Le Pont-de-Beauvoisin (Isère)

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Le Pont-de-Beauvoisin
Pont-de-Beauvoisin
Vue du pont sur le Guiers.
Vue du pont sur le Guiers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Chartreuse-Guiers
Intercommunalité Communauté de communes Les Vallons du Guiers
Maire
Mandat
Michel Serrano
2014-2020
Code postal 38480
Code commune 38315
Démographie
Gentilé Pontois
Population
municipale
3 546 hab. (2014)
Densité 482 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 06″ nord, 5° 40′ 16″ est
Altitude Min. 239 m – Max. 332 m
Superficie 7,36 km2
Localisation

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Pont-de-Beauvoisin
Liens
Site web mairie-pontdebeauvoisin38.fr

Le Pont-de-Beauvoisin (nommée également Pont-de-Beauvoisin localement, par la direction régionale de l'Équipement qui en installe les panneaux routiers et le réseau ferré de France), est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Pontois.

Elle est l'homonyme de la commune Le Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, située de l'autre côté de la rivière le Guiers et dont le développement suit un cours parallèle. Un projet est à l'étude dans le but de fusionner les deux communes.

Le nombre d'entreprises et d'artisans ébénistes sur la commune en Isère et son homonyme en Savoie au-delà du pont sur le Guiers et leurs environs font de Pont-de-Beauvoisin, depuis le passage de François Ier, la cité du meuble, dénomination usitée depuis cette date. On peut y visiter le musée de la machine à bois et de l'outillage à main et parcourir chaque année la foire du meuble au mois d'octobre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à la limite du département.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune borde la rivière torrentueuse du Guiers, frontière autrefois entre la France et la Savoie, aujourd'hui les deux départements limitrophes de l'Isère et de la Savoie.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gare nommée Pont-de-Beauvoisin.

La commune est traversée par la Route nationale 6, venant localement de Lyon et allant vers Chambéry.

Outre la route, la ville est desservie par une gare de la SNCF, accessible uniquement par le TER, unique pour les deux villes homonymes, et située en Isère, en dehors du centre-ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du nom celtique Labisco ou Lavisco, sa première dénomination ; le latin de Pont de Beauvoisin est PONS BELLOVICINUS ou PONS BELLIVICINUS (voisin de guerre), et on trouve dans les écrits[1], Le Pont au IXe siècle, Pont de Belvezin au XIIe siècle, Belvoysin et Biauvoysin au XIIIe siècle.

Les noms officiels tels que définis par le Code officiel géographique pour les deux communes sont « Le Pont-de-Beauvoisin ». Toutefois, depuis le (date du rattachement de la commune de La Folatière), le nom utilisé localement pour les deux communes est « Pont-de-Beauvoisin » en Isère et « Le Pont-de-Beauvoisin » en Savoie. On va donc au Pont (en Savoie) et à Pont (en Isère) localement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Visite du président Édouard Herriot en 1949, lors des manifestations du 600e anniversaire du rattachement du Dauphiné à la France.

Pont-de-Beauvoisin est une ville française depuis le rattachement du Dauphiné de Viennois à la France en 1349 par le traité de Romans.

Le Pont-de-Beauvoisin au XIXe siècle illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

La commune du Pont-de-Beauvoisin, de l'autre côté du Guiers dans le département de la Savoie, elle, fut rattachée en 1860, avec la Savoie, à la France.

C'est donc une ville frontière et, pour cela, elle est le lieu de certains des exploits de Louis Mandrin[2]. La famille Cléret, basée dans cette ville, a fait fortune au début du XVIIIe siècle à partir de la contrebande d'étoffes indiennes dont l'importation était interdite en France. Elle est avec la famille Paris la seule famille à avoir profité à grande échelle des opportunités de la position transalpine du Dauphiné. L'un des petits-fils, Emmanuel Crétet, deviendra le premier des ministres de l'Intérieur de Napoléon Bonaparte[3] et premier directeur de la Banque de France.

Le 6e centenaire du rattachement du Dauphiné à la France a donné lieu en 1949 à une manifestation grandiose dans les deux villes jumelles : tous les bâtiments furent décorés, les habitants déguisés, le tout couronné par une cérémonie présidée par Édouard Herriot, alors président de la Chambre des députés[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Pont-de-Beauvoisin Blason Parti d'azur à un dauphin d'argent, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules; de gueules à trois roses d'or disposées 2 et 1[5].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1941 Alfred Paget SFIO Pharmacien
1941 1945      
1945 1959 Alfred Paget SFIO Pharmacien
Sénateur de l'Isère (1946-1955)
conseiller général (1945-1958)
1977 1989 Yves Touraine RPR Professeur de médecine
Conseiller général (1982-2001)
1989 2008 Georges Yvrai RPR puis UMP Commerçant
2008 2014 François Martinon PS Médecin
2014 en cours Michel Serrano DVD Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 546 habitants, en augmentation de 2,81 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 505 1 482 1 543 1 849 2 139 2 125 2 268 2 214 2 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 056 1 871 1 873 1 784 1 845 1 883 2 067 2 032 2 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 010 2 057 2 120 1 925 2 011 1 907 1 917 2 023 2 053
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 935 2 716 2 796 2 564 2 369 2 504 3 128 3 499 3 546
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Pont-de-Beauvoisin est située dans l'académie de Grenoble.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre une école maternelle et une école élémentaire communale. Il existe deux collèges (dont un privé) et un lycée.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Anciennes inscriptions publicitaires (restaurées) sur la façade de l'ancien bazar.
Plaque de la rue centrale.

Une fresque (restaurée) rappelle le Bazar du Travail des Prisons, sur le bâtiment en face de la Poste, dans lequel étaient vendus les objets fabriqués par les bagnards.

Place et halles[modifier | modifier le code]

  • La place du théâtre de verdure en son fond, comprend, du côté de la route, son monument aux morts. Lieu des expositions agricoles.
  • Le Théâtre-Halles de la ville, en Isère, détruit dans les années 1960 et dont les traces (colonnes de pierre) ont été utilisées et sont encore visibles sur certains monuments comme le Théâtre de verdure.

Église Saint-Clément[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Clément est située sur la place du même nom, elle a gardé son orientation (abside) plein ouest.

Rue Dumas Alexandre, résistant[modifier | modifier le code]

La rue Alexandre-Dumas est ainsi nommée en souvenir d'un résistant local (1898 - 24 avril 1945 à Samdbosten), « victime du fascisme », et ne fait pas référence à l'écrivain Alexandre Dumas.

Le pont[modifier | modifier le code]

La ville doit son nom au pont François Ier, qui traverse le Guiers, rivière locale, qui sépare les deux villes qui portent le même nom, l'une en Savoie, l'autre en Isère.

Ce pont, initialement en bois, fit l'objet d'un projet en pierre, datant de 1543, établi sous le roi François Ier (d'où son nom) mais il ne fut réalisé qu'en 1583, après sa mort.
En dos d'âne, il fut reconstruit avec un tablier plat pour permettre le passage des carrosses.
Détruit en 1940 pour s'opposer au passage des troupes d'occupation, il fut reconstruit avec des méthodes modernes (longerons métalliques) et recouvert d'une partie des pierres initiales.

Le reste des pierres est encore visible dans le cours d'eau, depuis le pont[12].

Le pont démoli en 1940.
Reconstruction en 1945.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée de la machine à bois et de l'outillage à main.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs vues paysagères dans le recueil de dessins de Pierre Fournier. Revue Les Cahiers dessinés, éditions Buchet-Chastel (ISBN 2-283-01951-6)
  • le no 9 de mai 2007 de la revue Mnémosyne éditée par Mémoires des Pays du Guiers
  • La commune est citée dans les nouvelles Le Bonbon à la menthe, O bouteille, o château ! par Jack Chaboud dans La Petite Brocante intime, collectif avec Philippe et Martine Delerm, Anne et Didier Convard... Le Pré aux Clercs, 1999 ; Pocket, 2000 ; Club Français du livre, 2001 ; Flammarion, 2006. Elle est également citée dans L'Ombre de Guignol. Jack Chaboud. Magnard, 1998 ; Éditions du Poutan, 2014.
  • Serge Guiboud-Ribaud, Chroniques d'une frontière sous l’Ancien Régime : Les 2 Pont de Beauvoisin (1500-1788), Books on Demand, , 508 p. (ISBN 978-2-322-03140-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]