Piscine

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Une piscine est un bassin artificiel, étanche, rempli d'eau et dont les dimensions permettent à un être humain de s'y plonger au moins partiellement. Une piscine se différencie d'une cuve ou d'une baignade par ses équipements de filtration (pompe, filtre...). Il existe différents types de piscine dont les caractéristiques varient en fonction de leurs destinations (piscine privée, piscine privée à usage collectif, piscine publique) et de leur usage (piscine familiale, piscine de loisir, piscine thérapeutique, piscine d'entrainement sportif, piscine de plongée, aussi appelée « fosse à plongée »...).

Un bassin du parc aquatique du Ludolac à Vesoul
Piscine de Neptune, Hearst Castle, Californie.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Du latin piscina (« vivier »), le terme piscine adopte, depuis 1865, le sens de bassin pour activités humaines.

Histoire et perspectives[modifier | modifier le code]

Voir l'article détaillé Histoire de la piscine.

Les types de piscines[modifier | modifier le code]

Piscine, Galapagos Cottages, Île Santa Cruz (îles Galápagos).

Piscines publiques[modifier | modifier le code]

Piscine à vagues, en extérieur.

Les piscines publiques sont composées d'un ou plusieurs bassins et leur accès est le plus souvent payant.

  • Les piscines publiques, couvertes, en France, comportent, en général, un bassin de 25 mètres de longueur pour une largeur comprise entre 10 m et 20 mètres.
  • Une piscine olympique est un bassin de 50 mètres de longueur par 25 mètres de large, qui peut servir pour les compétitions internationales, notamment les Jeux olympiques ; son volume est d'environ 3 000 m3.

En France, les piscines publiques sont surveillées par des maîtres-nageurs sauveteurs, qui assurent la sécurité des piscines et sont compétents pour le sauvetage aquatique.

Piscines privées[modifier | modifier le code]

Piscine privée dans une villa des environs de Mexico.

Les piscines privées sont des piscines dont l'usage est dit "familial", c'est-à-dire qu'elles ne sont pas amenées à recevoir du public. On distingue les piscines privées des piscines privées à usage collectif (piscine d'hôtel, de chambre d'hôte, de campings) qui sont destinées à accueillir du public. Ces dernières doivent respecter les mêmes normes DDASS que les piscines publiques.

Les piscines privées dépassent rarement 12 mètres x 6 mètres, bien que les dimensions ne dépendent que de la volonté du maître d'ouvrage. Les piscines maçonnées, en béton armé ou en gunite (telles que la piscine d'Algarrobo) n'ont pas de limite de dimensions. Les piscines préfabriqués ont par définition un nombre fini de forme et souffre de limites dans les dimensions (transport exceptionnel ou par hélicoptère pour les piscines coques, dimensions hors limite pour le liner). Le plus souvent, elles sont enterrées[1], mais peuvent être hors sol (souvent de dimensions plus réduites[2] : 7 m x 3 m ou 6 m x 4 m). De nos jours, elles ont souvent une profondeur variant entre 1,00 et 1,60 mètre alors que les piscines plus anciennes ont des profondeurs plus importantes (de 1,80 m en moyenne)[3].

Les coûts d'acquisition ont globalement baissé depuis le début des années 1980 avec le développement des produits d'entrée de gamme comme les piscines en kit, mais de manière générale, la propriété d'une piscine est un signe extérieur de richesse (en raison du coût d'installation elle-même, des équipements (chauffage, traitement d'eau, type filet de sécurité ou abris, de l'entretien, et du traitement de l'eau). Les piscines en kit sont composées de panneaux modulaires en divers matériaux recouverts par un liner. Ce dernier est une bâche étanche plaquée contre le fond et les parois par le poids de l'eau. Il doit généralement être changé au bout d'une dizaine d'années, ce qui induit alors un coût non négligeable.

Avec 24 % du parc en France (en 2012), la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est la première de France pour les piscines privées[2].

Les techniques de piscines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Techniques de piscine.

Il existe plusieurs façons d'installer ou de construire une piscine selon l'usage et la destination du projet. On peut distinguer les piscines dites hors-sol, et les piscines enterrées.

Les structures de piscine[modifier | modifier le code]

Les piscines hors-sol[modifier | modifier le code]

Les piscines hors-sol sont des bassins posés à même le sol, sans terrassement particulier, sur un terrain préparé (sable, géotextile, dalle béton...). Ces piscines peuvent également être enterrées, mais avec une faible durabilité. Elles existent sous deux formes :

  • Piscine hors sol autoportante : piscine équipé d'un boudin gonflé d'air en partie haute du bassin et dont le liner en forme de tore a collier nul permet l'ensemble de tenir par lui-même. Généralement de forme circulaire ou ovoïdes, il existe cependant des piscines autoportantes rectangulaires avec un renfort sur la grande longueur.
  • Piscine hors sol à support : piscine à support bois ou métallique sur lequel est fixé un liner attaché en partie haute du bassin. Le support donne la forme et la résistance de la piscine, le liner assure l'étanchéité du bassin.

Les piscines enterrées préfabriquées[modifier | modifier le code]

  • Coque polyester : sont des structures légères et étanches, fabriquées en usines et prêtes à être installées. Technique originellement conçu pour les toits de par leur légèreté, il est possible de les enterrer moyennant une protection importante contre les poussées du sol. Elles sont déclinées sous plusieurs formes, leurs dimensions demeurant toutefois limitées en largeur en raison des impératifs liés à leur transport par la route (hauteur des ponts et tunnels souvent limitée à 4,30 mètres).
  • Piscine modulaire : souvent composée d'un kit comprenant des panneaux, de la visserie et un liner d'étanchéité. Sur une dalle béton saine, les panneaux (acier galvanisés, plastique, bois...) sont assemblés entre eux afin de créer un support. L'imperméabilité est assurée par un liner PVC ou plus rarement par un liner dit "membrane armé", soudé sur place.

Les piscines enterrées construites[modifier | modifier le code]

  • Piscine maçonnée : existent généralement selon deux procédés : les piscines en maçonneries (petits agglos creux collés par le bas) qui doivent recevoir un liner comme étanchéité, et les piscines en bloc à bancher (agglos remplis de béton) offrant une bonne résistance et, sous réserve d'être parfaitement réalisées[4], peuvent recevoir un carrelage après étanchéité.
  • Piscine béton armé : se dit d'une piscine construite selon les règles de construction béton armé ou encore "banché, coulé, vibré". La réalisation d'une piscine B.A. nécessite un burea d'étube pour le calcul
  • Piscine béton armé monobloc : généralement en gunite (béton projeté) ou « banché, coulé, vibré » sont des structures étanches[5] pouvant recevoir tout type de revêtement. Le béton projeté permet de réaliser une structure monobloc de grande résistance[6] et de créer toutes les formes.

Les revêtements de piscine[modifier | modifier le code]

Il existe différents types de revêtements de piscine en fonction du type de structure :

  • Liner : membrane en PVC, le liner est une bâche préfabriquée aux dimensions exactes de la piscine, permettant d'en assurer l'étanchéité. Le liner a une épaisseur variant de 0,75 à 1,5 mm.
  • Membrane armée : dérivée du liner, la membrane armée vient en rouleau , est découpée sur place et assemblé directement dans la piscine.
  • Polyester : généralement composé d'un primaire d'accrochage, d'une couche de fibre de verre collée à la résine et d'une couche de finition.
  • Peinture : peinture spécialement conçue pour l'immersion, à renouveler tous les 1 à 2 ans.
  • Carrelage : généralement en pâte de verre de 2,5 × 2,5 cm (mais toutes les tailles sont possibles), le carrelage est un des revêtements les plus utilisés.
  • Enrobé : aussi appelé pebble, les enrobés sont des revêtements dont le grain est apparent.
  • Enduits : les enduits sont constitués d'un liant (ciment), d’agrégats de différentes granulométrie (poudre de marbre, cristaux de marbre, quartz...) et d'adjuvants (plastifiants, durcisseurs).
Compatibilité des revêtements en fonction de la structure du bassin[4]
Type de structure Indépendant du support Dépendant du support
Liner Membrane

armé

Polyester Peinture Carrelage Enrobé Enduits
Piscines hors sol Non Non Non Non Non Non Non
Coque polyester Non Non Non Non Non Non Non
Panneaux modulaires Oui Oui Oui Non Non Non Non
Béton maçonné Oui Oui Oui Non Non Non Non
Béton banché Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Béton projeté Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui

Dénominations particulières[modifier | modifier le code]

Piscine de mer à Porto Moniz (Madère).

Il existe des dénominations spécifiques caractérisant des types de piscine :

  • Piscine de mer : au début du XXe siècle, particulièrement en Australie, des piscines de mer furent construites, le plus souvent sur des promontoires, en utilisant les bassins naturels formés entre les rochers, éventuellement clos par des murs de maçonnerie, l'eau étant renouvelée grâce à des réservoirs alimentés par la marée ou simplement par les eaux de la marée haute. Des piscines de mer existent aujourd'hui dans d'autres endroits, particulièrement ceux qui sont dépourvus de plages, tels que Madère.
  • Baignade biologique : le bassin biologique est un bassin de baignade agrémenté de végétaux assurant la filtration naturelle de l'eau, dépourvu ainsi de produits chimiques, et dont la forme libre est bordée d’une végétation. La tendance écologique a fait la part belle d'un point de vue médiatique à ce type de réalisations. Dans les faits seules quelques dizaines de bassins ont été construits sur les 1 500 000 piscines de particuliers réparties dans l'Hexagone. Techniquement parlant, les expériences à grande échelle comme Combloux demeurent décevantes : fermetures, pollutions, contraintes prophylactiques et techniques ont émaillé les essais de ce type de bassins de baignades.
  • Fosse de plongée : une fosse de plongée est un bassin profond en piscine artificielle permettant notamment de s’entraîner à la plongée en apnée ou plus généralement en profondeur.
  • Piscine de rééducation : la gymnastique pratiquée en piscine met en jeu la pesanteur moindre du corps dans l'eau (grâce à la poussée d'Archimède, on considère qu'un corps y est environ cinq fois plus léger[réf. nécessaire]). Les bassins sont étudiés de façon à pourvoir réaliser des exercices (petite « rivière » de marche par exemple, où il est possible d'appuyer les mains des deux côtés). Ils sont généralement d'une profondeur de 1,50 mètre permettant d'avoir pied et de marcher, de faire les mouvements de tout le corps pour se délier les articulations suivant les indications du kinésithérapeute. La fréquentation du bassin est limitée en faible nombre de participants pour de strictes règles de non transmission d'agents pathogènes. Les patients sont contrôlés pour ne pas être porteurs de pathologies transmissibles. La piscine est équipée d'appareils permettant aux patients d'accéder à l'eau même en cas de fort handicap moteur. Des jets pulsant l'eau en massage sont installés en appareil sur le bord, le masseur peut utiliser une lance à eau individuelle. L'utilisation d'un fond mobile est très efficace et aide les personnes à mobilité réduite à descendre dans l'eau sans danger.
  • Piscine thermale : une piscine thermale (voir source thermale) est un bassin chauffé qui recueille la chaleur d'une source thermique souterraine. Elle est reconnue pour les effets thérapeutiques comme pour des soins de réhabilitation, handicap…

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

Nettoyage de piscine en Tanzanie.

La qualité de l'eau d'une piscine est un élément fondamental du confort de la baignade aussi bien en ce qui concerne la sécurité sanitaire que le plaisir du bain. Et notamment pour les personnels encadrants (éducateurs sportifs, professeurs des écoles, maîtres-nageurs...) qui sont exposés régulièrement ou en permanence, soit directement, soit par les émanations (vapeurs) dont certaines contribuent à donner une odeur caractéristique (chloramine) à l'atmosphère d'une piscine en espace clos. La qualité de l'eau de piscine repose sur différents éléments.

Prévention pour la qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

Des mesures simples permettent de limiter les impacts humains sur la bonne qualité originale de l'eau du bassin. Une bonne hygiène est ainsi la base : se laver intégralement avant d'entrer dans l'eau, avec du savon, puis bien se rincer, cela s'illustre d'ailleurs par un passage dans le Pédiluve. Ceci permet d'éliminer sueur, peaux mortes, maquillage, gel coiffant… Ne porter qu'un maillot ou des habits propres. Ne pas uriner, cracher, ni fréquenter ce genre d'espace partagé lorsque l'on est sujet à une maladie contagieuse. Des agglomérations communiquent sur cet axe de prévention[7].

Filtration et entretien[modifier | modifier le code]

Local de filtration d'une piscine publique.

Pour que la piscine reste propre, il faut s'assurer de la qualité de la filtration et de l'entretien de la piscine pour garantir la propreté (physique et chimique) de l'eau. Selon la Fédération des Professionnels de la Piscine, la filtration est responsable de 80% de la qualité de l'eau[8]. Pour cela il faut un système de filtration bien dimensionné, performant et entretenu régulièrement et une bonne circulation d'eau : un écumage de surface (élimination des impuretés flottantes par un système de skimmer, d'écumeur de surface, de débordement ou de goulotte) et une aspiration de fond (bonde de fond permettant l'aspiration des impuretés ayant coulées.

Qualité chimique de l'eau[modifier | modifier le code]

Désinfection[modifier | modifier le code]

Une eau de piscine doit être désinfectée et désinfectante (eau chargée en désinfectant). Dans les piscines publiques ou la fréquentation et la pollution sont importantes, il faut notamment assurer un taux de chlore correct ainsi qu'un pH correct (7,2[9] à 7,4)[10] (afin que le chlore soit le plus efficace possible). Dans les piscines privées, ces valeurs dépendent du revêtement (liner, polyester, carrelage, enduit marbre...). Pour la désinfection, on se sert généralement de produits suivants :

  • le chlore et les produits chlorés (le plus utilisé et il est homologué pour les piscines publiques en France)[11] ; le chlore peut être stabilisé ou non stabilisé ;
    • « chlore longue durée » (avec ou sans produit additionnel tel que floculant ou anti-algue) ;
    • « chlore choc » : pour « rattraper » (corriger, ré-assainir) une eau ayant « tourné » (s'est polluée ou s'est retrouvée polluée) à la suite de grosses chaleurs ou de pluies acides ;
  • le brome (moins irritant, plus efficace à température élevée mais plus onéreux, très conseillé pour les spas) ;
  • le polyhexaméthylène (PHMB) (qui est utilisé accompagné d'un algicide) a été interdit dans les piscines publiques françaises en 2010 ;
  • l'oxygène actif (plus écologique, mais réservé aux petits bassins ; contient du H2O2, du KMnO4 ou du H3K5O18S4).

Sont autorisés par la DASS dans les piscines publiques en France : le chlore et le brome liquides (la version liquide du brome étant difficile à trouver en France, la croyance veut que seul le chlore liquide soit autorisé).

Il existe des appareils permettant d'automatiser le traitement de l'eau. Les systèmes les plus utilisés sont :

  • Électrolyse de sel : séparatation par electrolyse des molécules de sel NaCl en Na+ et Cl- (hypochlorite de sodium) ;
  • Chlorinateur : doseur de brome ou de chlore avec mesure en continu ;
  • Système cuivre / argent (qui ne peut être utilisé qu'en complément d'une désinfection par un produit chloré)[12]
  • Système d'ozone : injection dans le circuit d'eau par un ozonateur (qui ne peut être utilisé qu'en complément d'une désinfection par un produit chloré) ;
  • Système ultraviolets (UV) (qui ne peut être utilisé qu'en complément d'une désinfection par un produit chloré).

Autres produits utilisés[modifier | modifier le code]

Il n'est pas facile de maintenir la qualité de l'eau avec l'étendue des produits sur le marché. Ces produits demandent souvent des calculs précis par rapport à la capacité du bassin et l'indicateur à positionner : par exemple pour le pH, il faut monter celui-ci de 0,2 unité par opération donc faire beaucoup de calculs. De plus, ce pH varie selon les fréquences de baignade, l'apport d'eau des orages. La plupart des produits étant périssables (comme le chlore), il ne faut pas trop en avoir en stock. Les principaux produits utilisés sont :

  • pH+ et pH- : pour maintenir le pH entre 7,2 et 7,4 afin que les autres produits soient à leur efficacité optimum et que l'eau du bassin ne soit pas irritante ;
  • TAC+ et TAC- : pour corriger l'alcalinité de l'eau ;
  • Anti-algues : traitement préventif ou curatif permettant généralement de réduire les phosphates de l'eau ;
  • Floculant : solution liquide (bassin) ou solide (entrée du filtre), pour améliorer la qualité de filtration d'un filtre à sable ;

Hivernage[modifier | modifier le code]

Lorsque la piscine n'est plus utilisée, en hiver, un certain nombre de précautions doivent être prises afin de les protéger. La piscine étant un réservoir à eau, il convient de la protéger du froid dans les régions à risque de gel. Les piscines fonctionnent généralement tout l'hiver pendant au moins quelques heures aux heures les plus froides, entre 4 et 6 heures du matin (risque de gel). Il est souvent conseillé de bâcher le bassin pour le protéger des feuilles et autres déchets. Les manipulations varient en fonction du type de piscine et de son revêtement.

Eau polluée[modifier | modifier le code]

La pollution de l'eau provoque différents symptômes :

  • Eau trouble blanche : caractérisée par de la « poussière » dans l'eau, souvent provoquée par un temps orageux qui peut temporairement troubler l'eau. Une eau laiteuse peut aussi être liée à un manque de filtration ou un nettoyage des filtres insuffisant[13]. L'utilisation de floculant permet l’agglomération de la poussière afin de clarifier l'eau.
  • Eau trouble verte : généralement liée à la présence d'algues et qui peut être corrigée en augmentant la filtration et la dose d'algicide. L'exposition directe de la piscine au soleil augmente rapidement la quantité d'algues dans le bassin, la durée de la filtration doit être réglée en conséquence. L'utilisation de la « bâche a bulles » réduit l'exposition directe au soleil et la prolifération des algues mais maintient aussi une température élevée la nuit ce qui augmente la prolifération des bactéries et autres polluants. Au remplissage, une eau verte fluo peut signifier une alcalinité trop basse.
  • Parois vertes : (avec eau transparente) signifie généralement que la désinfection est insuffisante. Peut aussi indiquer la présence importante de phosphates ou d'algues résistantes (type "algue moutarde").

Équipements d'une piscine[modifier | modifier le code]

Chauffage du bassin[modifier | modifier le code]

L'eau de piscine peut être chauffée. Pour cela, plusieurs solutions sont envisageables :

  • Chauffage par pompe à chaleur : fonctionnant sur le même principe qu'une climatisation (air-air), une pompe à chaleur (air-eau) récupère les calories de l'air afin de chauffer l'eau de la piscine ;
  • Chauffage par réchauffeur électrique (gourmand en énergie mais permettant un chauffage rapide) ;
  • Chauffage par échangeur à plaque permettant de transférer le pouvoir calorifique d'un système domestique (chauffage au fioul, au gaz...) à l'eau de la piscine ;
  • Chauffage par chaudière à gaz (réservé aux piscines publiques) ;
  • Chauffage solaire : chauffage solaire via un capteur solaire non-vitré (réseau de tubes plastiques noirs) dans lequel circule l'eau du circuit de filtration (solution la plus simple et la moins performante), ou via un système solaire à tubes sous vide qui permet d'utiliser la piscine pendant une période plus importante.

Quelle que soit la solution de chauffage, l'installation peut être rendue plus efficace par l'utilisation d'une bâche isolante (généralement plastique à bulle) flottant sur l'eau et isolant ainsi la surface. Le refoulement par le fond du bassin permet un meilleur rendement thermique. Les déperditions thermiques par convection (vent) ou par rayonnement (nuit étoilée ou journée sans soleil) sont ainsi réduites.

Domotique[modifier | modifier le code]

L'essor de la domotique n'épargne pas les piscines : analyse de l'eau, automatisation du temps de filtration, allumage à distance du chauffage, désinfection optimisée ou encore allumage des projecteurs. La majorité des appareils fonctionnent par contrôle de l'alimentation électrique ou contrôle des détecteurs de débits (présent notamment sur les pompes à chaleurs, les électrolyseurs au sels...). Les systèmes domotiques fonctionnent sur des algorithmes liant la température de l'eau, la température de l'air, le RedOx (potentiel désinfectant), le pH et la conductivité.

Sécurisation du bassin[modifier | modifier le code]

La loi impose depuis janvier 2006 le choix d'un dispositif de sécurité afin d'éviter les noyades accidentelles d'enfants à la suite de chutes dans les bassins. D'après la norme en vigueur[14], les différents systèmes possibles sont les suivants :

  • une alarme : posée sur la margelle avec un bec plongeant, sous la margelle à moitié immergée
  • une alarme périmétrique : composé de poteaux équipés de laser, activant une alarme dès franchissement des faisceaux.
  • une clôture de sécurité : barrière périphérique empêchant l'accès à la piscine d'un minimum de 1,20m[14].
  • un volet roulant automatique : couverture flottante faite de lame PVC, permettant d'enrouler et de dérouler un rideau empêchant l'accès à la piscine.
  • une bâche : que ce soit un filet de sécurité (attaché sur le tour de la piscine) ou une bâche à barre, la bâche rend impossible l'accès au bassin et permet de protéger le bassin des feuilles.
  • un abri : structure de type véranda permettant de fermer l'espace piscine et d'en profiter sur une plus grande période.

Les noyades en piscine représentent moins de 5 % des noyades en France[15].

Réglementation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La construction d'une piscine représente un ouvrage comptabilisé dans l'occupation du sol. Contrairement à la majorité des ouvrages, une piscine offre une garde d'eau souvent de plus de 100 millimètres permettant de collecter les pluies.

En France, la construction d'une piscine est soumise à la réglementation de l'urbanisme dont les règles varient en fonction de la taille du bassin (moins de 10 m², de 10 à 100 m², plus de 100 m²), des aménagements existants (pourcentage d'occupation du sol, Plan local d'Urbanisme, autorisation des Architectes des Bâtiments de France) et de la destination de la piscine (piscine ouverte au public suivant les normes de l'Agence régionale de santé). L'installation d'une piscine hors sol oblige à respecter les mêmes règles que pour l'installation ou la construction d'une piscine enterrée[16]. En effet, toute piscine installée plus de 3 mois dans l'année (15 jours dans les zones classées) nécessitera une autorisation administrative : soit une déclaration préalable (piscine de 10 à 100 m²), soit un permis de construire (plus de 100 m²). Dans le cas des piscines de moins de 10 m² ou des piscines installées moins de 3 mois dans l'année, aucune autorisation n'est requise, seul le respect des règles d'urbanisme est nécessaire (distance aux limites séparatives, PLU...). À noter que les piscines hors-sols ne sont pas concernées à date par l'obligation légale de les équiper d'un système de sécurité homologué.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Activité Piscine, « BUSINESS | L'activité Piscine », sur www.activite-piscine.com (consulté le 18 novembre 2016)
  2. a et b « 12 euros pour remplir sa piscine », enquête dans le Var par le mensuel provençal Le Ravi, mars 2013.
  3. Fédération des Professionnels de la Piscine, Les solutions pour une piscine basse consommation, 2 p. (lire en ligne), p. 2
  4. a et b Technique piscine, « Classification des techniques de construction », Technique piscine, no 99,‎
  5. Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics, Annales de l'ITBTP, Cahier des charges applicable à la construction des bassins de piscines à structure en béton (no 350),
  6. (en) American Shocrete Association, « Compressive (Strength) Values of Pool Shotcrete », sur https://www.shotcrete.org/,
  7. « Les bons gestes à adopter dans les piscines de la CUS », Services des Sports de la Communauté Urbaine de Strasbourg, PDF de 3 pages pour 2,1 Mo.
  8. « Filtration et traitement pour ma piscine », La Fédération des Professionnels de la Piscine et du spa FPP,‎ (lire en ligne)
  9. En dessous de 7 (pH acide), se baigner devient désagréable, voir irritant, pour la peau et les yeux.
  10. Pour le confort et pour que les produits d'entretien agissent de manière optimale.
  11. Contient, entre autres, du dichloroisocyanurate de sodium (DCCNa), de l'hypochlorite de sodium (NaClO), de l'hypochlorite de calcium (Ca(ClO)2), génère des sous-produits dangereux et dont l'activité est très dépendante du pH (à un pH de 7, il est actif à 70 %, à un pH de 8 il n'est plus actif qu'à 30 %).
  12. (en) The Association of Pool & Spa Professionals, Copper-Silver Ionizers, , 6 p. (lire en ligne), p. 4
  13. Pour les filtres à sable, il faut nettoyer régulièrement le sable et ajouter du « floculant » si nécessaire. Le sable doit être renouvelé tous les cinq ans environ ; son « usure» le rend moins efficace avec le temps.
  14. a et b AFNOR, NF P90-306 : Eléments de protection pour piscines enterrées non closes privatives à usage individuel ou collectif,
  15. « Planetoscope - Statistiques : Noyades dans les piscines en France », sur www.planetoscope.com (consulté le 18 novembre 2016)
  16. « Installation ou construction d'une piscine privée », sur service-public.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pere Planells, Piscines, Éd. du Chêne, 2000.
  • Marie Pierre Dubois-Petroff, La Piscine, Éd. Massin, 2002.
  • Katie Sulliver, Piscines de rêve, Éd. Atrium, 2006.
  • Patrice Cartier et Luc Svetchine, La France des piscines, Éd. Christian Ledoux, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]