Lans-en-Vercors

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Lans-en-Vercors
Lans-en-Vercors depuis la maison du Parc.
Lans-en-Vercors depuis la maison du Parc.
Image illustrative de l'article Lans-en-Vercors
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Communauté de communes du massif du Vercors
Maire
Mandat
Michaël Kraemer
2014-2020
Code postal 38250
Code commune 38205
Démographie
Gentilé Lantier
Population
municipale
2 574 hab. (2012)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 45″ N 5° 35′ 21″ E / 45.1291666667, 5.5891666666745° 07′ 45″ Nord 5° 35′ 21″ Est / 45.1291666667, 5.58916666667  
Altitude Min. 902 m – Max. 1 960 m
Superficie 38,67 km2
Localisation

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Lans-en-Vercors
Liens
Site web Mairie de Lans-en-Vercors

Lans-en-Vercors – avant 1947 : Lans – est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Paroisse dès le Moyen Âge, ce bourg est alors le principal centre rural du massif du Vercors septentrional. Il permet l’accès au val de Lans depuis Grenoble. Tant économiquement que démographiquement cette zone du massif y est la plus développée.

Durant le Consulat la commune de Lans perd son statut de chef-lieu au bénéfice de sa voisine Villard-de-Lans. Celle-ci est devenue le véritable centre économique du canton puis de la communauté de communes du massif du Vercors.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Massif du Vercors et Géographie des Alpes.
Carte topographique.
Carte topographique du Massif du Vercors.

Lans-en-Vercors est située au sud-ouest de Grenoble. Les centres villes sont joints par une route de 30 km avec un dénivelé de 800 m. Celle-ci peut être parcourue en 40 min environ[1]. À vol d'oiseau ceci ne représente que 12 km[2] soit 6 min d'hélicoptère.

Lans-en-Vercors est une commune de moyenne montagne du massif du Vercors. Son territoire fait partie du Parc naturel régional du Vercors.

Le territoire de la commune se situe à l'extrémité méridionale d'un val jurassien typique, le val de Lans, qui forme la moitié est du Vercors oriental. La Bourne et le Furon, sont les principaux torrents de la commune. Leurs sources sont situées sur le territoire de la commune.

Ce territoire se situe plus précisément au pied de l'ensemble du Moucherotte, du massif du Vercors dont il marque les limites orientales. Cet ensemble se prolonge au sud jusqu'au col de l'Arc avec les sommets secondaires de la Croix des Ramées, du Grand Cheval (1 827 mètres) et du pic Saint-Michel (1 966 mètres), tous situés sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Autrans Engins / Saint-Nizier-du-Moucherotte Claix Rose des vents
Méaudre N Claix
O    Lans-en-Vercors    E
S
Villard-de-Lans Villard-de-Lans Varces-Allières-et-Risset
Saint-Paul-de-Varces
Panomara d'un bourg et ses alentours depuis un point culminant.
Vue générale sur le territoire de Lans-en-Vercors depuis la route du col de la Croix-Perrin en direction de l'est.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Massif du Vercors.
Vue d'un village depuis un point culminant comprenant une croix en premier plan.
La croix du pic Saint-Michel et le village de Lans-en-Vecors en contrebas.

La crête rocheuse du Vercors visible du val de Lans, comme de la cuvette grenobloise se situe sur la bordure orientale de la commune. Cette ligne rocheuse souvent enneigée est la partie la plus élevée du massif.

  • Le pic Saint-Michel

Principal sommet du territoire de Lans-en-Vercors, le pic Saint-Michel qui culmine à une hauteur de 1 966 mètres est l’un des deux principaux promontoires de la barrière nord-orientale du massif du Vercors.

  • Le Grand-Cheval

Le Grand Cheval est un sommet voisin du pic Saint-Michel. Il se situe un peu plus au nord et culmine à 1 827 mètres. Il est accessible par des sentiers depuis le parking de la Sierre.

  • Le col de l'Arc

Le col de l'Arc (marquant la limite sud du territoire lantier) se situe au pied du pic Saint-Michel à une altitude de 1 736 mètres.

Situé à une altitude de 1 218 mètres, ce col se situe sur la ligne des sommets de la Molière, de la Charande. Il se situe à mi chemin entre les bourgs d'Autrans et de Lans-en-Vercors et sur les limites entre ces deux communes. Ce col abrite également une auberge, faisant office d'hôtel et de restaurant.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bourne[modifier | modifier le code]

La Bourne prend sa source sur le plateau entre les bourgs de Villard-de-Lans et de Lans-en-Vercors, mais sur le territoire de cette dernière. Cette rivière présente des fluctuations saisonnière de type pluvial, fortement accentué à la fin du printemps en raison de la fonte nivale. Son bassin est géré par l'AAPMA de Villard-de-Lans[3],[4].

Le Furon[modifier | modifier le code]

Torrent faisant issu d'une grotte
Le Furon à la sortie des cuves de Sassenage

Le Furon prend sa source au-dessus de Lans-en-Vercors à 1 300 mètres d'altitude et rejoint l'Isère à Sassenage après un parcours de 17 km entre des zones de pâturage, puis des gorges assez larges jusqu'au barrage d'Engins et des gorges camouflant son cours dans sa partie aval[5].

Ce torrent descend très rapidement du plateau de Lans-en-Vercors pour former une résurgence située sur le territoire de la commune de Sassenage et connue sous le nom de cuves de Sassenage. Un réseau souterrain visité par les spéléologues du monde entier y est associé.

Le Bruyant[modifier | modifier le code]

Petit cours d'eau dévalant la pente de façon rapide et sonore (d'où son nom), le Bruyant est issu d'une résurgence située au cœur du bassin de la Bourne. Ce torrent marque la limite entre les communes de Saint-Nizier-du-Moucherotte et de Lans-en-Vercors et se jette dans le Furon, moins de deux kilomètres après sa source.

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du massif du Vercors (soit ses 7 communes dont Lans-en-Vercors) bénéficient d'une station d'épuration moderne située à Villard-de-Lans, sur la route de Pont-en-Royans), ainsi que d'une usine de compostage de boue inaugurées toutes les deux le 6 octobre 2012 par le président du conseil général de l'Isère André Vallini.

Le financement de cette station d'épuration a été assuré, en partie, par l'agence de l'eau Rhone-Méditerranée-Corse (appartenant à l'État), le conseil général de l'Isère, le conseil régional de Rhône-Alpes et essentiellement par autofinancement et recours à l'emprunt de la communauté de communes[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le climat du Vercors dans lequel est situé le territoire de Lans-en-Vercors est de type montagnard, ce qui correspond à l'altitude de la commune, située entre 800 et 2 000 mètres. L'été présente généralement des périodes chaudes, mais sans excès. Les hivers de ces dix dernières années ont connu des enneigements constants.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Températures maximales moyennes (°C) 7,5 10,5 15,1 22,5 25,4 25 24,8 29,4 24,9 18,9 13,1 7,9
Températures minimales moyennes (°C) -0.6 -0.4 3,2 7,3 11,1 14,0 13,2 14,6 12,7 8,1 2,4 0,7
Source : [1] climat Villard-de-Lans 2011

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 531 qui relie Saint-Just-de-Claix à Sassenage via Villard-de-Lans, par la route départementale 106 qui relie Méaudre à Seyssins et par la route départementale 106i qui relie le centre ville de Lans-en-Vercors au stade de neige des Montagnes de Lans. Cette route est aussi appelée route des Montagnes de Lans[7].

Transports[modifier | modifier le code]

Desserte routière[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • les lignes 5100, 5110, 5120 du réseau Transisère :
    • la ligne 5100 relie Villard-de-Lans à Grenoble (Gare) par Lans-en-Vercors et Engins (office de tourisme)[8]
    • la ligne 5110 relie Lans-en-Vercors à Grenoble avec correspondance avec le 5100 à Lans-en-Vercors à l'office de tourisme[8].
    • la ligne 5120 relie Villard-de-Lans à Lans-en-Vercors par Autrans (le village) et Méaudre (la place)[9].
  • des navettes, en saison hivernale, relient Lans-en-Vercors au stade de neige des Montagnes de Lans[10].
Tramway[modifier | modifier le code]
Vue d'une maison sur laquelle est inscrit : office de tourisme.
Gare du tramay de Lans-en-Vercors devenue l'office de tourisme.

Durant plus de dix ans, une ligne de tramway dénommée le Tramway Grenoble - Villard-de-Lans est construite pour relier l'ensemble du canton dont Lans-en-Vercors au centre de la préfecture de l'Isère. Les travaux se termine le et la ligne est inaugurée sous la présidence d'André Honnorat[11], ministre de l’Instruction publique du Gouvernement. Exploitée par la Société grenobloise de tramways électriques, cette ligne de tramway qui desservait également les bourgs de Saint-Nizier-du-Moucherotte et Lans-en-Vercors cesse définitivement son activité en 1951.

Projets de moyen de transport alternatif[modifier | modifier le code]

À noter le lancement d'une éventuelle étude sur un nouveau moyen transport pour le plateau, le téléphérique qui pourrait relier Lans-en-Vercors avec l'agglomération grenobloise au niveau du territoire de la ville de Fontaine[12]. Une étude a été proposée par la Métro (communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole), mais le projet actuel fait l'objet d'une certaine controverse[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme en 2012
Pourcentage Superficie
(en hectares)
Zone urbaine 4,63 % 179
Zone naturelle 66,10 % 2558
Zone agricole 29,27 % 1133
Source : PLU[14]

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • les Aigaux
  • les Bernards
  • les Blancs
  • le Bois-Noir
  • Bouilly
  • les Brigands
  • les Bruyères
  • Chapot
  • Chemin-Neuf
  • la Chénevarie
  • les Cléments
  • la Cordelière
  • la Côte
  • Les Donnets
  • les Drevets
  • l'Écluse
  • les Égauds
  • les Eymards
  • les Falcons
  • les Françons
  • Furon
  • la Gardette
  • les Girards
  • les Héraults
  • les Jailleux
  • Jaume
  • les Jeux
  • les Issarts
  • le Mas
  • Meilloux
  • les Merciers
  • Molard
  • les Petits-Geymonds
  • le Peuil
  • l'Olette
  • Traffé
  • le Truc
  • Verduret
  • les Vernes

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune est de 1 941, alors qu'il est de 1 636 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 53,9 % sont des résidences principales, 41,9 % des résidences secondaires et 4,1 % des logements vacants. Ces logements sont pour 57,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 41,8 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants est de 71,3 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (63,1 %). La part de logements loués est de 25,9 % contre 29,4 %, leur nombre étant en légère hausse 271 contre 225[Insee 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue générale d'un village sous la neige depuis un point dominant.
Vue générale de Lans-en-Vercors depuis Jaume.

Lens, Leins, Lans, diversement orthographié selon les cartographies établies par Cassine puis Bourdet, fut longtemps le centre administratif, sis au hameau du Peuil, du territoire nommé des Quatre Montagnes.

Cette domination démographique initiale de Lans se vérifie évidemment dans l'étymologie des villages limitrophes. Ainsi Villard-de-Lans signifie littéralement "la ferme de Lans" (encore parfois appelé "le Villard de Lans par les anciens). Quant à Autrans "outre Lans", c'est-à-dire "au-delà de Lans".

[réf. nécessaire]

Le terme de « Lans » est, quant à lui, et selon L'atlas toponymique Savoie, Val d'Aoste, Dauphiné, Provence d'Hubert Bessat (volume 1)[15], un terme qui signifierait (en relation avec le francoprovençal "lanca" "lanka"), une dépression de terrain, un creux de ravin, un lit de ruisseau, une incurvation entre deux vallées en rapport avec le terme "hanche" ou "flanc". Ce terme se retrouve dans la région, au travers des noms de Lanslebourg et Mont-de-Lans, une des deux communes formant la station des Deux Alpes.

Le , est accordé à Lans le nom de Lans-en-Vercors[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon l'encyclopédie intitulée Histoire des communes de l'Isère[17], les vestiges les plus anciens de présence humaine découverts dans le secteur de Lans-en-Vercors et des Quatre Montagnes remontent à l'épisode interglaciaire Riss-Würm (soit entre 120 000 et 80 000 ans avant notre ère).

Le musée de la préhistoire de Vassieux-en-Vercors précise que des traces de l'homme de Néandertal ont été retrouvées dans le secteur du Vercors drômois, voisin[18]. Un crane d'ours des cavernes découvert dans un site de fouille préhistorique situé sur le territoire de la commune est exposé à la maison du patrimoine.

Durant l'antiquité, un peuple très certainement d'origine celtique, les vertacomicorii, dépendant des voconces, s'installe dans les secteurs les plus accessibles du Vercors à qui il donnera son nom. Aucune trace d'une installation durable ne semble avoir été conservé dans le secteur de Lans-en-Vercors[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En l'an 1090, Lans est établie en paroisse. Un prieuré y est établi. En 1227, Guillaume, prieur de Lans et curé de la paroisse est identifié dans un acte de l'ordre des chanoines de Saint-Augustin[20]. En 1497, l'église de Lans contenait deux chapelles : l'une sous le vocable de Saint-Barthélémy, unie à la famille Garcin et l'autre, sous le vocable de Sainte-Croix était unie au prieuré de Lans.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1790, les revenus du prieur et curé de Lans représentent plus de cinq-mille-quatre-cent-trente-sept livres aux quelles s'ajoutent les dîmes de Méaudre et d'Autrans. En 1791, suite à la mise à disposition de la Nation des biens du clergé, une partie du domaine du Prieur.

À l'occasion de la réorganisation générale de l'administration en 1800, Lans perd son titre de chef-lieu de canton au profit de Villard-de-Lans.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Durant les années 1920, le maire de l'époque, Pierre Chabert, homme d'affaires, bien introduit auprès du personnel politique de la IIIe République fut le principal initiateur du climatisme destiné aux enfants en cure sur le plateau. Il fut élu conseiller général de 1931 à 1937.

Dans l'ombre de son chef-lieu de canton, Lans va connaitre un important développement touristique et au début de l'année 1937, la commune va abriter sur son territoire huit hôtels et sept pensions d'enfants.

Durant la seconde moitié du XXe siècle la commune aménage des domaines skiables. De gros investissements sont réalisés, avec l'aide du conseil général.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui Lans-en-Vercors est un village paisible mais dynamique qui héberge à chaque saison estivale des manifestations sportives ou culturelles. Ainsi en août 2008 s'est tenu le quatrième congrès européen de spéléologie, dans le cadre du grand rassemblement Vercors 2008, organisé par le Fédération française de spéléologie et la Fédération spéléologique de l'Union européenne.

Le canton de Villard-de-Lans, auquel appartient la commune de Lans-en-Vercors, étant éventuellement appelé à fusionner avec un autre canton à l'occasion des élections de 2015[21], l'assemblée représentative de la communauté des sept communes du massif du Vercors créée il y a plus de 45 ans, souhaite s'engager dans un rôle plus important au niveau de ses administrés notamment en se rendant plus visible : la première étape ayant consisté à reconstruire le nouveau siège de cette communauté dans un bâtiment plus imposant et gérant l'ensemble de ses activités au cœur même du bourg de Villard-de-Lans en 2013, tout près de la mairie et face au grand parking de la Croix-Margot.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bâtiment sur lequel est inscrit « Mairie » qui porte les drapeaux français et européen.
Hôtel de ville de Lans-en-Vercors.

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires des XXe et XXIe siècles
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1908      
1908 1919      
1919 1929 Pierre Chabert Républicains indépendants  
1929 1945      
1945 1947      
1947 1959      
1959 1965      
1965 1983 Léopold Fabre    
1983 2001 Bernard Jallifier-Ardent    
2001 2008 Guy Charron DVD  
2008 2014 Jean-Paul Gouttenoire PS Retraité[22]
2014 en cours Michaël Kraemer[23] AUT Ingénieur[24].
Les données manquantes sont à compléter.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose des services suivants :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 5 juillet 2015, Lans-en-Vercors est jumelée avec Drapeau du Canada Saint-Donat (Canada) depuis 1990[25],[26].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le recensement général des populations se trouve indirectement dans les procès-verbaux des révisions de feux. Ces documents fiscaux, périodiquement révisés, permettent de répartir la charge fiscale déterminée par le prince. Un feu peut correspondre à plusieurs foyers. Pour le Dauphiné l’estimation au XVe siècle est de cinq habitants pour un feu.
En 1451, la paroisse de Lans regroupe un quart de la population des Quatre Montagnes. Elle vient après celle de Villard-de-Lans qui en possède trente-six pour cent.
Soixante-deux feux sont comptés à Lans, alors que la révision antérieure (soit environ dix ou quinze ans plus tôt) apprend que ceux-ci sont plus nombreux de quarante pour cent. Mais lors de la révision de 1474 ce chiffre augmente de nouveau de trent-cinq pour cent. Ces variations sont corrélées à la crise démographique du début du XVe siècle et à la reprise de la moitié du même siècle.
Cete population est miséreuse puisque seuls trente-huit pour cent des feux sont solvable c’est-à-dire possèdent pour dix francs or de biens. De nombreuses raisons sont avancées quant à la diminution des feux et à la pauvreté. Parmi celles-ci figurent des conditions climatiques arides rendant les récoltes parfois stériles, une oppression par les hommes du seigneur de Sassenage, une imposition écrasante par les nobles locaux et les épidémies. L’ensemble se résume ainsi : « lorsqu’ils ont tout payé il ne leur reste pas de quoi vivre, si ce n’est leur grande tristeste. »[27].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
980 898 1 060 1 013 1 076 1 155 1 180 1 265 1 170
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 174 1 169 1 120 1 102 1 051 1 032 1 014 978 961
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
888 893 846 726 717 721 738 923 867
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
693 795 859 1 098 1 451 2 026 2 303 2 297 2 563
2012 - - - - - - - -
2 574 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 27,9 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 13,5 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 26,1 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 25,4 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 14,3 %).
Pyramide des âges à Lans-en-Vercors en 2007 en pourcentage[30].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,3 
2,8 
75 à 89 ans
4,1 
10,3 
60 à 74 ans
9,9 
23,3 
45 à 59 ans
21,9 
27,9 
30 à 44 ans
25,4 
12,6 
15 à 29 ans
12,4 
22,7 
0 à 14 ans
26,1 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2007 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,7 
19,6 
45 à 59 ans
19,6 
21,8 
30 à 44 ans
21,0 
20,7 
15 à 29 ans
19,2 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[32] :

La deuxième école primaire (les Heraults) a été fermée en 2011.

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Trophée Andros[modifier | modifier le code]
Voiture de course rouge, vue de trois-quart avant prenant un virage à gauche  sur la neige.
Trophée Andros. Mazda 3 de Toomas Heikkinen. Lans-en-Vercors 2015.

Le Trophée Andros est une compétition française de courses de véhicules sur glace.
Du nom de l’industriel qui l’imagine, il est créé en 1990. Depuis cette date, Lans-en-Vercors en est l’une des étapes[Note 3].
Le principe est celui de courses de cote, donc en milieu naturel, sur moins de dix sites pendant les week-ends. Plusieurs éléments concourent au côté spectaculaire ; l’accès aux paddocks où sont vus véhicules, pilotes et notoriétés invitées est libre, le circuit en boucle fermée est court – environ 800 m – et parcouru de nombreuses fois et au cours de plusieurs manches enfin le sprint est toujours de mise. Les véhicules engagés sont répartis suivant leur type – voitures ou motos, motorisations thermiques ou électriques –, les performances antérieures des pilotes lors du Trophée, la composition des équipages. Le plateau rassemble des pilotes prestigieux qui pendant l'intersaison ne sont pas accaparés par le Rallye automobile Monte-Carlo ou Le Dakar.
À Lans-en-Vercors le circuit est situé à la Sierre, lieu-dit au pied du stade de neige des Montagnes de Lans. Il se trouve à une altitude de 1 420 m et a une longueur de 800 m[34]. En 2003, on y note la première participation d’Alain Prost[35], d'autres années s’y trouvent des pilotes de Formule 1 (Olivier Panis, Jacques Villeneuveetc.), ou des champions de rallyes tel que Toomas Heikkinen. La couverture médiatique de l’évènement est appréciable pour la commune[36].

Trail du pic Saint-Michel[modifier | modifier le code]

En 2004 est créé le Trail du pic Saint-Michel.
D’une longueur de 24 km, il forme une boucle sur les reliefs est de Lans-en-Vercors avec un dénivelé de 1 350 m. Du départ du bourg, il atteint le pic Saint-Michel avant d'y revenir. Le meilleur réalise l’épreuve en deux heures environ[37].

Ultra-trail du Vercors[modifier | modifier le code]

En 2011, l'Ultra-trail du Vercors est créé.
D'une longueur moyenne de 85 km, le parcours traverse les villages des Quatre Montagnes avec un dénivelé d'environ 4 500 m. Cette course à pieds est réalisée en 11 h environ par le meilleur. L'épreuve, qui dévoile des points de vue remarquables, réuni début septembre mille participants qui viennent de plus de vingt régions françaises et d'un peu moins de dix pays étrangers. Elle se court seul, à deux ou en relai de quatre coureurs[38].

Manifestations culturelles et touristiques[modifier | modifier le code]

Hadra trance festival[modifier | modifier le code]

En 2010 la commune accueille le Hadra trance festival. Ce festival de trance – genre de musique électronique – se tient en été sur le site des Montagnes de Lans pendant trois jours.
Les festivaliers, entre cinq à sept fois plus nombreux que la population, campent dans des champs réservés jouxtant le village puis ils montent se rassembler en plein air pour écouter la musique produite sur plusieurs scènes. Les adeptes revendiquent une « culture […] profondément inscrite dans la continuité du mouvement hippie tel qu'il a existé dans les années soixante-dix[39] ».
Cet évènement divise les conseillers municipaux. Les retombées économiques[40] s’opposent à l’organisation dans le Parc naturel régional du Vercors et au souhait de garder une image familiale[41]. En 2014 la commune reçoit pour la dernière fois ce rassemblement national[42].

Sports[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

En 2015, la pratique du ski alpin se fait grâce à quinze remontées mécaniques, dont deux tapis roulants et treize téléskis, qui desservent vingt-quatre pistes pour 23 km de glisse. La commune dispose de deux domaines pour ce ski familial.
Le domaine de l'Aigle au cœur du village, à 1 020 m d'altitude, est le plus ancien. Créé en 1953, il comprend initialement un téléski de 800 m qui dessert une altitude de 1 286 m d'où partent deux pistes[Note 4]. Vers le milieu des années 1970 il comprend quatre téléskis pour six pistes mais du fait de la basse altitude l'enneigement est précaire. Seuls subsistent le téléski de l'Écureuil pour débutants et un tapis roulant.
En 1975, pour palier à ceci, le stade de neige des Montagnes de Lans, est inauguré sur les flancs de la ligne de crêtes à l'est de la commune entre 1 400 m et 1 827 m. Il est distant de 5 km du bourg. Le concept de stade de neige, c'est-à-dire sans logement au pied des pistes, est nouveau en France. Initialement l'aménagement est de cinq téléskis, il se termine en 1987[Note 5]. Un téléski est doublé en 2000[43],[44].
Très dépendante de l'enneigement, cette activité subventionnée met parfois en déséquilibre le budget de la commune[45].

Le ski de fond se pratique sur deux domaines.
Le domaine de Val de Lans, au départ du village, à une altitude de 1 020 m offre une vingtaine de kilomètres de pistes.
Le domaine des Allières, qui suivant les conditions d'enneigement peut être joint par le précédent, se trouve à 1 438 m d'altitude avec environ 35 km de pistes[44].

D'autres activités telles que le snowboard, l'escalade glaciaire ou les randonnées en raquettes sont proposées[44].

Randonnées[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée 91 (GR 91), qui joint Saint-Nizier-du-Moucherotte à Fontaine-de-Vaucluse, traverse la commune.
Cette première étape en parcourt toute la limite est du nord au sud. Elle reste sur le versant oriental des reliefs montagneux qui joignent Le Moucherotte au pic Saint-Michel. Ce sentier pénètre à 1 700 m dans la commune en suivant la grande roche Saint-Michel puis il redescend progressivement et se trouve à mi-parcours sur les flancs du Grand-Cheval à 1 400 m enfin il quitte les pentes du pic Saint-Michel à 1 500 m. Sur les pentes de ce dernier, l’auberge des Allières est le premier gîte d’étape. Cette portion donne notamment une vue sur le val de Lans[46].

le Tour des Quatre-Montagnes – sentier de grande randonnée de pays – est un parcours en boucle qui passe par les quatre villages historiques : Lans-en-Vercors, Villard-de-Lans, Méaudre et Autrans.
Dans la portion de Lans-en-Vercors, il a une orientation nord-sud. Après une voie commune avec le GR 91 il quitte la grande roche Saint-Michel en pénétrant sur le territoire communal et descend vers le bourg qu’il touche avant de rejoindre le gîte des Allières sur les flancs du pic Saint-Michel puis il poursuit momentanément le tracé du sentier de grande randonnée 91. Ainsi, il dessine un arc de cercle sur l’est de la commune dont la convexité touche Lans-en-Vercors[47].

Par ailleurs il existe de très nombreuses randonnées, de la plus simple à la moins facile, sur ce terrain alliant un relief plat ou modérément escarpé.

Vol libre[modifier | modifier le code]

Les parapentes sont présents par dizaines dans le ciel dès que la neige disparait. Cette activité s’adresse alors aussi bien aux élèves qu’aux pilotes assurant des vols de distance. « Pour les pilotes de l'Isére, Lans-en-Vercors fait partie des sites principaux de la région […] Il ressort comme le site le plus dynamique[48] ».
L'école de parapente Alto existe depuis 1990. Elle gère les sites du Massif de l'Aigle, du Belvédère et de la Dent-Percée. L’atterrissage du premier est accolé au bourg, alors que celui des deux derniers, aux Blancs, est commun.
Des décollages montagnes[Note 6] peuvent être le point de départ de très beaux vols : Le Moucherotte, la Sept (haut des pistes des Montagnes de Lans), le pic Saint-Michel, le Rocher-de-l'Ours.
D'autres décollages comme les Virets ou les Sagnes, non entretenus, sont moins utilisés[50],[48].

Escalade[modifier | modifier le code]

Le lieu est considéré comme un site d’initiation à l’escalade en milieu naturel intéressant. Il existe au village le rocher école du Furon avec plus de cent-vingt voies et à 7 km du bourg, aux Allières, un rocher école avec trente voies[51].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage est de 30 536 €, ce qui place Lans-en-Vercors au 14 873e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[52].

En 2009, 57,7 % des foyers fiscaux ne sont pas imposables[Insee 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 687 personnes, parmi lesquelles on compte 82 % d'actifs dont 78,4 % ayant un emploi et 3,6 % de chômeurs[Insee 5].

On compte 488 emplois dans la zone d'emploi, contre 464 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 330, l'indicateur de concentration d'emploi est de 36,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour trois habitants actifs[Insee 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Lans-en-Vercors compte 312 établissements : 40 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 8 dans l'industrie, 26 dans la construction, 151 dans le commerce-transports-services divers et 87 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 7].

En 2011, 48 entreprises sont créées à Lans-en-Vercors[Insee 8], dont 27 par des autoentrepreneurs[Insee 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

Église.
L'église de Lans-en-Vercors.

Le clocher latéral de l'église de Lans-en-Vercors date du XVIe ‑ XVIIe siècle. Il est inscrit au titre des monuments historiques alors que la nef, reconstruite en 1895, ne l'est que partiellement[53],[54].

En 2001, deux séquences du film Une hirondelle a fait le printemps de Christian Carion avec Michel Serrault et Mathilde Seigner y sont tournées. Les Lantiers sont nombreux dans la dernière séquence[55].

Maison traditionnelle du Vercors[modifier | modifier le code]

Maison au pignon à bords crénelés.
Maison traditionnelle du Vercors.

Ces maisons sont facilement reconnaissables grâce à leurs toits : d'une part les pignons dépassent des couvertures et laissent apparaître un bord crénelé. Cet aménagement spécifique, dû aux tempêtes de vent, remplace les anciennes couvertures en chaume qui risquaient d'être arrachées par les bourrasques, et d'autre part, la configuration en escalier avec des dalles inclinées permet, de rejeter l'eau, selon le même principe qu'une gouttière. Ce type de pignon en gradin, si typique du paysage local, est dénommé pignon à redents ou « en pas de moineaux » (appellation locale) et il est également observable dans de nombreuses autres régions françaises, notamment en Flandre française, en Franche-Comté, dans le Bugey, et en Savoie. Généralement, sur le sommet des toits des maisons et fermes de Lans-en-Vecors et du Vercors et située à la pointe du pignon, on peut découvrir une couve, objet en pierre sculptée et quelquefois de forme plus ou moins phallique, censée voire inciter les habitants de la maison à la fertilité[56].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Maison dite de la magie des automates[modifier | modifier le code]

Cette structure ludique, située au nord du Village, non loin de la route d'Engins (en contrebas la maison du Parc régional), présente sur 130 m2 une exposition où sont exposés une cinquantaine d'automates au travers de nombreuses scènes appréciées des enfants et des adultes.

La visite de ce musée permet également de découvrir Le hameau du Père Noël avec son atelier, et toute une collection d'objets à son effigie[57].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'espace forestier de Lans-en-Vercors appartient tout entier au domaine de la forêt du Massif du Vercors. Celui-ci est partagé en nombreux secteurs dénommés différemment pour des raisons locales et historiques.

Liste des différents espaces forestiers :

  • Bois de la Bouchadière ;
  • Forêt de Guiney ;
  • Forêt de Jay ;
  • Bois Sigu ;
  • Bois des mûres ;
  • Bois des Suifs.

À la fin du XIXe siècle, la forêt de Lans-en-Vercors offre des ressources non négligeables aux habitants du bourg et des différents hameaux qui composent le territoire communal. Les routes en direction de la vallée de l’Isère construites récemment permettent dorénavant le transport des grumes. Les troncs d'arbres sont coupés à la hache et à la scie afin d'être ensuite chargés sur un char à l’aide d’un treuil à manivelle dénommé « la chèvre ». Enfin les grumes étaient tirés par des vaches de la région dite les « Villardes » ou par des chevaux qui les acheminaient jusqu’aux scieries afin de les débiter. À la fonte des neiges, généralement au printemps, la force de l’eau faisait tourner les scieries de la commune[58].

Le plateau de la Molière et du Sornin est un espace naturel sensible et un site Natura 2000[59].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Profil gauche d'un homme sur une médaille grise.
Lithographie du médaillon de Stendhal par David d'Angers (1892)[Note 7].

Henri Beyle, connu sous le pseudonyme de Stendhal, aurait des aïeuls paternels originaires de Lans.
L’incertitude est réelle car les actes disponibles ne sont pas filiatifs. Des recherches généalogiques citent Paul Ballaguy qui affirme le que « les registres paroissiaux ayant été détruits ou égarés et ceux qui subsistent ne remontent qu’à 1757 [ainsi] ne saurait-on rien de cet ancêtre sans un acte notarié, découvert par feu A. Magnien[61]. ». Les registres de catholicité de Lans[Note 8] apportent un complément au patronyme Beyle dans la paroisse[62],[63].

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune de Lans-en-Vercors, quatre-vingt-dix-sept espèces d'animaux sauvages ont été observées, dont quatre-vingt-dix espèces d'oiseaux[64].

Avifaune[modifier | modifier le code]

L'avifaune du massif du Vercors et des Quatre Montagnes où se situe Lans-en-Vercors présente des espèces de plaine et de forêts de feuillus, des espèces de montagne et de forêts mixtes de conifères et feuillus, des espèces de secteur subalpin et de haute montagne (pelouses alpines) et enfin les oiseaux spécifiques des falaises ou des zones humides[65].

Voici quelques oiseaux typiques de la région de Lans-en-Vercors en photos :

Mammifères[modifier | modifier le code]

De nombreux mammifères sont observables sur le territoire de Lans-en-Vercors et ses environs tels que le chevreuil, le sanglier, le chamois la belette d'Europe, le renard roux, ou différentes espèces de chiroptères.

À noter que le territoire de la commune héberge une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) crée par la loi du 12 juillet 1983 dite Loi Bouchardeau.

Insectes[modifier | modifier le code]

De nombreux insectes sont aussi observables sur le territoire de la commune et de ses montagnes environnantes tels que l'Arcyptera fusca, le Decticelle bariolée, le Criquet et l'abeille noire ainsi que plusieurs espèces de papillons très facilement observable sur le plateau entre la fin du printemps et le début de l'automne.

Certains de ces insectes sont répertoriées sur le site de l'INPN (Inventaire national du patrimoine naturel)[66].

Flore[modifier | modifier le code]

Article connexe : Flore du Vercors.

Le Massif du Vercors propose une très riche variété de fleurs avec plus de mille-huit-cent espèces végétales. Le secteur de Lans-en-Vercors situé entre 800 mètres et 2 000 mètres présentent essentiellement les espèces correspondant à :


Voici quelques fleurs locales (du Vercors) en photos :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Ménard, Philippe Hanus, Jean Mahey, François Bonnet et Louis Larbouillat (préf. Bernard Jallifer-Ardent), Jadis au pays des Quatre Montagnes : Généalogie et Histoire locale, Lans-en-Vercors, s.n. (imp. de Murcia), coll. « Les cahiers du Peuil » (no 1),‎ , 2e éd., 30 cm, 98 p. (ISSN 1256-6314).
  • Étienne Rémond et Annick Rémond (préf. Jean-Paul Gouttenoire), Lans-en-Vercors depuis l'an 1080 autour de son église et de son prieuré, s.l., s.n. (Impr. Notre-Dame à Montbonnot-Saint-Martin),‎ , 30 cm, 136 p. (ISBN 978-2-7466-2228-9).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Lans-en-Vercors, depuis la création du Trophée Andros, en 1990, en est une étape hormis en 1993 et 1996[33].
  4. Sur le téléski initial « les enrouleurs ont été conçus par M. Baud avec une roue de bicyclette et un contrepoids[43]. ».
  5. En 1986, un plan du stade des neiges figure un projet de trois télésièges vers le pic Saint-Michel inclus non réalisés[43].
  6. Les sites montagnes comprennent une ascension qui est un réel effort. Celle-ci fait partie de l’activité[49].
  7. Par erreur la lithographie porte pour date « 1825 » sur le médaillon alors qu'il n'est réalisé qu'en 1829[60].
  8. Les registres de catholicité de Lans-en-Vercors – excepté celui du au – sont aux Archives départementales de l'Isère[61].

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Lionel Delvarre, « Localisation interactive, orthodromie et navigation : Département 38 « Isère » (Région Rhône-Alpes) », sur le site personnel lion1906,‎ mis à jour le 09 juin 2010 (consulté le 4 mai 2015), p. Lans-en-Vercors.
  3. Site du club halieutique de la Bourne.
  4. [PDF] Fiche de débit caractéristique - la Bourne à Saint-Just-de-Claix.
  5. Site sur la Bourne-Page sur le Furon.
  6. Site de la CCMV / STEP.
  7. Google Maps, « Lans-en-Vercors – Route des Montagnes de Lans », sur Google maps, Google Maps,‎ mise à jour (consulté le 5 mai 2015).
  8. a et b [PDF] Horaire des lignes 5100 et 5110, sur le site transisere.fr.
  9. [PDF] Horaire des lignes 5120 et 5130, sur le site transisere.fr.
  10. Office de Tourisme de Lans-en-Vercors (responsable éditorial), « Ski : navettes », sur Office de tourime de Lans-en-Vercors (consulté le 5 mai 2015).
  11. Philippe Guirimand et Patrice Bouillin, Le chemin de fer de Grenoble à Villard-de-Lans, Grenoble, Presses et Éditions Ferroviaires,‎ , 29 × 22 cm, 367 photographies en bichromie. 239 p. (ISBN 978-2-9054-4715-9).
  12. Page sur le téléphérique dans le Dauphiné Libéré.
  13. Conseil municipal : passe d’armes sur le transport par câble, sur le site ledauphine.com.
  14. Marie-Christine Parade (commissaire enquêteur), « Lans-en-Vercors PLU. Phase enquête publique : Rapport d’enquête publique - PLU.pdf », sur le site la mairie de Lans-en-Vercors,‎ (consulté le 4 mai 2015), p. 3/15.
  15. Atlas toponymique de Savoie et du Dauphiné, volume 1 - Thèse soutenue en 2002.
  16. République française, « Ministère de l’Intérieur : Décret du 5 mai 1947 portant changement de nom de la commune de Lans (Isère) », Journal officiel de la République française. Lois et décrets. Arrêtés, circulaires, avis, communications, informations et annonces, Paris « 79e année », no 110,‎ , p. 04272 col. 1-2 (lire en ligne).
  17. Histoire des communes de l'Isère, tome II : Grenoble et son arrondissement - Édition 1988 (page 325) publié par l'ancien éditeur Horvath.
  18. Site du musée de la préhistoire de vassieux en Vercors.
  19. Les peuples gaulois.
  20. Les prieurés de l'ancien diocèse de Grenoble Éditions Maisonville, 1884.
  21. Page sur la réforme des scrutins locaux.
  22. Association française des psychologues de l’Éducation nationale, « Conseil d’administration : 13-14-15 mars 2008. Paris » [PDF], sur site personnel (consulté le 29 avril 2015), p. 34/34.
  23. Mairie de Lans-en-Vercors, « Mairie : Conseil municipal. Élus », sur mairie de Lans-en-Vercors (consulté le 6 mai 2015).
  24. Liste Vivre Lans (élections municipales Lans-en-Vercors 2014), « Michaël Kraemer : Biographie », sur site personnel (consulté le 29 avril 2015).
  25. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 3 mai 2015).
  26. « Comité de jumelage de Lans-en-Vercors – Saint-Donat », sur site personnel hébergé par Free (consulté le 4 mai 2015).
  27. « Le val de Lans. Documents d’archives », Les Cahiers du Peuil. Jadis au pays des Quatre Montagnes, Lans-en-Vercors, s.n. (imp. de Murcia), no 1 « Généalogie et histoire locale. Lans-en-Vercors »,‎ , p. 69-72 (ISSN 1256-6314).
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
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  34. 2MO (Max Mamers Organination), « Trophée Andros : Étapes. Lans-en-Vercors », sur site officiel du Trophée Andros (consulté le 30 mai 2015).
  35. 2MO (Max Mamers Organination), « Trophée Andros : Le Trophée. Histoire et faits marquants », sur site officiel du Trophée Andros (consulté le 30 mai 2015).
  36. 2MO (Max Mamers Organination), « Trophée Andros : Médias. Téléchargements : dossiers de presse 2014-2015 » [PDF], sur site officiel du Trophée Andros (consulté le 30 mai 2015), vue 20/21.
  37. Ski club montagnard de Lans-en-Vercors, « 11e Trial du pic Saint-Michel », sur site personnel hébergé par Free (consulté le 27 mai 2015).
  38. CAP Vercors (club de courses en montagne), « Ultra-trail du Vercors », sur Ultra-trail du Vercors (consulté le 6 mai 2015).
  39. « Association Hadra : présentation », sur association Hadra (site personnel) (consulté le 6 mai 2015).
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  53. François Bonnet et Henri Mollier, « Le canton de Villars-de-Lans », dans Michelle Berger, Histoire des communes de l'Isère : Grenoble et son arrondissement, vol. 4, Le Coteau, Horvath,‎ , 24 cm, 469 p. (ISBN 2-7171-0495-X), partie 2, p. 356 col. 1.
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  55. Étienne Rémond et al., chap. VII, p. 128.
  56. Site de la Chapelle en Vercors.
  57. Site de la magie des automates.
  58. La forêt de lans-en-Vercors sur le site du Parc naturel régional du Vercors..
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  60. Adolphe Paupe (préf. Casimir Stryienski), Histoire des œuvres de Stendhal, Paris, Dujarric et Cie,‎ , 446 p. (lire en ligne), « Iconographie de Stendhal », p. 359.
  61. a et b Anne Ménard et al., p. 48.
  62. Gilles Dubois, « Carnet web de généalogie : Chronique de la descendance de Ambroise Beyle, quadri-aïeul de Stendhal », sur un blog personnel fourni par Blogger,‎ (consulté le 30 avril 2015).
  63. Anne Ménard et al., p. 45-56.
  64. Les oiseaux des Alpes..
  65. Les oiseaux du Vercors..
  66. Site de l'IPN.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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