Montbonnot-Saint-Martin

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Montbonnot-Saint-Martin
Montbonnot-Saint-Martin
Vue générale de Montbonnot-Saint-Martin depuis le parc de la mairie : au fond Inovallée, au premier plan les bâtiments de l'école des pupilles de l'air.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Dominique Bonnet
2020-2026
Code postal 38330
Code commune 38249
Démographie
Gentilé Bonimontain
Population
municipale
5 477 hab. (2019 en augmentation de 11,96 % par rapport à 2013)
Densité 858 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 40″ nord, 5° 48′ 12″ est
Altitude 300 m
Min. 215 m
Max. 356 m
Superficie 6,38 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Grenoble
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meylan
Législatives Première circonscription
Localisation
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Montbonnot-Saint-Martin
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Montbonnot-Saint-Martin
Liens
Site web www.montbonnot.fr

Montbonnot-Saint-Martin est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de la communauté de communes du Pays du Grésivaudan. Ses habitants s'appellent les bonnimontains.

Montbonnot-Saint-Martin est connue pour abriter une partie du parc technologique Inovallée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Montbonnot-Saint-Martin (à gauche) et de Meylan (à droite) du fort Saint-Eynard.

S'étendant de la plaine de l'Isère aux coteaux de la Chartreuse, Montbonnot peut être divisée en deux parties principales.

Montbonnot le haut
partie supérieure de la ville, au-delà de la mairie. La mairie et son parc dominent la vallée du Grésivaudan et offrent une vue imprenable sur la chaîne de Belledonne. Ce panorama a servi pour une des dernières scènes du film Le Hussard sur le toit, où l'on découvre la vallée du Grésivaudan et Belledonne enneigées.
Montbonnot le bas
autrefois Saint-Martin-de-Miséré ( = du milieu de l'Isère) (d'où Montbonnot-Saint-Martin), accueille notamment l'inovallée et l'école des pupilles de l'air.

On passe d'une partie à l'autre par le chemin de la Souchière, sentier piétonnier, ou par deux routes, la route de la Doux et le chemin Saint-Martin puis la RN 90 (après un passage dans la ville de Meylan)

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montbonnot-Saint-Martin
Biviers Saint-Ismier
Montbonnot-Saint-Martin
Meylan Domène

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montbonnot-Saint-Martin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenoble, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[4] et 450 501 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (51,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (29,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (29,5 %), terres arables (25,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,2 %), zones agricoles hétérogènes (17,8 %), forêts (4,5 %), mines, décharges et chantiers (3,5 %), eaux continentales[Note 3] (1,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Montbonnot a été un village vinicole jusqu'au milieu du XXe siècle.[réf. nécessaire]

Montbonnot le bas a connu un développement économique sans précédent dans les années 2000. Prolongeant la zone Inovallée de Meylan (alors nommée ZIRST), de nombreuses entreprises se sont installées, comme Sun par exemple. Le visage de Montbonnot le bas a alors complètement changé : d'un paysage rural, on est passé en quelques années à un paysage de zone industrielle moderne parsemée d'habitations récentes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1953 Henri Breillet (fils)    
1953 1971 Louis Memain    
1971 1977 Jean Lecomte    
1977 1985 Michel Geindre    
1985 octobre 2006 André Eymery UDF puis DVD Conseiller général du Canton de Saint-Ismier (2002-2012), maire honoraire à compter de 2006
octobre 2006 2020 Pierre Beguery SE Médecin
2020 En cours Dominique Bonnet Union du centre  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2019, la commune comptait 5 477 habitants[Note 4], en augmentation de 11,96 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212266282297360346325286714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
652695669703728670610608637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
580559555493539557531600735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
7821 0161 7351 8592 8083 8274 4854 4874 495
2014 2019 - - - - - - -
4 9865 477-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'ancien bâtiment de l'Ensimag devenu pépinière d'entreprises.

On trouve à Montbonnot-Saint-Martin :

  • Une école maternelle : les Chavannes.
  • Deux écoles élémentaires : le Bourg et le Tartaix.
  • Le lycée de la Défense de l'école des Pupilles de l'Air.

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • La section jeunes du Club de Floorball Isere Gresivaudan Floorball (les Tigrous du Grésivaudan), s'entraîne à la Maison du Pré de l'Eau. Le club représente le Grésivaudan dans l'Élite National amateur de floorball.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[16],[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Montbonnot ou château de Miribel (hôtel de ville), à la place du château fort de Montbonnot.
Le château fort[18] d'origine, cité en 1216, a été rasé à la fin des guerres de religion par la Ligue en 1590. C'est Françoise de Galles, qui vers 1660, le reconstruisit. Il est lors de l'enquête de 1339[19] la possession des dauphins de Viennois.
  • Château de Semaises, ou de Jayet, du XVIIIe siècle[18].
  • Église Saint-Nicolas de Montbonnot-Saint-Martin.
  • Vieilles demeures de l'ancien bourg fortifié[18].
  • Ancien prieuré de Saint-Martin-de-Miséré, fondé par des moines augustins en 1090, aujourd'hui disparu, fut le deuxième établissement par importance du diocèse de Grenoble après la Grande Chartreuse[18].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La Maison des Arts : cet ensemble de bâtiments s'intégre au site de l'ancien prieuré et offre onze salles destinées aux activités culturelles (danse, musique, poterie, etc.) ainsi qu'une salle polyvalente.
  • Une médiathèque : inaugurée en et située à côté de la Maison des Arts, elle est intégrée au réseau intercommunal des bibliothèques du Grésivaudan.
  • Fonds de dotation MICA : ce fonds pour objectif de fédérer les habitants et les entreprises de Montbonnot-Saint-Martin autour de projets culturels. Une sculpture de Raymond Jaquier a ainsi été installée à l'entrée de l'avenue de l'Europe. L'artiste Corinne Chaussabel a aussi créé une mosaïque pouvant être déplacée.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Vergers conservatoires[20] : la commune abrite deux vergers communaux. Le plus ancien est situé chemin de la Laurelle, derrière le parking de la piscine de l'école des pupilles de l'air. Le plus récent se situe dans la plaine de l'Isère.
  • Site classé de tulipes sauvages[21] : le parc de Miribel abrite un site de Tulipa Sylvestris, une tulipe sauvage fragile. dont la population présente sur la commune est en diminution constante depuis plusieurs années.
  • Tulipe précoce très rare en Isère TULIPA raddii , connue seulement sur la commune de Vienne et récemment redécouverte par Stéphane Mounier (GENTIANA) en Grésivaudan à Saint-Ismier et Montbonnot-Saint-Martin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Général de Miribel.
  • Marie-Joseph François de Miribel, polytechnicien, général de division (promu le ) né à Montbonnot le . Participa à la guerre de Crimée et au siège de Sébastopol. Participa à la bataille de Solférino où il fut blessé, participa aux corps expéditionnaires du Mexique. Fut nommé attaché militaire à l'ambassade de France à Saint-Pétersbourg (Russie), participa à la guerre franco-prussienne et en devint chef d'état-major général au ministère de la guerre, puis chef d'état-major général puis chef d'état major général de l'armée. Il fut décoré de la Légion d'honneur, puis officier puis commandeur et grand officier le .
  • Le général Georges Marchand (1881-1968), héros de la bataille de Voreppe (1940), quoique né dans l'Allier, est originaire de Montbonnot-Saint-Martin, où ses deux parents sont nés et se sont mariés[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montbonnot-Saint-Martin Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Grenoble », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. « Eglise protestante unie de Grenoble »
  15. « Centre Unioniste de Jeunesse du Dauphiné »
  16. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  17. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  18. a b c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 353-359.
  19. Emmanuel Litoux et Gaël Carré, Manoirs médiévaux : Maisons habitées, maisons fortifiées (XIIe – XVe siècles), Paris, Rempart, coll. « Patrimoine vivant », , 158 p. (ISBN 978-2-904365-47-8), p. 40.
  20. Inovagora, « Vergers - Biodiversité - Environnement - Site officiel de la ville de Montbonnot Saint-Martin », sur www.montbonnot.fr (consulté le ).
  21. Inovagora, « Environnement - Site officiel de la ville de Montbonnot Saint-Martin », sur www.montbonnot.fr (consulté le ).
  22. Jean-François Bertrand (archimaid), Geneanet, « Ascendants de Georges Marchand : Jusqu'à la 19e génération », sur gw.geneanet.org (consulté le ).