensuite les administrations publiques de la commune de Lausanne et du canton de Vaud, qui emploient 4 500 personnes.

Les plus grandes écoles de la région, l'Université de Lausanne (UNIL) et l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), emploient respectivement 3 700 et 4 000 personnes.

Le centre opérationnel de Philip Morris International emploie 2 000 personnes. Le siège de Bobst Groupe employait 2 300 personnes, avant son déménagement en région lausannoise en 2013[53]. Les Transports publics de la région lausannoise (TL) emploient 1 000 personnes. La capitale vaudoise accueille le siège de Nespresso SA, filiale de la multinationale Nestle. Dans le domaine des nouvelles technologies, des entreprises telles que Kudelski ou encore Logitech, installée à l'EPFL, profitent de l'esprit d'innovation de la ville en y possédant leur siège social.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

De 1993 à juin 2009, Lausanne et sa région ont disposé d'une chaîne de télévision. Cette chaîne, Tvrl, couvrait la ville et ses communes limitrophes. Elle a été remplacée depuis juillet 2009 par La Télé[54] en raison de la réorganisation des concessions de télévision en Suisse par l'Office fédéral de la communication. Cette nouvelle chaîne couvre désormais les canton de Vaud et canton de Fribourg.

Radio[modifier | modifier le code]

La Radio suisse romande a son siège dans le quartier de la Sallaz. Les radios privées LFM et Rouge FM ont leurs studios respectivement près de la gare et au Mont-sur-Lausanne.

Câble[modifier | modifier le code]

Les ménages disposant de la télévision par câble ont accès à 40 chaînes de TV analogique, 110 chaînes TNT, 20 stations radio TNT, 95 chaînes numériques DVB-C, 65 chaînes numériques DVB-C en bouquets payants, une connexion Internet permanente à haut débit, une ligne téléphonique[55].

Journaux et magazines[modifier | modifier le code]

24 heures, Le Temps, Le Matin, Lausanne-Cités, 20 minutes, L'Hebdo, L'Illustré et Bilan sont les principaux journaux et magazines suisses lus par les Lausannois.

Internet[modifier | modifier le code]

La ville de Lausanne offre l'accès à Internet sans fil au cœur de la ville et au bord du lac par neuf accès Wi-Fi disponibles sur les principales places de la ville : la Gare de Lausanne Flon, Palud, Riponne, Saint-François, Montbenon, Navigation, Port, Service des automobiles et l'aéroport de Lausanne-Blécherette, ce qui permet aux Lausannois et aux touristes de passage d’accéder gratuitement à Internet[56].

Mobilité[modifier | modifier le code]

Piéton[modifier | modifier le code]

Vélo[modifier | modifier le code]

La station de vélos en libre-service de Velopass à Ouchy.

Lausanne est la première ville de Suisse à avoir un système de vélos en libre-service : Velopass[57], complémentaire au système de prêt de vélos « Lausanne Roule »[58], et offre une subvention à l'achat d'un scooter électrique ou d'un vélo électrique[59],[60].

La gare de Lausanne est également le départ de la route cycliste nationale appelée Route Mittelland qui conduit à Romanshorn, à 370 km de Lausanne.

Bus et métro[modifier | modifier le code]

Plan des transports urbains de Lausanne.

Les Transports publics de la région lausannoise (TL) exploitent le réseau de transport en commun à Lausanne. Ce réseau, l'un des plus denses d'Europe[61], est composé de 35 lignes de trolleybus et d'autobus, et deux lignes de métro.

Le parc des TL est composée d'autobus, de trolleybus et de métros dont l'électricité fournie est certifiée d'origine hydraulique[62]. Lausanne met ainsi en avant l'aspect écologique de son réseau de transport en commun. Tandis que les trolleybus couvrent les quartiers denses de la ville et les zones importantes de transit, les autobus de taille moyenne et petite assurent les liaisons entre la périphérie de l’agglomération lausannoise et la ville.

Un réseau de six lignes de bus de nuit, les bus pyjama, relaie le réseau de jour les vendredi et samedi soir, permettant de répondre à une demande accrue en raison de la vie nocturne à Lausanne. Ces lignes relient toutes le centre-ville à la périphérie.

Fait rare pour une ville de cette taille, Lausanne possède deux lignes de métro. La ligne M1, anciennement appelée TSOL relie la gare de Lausanne-Flon à la gare de Renens via l'Université de Lausanne et l'EPFL sur un tracé majoritairement à l'air libre. La ligne M2 traverse la ville du sud au nord-est, depuis Ouchy jusqu'à Épalinges via la gare de Lausanne et la gare de Lausanne-Flon, au centre-ville. La partie sud de son tracé a remplacé le métro Lausanne-Ouchy, ancienne ligne à crémaillère aussi surnommée « La Ficelle ». En outre, le M2 possède deux caractéristiques uniques en son genre : c'est le premier métro automatique de Suisse, et c'est aussi le métro automatique sur pneus ayant la plus forte déclivité moyenne au monde, de 57 ‰[63],[64].

Enfin, le train Lausanne-Échallens-Bercher (LEB) est une ligne de train régional dont le terminus se trouve dans le terminal souterrain du métro. Bien que cette ligne n'appartienne pas aux TL, ceux-ci en ont pris la gestion opérationnelle et le personnel en décembre 2013[65].

Rail[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Lausanne.

Lausanne est reliée au chemin de fer depuis 1856, avec la ligne de train Lausanne-Yverdon-les-Bains. Suivront les liaisons ferroviaires avec Genève (en 1858), Saint-Maurice (en 1860), Fribourg-Berne (en 1862), Paris (en 1875), Brigue (en 1878), Milan (en 1906).

À l'ouverture du tunnel du Simplon, en 1906, Lausanne devient l'un des nœud ferroviaire le plus important de Suisse romande, au carrefour entre les lignes de Genève, d'Yverdon, de Berne et du Valais. À cette occasion, le site de Mornex[66] est abandonné et la construction de l'actuelle gare CFF au sud de la ville est lancée. La nouvelle gare, bien plus grande, sera achevée en 1916.

Aujourd'hui, la gare de Lausanne voit passer 27 millions de voyageurs chaque année[66]. En plus des liaisons nationales, et internationales avec la France et l'Italie, la gare de Lausanne est le centre du Réseau express régional vaudois qui dessert l'agglomération lausannoise et le reste du canton de Vaud. En complément à la gare centrale de Lausanne, la halte de Prilly-Malley, située à cheval sur les communes de Lausanne et de Prilly, reçoit aussi plusieurs lignes du RER vaudois.

Navigation[modifier | modifier le code]

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN), dont le siège est à Lausanne, assure diverses lignes de bateau au départ de Lausanne, Morges, Saint-Sulpice et Pully, en direction d'Évian-les-Bains, Thonon-les-Bains, Vevey et Genève.

Aviation[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Lausanne-Blécherette, au nord de la ville, est ouvert au trafic aérien depuis 1910. Il est réservé au trafic privé et depuis mi-février 2014, une compagnie nommée Seven Aviation a été fondée sans capital de départ, pour des vols reliant Lausanne à Paris et Londres. Cette compagnie, qui a eu le soutien de Berne, a détourné la loi qui stipule que les avions n'ayant qu'un seul moteur ne sont pas autorisés à desservir des vols commerciaux[67].

Lausanne a l'une des bases d'hélicoptère de la Garde aérienne suisse de sauvetage (REGA) à l'aéroport de Lausanne-Blécherette, afin d'assurer le sauvetage et le transport de personnes hospitalisées, généralement au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Automobile[modifier | modifier le code]

L'autoroute, quant à elle, est inaugurée en 1964 avec le trajet Lausanne-Genève ; elle est également la première autoroute de Suisse.

Projets[modifier | modifier le code]

À Lausanne et dans l'agglomération, 49 % des déplacements s'effectuent en voiture, moto et scooter. 34 % des déplacements se font à l'aide des transports en commun (autobus et métros) et 17 % s'effectuent à pied ou à vélo [citation nécessaire]. Différentes améliorations sont en projet, comme la création d'une ligne de tramway (futur t1) entre le secteur du Flon et la gare de Renens, la création de nouvelles lignes de Bus à haut niveau de service. La plupart de ces améliorations font partie du projet de réorganisation de l'agglomération Lausanne-Morges.

Éducation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui forme avec l'Université de Lausanne (UNIL), un vaste campus à proximité du lac Léman (2009).

Sur un vaste campus, à proximité du lac Léman, à l'ouest de Lausanne, se trouvent l'Université de Lausanne (UNIL) et l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) qui sont deux instances appartenant au réseau des hautes écoles universitaires. L'Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP), un établissement d'enseignement et de recherche pour les métiers de l'administration publique, est situé sur le même campus.

La région lausannoise compte plusieurs hautes écoles spécialisées, parmi lesquelles l'École hôtelière de Lausanne (EHL), l'École cantonale d'art de Lausanne (ECAL), la Haute école de théâtre de Suisse romande, la Haute école de santé Vaud, la Haute école de travail social et de la santé ainsi que la Haute école de musique de Lausanne (HEMU). L'offre tertiaire proposée à Lausanne se complète par la Haute école pédagogique du canton de Vaud.

Concernant la formation de type secondaire II, la ville compte plusieurs gymnases (dont le Gymnase de Beaulieu ou le Gymnase de la Cité) et écoles rattachées à la formation professionnelle initiale, comme l'École professionnelle commerciale de Lausanne, l’École technique et des métiers de Lausanne (ETML), l'École romande d'art et de communication (ERACOM) et l'Epsic.

Les écoles rattachées à l'enseignement obligatoire se répartissent entre cinq établissements primaires et sept établissements secondaires. Au total, la ville compte plus de cinquante lieu d'enseignement[68],[69].

Lausanne dispose également d'une large offre de formations privées, notamment à l'Université populaire de Lausanne et à l'International Institute for Management Development (IMD), situé à Ouchy.

Sport[modifier | modifier le code]

L'entrée du Musée olympique

Depuis 1915, Lausanne abrite le siège du Comité international olympique (CIO), le Tribunal arbitral du sport et les principales institutions liées au Mouvement olympique, ainsi qu'une quinzaine de fédérations sportives internationales. Lausanne était également le siège de l'Agence mondiale antidopage jusqu'à son déplacement à Montréal en 2002[70]. En 1994, Lausanne a été promue « capitale olympique »[71]. Tous ces facteurs font de Lausanne la capitale administrative du sport mondial.

C'est à Lausanne que se trouve le siège des fédérations internationales de volley-ball, d'aviron, de tir à l’arc, de baseball, de hockey sur gazon, d'escrime, de tennis de table, de canoë, de natation, de bridge, de gymnastique et d'athlétisme[72].

Plusieurs de ces fédérations et d'autres organisations sportives internationales sont regroupées à la Maison du sport international[73].

Il existe plusieurs sites sportifs à Vidy, notamment du tennis, du roller de l'athlétisme, un stand de tir et un bowl[74].

La ville de Lausanne et le canton de Vaud organiseront les Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de 2020, qui se dérouleront du 10 au 19 janvier 2020. Le 31 juillet 2015, le Comité international olympique, au cours de sa 128e session à Kuala Lumpur, a porté son choix sur la vile de Lausanne face à son unique concurrente, la ville roumaine de Brașov. Lausanne fera office de village olympique et accueillera les épreuves de sports de glace: hockey sur glace, curling, patinage artistique, patinage de vitesse, patinage de vitesse sur piste courte[75].

Par le passé, la ville de Lausanne s'était déjà portée candidate à des jeux olympiques :

Installations[modifier | modifier le code]

On trouve à Lausanne de nombreuses installations de sport, dont la valeur totale est estimée à plus de 200 millions de francs suisses[77].

Dans le secteur de Vidy

  • 1 stand de tir
  • salles omnisports

Le stade olympique de la Pontaise il a été construit en 1954 et offre 15 800 places assises, un terrain de football et une piste d'athlétisme. Il reçoit chaque année Athletissima, une compétition internationale d'athlétisme[78].

La patinoire de Malley est située à l'ouest de Lausanne, dans le quartier du même nom. La patinoire offre 9 500 places et reçoit des tournois de hockey sur glace et de patinage artistique ainsi que des concerts et des spectacles[79].

La ville de Lausanne dispose de trois sites pour la pratique de sports urbains.

Clubs locaux[modifier | modifier le code]

Le FC Lausanne-Sport est un club professionnel de football fondé en 1896 et basé au stade de la Pontaise à Lausanne.

Le Lausanne Hockey Club (LHC) est un club de hockey sur glace créé en 1922 et basé à la patinoire de Malley. Le Lausanne Hockey Club évolue dans le Championnat de Suisse de hockey sur glace (1re division / LNA).

Le Indians Lausanne Baseball Club est un club de baseball créé en 1990, le Lausanne University Club American Football (LUCAF) est un club de football américain créé en 1987 et le Lausanne MB est un club de basket-ball.

Le Rowing Club Lausanne (crée en 1878) et le Lausanne-Sports Aviron (crée en 1916) sont deux clubs d'aviron basés côte à côte à Vidy.

La Swiss power wrestling, fédération suisse de catch est active à Lausanne depuis 2004[80] et tiens l'une de ses écoles de catch à Lausanne, installée au collège des Bergières.

Le Stade-Lausanne, club omnisports fondé en 1907 comportant près de 2 200 membres inscrits dans différentes disciplines : athlétisme, football, hockey sur gazon, marche, rugby, tennis, sis dans le site de Vidy à Lausanne.

Lausanne Amis-Gymnastes (AGL) est un club de gymnastique, fondé en 1884 comptant quelque 1 500 membres adultes et enfants.

La ville dispose de terrains de pratique de sports urbains. Voir → Sports urbains à Lausanne

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Une représentation, à la Gymnaestrada 2011, à Lausanne

Lausanne accueille plusieurs manifestations sportives, parmi lesquelles on compte Athletissima - un meeting international d'athlétisme, la course à pied des 20 km de Lausanne, le Marathon de Lausanne ou le Triathlon de Lausanne. Il s'y déroule également de nombreux championnats internationaux tels que du curling, du twirling, du patinage artistique, de la danse classique, de la gymnastique, du basket-ball, du badminton, du tir à l'arc, de la course d'orientation et du cyclisme. Lausanne a été plusieurs fois étape du Tour de Romandie - une course cycliste à travers la Suisse.

Du 10 au 16 juillet 2011, la ville a organisé Gymnaestrada, une rencontre mondiale de gymnastique qui a lieu tous les quatre ans.

Politique[modifier | modifier le code]

La ville de Lausanne dispose d'un organe législatif : le Conseil communal[81], doté de 100 membres, et d'un organe exécutif : la Municipalité[82], comptant 7 membres. L'organe législatif est élu au système proportionnel et l'organe exécutif, au système majoritaire à deux tours. Les mandats législatifs et exécutifs durent tous les deux 5 ans.

Conseil communal[modifier | modifier le code]

L’ensemble des documents traités par le législatif lausannois est accessible au public[83].

Pour la législature 2011-2016, la gauche détient la majorité au Conseil communal, avec 62 sièges sur 100, répartis comme suit : 29 sièges pour le Parti socialiste, 20 sièges pour les Verts, 13 sièges pour La Gauche (groupe politique composé à Lausanne du Parti ouvrier populaire de solidaritéS et d'indépendants). La droite quant à elle, occupe 38 sièges, répartis comme suit : 24 sièges pour le Parti libéral-radical et 14 sièges pour l'UDC)[84].

Municipalité[modifier | modifier le code]

La Municipalité de Lausanne est composée de sept conseillers municipaux, chacun responsable d'un département. Se réunissant environ deux fois par mois (excepté les mois de juillet et août), les conseillers municipaux ont pour charge l'administration des services publics, des bien communaux, du domaine public et des bien affectés au service public[85].

Les séances de la Municipalité sont filmées et peuvent être visionnées streaming sur le site internet de la ville de Lausanne. Les rapports de la municipalité sont également accessibles sur ce site.

Depuis les élections de 2006, le conseil municipal, à forte majorité de gauche avec six membres sur sept, se compose comme suit : trois membres du Parti socialiste, deux membres des Verts, un membre du Parti ouvrier populaire et un membre du Parti radical-démocratique.

Depuis le remaniement des dicastères opéré le 11 septembre 2012[86],[87],[88], la répartition des sept départements a lieu comme suit :

  • Administration générale et culture : Daniel Brélaz (Les Verts), également syndic
  • Sports, intégration et protection de la population : Marc Vuilleumier (POP)
  • Logement et sécurité publique : Grégoire Junod (PS)
  • Travaux : Olivier Français (PLR)
  • Enfance, jeunesse et cohésion sociale : Oscar Tosato (PS)
  • Finances et patrimoine vert : Florence Germond (PS)
  • Services industriels : Jean-Yves Pidoux (Les Verts)

Syndic[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des syndics de Lausanne.
Daniel Brélaz, syndic de Lausanne.

Le Syndic de la ville est élu parmi les membres de la municipalité. Comme l'élection de la Municipalité, l'élection du syndic se fait selon le principe du scrutin majoritaire de liste à deux tours[89].

Liste des syndics de Lausanne[90]
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1815 Samuel-Jacques Hollard Conservateur Notaire, banquier
1815 1842 Charles-Marc Secretan Conservateur Secrétaire du lieutenant du préfet
1843 1848 Édouard Dapples Conservateur Ingénieur-forestier
1848 1857 Victor Gaudard Conservateur Commissaire-arpenteur
1858 1867 Edouard Dapples Conservateur Ingénieur-forestier
1867 1882 Louis Joël Conservateur Architecte
1882 1897 Samuel Cuénoud Radical Professeur de mathématiques
1897 1897 Berthold Van Muyden Libéral Avocat, historien
1898 1900 Louis Gagnaux Radical Inspecteur scolaire
1900 1907 Berthold Van Muyden Libéral Avocat, historien
1907 1910 André Schnetzler Libéral Avocat
1911 1921 Paul Maillefer Radical Enseignant
1922 1924 Arthur Freymond Radical Enseignant, journaliste
1924 1929 Paul Rosset Libéral Architecte
1930 1931 Paul Perret Radical Journaliste
1931 1933 Emmanuel Gaillard Radical Ingénieur
1934 1937 Arthur Maret Socialiste Comptable
1938 1945 Jules-Henri Addor Radical Enseignant
1946 1949 Pierre Graber Socialiste Avocat
1950 1957 Jean Peitrequin Radical Ingénieur
1958 1973 Georges-André Chevallaz Radical Ingénieur
1974 1981 Jean-Pascal Delamuraz Radical Secrétaire général du parti radical
1981 1989 Paul-René Martin Radical Secrétaire général du DAIC
1990 1997 Yvette Jaggi Socialiste Économiste
1997 2001 Jean-Jacques Schilt Socialiste Enseignant
2002 en cours Daniel Brélaz Vert Mathématicien

Coopération internationale[modifier | modifier le code]

En 1970, le conseil communal de la ville de Lausanne vote un crédit appelé "Aide aux pays en voie de développement"[91]. L'idée est d'offrir un soutien financier à des communes étrangères afin de mener à bien des projets locaux s'inscrivant dans une logique de développement durable[92]. Dans ce cadre, Lausanne apporte son soutien depuis 1993 à l'agence pour la démocratie locale de la ville d'Osijek en Croatie, qui mène entre autres des projets en faveur de la démocratisation et de la participation citoyenne[93].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le nom de certaines de ces personnalités a été utilisé comme nom de rue, comme Isabelle de Montolieu ou Maurice Béjart (station de M2).

Bourgeois d'honneur[modifier | modifier le code]

Le conseil communal peut accorder la bourgeoisie d'honneur à une personne qui a rendu des services importants à la Suisse, au Canton de Vaud ou à la commune, ou qui s'est distinguée par des mérites exceptionnels. S'il s'agit d'un étranger, la commune doit, avant toute chose, obtenir l'assentiment du Conseil d'État. La bourgeoisie d'honneur est personnelle et intransmissible. Elle n'a pas les effets d'une naturalisation et n'est pas inscrite dans les registres de l'état civil. La bourgeoisie d'honneur ne confère pas le droit de cité vaudois[96].

Depuis 1816, date de sa création, 16 personnes, et les membres de leurs familles parfois, ont obtenu la bourgeoisie d'honneur de la ville de Lausanne : Ioánnis Kapodístrias en 1816, William Haldimand en 1843, Gabriel de Rumine et sa mère en 1862, César Roux et sa famille en 1903, Marc Dufour et sa famille en 1903, Woodrow Wilson en 1919, Ignacy Paderewski et sa femme en 1933, Pierre de Coubertin en 1937, Charles Ferdinand Ramuz en 1945, Henri Guisan et sa femme en 1945, Alfred Cortot en 1958, Édouard-Marcel Sandoz et sa femme en 1962, Ernest Ansermet et sa femme en 1963, Pierre Graber en 1981, Georges-André Chevallaz en 1981, Maurice Béjart en 1982.

Photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre 2014 », sur Statistiques Vaud (consulté le 3 mars 2015)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. « Le nouveau recensement – Résultats », sur Office fédéral de la statistique
  4. Constitution du Canton de Vaud, Art. 4
  5. « Population résidante dans l'agglomération lausannoise, 1980-2013 - Statistique Vaud », Statistique Vaud (consulté le 6 décembre 2015)
  6. « Statistiques de la Ville de Lausanne sur le site du Canton de Vaud », Site officiel du Canton de Vaud, rubrique statistique, rubrique statistique de Lausanne (consulté le 6 décembre 2015)
  7. Genève (GE, F), Lausanne (VD), Vevey-Montreux (VD, FR), Yverdon-les-Bains (VD)
  8. (fr+de+or+it) « Office fédéral du développement territorial ARE – B3: Les aires métropolitaines » [PDF], sur www.are.admin.ch, Federal Office for Spatial Development ARE,‎ (consulté le 17 avril 2014), p. 4
  9. http://blog.immostreet.ch/2015/02/immobilier-lausanne-projets-logements/
  10. a et b Dictionnaire toponymique des communes suisses (Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel), Frauenfeld, Lausanne 2005, p. 512
  11. Gilbert Künzi et Charles Kraege (ill. Ric Berger), Rivières romandes : A la source de leur nom, Bière, Cabédita, coll. « Archives vivantes »,‎ (réimpr. 2010), 134 p. (ISBN 978-2-88295-247-9, présentation en ligne), « Cours d'eau du canton de Vaud : La Loue », p. 90
  12. Historique et Hydrographie de la Ville de Lausanne
  13. « Situation géographique », Statistique Vaud : département des finances et des relations extérieures (consulté le 26 août 2014)
  14. « Normes climatologiques Pully »
  15. « Climat annuel pour Pully (Suisse) »
  16. Statistique Vaud, « Population résidante dans l'agglomération lausannoise, 1980-2013 »
  17. Statistique Suisse, « Agglomérations et leurs communes »
  18. Statistique Vaud, « Portrait du canton de Vaud et comparaisons avec la Suisse »
  19. Statistique Suisse, « Définition des agglomérations »
  20. « Historique - Lausanne Région »
  21. « Lausanne Région »
  22. « Projet d'Agglomération Lausanne-Morges »
  23. « Historique - Projet d'Agglomération Lausanne-Morges »
  24. « Centre Lausanne - Projet d'Agglomération Lausanne-Morges »
  25. a et b « Métropole Lémanique »
  26. Statistique Vaud, « Quartiers et secteur statistiques lausannois »
  27. « Les monuments et l'histoire de Lausanne »
  28. a, b et c Ville de Lausanne, « Guichet cartographique de la Ville de Lausanne »
  29. a, b et c Georges Nicolas et Bernard Apothéloz, Lausanne étrangère à ses collines, Mémoire Vive,‎ (lire en ligne)
  30. E. Virieux, Plan d'extension de Lausanne,‎ (lire en ligne)
  31. a, b, c et d Lausanne, un lieu, un bourg, une ville, PPUP presses polytechniques,‎ (lire en ligne)
  32. Statistique Vaud, « Utilisation du territoire de Lausanne, selon la surface utilisée, 1950-2013 »
  33. a et b Statistique Vaud, « Lausanne, une ville tout en contrastes »
  34. Mouvements de la population - Site officiel de la Ville de Lausanne
  35. « Évolution mensuelle du nombre d'habitants », Site officiel de la ville de Lausanne (consulté le 26 juin 2014)
  36. [xls] « Évolution de la population des communes 1850-2000 : Canton de Vaud », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 15 novembre 2011)
  37. « Lausanne, Carrefour ferroviaire international », sur http://www.cadics.net
  38. « Musée historique de Lausanne Simplon: épopée d'un tunnel », sur http://www.tdg.ch
  39. http://books.google.ch/books/about/Propre_en_ordre.html?id=HQqQZtCnosUC&redir_esc=y
  40. http://assembly.coe.int/Committee/ENA/EuropaPrize/50thAnniversary/EuropePrizeMap.asp
  41. Église Saint-François - Site officiel de la Ville de Lausanne
  42. Église Saint-Laurent - Site officiel de la Ville de Lausanne
  43. Ancien Évêché - Site officiel de la Ville de Lausanne
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  45. Marcel Grandjean, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Vaud, III. Lausanne, édifices publics (II), quartiers et édifices privés de la ville ancienne (Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse, 69), Bâle 1979. pp. 226-230.
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  49. Repères historiques - Site de la Cinémathèque suisse
  50. « Le Capitole un patrimoine d'exception », communiqué de la ville de Lausanne du 27.04.2010 et « Cinéma Capitole : signature de l’acte de vente vendredi 16 juillet 2010 », communiqué de la ville de Lausanne du 16.07.2010
  51. L'association La Lanterne Magique - Site de La Lanterne Magique
  52. Festival de la Cité - Site de la Cinémathèque suisse
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  60. Le vélo électrique, site officiel de la ville de Lausanne (page consultée le 30 décembre 2011).
  61. Transports publics de la région lausannoise - Site officiel de la Ville de Lausanne
  62. Mode de transport des TL
  63. Métro M2 - Site officiel de la ville de Lausanne
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  65. Un avenir commun pour les TL et le LEB, 5 décembre 2013 (consulté le 14 décembre 2013)
  66. a et b Gare de Lausanne
  67. http://www.lausannecites.ch/lactualite/lausanne/une-nouvelle-compagnie-sinstalle-la-blecherette
  68. « Service des écoles primaires et secondaires », sur lausanne.ch (consulté le 27 février 2012)
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  71. Site officiel de la ville de Lausanne, page « Lausanne, Capitale olympique » (consulté le 26 janvier 2011).
  72. www.lausanne.ch
  73. Maison du sport international.
  74. http://www1.lausanne.ch/thematiques/olympisme-et-sport/sport-a-vivre/installations-sportives.html
  75. Lausanne et le canton de Vaud organiseront les JO de la Jeunesse en 2020, Site du Canton de Vaud, 31 juillet 2015
  76. Les candidatures malheureuses de Lausanne aux jeux
  77. www.lausanne.ch - Les équipements sportifs à Lausanne
  78. www.lausanne.ch - Stade olympique de la Pontaise
  79. www.lhc.ch - Patinoire de Malley
  80. http://www2.lausanne.ch/UploadedASP/21155/34/F/Event.asp?DocId=21155&numEvent=21947
  81. Conseil communal
  82. Municipalité
  83. Les séances du conseil communal en vidéo sur internet
  84. Composition du conseil communal - Site officiel de la Ville de Lausanne
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  88. « Nouvelle organisation de la Municipalité de Lausanne », sur lausanne.ch, communiqué de presse de la municipalité de Lausanne,‎ (consulté le 11 septembre 2012)
  89. Le Syndic - Site officiel de la Ville de Lausanne
  90. [1]
  91. Un peu d'histoire - Site officiel de la Ville de Lausanne
  92. Philosophie et critères - Site officiel de la Ville de Lausanne
  93. Les projets soutenus - Site officiel de la Ville de Lausanne
  94. Filmer Lausanne - Site officiel de la Ville de Lausanne
  95. http://www.fondation-ramuz.ch
  96. http://www.rsv.vd.ch/dire-cocoon/rsv_site/doc.fo.pdf?docId=5199&Pvigueur=&Padoption=&Pcurrent_version=1&PetatDoc=vigueur&Pversion=&docType=loi&page_format=A4_3&isRSV=true&isSJL=true&outformat=pdf&isModifiante=false

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]