Saint-Bonnet-en-Champsaur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Bonnet (homonymie).
Saint-Bonnet-en-Champsaur
Vue générale
Vue générale
Blason de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Champsaur
Maire
Mandat
Laurent Daumark
2014-2020
Code postal 05500
Code commune 05132
Démographie
Gentilé Saint-Bonnetiers
Population
municipale
2 054 hab. (2012)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 55″ N 6° 04′ 35″ E / 44.6819, 6.076444° 40′ 55″ Nord 6° 04′ 35″ Est / 44.6819, 6.0764  
Altitude Min. 939 m – Max. 2 440 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-en-Champsaur

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-en-Champsaur

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-en-Champsaur

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-en-Champsaur

Saint-Bonnet-en-Champsaur est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-Bonnetiers.

Par délibération du conseil municipal du 31 octobre 2012, Saint-Bonnet-en-Champsaur a décidé de fusionner avec Bénévent-et-Charbillac et Les Infournas pour ne former au 1er janvier 2013 qu'une seule et même commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au débouché de la vallée du haut Drac sur la grande voie de circulation Gap-Grenoble (route Napoléon) et jouxtant le parc national des Écrins, Saint-Bonnet se situe à 15 kilomètres de Gap par le col Bayard et à 90 de Grenoble.

Le Bourg se situe à 1 025 mètres d'altitude.

La commune forme un triangle dont la base est délimitée par le Drac et la pointe par le pic de Queyrel.

Le paysage est majoritairement composé de bocage de montagne qui fait l’originalité et la richesse environnementale de ce territoire. En montant vers le pic Queyrel, les prairies de bas de vallée font peu à peu place aux pâturages en altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Côté adret (Drac rive droite) Côté ubac (Drac rive gauche)
Saint-Julien-en-Champsaur Poligny
Saint-Michel-de-Chaillol La Fare-en-Champsaur
La Motte-en-Champsaur Laye
Saint-Eusèbe-en-Champsaur Saint-Laurent-du-Cros

Climat[modifier | modifier le code]

Situé dans le Haut-Dauphiné, Saint-Bonnet-en-Champsaur offre un mixte de climat méditerranéen et alpin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fontaine de la place Grenette (XVI° s.)

L’abbaye de Saint-Victor de Marseille, héritière dans bien des cas de celle de la Novalaise qui avait évangélisé la haute vallée du Drac, fonda, au XIIe siècle, sur la route qui, de Gap, conduisait à La Mure, un prieuré dédié à saint Bonnet[réf. nécessaire], qui est à la base du bourg actuel. Cette maison religieuse prit une certaine importance au cours du Moyen Âge, mais ses bâtiments furent ruinés pendant les guerres de Religion. Le Dauphin possédait Saint-Bonnet depuis le Xe ou le XIe siècle ; il y plaça un châtelain puis, en 1611, un vibailli duquel ressortissaient les vingt-et-une paroisses du Champsaur. Le bourg de Saint-Bonnet devint alors une petite ville entourée de murs, défendue par une forte tour. Toutes ces fortifications disparurent au XVIe siècle. La famille de Bonne, champsaurine, commença à acheter les droits du Dauphin sur Saint-Bonnet dès le début du XIVe siècle, et se trouva propriétaire de tout le domaine delphinal au XVIe ; en 1611, lorsque fut créé le duché de Lesdiguières, Saint-Bonnet en devint la capitale.

Dans les années 1700, les remparts furent détruits pour permettre au bourg de grandir. À cette époque, le bourg de Saint-Bonnet comptait plus d’une centaine de familles.

Le village porta le nom de Bonnet Libre pendant la Révolution.

Les "tounes"

Saint-Bonnet-en-Champsaur garde de nombreuses traces son passé : les « andrones » (ruelles étroites), les « tounes » (maisons sur voûtes), les vieilles portes en noyer massif, la halle, etc.

Comme dans tous les villages médiévaux, les maisons sont serrées les unes aux autres, ne laissant que peu de place aux ruelles et aux places. On aperçoit encore aujourd’hui, dans le vieux Saint-Bonnet, des pierres posées le long des façades, les buttarodes, les buttes-roues qui empêchaient les moyeux des roues de charrettes d’endommager les façades des maisons. Sur certaines façades il est encore possible d’observer les annelles qu’on utilisait pour attacher les chevaux.

La plupart des rues et places du village ont une histoire, et très souvent leurs noms encore aujourd’hui symbolisent ce passé : rue des Maréchaux(-ferrants), place Grenette (place aux grains), place du Chévreril (place du marché aux chèvres), etc.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

  • Oriflamme

L'oriflamme de Saint-Bonnet-en-Champsaur est formée de cinq bandes verticales alternativement bleues et blanches. Les deux bandes bleues à chaque extrémité du drapeau sont bordées l'une à gauche et à l'autre à droite d'une mince bordure blanche. Les couleurs proviendraient du chef des armoiries communales.

  • Armoiries
Blason de Saint-Bonnet-en-Champsaur Blason De gueules au lion d'or, au chef d'azur chargé de trois roses d'argent[1] .
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

On peut lire cette devise « Nihil-nisi-a-numine », qui signifie « Rien si ce n’est par la volonté ».

Les armoiries sont celles de François de Bonne, duc de Lesdiguières. En 1547 (à vérifier car Lesdiguières est né en 1543 et aurait alors 4 ans), à son arrivée à Grenoble, les notables lui offrirent un bouquet de trois roses, chacune d’elles représentant un des trois saints de l’église de la ville. Lorsque le Champsaur devint le duché de Lesdiguières, il honore le Dauphiné, dont le Champsaur faisait partie, en incluant sur son blason les trois roses. Le lion qui est son emblème représente la force. Elles seront adoptées par la commune le 29 avril 1968.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 1947 Joseph Brochier    
octobre 1947 1961 Francine Eyraud-Villaron    
septembre 1961 1965 M. Denante    
mars 1965 1971 M. Rambaud    
mars 1971 1977 Marcel Maucoronnel    
mars 1977 1989 Jean-Claude Baudoin    
mars 1989 2014 Jean-Pierre Festa UMP  
mars 2014 en cours Laurent Daumark[2]   Chef d'entreprise

Le 7 janvier 2013, le conseil municipal de Saint-Bonnet-en-Champsaur, élargi aux représentants des anciennes communes de Bénévent-et-Charbillac et des Infournas, a réélu Jean-Pierre Festa maire de la commune élargie[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 054 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 550 1 408 1 675 1 611 1 800 1 700 1 790 1 847 1 734
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 771 1 745 1 789 1 758 1 670 1 763 1 744 1 616 1 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 515 1 506 1 511 1 239 1 321 1 311 1 357 1 166 1 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 196 1 199 1 236 1 263 1 371 1 466 1 644 1 645 1 700
2012 - - - - - - - -
2 054 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

La fusion des communes de Bénévent-et-Charbillac et des Infournas avec Saint-Bonnet porte la population communale à 2039 habitants[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Culturel : la visite de la ville permet de découvrir ses aspects historiques via plusieurs panneaux d'informations.
  • Sports et loisirs : la proximité des montagnes permet la pratique de nombreux sports d'été (randonnée, escalade, parapente) ou d'hiver (ski, raquettes). Les torrents, principalement le Drac, permettent aussi les sports d'eau (rafting, kayak).
  • Nature : découverte de la faune et la flore du parc national des Écrins.

Distance des stations de ski[modifier | modifier le code]

Laye Chaillol Ancelle Saint-Léger-les-Mélèzes Serre-Eyraud Orcières 1850 Réallon Superdévoluy
6 km 10 km 10 km 12 km 25 km 35 km 50 km 55 km

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Bonnet, capitale historique de la vallée du Champsaur, est un des rares bourgs médiévaux des Alpes françaises. Situé dans le Dauphiné et jouxtant le parc national des Écrins, Saint-Bonnet témoigne d’un passé prestigieux et préserve depuis des siècles son patrimoine culturel avec ferveur. Cet attachement à son patrimoine lui a d’ailleurs valu les honneurs de Alpes Magazine qui recense Saint-Bonnet-en-Champsaur comme étant un des plus beaux villages des Alpes[réf. nécessaire].

La maison de la tour, place Grenette
  • place Grenette :
    • la halle, construite en 1843 sur l'emplacement de l'ancien temple (détruit en 1685) ;
    • la maison du pasteur devenue syndicat d'initiative ;
    • une maison avec tour d'angle (contenant un escalier à vis) de la fin du XVI° siècle ;
    • une fontaine, ancienne "pompe à brandoir", datant probablement du XVI° siècle
  • place du Chèvreril :
    • l'ancien "barquier" (abreuvoir) du XVIII° siècle, devenu fontaine ;
    • le buste de François de Bonne, Duc de Lesdiguières
  • place aux herbes (ancien marché aux plantes et produits laitiers):
    • une maison sur voûtes (les tounes)
  • dans les rues de la vieille ville :
    • des maisons des XVIe et XVIIe siècles

Dans les environs immédiats :

  • le site de Notre-Dame de Bois-Vert et la montagne de Mouttet
  • le Monument de la Résistance du Champsaur-Valgaudemar, autre point de vue sur le Champsaur
  • le hameau de Molines-en-Champsaur et le vallon du Roy
  • la chapelle des Pétêtes, édifice naïf construit au XVIII° siècle par un maçon local
  • la "pisse" (cascade) Sainte-Catherine et le panorama du col du Noyer
  • les cinq "maisons" de l'écomusée éclaté du Champsaur
  • le Drac, lieu d'exercice et de compétition de canoë-kayak (depuis le pont de Saint-Bonnet jusqu'à celui de la Guinguette)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial_des_communes_des_Hautes-Alpes
  2. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes,‎ 3 juin 2014 (consulté le 20 mars 2015).
  3. Journal le Dauphiné libéré, édition Hautes-Alpes, consultable en ligne. Cette élection n'est pas mentionnée sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 janvier.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  6. Source : Dauphiné libéré