Igloo

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L'intérieur d'un iglou en Alaska, dessiné en 1916.
Plan de coupe d'un iglou.
Échafaudage des blocs en spirale.
Un iglou.
Un autre iglou.
Détail de l'intérieur (musée d'Oslo).

Un igloo ou iglou (emprunt du inuktitut signifiant « maison ») désigne soit un abri construit en blocs de neige (l'iglou de neige, le plus connu), soit une habitation pré-hivernale (l'iglou de tourbe, aussi appelé kashim dans le cas d'une demeure communautaire).

Traditionnellement associé aux Inuits (peuple autochtone de l'Extrême Nord du Canada), l'iglou adopte habituellement la forme d'un dôme. Jadis utilisé par les chasseurs durant l'hiver comme abri temporaire, il est aujourd'hui d'usage plus récréatif qu'utilitaire.

En raison des excellentes propriétés isolantes de la neige, l'intérieur d'un iglou s'avère étonnamment confortable, y compris au niveau acoustique.

Orthographe[modifier | modifier le code]

Le nom commun iglou (ou igloo), prononcé /i.glu/ en français, provient de l'inuktitut ᐃᒡᓗ, qui se translittère en iglu. En français contemporain, les graphies iglou et igloo se concurrencent dans l'usage. La forme iglu est inusitée.

En 2016, le dictionnaire nord-américain Usito place en premier la graphie iglou, à l'inverse du dictionnaire européen Le Petit Robert qui privilégie igloo. Selon le Trésor de la langue française, la forme iglou est attestée depuis le 19e siècle alors qu' igloo, qui emprunte le graphème oo à l'anglais, ne l'est que depuis le 20e siècle. Les recommandations orthographiques de 1990 privilégient l'emploi d' iglou, graphie jugée plus conforme aux règles orthographiques du français. Ainsi, le Grand vadémécum de l'orthographe moderne recommandée précise qu' iglou est une « forme plus française [1] » qu' igloo.

Architecture[modifier | modifier le code]

La neige utilisée pour construire un iglou doit avoir une résistance structurelle suffisante pour pouvoir être coupée et empilée de manière adéquate. La meilleure neige à employer est celle qui a été pressée par le vent, qui rend compacts les cristaux de glace. On utilise généralement les blocs de neige extraits du trou pratiqué au sommet pour façonner la partie inférieure de l’abri.

Découpés à l’aide d'un couteau, les blocs de neige doivent mesurer environ 1 mètre de long, 40 cm de haut et 20 cm de large. Pour faciliter la construction d'un dôme, il est conseillé de les poser en spirale.

L’entrée doit se situer le plus bas possible pour éviter que le vent glacial s'engouffre. On peut y bâtir un petit tunnel - voire un vestibule - pour se protéger du vent et de la perte de chaleur quand on ouvre la porte. Des trous de ventilation sont indispensables au renouvellement de l'air.

Dans certains iglous, notamment ceux près du détroit de Davis, l’intérieur est quadrillé de peaux de bêtes : cela permet d'augmenter la température de presque 20 °C. Les Inuits se chauffent aussi en brûlant de la graisse de baleine. Même par une température de −40 °C, le sol à l’intérieur de l’igloo reste à C.

Consolidation[modifier | modifier le code]

Lorsque l'iglou a été habité pendant une nuitée, la chaleur des occupants fait fondre une mince couche de neige des murs et solidifie la paroi. Les inuits disent qu'un tel iglou peut supporter le poids d'un ours polaire. C'est exagéré mais un tel iglou peut facilement soutenir le poids d'un être humain[2]. Une fois cette mince couche de glace formée, il est important de pratiquer un trou d'aération.

Variantes[modifier | modifier le code]

Pour améliorer le confort d'un iglou, on peut placer à son sommet :

  • une plaque de glace au lieu d'un bloc de neige, pour faire entrer la lumière du soleil ;
  • un bloc de neige à côté de la vitre ainsi créée, pour y réfléchir la lumière et accroître l'éclairage.

Quinzy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quinzy.

Pour le camping d'hiver et les exercices de survie, il est possible de construire une variété simplifiée d'iglou, le quinzy. On empile et tasse soigneusement la neige puis on creuse l'abri depuis l'extérieur, d'abord par un tunnel étroit puis en élargissant la cavité au fur et à mesure qu'on progresse vers le dôme. Toutefois, la neige n'ayant pas la même qualité structurelle que celle utilisée dans les iglous de facture classique, les murs du quinzy , moins isolants, doivent d'être plus épais pour empêcher l'humidité et prévenir l'hypothermie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Contant, Chantal, Grand vadémécum de l'orthographe moderne recommandée : cinq millepattes sur un nénufar, Montréal, Éditions De Champlain S.F., 2009, p. 141.
  2. Démonstration en photo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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