Zone blanche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Capture d'écran d'iPhone sur le réseau F-Contact en GPRS (France)

Une zone blanche était historiquement, dans le domaine des télécommunications, une zone du territoire qui n'était ou n'est pas desservie par un réseau donné, plus particulièrement un réseau de téléphonie mobile ou Internet ; par extension ce terme décrit aussi les zones du territoires français (environ 3 000 communes en 2009) qui sont couvertes depuis 2009 par un accord de partage entre les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile[1].

Il s'agit souvent des zones les moins densément peuplées (typiquement les zones rurales), pour lesquels les opérateurs n'ont pas intérêt à investir dans les équipements nécessaires, car ils ne peuvent pas espérer une exploitation rentable. C'est la dimension territoriale de la fracture numérique[2]. C'est aussi le cas pour le multiplexage.

Terminologie[modifier | modifier le code]

En anglais, on parle de « white spot » (« zone blanche »), de « blind spot » (« zone aveugle »), ou encore de « notspot » (« zone inexistante », à opposer à « hotspot»).

En France, une « zone blanche », d'après l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), est une zone qui n'est couverte par aucun opérateur mobile[3] (ne doit pas être confondu avec les « espaces blancs » qui dans le jargon de l'ARCEP, sont des bandes de fréquences situées dans des canaux inutilisés entre les couches de radiodiffusion[4]). On parle de « zone grise » dans le cas d'une zone desservie par un seul opérateur, bien que l'ARCEP utilise ce terme pour désigner des zones couvertes par un ou deux opérateurs[3]. Lorsque le réseau est accessible mais que les équipements sont trop éloignés pour fournir une qualité de service convenable, on parle de « zone d'ombre »[5].

France[modifier | modifier le code]

La situation et la réglementation[modifier | modifier le code]

En France selon un rapport de l'ARCEP de décembre 2009, 99,82 % de la population était couverte (à l'extérieur des bâtiments) par les réseaux de téléphonie mobile, pour seulement 97,7 % du territoire[6]. Pour couvrir les zones dites « blanches », les pouvoirs publics (État, collectivités locales) peuvent subventionner les opérateurs privés. Une association à but non lucratif peut également prendre en charge la couverture d'une zone blanche. En France, un second programme Zone blanche visant à leur résorption a été lancé par le gouvernement en 2008[7], après un premier plan pas complètement finalisé lancé en 2003. Des ententes entre opérateurs peuvent permettre de financer le lancement la couverture des zones blanches, par exemple dans l'ADSL.

Les opérateurs peuvent être amenés à publier une carte montrant les zones blanches, afin que les clients potentiels puissent apprécier si les lieux qu'ils ont l'habitude de fréquenter sont couverts[8]. À l'inverse, ces zones non couvertes sont recherchées par les personnes souffrant d'électro-hypersensibilité (EHS) et les associations militant pour une limitation du nombre d'antennes-relais et de manière plus générale, pour la baisse de la puissance d'émission de tels émetteurs d'ondes électromagnétiques[9].

Une liste des communes en zones blanches 2G est disponible sur le site de l'ARCEP et sur le site de Bouygues Telecom[10] ; il contient la liste des zones blanches couvertes par les antennes GSM communes aux trois opérateurs historiques (zones identifiées par le code « F-CONTACT » ou « F-208xx »). Une méthodologie pour repérer une zone blanche avec l'opérateur initial en 2G ou/et en RAN sharing 3G est disponible sur le site LeBonForfait[11].

En juillet 2010 Free Mobile a rejoint l'accord cadre de partage d'installations de réseau 3G en RAN sharing conclu en février 2010 par les trois opérateurs historiques[12]. Lancé en janvier 2012, Free Mobile n'a toujours pas trouvé d'accord avec Bouygues Télécom et SFR pour le partage des zones blanches couvertes en 2G par ces derniers mais partage ce type de couverture lorsqu'elle est assurée par Orange.

Opérateurs participant aux accords de couverture « zones blanches » en France[modifier | modifier le code]

  • Les clients des MNO Orange, Bouygues Telecom et SFR ont accès à toutes les zones F-CONTACT.
  • L'opérateur mobile (MNO) Free Mobile a accès aux zones F-CONTACT 3G et aux zones blanches 2G équipées par son partenaire Orange.
  • Sauf exceptions citées ci-dessous, les MVNO des trois opérateurs historiques ont accès aux zones 2G F-CONTACT car leurs cartes SIM incluent le code MNC de l'opérateur mobile auquel ils sont rattachés.
    • Les anciens clients historiques de Virgin Mobile, sur le réseau Orange, ont accès à F-CONTACT (accès MVNO), mais les nouveaux abonnés détenteurs d'une nouvelle carte SIM déployée en 2012 ou 2013 (avec les lettres « VIRGIN du logo en fond écrites en rouge et non plus en blanc) n'y ont plus accès, qu'ils soient en itinérance sur SFR ou bien sur Orange (accès full-MVNO)
    • Les full-MVNO réellement actifs en tant que tels (disposant d'un code MNC qui leur est propre), comme Lycamobile, n'ont (généralement) pas accès aux zones F-CONTACT (coût d'accès trop élevé).
  • Les clients d'opérateurs étrangers en roaming en France ont accès à toutes les zones F-CONTACT.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]