Pont-Évêque

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Pont-Évêque
La mairie, place Claude-Barbier.
La mairie, place Claude-Barbier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Vienne-1
Intercommunalité ViennAgglo
Maire
Mandat
Martine Faïta
2014-2020
Code postal 38780
Code commune 38318
Démographie
Gentilé Episcopontains
Population
municipale
5 181 hab. (2014)
Densité 591 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 52″ nord, 4° 54′ 43″ est
Altitude Min. 165 m – Max. 321 m
Superficie 8,76 km2
Localisation

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Pont-Évêque
Liens
Site web www.ville-pont-eveque.fr

Pont-Évêque (prononcée [pɔ̃tevɛk]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont-Évêque est située dans l'aire urbaine de Vienne et dans son unité urbaine.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

Le contact entre la molasse du Miocène et le granite de Pont-Evèque, au lieu-dit de La Perrière, est un site géologique remarquable de 0,16 hectares. Il s'agit d'une falaise rocheuse fossile, d'intérêt sédimentologique. En 2014, il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine de la ville

Au Ve siècle, les corps de trois martyrs viennois : Séverin, Exupère et Félicien, furent ensevelis dans une petite église dédiée à saint Romain avant que Barnard, archevêque de Vienne ne les transfère en 841 à Romans. Jusqu’à sa destruction par les protestants en 1562, la procession solennelle du mardi des Rogations à laquelle participaient les clercs de Vienne (séculiers et réguliers) arrivait à Saint-Romain[2].

Naissance de la commune

Tout comme Chasse-sur-Rhône, Chuzelles, ou Serpaize, Pont-Évêque est une entité municipale récente, elle est née le 20 juillet 1867.

Ancien faubourg dépendant de Septème et d'Estrablin, Pont-Évêque s'est développé au XVIIIe siècle grâce à la pureté des eaux et à la force motrice de la Gère qui a attiré des industries diverses.[3],[4].

Elle appartenait à la veille de la Révolution de 1789 à la seigneurie de Septème, qui s'étendait sur tout ou en partie des cinq communes actuelles de Septème, Oytier-Saint-Oblas, Saint-Just-Chaleyssin, Serpaize, et enfin Pont-Évêque. Mais sur le plan religieux elle était déjà, et depuis longtemps, une paroisse.

En organisant les communes en 1790, la Révolution maintint Pont-Évêque et Serpaize dans la commune de Septème qui perdit le reste.

C'est le puissant essor industriel de Pont-Évêque dans la première moitié du XIXe siècle qui devait poser le problème de l'émancipation communale des Episcopontais : au vieux grief qu'était l'éloignement considérable de Septème dont le chef-lieu est à huit kilomètres, s'ajoutait maintenant celui du divorce d'intérêts, les Septèmois étant restés paysans, contrairement aux industriels Episcopontais.

Finalement, les pétitions recueillirent l'avis favorable de l'administration préfectorale et la loi du 20 juillet 1867 couronna tous ces efforts. Pont-Évêque était érigé en une commune dont le territoire fut taillé dans ceux de Septème, d'Estrablin et de Vienne[5].

Histoire industrielle

C'est en 1840 que M. Frèrejean, déjà propriétaire des deux hauts fourneaux édifiés en 1819, construit une forge comtoise à Pont-Évêque. Cette unité, très moderne à l'époque sera intégrée en 1863 à l'usine Harel et Cie comportant outre les deux hauts fourneaux, vingt fours à puddler et une nouvelle forge comtoise. La production de fers fins sera de 1 000 tonnes par mois[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason De pourpre au pont d’une arche d’or, maçonné de sable, pentu en barre à dextre, posé sur une rivière d’azur mouvant de la pointe, surmonté de l’inscription « 1867 » en chiffres de gueules, l’ouverture chargée d’une mitre de gueules ornée d’or, brochant sur la rivière.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les habitants de Pont-Évêque se nomment les Épiscopontains.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 décembre 2011 Daniel Cachet SE Agent de maîtrise
décembre 2011 en cours Martine Faïta UDI Retraitée[7]
Vice-Présidente de la Communauté d'agglomération du Pays Viennois
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 181 habitants, en augmentation de 2,19 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 799 1 662 1 752 1 656 1 409 1 344 1 357 1 462 1 586
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 563 1 652 1 651 1 695 1 677 1 725 1 881 2 148 5 636
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
5 542 5 385 5 067 5 110 5 148 5 181 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La ville produit des biens d'équipement domestique, avec l'usine Calor du Groupe SEB.

Elle est également marquée par l'industrie papetière, avec la présence d'une usine du groupe finlandais Ahlstrom.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de place Claude-Barbier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Antoine Frerejean (1736-1789), maître de forge.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. Cavard (P.) : "Vienne la Sainte, Vienne, Blanchard " 1977
  3. Genty : "Du village à la ville, évolution d'une commune et adaptation du milieu agricole. Exemple de Pont-Évêque, Mémoire de maîtrise de Géographie " 1981
  4. Bulletin des lois de la République française de 1867, 2e semestre, p.  81 : Le territoire de la section de Pont-Évêque… sur Google Livres
  5. Histoire des Communes de l'Isère, Arrondissement de Vienne, 1987.
  6. Ernest Chabrand : "Histoire de la métallurgie du fer en Savoie et Dauphiné " 1898
  7. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/pont-eveque,38318/
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. a et b Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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