Beaufort-sur-Gervanne

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Beaufort-sur-Gervanne
Vue de Beaufort-sur-Gervanne.
Vue de Beaufort-sur-Gervanne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Catherine Mathieu
2014-2020
Code postal 26400
Code commune 26035
Démographie
Population
municipale
458 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 44″ nord, 5° 08′ 36″ est
Altitude Min. 280 m – Max. 836 m
Superficie 9,48 km2
Localisation

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Beaufort-sur-Gervanne

Beaufort-sur-Gervanne est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Beaufortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaufort-sur-Gervanne est situé à 45 km de Valence, à 15 km de Crest. et à 30 km de Die.

Petite commune drômoise perchée du Vercors sud, Beaufort sur Gervanne est un village médiéval sauvegardé. Le visiteur est reçu dans le berceau des grands remparts et la protection des tours restantes. La promenade au cœur du vieux village permet une découverte des ruelles médiévales, des arrêts sur des vues merveilleuses sur les montagnes du Vercors, et une visite tout en douceur de la cité.

Son esplanade invite à la rêverie, permet la pause méridionale de la pétanque, ou un instant de fraîcheur à l’ombre des tilleuls. La vue sur le Vercors reste imprenable. De plus haut on devine contre Merly à gauche, le but de Saint Genix et à droite, Combe Bernard. En direction du Vercors, au nord du village, le rocher du Vellan pointe vers le ciel, et sur la gauche, le grand plateau d’Anse étale ses prés. On aperçoit la tête de la Dame.  La place du village est aujourd’hui occupée par la fontaine surplombée de la stalactite retrouvée dans une grotte par des spéléologues venus découvrir les souterrains de la commune. Son eau provient du trop plein de la source qui alimente le village. De nombreuses rencontres ont eu lieu autour de cette fontaine,  arrosoirs et autres à la main, les habitants en profitent pour abreuver les fleurs car elle ne tarit jamais. Pour les assoiffés, une fontaine manuelle a été installée à ses côtés, avec de l’eau potable.  La petite Eglise protège la place centrale de la cité médiévale. Encadrée par les deux arches remarquables. L’une a encore la porte aux nombreux clous amusant à compter, qui reste maintenant ouverte toute l’année, sans danger d’invasion. L’autre est une arche qui permet de passer d’un côté à l’autre de la visite. Le lavoir accolé à ses murs était bien petit pour les lavandières de l’époque, mais tellement pratique avant que l’eau ne coule au robinet. Le temple est le plus grand bâtiment du cœur de village. Marqué par le passage des protestants lors des dragonnades du 17è siècle, le village est maintenant sur le trajet des Pas des Huguenots, il est devenu ville étape de la grande randonnée.

A son pied, coule le torrent venant des gorges d’Omblèze, la rivière Gervanne. Réputée pour son eau poissonneuse, elle permet de se baigner en nombreux endroits aménagés par les habitants et propriétaires. Elle passe sur la Commune en apprivoisant La Sépie qui arrive d’Escoulin et s’élargie au lieu dit « La Scie » en contrebas du village. Se faufilant entre la végétation luxuriante, elle passe sous le pont Bossu avant de continuer sa route pour se jeter dans la Drôme à Blacons.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaufort-sur-Gervanne
Gigors-et-Lozeron Plan-de-Baix
Beaufort-sur-Gervanne Eygluy-Escoulin
Suze Montclar-sur-Gervanne

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaufort 26 12 16 (3) place de l'église.jpg

Ce gros bourg est situé au centre de la vallée de la Gervanne, par laquelle on accède au Vercors par le sud. Il a d'abord beaucoup bénéficié de sa position géographique très centrale. Des découvertes faites, selon André Lacroix (La Vallée de la Gervanne, Valence 1906), vers 1740, auraient révélé la présence de fragments de lames d'épée, de lances, de faucilles, de bracelets qui attesteraient de l'antiquité du site. Comme toute la région, son histoire est profondément liée à celle des luttes d'influence, des seigneurs évêques et grandes familles à l'intérieur du Dauphiné.

Mais ce sont tout particulièrement les luttes autour de la Réforme qui auront une forte empreinte avec un passage incessant sous l'autorité des catholiques ou des protestants, avec chaque fois de dures conséquences pour la population.

La présence du protestantisme que matérialise, aujourd'hui encore, un temple immense sera une caractéristique de la région, avec le souvenir perpétué des atrocités commises par les troupes royales, et une forte influence des milieux protestants. Le pasteur Marc Boegner, très haute figure du protestantisme français puisqu'il fut président pendant cinquante ans de la fédération protestante de France, débuta dans la vallée de la Gervanne, à Blacons, localité légèrement au sud.

Longtemps tous les commerces étaient « dédoublés », l'un servant essentiellement les catholiques, l'autre les protestants. Les catholiques avaient leur école, tandis que les protestants peuplaient la « laïque ».

Beaufort et sa vallée furent, par ailleurs, assez marqués par la révolte de nombreux républicains au moment du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851. Des colonnes de révoltés partirent de différents points de la région avec le projet de converger vers Crest. Elles furent balayées lors d'une bataille de Blacons, dont la mémoire reste vive. Et des prisonniers d'opinion, après les réformés enfermés par les hommes de Louis XIV, furent retenus dans la tour de Crest, à partir de 1851, certains étant par la suite déportés. L'actuelle tour de Crest conserve ces souvenirs.

Beaufort-sur-Gervanne va être transfigurée par la participation d'une partie de sa population et de celle des villages alentour à des actes de résistance, en particulier au sein de "la compagnie Morin". Les troupes allemandes décidèrent, en rétorsion, à l'été 1944 de bombarder le village les 22 et 28 juin 1944. Non contents de ces attaques, les Allemands incendieront le village le 27 juillet. La visite aujourd'hui distingue nettement une partie relativement moderne et ce qui reste d'un village historique et ce depuis la destruction qui résulta de cette opération.

Il eut, jusqu'au milieu du XXe siècle une forte activité commerciale marquée par des foires, et la présence de nombreux commerces ainsi que d'artisanat.

De 1950 à 1980, le village n'a cessé de décliner dans ses activités historiques avant que l'installation non loin d'une usine traitant les huiles essentielles extraites d'une flore riche et singulière n'inverse la tendance. Simultanément, le développement du tourisme et l'installation de diverses formes de néoruraux ont redonné un net dynamisme non seulement au bourg mais à toute la petite région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Marcel Sayn (1910-1981)    
    Henri Morin   Résistant,
chef de compagnie FFI.
         
juin 1980 mars 1983 André Colomb    
mars 1983 mars 2008 René Saussac    
mars 2008 avril 2014 Jérôme Colomb    
avril 2014 en cours Catherine Mathieu SE Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 458 habitants, en augmentation de 16,24 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312 371 341 360 407 414 449 482 448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
496 530 560 597 557 519 481 452 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
465 468 437 381 385 355 349 347 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
320 276 267 253 253 312 388 454 458
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L’école est installée en regroupement pédagogique depuis 1990 et accueille ainsi une centaine d’enfants pris en charge par quatre enseignantes. La cantine est installée à Suze, village voisin, et les temps d’activités périscolaires sont pris en charge par les communes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Restes des remparts
  • Musée de la Préhistoire
  • Église et temple du XIXe siècle.

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Situé idéalement pour partir à la découverte de la magnifique dame  Nature, à vélo, en voiture ou à pied, le village est un relais choisi pour découvrir le paysage. Pas moins de huit randonnées traversent ou partent de la place principale : -       Grandes Rando : GR9, Pénétrante Grand Tour du Vercors, Grand Tour de la Gervanne, une variante du sentier des camisards (ou Huguenots), -       Randonnée à la journée,  répertoriée sur un topo : Côte belle, -       Randonnée à la journée, répertoriée sur un topo local : 5/6 -       Randonnée à thème : Parcours nature de l’association locale pour la biodiversité, Lysandra, sur le plateau des Chaux. -       Route de la Clairette en voiture, en vélo, voire vélo à assistance électrique -       Route du maquis en voiture, en vélo, voire vélo à assistance électrique
  • Il est possible de pratiquer: le football, la randonnée, la danse, le yoga, au sein des associations locales. La vallée est un magnifique terrain pour la pratique du VTT, comme la randonnée. A quinze kilomètres du village, les chutes de la Druiseet la Pissoire sont des sites remarquables, à l'entrée des gorges d’Omblèze classées pour leur intérêt paysagé. Les falaises d’Omblèze sont un site privilégié pour la pratique de l’escalade. Au dessus, les stations de ski sont à une heure de route. Et le grand terrain de jeu qu’est la région propose de belles randonnées équestres.
  • Le village s’agrandit considérablement depuis une dizaine d’années, avec la construction de villas et lotissements. La population rajeunit et s’investit dans la vie du village. De nombreuses associations animent les temps forts de l’année. Avec deux foires par an, un festival au mois d’août, des organisations de randonnées, d’après-midi intergénérationnels, des soirées musicales…

Services[modifier | modifier le code]

Beaufort sur Gervanne a une grande chance de garder un médecin. Parti en retraite en fin 2016, il est remplacé par une jeune praticienne.  Une maison « pôle médical » accueille infirmières, kinésithérapeute, orthophoniste  et kinésiologue. L’Association d’aide à Domicile en Milieu Rural, ADMR, propose un service d’une grande richesse avec aides ménagères ou portage de repas à domicile.

L’hébergement est assuré par l’hôtel du Midi et ses chambres deux étoiles, des gites et maisons d’hôtes. Pour la restauration, les produits locaux et frais sont servis à La Fontaine Bœuf qui sert une viande de bœuf de qualité remarquable et Le Restaurant du Midi qui sert les spécialités toute l’année.

Les commerces sont essentiels au maintien de la vie au village. Une boulangerie de fabrication de pain bio et une épicerie assure les premiers besoins. Le mercredi, toute l’année, un marché s’installe sur la place de la fontaine, et l’été, il se développe le dimanche. Le mardi, une épicerie itinérante s’arrête sur la place du village.

En matière de service, la poste intercommunale assure les services qui lui sont autorisés. Pour 2017, le projet d’une maison de service au Public verra le jour avec la possibilité de rapprocher des milieux ruraux, les services de l’Etat. L’intercommunalité, La communauté de communes du Val de Drôme, CCVD, met à disposition des services mutualisés, d’ordre technique, administratif ou social. 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul-Louis Simond (1858-1947), né à Beaufort-sur-Gervanne est un personnage clé de la compréhension des épidémies de peste. Le site de l'Institut Pasteur affirme que : « En 1898, au cours d'une mission en Inde où la peste était en pleine recrudescence, Paul-Louis Simond démontre le mécanisme de transmission de la maladie par les puces : elles transmettent à l'homme la maladie présente chez les animaux, le plus souvent des rats. »

Après cette expérience réussie en Asie, Simond part en mission au Brésil et en Martinique. Il y étudie la fièvre jaune et confirme que la maladie est transmise par les moustiques.

  • Georges Mouriquand (1880-1966) : ce natif de la commune sera un pédiatre lyonnais influent et inventif qui a multiplié les découvertes dans sa discipline, notamment sur les carences en vitamines. Typique de l'école dite "pastorienne", il s'intéressera beaucoup à toutes les questions tournant autour de l'hygiène dans l'éducation des nouveau-nés, puis des enfants. Plus anecdotiquement, constatant dans son service de pédiatrie de l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon, les réactions des enfants à la météo, il fera quelques incursion en "médecine météorologique". Il fut correspondant de l'Académie de Médecine et amené à voyager beaucoup à travers le monde pour populariser ses travaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]