Beaufort-sur-Gervanne

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Beaufort-sur-Gervanne
Beaufort-sur-Gervanne
Vue de Beaufort-sur-Gervanne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Catherine Mathieu
2014-2020
Code postal 26400
Code commune 26035
Démographie
Gentilé Beaufortois, Beaufortoises
Population
municipale
468 hab. (2016 en augmentation de 9,35 % par rapport à 2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 44″ nord, 5° 08′ 36″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 836 m
Superficie 9,48 km2
Localisation

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Beaufort-sur-Gervanne est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaufort-sur-Gervanne
Gigors-et-Lozeron Plan-de-Baix
Beaufort-sur-Gervanne Eygluy-Escoulin
Suze Montclar-sur-Gervanne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1332 : Castrum Belli Fortis (inventaire des Dauphins, 76).
  • 1347 : Bellum Forte (Valbonnais, II, 550).
  • 1462 : Castrum Bellifortis / Bellum Forte (choix de doc., 268).
  • 1509 : l'église est mentionnée sous le nom Ecclesia beati Bartholomei Bellifortis (vis. épisc.).
  • 1516 : l'église est mentionnée sous le nom Cura Bellifortis (Pouillé de Die).
  • 1529 : Belfort (arch. hosp. de Crest, B 11).
  • 1574 : Beauffort (Mém. des frères Gay).
  • 1891 : Beaufort, commune du canton de Crest-Nord.

Non daté : Beaufort-sur-Gervanne[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Beau et fort », appellation avantageuse pour une fortification[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Établissement gallo-romain[3].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Les deux seigneuries : le territoire de la commune de Beaufort était formé de deux fiefs :

  • Celui de Beaufort[1] :
    • Ce dernier relève des Dauphins.
    • 1332 : appartient aux comtes de Valentinois.
    • 1419 : passe à la couronne de France.
    • 1449 : donné aux Caqueran.
    • 1483 : repris.
    • 1521 : vendu (sous faculté de rachat) aux Clermont-Montoison et aux (d') Eurre.
    • 1645 : vendu aux (d') Arbalestier.
    • Ces derniers le vendent aux (du) Truchet.
    • 1732 : passe (par alliance) aux Vogüé.
    • 1739 : cédé aux Clerc de la Devéze, derniers seigneurs.
  • Celui du Monestier ou de Saint-Julien[4] :
    • Ancien chef-lieu de la plus grande partie de la commune de Beaufort, formant au point de vue féodal une terre qui, tout à fait distincte de celle de ce dernier nom et premièrement possédée par les Dauphins.
    • 1201 : hommagé par eux aux évêques de Die.
    • 1244 : C'est également l'emplacement d'une église qui fut pendant longtemps le chef-lieu d'une paroisse du diocèse de Valence, comprenant le territoire de Beaufort, et qui, premièrement dédiée à saint Julien, puis à Notre-Dame, et debout encore au XVIe siècle, était celle d'un prieuré de cisterciens, dépendant de l'abbaye de Léoncel. Attesté sous le nom Monasterium Sancti Juliani (Cart. de Léoncel, 134)
    • 1248 : Villa Sancti Juliani (cartulaire de Léoncel, 155).
    • 1254 : le prieuré est attesté sous le nom Monasterium Sancti Juliani, siti in mandamento castri de Monteclaro (Cart. de Léoncel, 187).
    • 1257 : Villa Monasterii Sancti Juliani (ibid., 182).
    • 1262 : le prieuré est attesté sous le nom Prioratus Sancti Juliani (Cart. de Léoncel, 207)
    • 1263 : la seigneurie est cédée aux Artaud.
    • 1290 : le prieuré est attesté sous le nom Monasterium Montisclari (Cart. de Léoncel, 262). Il sera supprimé au XIVe siècle.
    • 1298 : la seigneurie est vendue aux Mévouillon.
    • XIVe siècle : la seigneurie est rattachée au fief de Beaufort par les comtes de Valentinois.
    • 1334 : Castrum Monasterii (inventaire des Dauphins, 75).
    • XIVe siècle : Capella Monasterii Montis Clari (Pouillé de Die).
    • 1552 : Notre-Dame du Monestier (archives de la Drôme, E 40).

Avant 1790, Beaufort était une commune de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et de la sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Die. Son église, sous le vocable de Saint-Barthélemy et Saint-Sébastien avait remplacé au XVIe siècle celle de Saint-Julien et les dîmes appartenaient à l'évêque diocésain, qui était collateur de la cure[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Beaufort fut comprise dans le canton du Plan-de-Baix, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Crest-Nord[1].

1944 : Destructions causées par les combats du Vercors. Le chef-lieu sera reconstruit. La commune a été citée avec croix de guerre[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Marcel Sayn (1910-1981)    
    Henri Morin   Résistant,
chef de compagnie FFI.
         
juin 1980 mars 1983 André Colomb    
mars 1983 mars 2008 René Saussac    
mars 2008 avril 2014 Jérôme Colomb    
avril 2014 En cours
(au 30 avril 2014)
Catherine Mathieu SE Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 468 habitants[Note 1], en augmentation de 9,35 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312371341360407414449482448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
496530560597557519481452446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
465468437381385355349347321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
320276267253253312371380388
2013 2016 - - - - - - -
454468-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école est installée en regroupement pédagogique depuis 1990 et accueille ainsi une centaine d’enfants pris en charge par quatre enseignantes. La cantine est installée à Suze, village voisin, et les temps d’activités périscolaires sont pris en charge par les communes.

Santé[modifier | modifier le code]

Beaufort sur Gervanne a la chance de conserver un médecin. Une maison « pôle médical » accueille infirmières, kinésithérapeute, orthophoniste et kinésiologue.

Cultes[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association des Amis de Gervanne[3].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, noix, vignes (vin AOC Clairette de Die), caprins, pisciculture[3].

Foires : 15 février, 15 avril, 24 août, 21 octobre, 16 novembre[3].

Artisanat[modifier | modifier le code]

En 2008, Bernard Xueref, un enfant du pays, agrobiologiste de métier, reconvertit l'ancienne ferme de ses grands-parents au lieu-dit Les Bérangers en bâtiment bio-climatique et y installe une chocolaterie artisanale bio et équitable : La Frigoulette. Lauréate du concours ARTINOV des Entreprises Artisanales Innovantes en 2012, elle produit une large gamme de chocolats, sans gluten ni matière grasse animale, à partir d'une fève "1er Grand Cru de Plantation" Pure Origine de São-Tomé-et-Principe. Militant pour un modèle d'agriculture durable et solidaire, Bernard Xueref développe depuis plusieurs années des échanges scolaires et humanitaires avec l'île du Golfe de Guinée[9].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Vieux village et ses abords (SI)[3].
  • Rives de la Gervanne[3].
  • Grottes[3].
  • Sources[3].
  • Musée de la Préhistoire[3].
  • Organisations d’après-midi intergénérationnels, de soirées musicales, etc.
  • Station climatique d'été[3].
  • Fête : dernier dimanche de juillet[3].
  • Festival au mois d’août.
  • Chasse et pêche[3].
  • Il est possible de pratiquer : le football, la randonnée, la danse, le yoga, au sein des associations locales. La vallée est un magnifique terrain pour la pratique du VTT, comme la randonnée.
  • Randonnées : huit randonnées traversent ou partent de la place principale.
  • À quinze kilomètres du village, les chutes de la Druise et la Pissoire[10] sont des sites remarquables, à l'entrée des gorges d’Omblèze classées pour leur intérêt paysagé. Les falaises d’Omblèze sont un site privilégié pour la pratique de l’escalade. Au-dessus, les stations de ski sont à une heure de route. De belles randonnées équestres sont possibles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La porte du château

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul-Louis Simond (1858-1947), biologiste, médecin de la Marine, spécialiste des épidémies. Il est né à Beaufort-sur-Gervanne.
  • Georges Mouriquand (1880-1966), pédiatre qui contribua notablement à la diffusion des idées pastoriennes. Il est né à Beaufort-sur-Gervanne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 28
  2. Ernest Nègre|Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises, page 1479, (id)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Beaufort-sur-Gervanne
  4. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 344
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « dossier de presse chocolaterie la Frigoulette » (consulté le 14 juillet 2018)
  10. Robert Luft, Vocabulaire et Toponymie des pays de montagne / pis : haute cascade tombant en pluie fine (en queue de comète)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]